Paragraphica ou « l’avenir » de la photo

Parfois entre copains photographes on se demande quelle sera la prochaine évolution de la photo. Après l’abandon par le grand public du film puis de l’appareil photo numérique au profit du smartphone, la photo a connu de gros chamboulements et ça ne devait pas s’arrêter là, tout le monde en était conscient.

Mais de là à imaginer un truc comme Paragaphica… 😯

Paragraphica pour faire simple est un projet en cours de développement qui repose sur l’utilisation d’un appareil sans capteur ou sur une idée encore plus folle, faire de la photo sans appareil.

Oui vous avez bien lu, et vous ne comprenez pas, c’est normal. En fait,l’idée de ce projet dément c’est de s’appuyer sur l’utilisation d’une intelligence artificielle qui va géolocaliser l’utilisateur et utiliser les base de données photographiques, l’heure et les bulletins météos de l’emplacement où il se trouve pour synthétiser ces informations et générer une photo.

Vous voulez bien sûr voir à quoi ça ressemble ? Et bien voilà : Notez que l’appareil a aussi pour fonction de créer un texte de présentation de son travail.

D’autant plus que comme Bjørn Karmann l’explique sur son site, « la photo qui en résulte n’est pas un simple instantané, mais un reflet complexe et nuancé de l’endroit où vous vous trouvez. » Selon l’inventeur, les photos générées parviennent même à capturer « certaines ambiances et émotions de l’endroit, mais d’une manière étrange, car les photos ne ressemblent jamais » à l’endroit où est pris le cliché.

Paragraphica peut donc fonctionner sans aucun matériel mais seulement avec de simples données de géolocalisation.

Mais sur les photos plus haut vous pouvez voir Paragraphica fonctionner avec un boîtier qui a un viseur et un écran sur lequel on peut lire le texte qui accompagnera la « photo ».

Pour ne pas trop dérouter les futurs utilisateurs et pour que cela ressemble à un peu plus fortement à un appareil photo, Bjørn Karmann a pris soin d’ajouter trois molettes qui permettent de contrôler les données et les paramètres de l’IA.

La première molette permet, un peu à la manière d’une longueur focale d’un objectif optique, de contrôler le rayon (en mètres) de la zone dans laquelle l’appareil photo recherche des lieux et des données. Quant à la seconde molette, elle permet de gérer du bruit nécessaire au processus de diffusion de l’image générée par IA. Et avec la troisième molette, l’utilisateur pourra amplifier ou amoindrir la précision de l’intelligence artificielle sur son suivi du prompt. En clair, plus la valeur est élevée, plus la photo sera nette et précise.

Toutes ces options permettent de donner une vision plus personnelle aux photos, comme on peut le faire sur un appareil photo traditionnel. Mais malgré cette approche qui se veut classique, Paragraphica est, selon Bjørn Karmann, « une façon d’appréhender le monde qui nous entoure, qui ne se limite pas à la seule perception visuelle ».

Bon, vous avez vraiment besoins que j’exprime mon avis sur la question ? 😆

Je n’écrirai qu’une seule chose, cet exemple insolite et choquant de l’utilisation d’une IA pour créer une photo oublie ce qu’est l’acte photographique et vient le désacraliser tout en privant « l’IAgraphe » ou « AIgrafe » pour faire plus américain (ce sera sûrement le nom de ces personnages qui travailleront avec des IA plutôt qu’avec leurs propres regards) du plaisir et de la fierté de faire naître une image fidèle non pas à des données mais à son ressenti au moment T. Alors oui vous l’avez compris, une fois de plus le futur, et son cortège de modernités ne sont pas forcément gages de progrès bien au contraire… 😥

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