Éros et thanatos

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Pour cette semaine, voici donc une remise en ligne de ce que j’écrivais le mercredi 15 février 2006, c’est à dire il y a 13 ans :

Mercredi 15 février 2006

Cher Francis,

Comme je l’écrivais hier, je ne crois pas en l’amour. Cependant ce qui est intéressant à remarquer c’est la relation entre ce sentiment et celui que l’on lui oppose; la haine.

Détester quelqu’un c’est lui montrer qu’il ne nous est pas indifférent. La haine comme l’amour sont deux sentiments dénotant une forte intentionnalité. L’amour vient souvent lorsque l’on reconnaît de façon consciente une partie de nous dans autrui, plus tard lorsque l’on se rend compte que d’une part on ne peut s’approprier cette parcelle manquante et que d’autre part elle n’est pas vraiment celle que nous recherchions, et bien à ce moment le sentiment d’amour commence à perdre sa force.

Dans le mécanisme de la haine, ce qui se passe c’est que l’on voit de façon inconsciente un aspect de l’autre qui ressemble à un aspect de nous même que nous refusons de reconnaître. Ainsi de grandes relations d’amitié ou amoureuses peuvent se bâtir sur une relation de haine si les personnes dépassent le conflit afin de se découvrir eux-même en découvrant la raison de leur haine envers l’autre.

Voilà Francis, tu as compris que plus tu déteste quelqu’un , plus en fait tu est intéressé par lui… Dans le cas contraire il te serait tout bonnement indifférent.

Aujourd’hui encore je continue de dire cela aux enfants et aux jeunes de sexes opposés qui se chamaillent, ça les calme vite fait. Pas besoin d’avoir fait philo pour comprendre les méandres du phénomène Éros/Thanatos : Je t’aime ou je veux te détruire. En dehors de ces deux cas, tu n’existes pas pour moi.

Finalement on n’est pas loin de la philosophie du chien : Ce que tu peux pas bouffer (tuer) ou baiser (aimer) et bien  pisse dessus ! 😈

Le pitre de service

Cette semaine je déterre ce que j’ai écrit le 8 février 2008, il y a 11 ans donc…

Encore de l’introspection, flûte ! 😆

Vendredi 8 février 2008

Cher Francis,

       Je suis un éducateur spécialisé. Ce matin notre chef de service a demandé à rencontrer les éducateurs spécialisés par rapport à une situation difficile. Nous sommes en quelque sorte les oies blanches de la basse cour, ceux qui de par leur formation, font autorité.(En théorie)

Avec mes deux collègues du même niveau hiérarchique, nous sommes appelés vers plus en plus de responsabilités. C’est l’un de nous trois qui par exemple doit s’occuper d’une petite fille qui arrive dans quelques semaines car son cas est très lourd.  

Alors voilà, je suis dans la cour des grands. Je dois donc devenir plus sérieux, plus organisé, plus méthodique et surtout plus crédible en arrêtant mes idioties sur mon lieu de travail.

Mais ce soir, avant de partir, j’ai accroché une peluche de Babar sur le mur en lui mettant un masque de grenouille et j’ai trouvé ça hilarant. Les enfants apprécieront sans doute aussi…

Je ne changerai donc pas si facilement que ça ! Voilà qui me rassure…

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Je me trompais car onze ans plus tard, et bien oui j’ai changé. Je ne fais plus de blagues car je suis devenu moi même un sujet de blagues. Ma directrice m’a envoyé le mot « vieux garçon » pendant une réunion à trois reprises en riant très fort.

Je n’ai plus droit au respect, je suis juste un vieux dinosaure qui a oublié de monter en grade, d’évoluer du reptile à l’oiseau pour devenir un rapace.

Mais je m’en fous, je continue à avoir le même plaisir à travailler avec les enfants et je pense faire du bon boulot même si on ne le dira jamais à un « vieux ». J’ai été le premier à bosser avec les instits, j’ai été le seul à monter des projets d’exposition publiques pour valoriser le travail des enfants, je n’ai jamais compté mes heures, mais voilà les mecs plus jeunes avec leur grandes gueules et leur mentalité de ne pas donner une minute de leur temps libre pour leur travail, ont la cote alors que moi je suis devenu « has been ».

A force de me demander pourquoi,  j’ai commencé à soupçonner que c’est mon physique et mon statut qui pose problème. Je suis un anormal chez ces pères et mères de famille amincis par une consommation exagéré de tabac. Alors que faire ? perdre trente kilos ? Me trouver une femme qui va me rendre malheureux et lui faire des enfants qui souffriront dans ce monde à venir très sombre ?

Très peu pour moi, je resterai un « vieux gars » car c’est mon choix assumé et parce que que je le sais bien, au travail comme dans le reste de ma  vie, je n’ai pas le droit au bonheur.

Vile ville…

Cette semaine je déterre ce que j’avais écrit il y a de cela 11 ans et tiens, c’était aussi un vendredi… Il s’agit d’un texte bizarre bourré de métaphores maladroites mais qu’importe, même après toutes ces années j’assume tout ! 😆

Vendredi 1er février 2008

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Cher Francis,

       Ce matin au volant de ma voiture je suis passé comme chaque jour dans le petit village qui sur mon parcours vers mon lieu de travail fait frontière entre le monde rural et le monstre urbain. Cette commune est perchée en haut d’une route très pentue qui à elle seule explique que nous disons « je descends en ville » chaque fois que nous prenons cette direction.

Il était 7h30, les premières lueurs de l’aube naissante exhumaient des entrailles du ciel éteint une masse sombre et inquiétante ; la ville. Tel un animal feignant la mort, elle gisait sur la vallée en contrebas des Vosges.

Ses lueurs électriques lui donnaient  des allures de feu de camp mal éteint. Comme un vilain tas de cendres abandonné à la hâte par des campeurs négligents, la ville menaçante semblait n’attendre qu’un souffle pour laisser ses braises redonner vie à des flammes dévastatrices.

Je déteste la ville, son air putréfié m’empoisonne chaque jour un peu plus et je crains qu’un jour je ne finisse par pâtir des prémices de son auto-annihilation. J’aimerai tant devenir richissime pour ne plus y aller et rester sur ma verte montagne sylvestre.

Mais je dois hélas continuer à m’y rendre 5 jours par semaine en me préparant mentalement à l’affronter. Aucun vent de révolte ne soufflera jamais assez fort sur mes braises métaphoriques pour la détruire ou l’embellir. Le fort vent d’hiver qui hurle en ce moment n’amènera même pas assez de neige pour la cacher l’espace de quelques jours sous un voile de pureté blanche…

Tel le fumier, la ville est une pourriture puante en décomposition qui reste cependant nécessaire afin de cultiver le jardin de nos ambitions professionnelles. C’est pour cela que pour toute la durée des longues années d’épandage qu’il me reste encore à vivre, je continuerai à utiliser une pelle avec un très long manche et que je refermerai soigneusement le sac chaque soir avant de le ranger le temps d’une nuit réparatrice dans le grenier de mon oubli.

Tenir un blog; apologie du dérisoire

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Cette semaine pour mon archive, je déterre ce que j’ai écris il y a 11 ans, donc le 25 janvier 2008. J’ai écrit un premier blog quotidien de 2006 à 2010 avant de le reprendre il y a un peu plus de cent jours et ce que j’ai écrit il y a onze ans est encore plus vrai aujourd’hui, sauf qu’à présent les fidèles qui me suivent se comptent sur la main gauche de Django Reinhardt. 🙄

Vendredi 25 janvier 2008

Cher Francis,

       Hier soir avant de rejoindre Morphée, je me suis mis à fabriquer vite fait une vingtaine de cartes de visites. Sur ces petits rectangles de papier photo, figurent mon pseudonyme, mes qualifications principales, mon numéro de téléphone portable, mon courriel Gmail et va savoir pourquoi, l’adresse de ce site.

Pourquoi ai-je fini par céder aux demandes de certains et certaines de mes collègues qui m’ont demandé l’adresse de mon site? Comme je te l’ai déjà expliqué si ce blog est muni d’un compteur ce n’est que pour être sûr que son audience reste limitée. Il est vrai que je suis content d’avoir atteint les 5 chiffres. Cependant ce triomphe numéraire ne s’explique pas par une hausse de la fréquentation des ces pages mais uniquement par la fidélité des quelques personnes qui les lisent et à qui je pense souvent lorsque je rédige mon billet. Un grand merci à vous tous !

Lorsque l’on est invité chez des gens et que l’on manifeste sincèrement ou de façon feinte et calculée le fait que le plat servi était délicieux, on se trouve souvent à dire : ohhh il faudra que vous me donniez la recette !!!

Alors quand un collègue de travail parle de son blog, de la même manière on peut dire : ohhh il faudra que tu me donne l’adresse !

Que cela soit pour un blog ou pour une recette de cuisine, donner les informations demandées n’a que peu de conséquence. On ne tentera pas de reproduire la recette (trop dure) et on ne visitera pas le blog ( pas le temps). Cela a par contre pour avantage d’interrompre poliment la réitération des demandes en faisant un geste de confiance qui au fond est un vrai pari.

Près de trois ans de ma vie sont dans ces pages avec mes fautes, mes coups de gueule, mon style bancal… Alors va savoir comment mes collègues invités à lire ce blog vont réagir ? ou ne pas réagir d’ailleurs!

Ce blog compte une trentaine de pages, mon site dans sa globalité est constitué de 197 pages (je viens de les compter avec précision). Avant que je déménage le site, mes pages étaient consultées en moyenne 450 fois par jours. Cela ne se répercutait pas sur le compteur car les visiteurs tombaient sur des pages isolées du reste du site et n’avaient pas le réflexe d’examiner l’adresse pour remonter à l’index. Aujourd’hui quelques mois après mon changement d’adresse les moteurs de recherche, Google en tête recommencent à examiner le contenu de mes pages et m’envoient des visiteurs (le compteur général visible de moi seul vient de m’indiquer que mes pages ont été vues 76 fois aujourd’hui) Il me suffirai donc de mettre en bas de chaque page un lien vers la première page du site pour augmenter les visites. Je pourrai aussi signaler ce blog aux annuaires spécialisés.

Mais je ne le ferai pas.

Je désire continuer à écrire pour moi et pour mon noyau dur de lecteurs pour que ces pages continuent d’être ce qu’elles sont c’est à dire un journal intime ouvert aux personnes envers pour qui j’ai une grande amitié et une profonde confiance, ceux là même qui ne me jugeront pas sur mes écrits ni sur leurs défauts mais en se basant sur ce qu’ils ont appris de moi en dehors de ces pages.

Car 197 pages c’est pas mal pour un site mais c’est un peu court pour résumer un être humain fut-il celui qu’il les écrivit !

Happy days…

Aujourd’hui je suis arrivé au travail pour découvrir qu’on avait pas besoin de moi (enfants malades, adultes en trop) et que je pouvais repartir pour dépenser un jour d’ancienneté que l’on me devait.

C’est donc un week-end de trois jours qui est devant moi avec en plus de ça un beau soleil qui brille sur la campagne glacée. 😀

Alors pour l’archive du jour, je déterre ce que j’ai écrit le vendredi 18 janvier 2008, il y a 11 ans jour pour jour donc… Je m’étais amusé à raconter une journée ordinaire… 😎

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Cher Francis,

Pour ce soir je viens d’avoir une idée un peu bancale; raconter ma journée bien ordinaire pour tenter d’y trouver les moments de bonheur qui s’y sont glissés. Bon allons-y…

6h45 : Le réveil sonne. Alors que je tente de me rappeler quel jour nous sommes, mon siamois fait irruption dans ma chambre en hurlant pour réclamer ses croquettes. je lui en donne une poignée avant de me réfugier dans la salle de bain pour échapper à ses pleurs. Une demie-heure plus tard, je sors fin prêt et enfin réveillé. Je passe vers la cafetière pour constater une fois de plus que je n’ai pas le temps de m’en faire couler un. Sur le plan de travail, tel un ornement, mon siamois me regarde. Il a terminé sa poignée de croquettes et recommence à geindre, le voici qui soudain change sa voix pour tenter de trouver le ton juste qui provoquera mon apitoiement pour que je craque et que je lui donne une dose de nourriture. Ses efforts plein de malice me font sourire, je lui accorde cette petite faveur avant de lui donner une caresse d’au revoir en bas de l’escalier.

7h40 : Je ferme la porte derrière moi, mon siamois me guette par la vitre fenêtre de la salle du bas. Il doit me haïr car chaque matin je sors avant lui. Je me dirige vers l’allée du garage retire la housse pour découvrir que ma vieille 309 s’est transformée en une rutilante GTI rouge. Je finis de me réveiller (il vaut mieux avant de prendre le volant) puis je réalise que j’ai sorti la GTI la veille afin de lui faire faire tâter un peu le bitume avant le printemps. Je soupire avant de me concentrer puis je tourne la clef du démarreur, ma vieille amie toussote un peu mais lance son moteur. Je quitte mon village endormi en pensant à tous les voisins que je réveille gratuitement avec mes bruyantes voitures chaque matin. J’espère qu’ils me sont reconnaissants. 😈 Sur la route je refais connaissance avec ma rouge, son tempérament fougueux sa direction assistée, ses hoquets. Dans une ligne droite je dépasse d’un seul coup trois voiture à une vitesse restant relativement raisonnable, pas de gel mais juste de la pluie… Alors flûte, rouler à 70 !!!  Au volant je parle à ma belle plus pour moi que pour elle, en effet, vu qu’elle n’est qu’une machine, elle s’en fout un peu de mes états d’âme.

8h10 : J’arrive devant mon lieu de travail, je fais un très joli créneau pour garer ma belle. Mes collègues arrivent tous en même temps le sourire aux lèvres, ah oui, forcément c’est vendredi ! Ils se rendent compte que pour moi aussi c’est une belle journée qui commence et que je suis content d’avoir retrouvé mes 130 chevaux. Pour plaisanter je fais un gros bisou sur la carrosserie humide de ma rutilante 309 GTI ce geste provoque quelques rires. Nous entrons dans l’établissement, je salue au passage mon ancien collègue devenu chef de service qui m’adresse en retour un sourire complice. Nous entrons en salle de pause et je m’assois du même coté de la table qu’à mon habitude. Nous commençons à parler de cinéma avec un collègue, j’observe du coin de l’œil les réactions effarouchées de certaines de mes collègues lorsque nous évoquons les films violents en riant. Le café arrive. Là encore c’est une horreur c’est du « réveille les morts » concentré !!! Les regards se tournent vers moi et une de mes collègues m’accuse en riant :  » c’est toi qui a fait le café ?  » Je ris de me voir identifié comme étant un mauvais faiseur de café.

8H25 : J’entre dans mon temps de travail. Notre chef de service arrive et prend la parole sur un ton très sérieux et formel comme si il devait annoncer une catastrophe alors qu’il ne fait que donner les informations basiques pour la journée. Lorsqu’il commence à parler je le coupe en disant « L’établissement va fermer » et en lui faisant remarquer son ton solennel. là encore quelques rires… Nous débattons avec lui de nos problèmes vis à vis des dossiers à remplir. Redevenu sérieux j’évoque la dangerosité de cette clef usb qui se ballade avec tous les dossiers sous format word dessus, concerné il me promet d’y réfléchir.

11 ans plus tard…

Aujourd’hui, 11 ans plus tard, ma GTI est vendue, trop de soucis mécaniques et mon autre 309 et encore au garage, j’ai donné un ultimatum au garagiste qui doit me la rendre le 2 février prochain. Je conduis ma 208 VTI 120 chevaux confortable et fiable mais un peu ennuyeuse ainsi que tout sauf sportive.

Le travail a bien changé lui aussi, et moi avec lui. Je ne balance plus de vannes et la plupart du temps je pars au boulot avec une boule au ventre en me demandant ce qui va m’arriver.

Donc oui, je regrette un peu ces happy days même si d’un autre coté je suis heureux aujourd’hui d’accompagner les enfants dans une école et non plus dans un établissement et je compte aussi aller toujours plus loin pour qu’ils aient accès à tous leurs droits de futurs citoyens et ce, au delà de l’école.

Archive alimentaire

Extrait de l’article publié le vendredi 11 janvier 2008. A cette époque influencé par l’anime Moyashimon, je m’étais mis en tête de découvrir un grand nombre de plats fermentés exotiques. Depuis j’ai un peu laissé tomber car pour ça il faut voyager. Par contre l’entomophagie ça c’est possible ! :green:

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Cher Francis,

       Bactéries, suite.  

Concernant le surströmming, il m’est apparu évident après mes recherches qu’il est impossible de s’en procurer sans aller en Suède. Tout cela car il existe une polémique autour de ce produit. les compagnie aériennes refusent de le prendre en fret car les boites de conserves sont potentiellement explosives (la fermentation dégage en effet pas mal de gaz).

D’un autre coté après avoir vu des japonais tenter sans succès de manger cette spécialité nordique, après les avoir vu fuir ou vomir, je me dis que je ne suis pas prêt à tenter l’expérience.

Une réflexion perso sur le temps

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Pour cette première archive de l’année, je ressors ce que j’ai écrit le jeudi 4 janvier 2007. A l’époque j’étais très influencé par les cours que je suivais pour me former à mon métier d’éducateur.

Jeudi 4 janvier 2007

Cher Francis,

       Aujourd’hui donc c’était un jour de rentrée, les enfants semblaient presque tous en bonne forme, ils nous en ont d’ailleurs fait baver. Je rentre donc après avoir fait un crochet par la casse pour trouver un rétroviseur neuf pour ma pauvre 309 qui n’en peut plus de se languir dans la cour du voisin.

Mais entre mon retour et maintenant (21 h00) Je me demande ce que j’ai fait de mon temps…

Sans doute a-t-il été avalé par mes ordinateurs, ces terribles machines qui en plus d’être de voraces chronophages, m’enserrent dans un lien de dépendance grandissant.

Alors que les échéances importantes arrivent à grande vitesse, je me dis que je devrais gagner ce combat pour retrouver mon temps dévoré. Cela passerait forcément par une auto-discipline très stricte se traduisant par la mise au point d’un emploi du temps aussi précis et détaillé qu’inflexible.

Mais en suis-je capable ?

Et combien de temps me prendrait l’élaboration d’un tel emploi du temps ?

( Un bon exemple de perte de temps: j’ai passé plus de 20 minutes à chercher une suite, une chute ou une conclusion à cette chronique laconique).

Le temps au fond n’est qu’un animal craintif qui ne demande qu’à être apprivoisé pour devenir notre allié. A force de ne rien faire que de le caresser dans le sens du poil, on finit par le laisser s’endormir sur nous et nous écraser de tout son poids de créature assoupie. Loin d’être étouffant, son contact doux et chaud, nous incite à plonger dans une agréable torpeur que l’on nomme paresse. Mieux vaut alors le réveiller, le dresser et apprendre à mieux le connaître pour le faire travailler pour nous.

Les origines étymologiques anglo-saxonnes du mot « dresser » évoquent la notion d’habillage, cet habit qui distingue le sauvage du civilisé.  Dresser le temps revient donc à lui faire porter des habits pleins de poches dans lesquelles glisser avec méthode et organisation les cadre de nos activités.

Ok c’est décidé, je vais me servir de mon agenda !!!

Et dire que je critiquais le bien fondé des résolutions de nouvel an c’est pourtant ce que je suis encore en train de faire tout en connaissant le risque d’impasse.

Mais bon, pour ce genre d’ âneries, là j’ai toujours le temps.

Oups… 21 h 35 déjà !!!

Pas besoin de préciser que j’ai toujours le même rapport au temps et que chaque fois que j’ai acheté un agenda je n’ai écrit que trois lignes dessus… 😆