Souvenirs d’éduc

Il y a 13 ans jour pour jour j’écrivais ceci sur mon métier d’éducateur :

Mercredi 30 août

Cher Francis,

       Aujourd’hui j’ai retrouvé une de mes fonctions professionnelle qui avait été mise en veille pendant une année, celle de référent.

Cette année je retrouve ce rôle auprès de cinq enfants. A ce titre je devrai remplir diverses tâches administratives comme remplir les dossiers et rédiger de nombreux écrits, mais je serai aussi l’interlocuteur privilégié des parents et des autres professionnels accompagnant ces enfants.

Mais tout cela n’est rien à coté de l’autre aspect de ce travail qui réside dans la relation particulière que le référent doit mettre en place entre lui et les enfants qui lui sont confiés. L’équipe des psys cherche à recréer ce que Freud appelle le transfert en trouvant pour chaque enfant le professionnel dont la personnalité et les qualités répondent au mieux à ses besoins même s’ils ne sont pas exprimés.

Lorsque l’équipe ne se trompe pas, le mécanisme du transfert permet à l’enfant de faire de grands progrès en vivant une relation affective de confiance avec un adulte sur lequel il bâtit de nombreuses projections.

Parfois c’est l’enfant lui-même qui choisit son référent en ignorant celui qui lui a été attribué et en investissant un autre adulte, parfois la relation ne prend pas et parfois c’est du coté du professionnel que les problèmes se posent.

En effet nous aussi nous avons nos manques, nos projections. C’est ainsi que lorsqu’un enfant nous renvoie des choses qui viennent remplir nos vides affectifs, nous pouvons tomber dans un contre transfert mal vécu qui peut déboucher sur une relation trop affective voire fusionnelle ce qui bien sûr est dommageable pour l’enfant et le professionnel.

Alors Francis, au début de cette nouvelle aventure je repense à tous ces éléments pratiques et théoriques afin d’être pour les enfants qui me sont confiés une aide efficace pour les aider à grandir et enfin à atteindre le but suprême que nous recherchons tous dans notre travail, apprendre à ne plus avoir besoin de nous…

13 ans plus tard ce rôle de référent n’est plus aussi prestigieux, beaucoup de doutes, de difficultés à communiquer avec les familles et un statut d’éducateur qui se vide de son sens au fur et à mesure que le social se dilue dans l’éducation nationale.

Mais pour le reste ça va, je suis toujours en phase avec ce que j’avais écrit il y a 13 ans.

Un anime long métrage pour dire au revoir à l’été…

Au Japon, tout comme chez nous l’été touche à sa fin et c’est la période des festivals (Matsuri) -pas de « s » aux noms japonais- qui se terminent presque tous par des feux d’artifices. En japonais ça se dit hanabi (fleurs de feu) et c’est aussi le titre de cet anime long métrage.

Ce très bel anime long métrage a tous ces ingrédients en lui avec une petite pincée de fantastique en plus.

Une belle façon de dire au revoir à l’été, non ? 😀

Pour les accrocs au sensationnel

Internet a bouleversé nos vies et a créé de nouvelles dépendances, je suis hélas trop bien placé pour en parler.

Alors comme toute addiction, il est possible de s’en sortir en régulant sa dose de substance addictive et c’est là qu’intervient la chaine que je vous présente aujourd’hui.

« Daily dose of Internet »  est une chaine qui tient l’engagement que son nom décrit en proposant de façon régulière des petites vidéos de moins de 4 minutes qui sont des compilations de vidéos, drôles, choc, spectaculaires, instructives ou mignonnes trouvées sur Internet .

Voici le dernier exemple en date :

Pas besoin de préciser que je fais partie des 6 millions d’abonnés, ça me détend et surtout ça m’empêche d’aller chercher plus de contenus sur des chaines analogues mais qui proposent des compilations bien plus longues et chronophages. Cette chaine m’aide ainsi à maitriser ma consommation !  Ouhais, on va dire ça… :mrgreen:

Reprise

190530

Aujourd’hui c’était la reprise, la vraie. J’ai retrouvé une douzaine d’enfants plus ou moins en bonne forme plus ou moins comme je les avait laissé il y a un cinq semaines. C’était aussi le moment de revoir les parents et de n’avoir pas grand chose à leur dire vu que les autres parents sont autour, bref encore une journée un peu bizarre et inutile dans la vie d’un éducateur qui fait ce métier depuis une vingtaine d’années.

J’ai censuré le reste du texte…

Trop pessimiste pour un si beau jour de rentrée.

Paréidolie coquine au jardin

Un site anglais vendant des plantes pour le jardin s’est amusé à sélectionner les huit plantes les plus salaces de son catalogue.

Précisons bien sûr que ce que vous voyez n’est que là encore la fameux phénomène de la paréidolie, c’est à dire que c’est votre cerveau qui tente de vous suggérer quelque chose pour comprendre ce que vous voyez en le rattachant à ce que vous connaissez voire désirez. 😈

Voici donc de haut en bas et de gauche à droite,  les lèvres de la tapineuse, l’orchidée de l’homme nu, les poivrons de Peter, l’orchidée angélique dont la forme évoque une femme avec une généreuse poitrine et enfin la bien nommée clitoria ternatea pour laquelle le seul nom doit vous dire ce que la fleur évoque… (cliquer sur les photos pour les voir en plus gros). 😉

Le site très sérieux justifie sa démarche en avançant que les responsables de l’entreprise avaient trouvé ce palmarès si drôle qu’il n’avaient pas pu s’empêcher de le partager et que cela était aussi très éducatif et démonstratif des merveilles et la diversité de la nature.

Mais hélas dans l’article que j’ai utilisé pour écrire cet article, personne ne parle de paréidolie… C’est vrai que c’est moins marrant. 🙄

Carte postale ?

Je me souviens de l’époque des Wings, Paul mac Cartney chantait « silly love songs » une chanson qui disait « On me reproche de remplir le monde avec des chansons d’amour idiotes et bien, qu’il y a t-il de mal à cela? ».

Alors pour la photo de cette semaine je pars un peu sur la même logique : « J’ai envie de faire de la carte postale et alors, qu’il y a t-il de mal à cela ? » 😆

Voici donc une photo qui m’a demandé un gros travail de réflexion et qui a été faite 6 fois en 4×5 et 13×18. Au bout du compte j’ai gardé la version 4×5 et pour bien l’apprécier je me propose bien sûr de la découvrir en version 3XL.

190825

Sinar F2, Grandagon N bague verte 90mm 6,8, plan film Portra 160 4×5, dev et scan V700 maison

En version XXXL c’est ici qu’il faut cliquer !

Chez moi c’est devenu mon nouveau fond d’écran et ça rend pas mal du tout ! :mrgreen:

fondecran