Archive de labo photo

Dimanche 18 octobre 2009

Des gros progrès en tirage

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Encore un dimanche passé au labo pour faire des tirages. Cette fois-ci cependant les résultats sont au rendez-vous. j’étais si content de moi que je me suis permis d’utiliser une feuille de 18cm sur 36 pour tirer mon autoportrait.

D’autres très bonnes choses sont sorties de cette mémorable séance de tirage, de quoi me remonter le moral face à cette semaine qui s’annonce très difficile et chargée.

Et maintenant je dois terminer de rédiger mes comptes rendus de synthèse de préférence avant minuit…

Dix ans plus tard je me prépare à m’y remettre de façon sérieuse et appliquée. J’ai deux semaines pour ça à partir de demain matin. On verra bien si j’ai vraiment progressé ou combien de temps cela va me prendre de retrouver mon petit niveau de l’année dernière… 🙄

J’ai la guitare qui me dérange…

Archive du mercredi 11 octobre 2006

Cher Francis,

       Aujourd’hui après le travail, j’étais invité à boire un pot avec mes collègues. Nous nous sommes ainsi retrouvés devant de bonnes bières allemandes chez l’un d’entre eux.

 J’ai été sage, je n’en ai bu qu’un litre.

Alors que nous cherchions à éviter les sujets de conversation se rapportant au travail, nos échanges nous amenèrent tout naturellement à parler de musique. Sur ce notre hôte sorti une guitare de l’un de ses placards. Après avoir réussi le miracle de l’accorder au sein du vacarme engendré par la musique et nos discussions, mes collègues me demandèrent de leur jouer un morceau. Sans le savoir ils venaient de rouvrir une autre de mes blessures narcissique.

J’aime la musique, et ce, depuis ma plus tendre enfance. A l’age ou les enfants jouent aux petites voitures, j’étais dans l’herbe avec un magnétophone à pile pour écouter un album de Pink Floyd, les walkmans créés par Sony n’existaient pas encore.

Plus tard, à l’époque de mon adolescence, alors que je mémorisais des chansons entières des Beatles, je découvris la guitare et j’entrepris d’apprendre les accords. Par la suite j’eus la chance de rencontrer quelques vrais musiciens pour me donner les bases et surtout l’envie d’aller plus loin. Enfin, étudiant, je décidai de suivre de vrais cours avec solfège.

Cependant j’avais beau apprendre la théorie et le reste il m’était toujours impossible de progresser. Ce n’est que bien plus tard que je compris que je résistais à la musique en lui opposant de façon plus ou moins consciente un total blocage.

J’ai aujourd’hui trois guitares chez moi dont une très coûteuse guitare électrique. En rentrant chez moi j’ai repris ma guitare folk pour constater qu’elle puait le moisi… J’ai honte.

Aujourd’hui encore je ne sais pas si cette impasse est due à un manque de pratique ou à un réel problème lié à une difficulté à m’exprimer par le biais de la musique. Une chose est sûre c’est que je regrette profondément cette situation tout en espérant avoir un jour le temps d’aller au bout de cet apprentissage et de moi-même.

En attendant c’est l’autre collègue qui a fait la démonstration de ses talents.

Cela ne me gène pas car si je joue c’est avant tout pour moi

Bon, allez fais pas la gueule Francis je te jouerai une chanson aussi…

 

12 ans plus tard, j’ai décidé de descendre ma guitare folk (pas si moisies que ça vu qu’elle est toujours là)  pour la mettre vers l’ordi et ça a marché pendant un moment. Mais hélas je n’arrive pas à me motiver pour réellement progresser. Je n’entrevois ni la finalité ni les bénéfices à apprendre à jouer correctement et pour tout dire je pense n’avoir aucun don pour la musique en dehors de ma mémoire auditive. Reste le plaisir de prendre cette guitare de temps à autres. 🙄

Archive à huit pattes…

Archive du mercredi 4 octobre 2006

Cher Francis,

       Aujourd’hui j’ai trouvé un message des plus étonnant dans ma boite aux lettres électronique. Ce courriel m’a été envoyé par une maîtresse d’école qui a attrapé une araignée genre tégénaire dans sa classe et qui l’a mise dans un aquarium sans eau afin de l’observer.

Cette personne me demandait de l’aide pour maintenir son invitée en vie.

Bien sûr je me suis pressé de lui répondre du mieux que je le pouvais en lui donnant le plus d’informations possibles.

Cependant je m’interroge…

Quelle peut être l’intérêt pédagogique d’un tel projet vu que les tégénaires ne sont actives que la nuit? De plus s’agissant de jeunes enfants la pauvre instit va sans doute se retrouver avec une horde de parents angoissés qui vont lui ressortir le délire des araignées qui pondent sous la peau. D’un autre coté je me rappelle avoir reçu un message d’une autre personne, une dame qui avait gardé une telle araignée dans un terrarium pendant deux ans et qui m’en parlait comme d’un animal domestique usuel.

En ce qui me concerne mon cher Francis, tu le sais bien je ne suis pas du genre à enfermer mes spécimens dans des bocaux. Je sais où elles ont choisi de vivre et je me rends sur leurs biotopes pour les observer. Et oui… Je respecte plus facilement tout ce qui a plus de deux pattes….

 

13 ans plus tard je viens de trouver tout juste avant d’écrire cette article, une grande tégénaire femelle dans un tiroir d’un meuble d’une pièce du sous-sol. Cette jolie Tegenaria atrica était épuisée. je lui ai donc trouvé une mouche et demain je l’installerai autre part.191004

Et oui les araignées restent pour moi des totems importants, les voir me rassure et me fait du bien…

Et pour moi ce sont les arachnophobes qui doivent se soigner, la science et le bon sens sont de mon coté.  😈

Google archive

Voici ce que j’écrivais pour l’anniversaire de Google en le 27 septembre 2007 :

 

Jeudi 27 septembre 2007

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Cher Francis,

Parmi les anniversaires, beaucoup passent inaperçus. C’est le cas de celui de notre bien aimé moteur de recherche qui aujourd’hui fête ses neufs ans d’existence. Alors que j’avais découvert les recherches sur Internet avec Altavista puis avec le logiciel Copernic, je dois avouer qu’aujourd’hui je ne travaille plus qu’avec Google.

En effet pour moi comme pour les autres internautes, Google est devenu en quelques années le partenaire incontournable de tous les internautes débutants ou experts. Gratuit, rapide, efficace, ce moteur de recherche a tout pour séduire.

Cependant, Google tout comme macdo est un géant américain qui en devenant de plus en plus grand commence à faire peur à pas mal de monde. Te souviens-tu de l’affaire des livres numérisés ? Google avait avec beaucoup d’indélicatesse et de culot, décidé de copier sans autorisations certaines œuvres protégées par les droits d’auteurs. La sympathie pour ce moteur de recherche avait, à l’époque, déjà été entamée. Aujourd’hui, c’est une autre forme de littérature que Google menace : la presse écrite, déjà bien en difficulté. Pourquoi ? Parce que la firme entend désormais autoriser les commentaires sur les articles directement via Google News. Un autre aspect controversé de ce géant naguère si sympathique concerne les inquiétudes autour de la gestion des données que la firme rassemble auprès des utilisateurs et de ce qu’elle en fait. L’année dernière le sympathique logiciel « Google desktop » était accusé avec preuve à l’appui de comporter plusieurs failles de sécurité pouvant autoriser des pirates à consulter l’inventaire de l’ordinateur que le logiciel dresse pour un accès facilité. Face à ces menaces des organismes ont dans le monde entier demandé à Google d’effacer les milliards de données ainsi recueillies. En France, la CNIL est montée au créneau pour la même raison. Le 15 mars 2006, une directive européenne a même été votée pour que les pays membres de l’Union se prononcent avant 2009 sur la durée de conservation des données électroniques. La directive leur propose une fourchette de 6 à 24 mois. Au-delà, il sera illégal de stocker toute information.

Face à cette image ternie Google cherche à rassurer les utilisateurs en se rangeant du coté des internautes contre les pouvoirs publics. Dernier exemple en date: Le 25 juin dernier en Allemagne un projet de loi évoque l’idée d’interdire les comptes e-mails anonymes. Google se joint alors au tollé général et déclare qu’il supprimera Gmail en Allemagne dans le cas ou cette loi serait votée.

Là encore si Google peut parader devant l’Allemagne, la firme est au contraire bien embêtée face à la Chine. L’année dernière, l’organisation Reporters sans frontières est écœurée d’apprendre que Google décide de lancer en Chine une version censurée de son moteur de recherche. Désormais, les internautes chinois devront se contenter des contenus validés par les autorités de Pékin. Exit les informations sur le Tibet, la démocratie ou les droits de l’homme en Chine. Pourquoi cette obéissance vis à vis des autorités chinoises? tout simplement parce que aller contre le régime de Pékin aurait empêché la firme de faire ses affaires dans ce pays en perpétuelle croissance économique.

Les droits de l’homme, la protection des idéaux… Tout cela pèse si peu face à l’appât du gain…

 

12 ans plus tard alors que Google fête ses 21 ans et son omniprésence voire son monopole d’Internet, les inquiétudes que je soulevais dans ce textes se sont concrétisées en polémiques bien présentes mais stériles face à la main mise de ce géant sur Internet. D’un autre coté l’essor de petits moteurs de recherches développés par des passionnés soucieux de protéger  les données des utilisateurs pourrait nous rassurer mais à chaque fois on en vient à se demander si ils sont vraiment dignes de confiance. Du coup ma politique est de continuer à utiliser Google mais en faisant très attention aux informations que je diffuse. C’est sans doute prétentieux de ma part mais au moins j’aurai essayé… 🙄

Archive pantouflarde

Archive du 20 septembre 2006

 

Mercredi 20 septembre 2006

Cher Francis,

       Je n’ai pas grand chose à te raconter concernant la réunion d’hier mis à part peut être son cadre inhabituel. Nous étions chez un paysan qui vit sur des terres isolées par rapport à un village lui aussi très en retrait des routes connues.

J’ai ainsi découvert que tout au long des routes départementales il existe des intersections qui nous emmènent dans de minuscules hameaux auxquels on ne peut accéder qu’en empruntant une seule voie qui bien souvent prend la forme de chemins de terre sinueux.

Arrivé là haut, alors que je pensais trouver des vieilles fermes isolées et en ruine, je fus choqué de voir de grandes maisons modernes, le prix du terrain a sans doute amené un petit nombre de personnes à s’établir dans ces contrées reculées.

J’aurai voulu  en savoir plus sur ces lieux de vie que je considère, sans doute à tort, exceptionnels. J’aurai aimé savoir comment la vie est possible en plein hiver lorsque la neige tombe en gros paquets sur la route unique coupant les personnes du reste de la civilisation. En cas de panne de téléphone et d’électricité… en cas de tempête… tant de questions restées sans réponses car notre hôte qui animait la réunion refusait de s’écarter du sujet qu’il avait choisi. Je suis donc resté ignorant et frustré sans autre recours que de laisser mon imagination me représenter la vie dans ces localités reculées. 

Vois-tu Francis ce qui me fascine le plus dans ce genre de patelin paumé c’est justement cette chance que l’on peut avoir de temps à autres, cette opportunité d’oublier le reste du monde et de rester à la maison bien au chaud en regardant la neige tomber un verre de whisky dans une main et un bon livre dans l’autre. 

Flûte j’ai oublié le grand fauteuil, les pantoufles, le chien et la cheminée… Mais je pense que tu auras rectifié tout ça…

J’ai 33 ans et je rêve déjà de retraite, c’est grave docteur ?

Une archive cochonne

Archive du Jeudi 13 septembre 2007

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Cher Francis,

       Les maisons de la presse sont des endroits incroyables où l’on peut apprendre des tonnes de choses étonnantes. Rien qu’en lisant les couvertures des magazines on découvre de grands secrets du genre « Sarkozy est l’ami des patrons » ou alors des informations fondamentales sur la vie faussement privée des abrutis décérébrés de la TV-réalité.

Pourtant en m’y rendant cet après midi afin de me fournir ma dose mensuelle de bd américaine, j’étais loin de me douter qu’un autre grand mystère de la vie allait m’y être dévoilé. Et pourtant…

Alors que je faisais la queue parmi ce que je croyais être d’autres clients tout aussi ordinaires que moi, une voix s’éleva vers la caisse; 

– Ahhhhhh moi j’vous l’dit madame, mon cousin qui est paysan il dit que cette année l’hiver sera rude car ses cochons qu’il élève là haut ont déjà plein de poils tout durs !!!

Je fus comme abasourdi par la force de cette prophétie reposant sur de telles bases scientifiques incontestables. A présent je sais ce qu’il me faut faire, afin d’économiser sur l’achat de pneus d’hiver je dois aller raser les cochons des paysans ! Merci O noble prophète de la maison de la presse !

Parfois on se sent tout petit…

Arc en ciel les yeux mi-clos

Il y a 12 ans j’écrivais :

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Jeudi 6 septembre 2007

Cher Francis,

       Alors que je commençai à désespérer de trouver quelque chose à photographier pour illustrer l’article de ce soir, je découvris par ma fenêtre ce joli spectacle. Cet arc en ciel semblait être placé là comme pour fixer les nuages ocres dans la voûte céleste  en les épinglant de ses rayons multicolores. 

J’ai aimé ce que j’ai écrit hier soir car cela me ressemblait beaucoup. Par contre faire un commentaire sur ce joli arc-en-ciel sans tomber dans de maladroites platitudes bucoliques, cela j’en suis bien incapable et ce soir encore plus que les autres jours vu que mes yeux rechignent à rester ouverts…

Alors pour ce soir désolé de ne pas pouvoir tenir plus longtemps le crachoir. J’ai besoin de sommeil.   

Douze ans plus tard au terme de cette semaine des plus éprouvantes c’est la même chose: je pique du nez sur mon clavier alors bonne nuit !