Murphy

Archive du Mercredi 7 Juin 2006

Cher Francis,

       Tu as sûrement déjà entendu parler de la loi de Murphy, dite aussi loi de l’emmerdement maximum. Mais si, tu sais ce principe selon lequel ta tartine tombera toujours face beurrée contre le sol, celle qui veut que plus tu es pressé dans un supermarché plus la caissière traîne et multiplie les problèmes… Là je sais que tu vois de quoi je veux te parler…

Et bien aujourd’hui encore j’ai pu vérifier la véracité et la persistance de cette foutue loi qui a fini par avoir la peau de son inventeur, mort dans ses fonctions d’aviateur d’un emmerdement maximal. 

Une fois de plus j’ai couru comme un dingue pour attraper le train de 16h32 en sortant de l’école à 16h20. L’enjeu est de taille puisque ce train me permet d’arriver chez moi 90 minutes plus tôt. J’ai ainsi commencé à marcher d’un pas nerveux presque de course avant de me rappeler que je ne savais plus courir depuis près de dix ans. De plus je portais mon ordinateur avec moi dans sa valise (7kg). Malgré ces multiples handicaps j’arrive à réaliser un vrai miracle, je pulvérise mon record de trajet école-gare de 5 minutes !!!

Bon, c’est vrai que j’ai un peu bousculé des gens mais je me suis excusé, non , non ?

J’arrive victorieux et haletant sur le quai de la gare assoiffé comme après une insolation et je me dis en moi-même:

– Youppie! j’ai enfin vaincu la loi de Murphy, malgré tous les empêchements j’ai réussi à être sur le quai à 16h31 !!! 

C’est à ce moment que la voix SNCF annonce que le train a 20 minutes de retard. J’aurai pu ainsi prendre mon temps et ne pas arriver essoufflé et assoiffé sur le quai de la gare obligé d’acheter 50cl d’eau minérale pour 10 francs !

Moralité:

On ne gagne jamais face à la loi de Murphy

Quand j’étais sur les planches

C’était il y a 13 ans, j’étais encore en formation d’éducateur et nous étions en train de valider un grand module dont l’objet était de monter une pièce de théâtre à présenter à un public au théâtre de Mulhouse.

Ce fut pour moi à la fois la pire et la meilleure expérience de vie…

Car oui j’ai souffert de la distance entre moi et les autres mais comme le montre cet extrait tiré de mes archives qui se déroule deux jours avant la représentation, j’ai aussi eu des moments de plaisirs très sympas.

 

Mercredi 31 mai 2006

Cher Francis,

       La journée a été fructueuse pour notre petite troupe de théâtre. Cependant le matin le travail était difficile et comme à l’accoutumée les garçons se mettaient à chanter en cœur cette chanson étrange chaque fois qu’ils s’ennuyaient. « Quand pourrais-je… » Cela avait pour effet de me faire rire très fort, j’aimerai connaître les paroles pour la chanter avec eux… Mais en attendant leur numéro met beaucoup de bonne humeur dans notre travail et est vraiment une soupape de sécurité pour nous autres pauvres étudiants éreintés par ce long travail fastidieux.

A midi je me suis installé sur un sofa avec quelques camarades afin de terminer mon plat japonais et boire un coup avec Jack D. Tout à coup une chaleur immense m’a envahi ainsi qu’un puissant sentiment de bien-être. Nous étions en train de papoter dans l’obscurité quasi totale tels des rockers avant un concert. Des volutes de fumée masquaient les contours flous de nos silhouettes… Une vraie alcôve… J’aurai voulu rester sur ce canapé toute la journée mais bon le devoir nous appelait moi, jack et mes camarades.

C’est alors qu’à la reprise quelque chose de magique s’est produit, tout le monde s’est mis à jouer avec plus de cœur et de conviction, comme si quelque part nous retrouvions notre plaisir de la découverte de nos textes et de nos personnages. Il y a eu ainsi beaucoup d’émotions et de rires avant que nous nous séparions jugeant avoir tous bien progressé lors de cette journée.

La magie n’était pas due à Jack, en fait si nous avons été si bons cet après midi c’est tout simplement parce que tout le monde travaille beaucoup son texte et se laisse envahir par son personnage. Le résultat est visible. J’espère que comme moi mes camarades trouvent du plaisir à jouer cette pièce.

Alors voilà Francis, j’espère juste que nous seront encore meilleurs pour vendredi soir, et ce sans Jack. Je commence à redouter la fin de cette activité, le vide sera atroce…

Archive de comptoir

Mercredi 24 mai 2006

Cher Francis,

        La nature nous offre en ce moment le spectacle sans cesse renouvelé de sa beauté et de sa force. C’est ainsi que j’ai croisé il y a quelques jours le chemin d’une biche qui traversait la route forestière à proximité d’une petite ville. Un instant de grâce avant que mon véhicule entre dans la zone morne de l’univers urbain.

Pourtant si l’on suit l’actualité scientifique, il faut nous préparer et préparer les générations à venir à accepter la très prochaine raréfaction de ce genre de spectacles. Et pour une fois ce ne sera pas l’unique faute de nos amis les chasseurs.

En effet selon les experts qui viennent de rendre un rapport sur la biodiversité, une espèce sur huit de mammifère et deux espèces sur huit d’oiseaux vont disparaître dans les prochaines années…

Et oui mon bon Francis, je savais que la nature était mal barrée mais ces chiffres me glacent le sang. Une telle nouvelle provoque chez moi un effroi aussi intense que sincère ainsi qu’un immense sentiment de honte.

Oui j’ai honte car je ne fais rien de spécial, moi, à mon niveau, pour empêcher cela. De toute façon vu la force et l’influence des destructeurs de la nature, je commence à croire que le seul moyen de garantir un futur aux prochaines générations ne peut être que violent. Des actes de force, désespérés.

En effet, les intérêts économiques d’une petite partie de la population ont mené la France à mettre fin à son moratoire sur les O.G.M alors même que l’opinion publique dans son ensemble s’est opposée à ces cultures. Trop tard. Cette pollution biologique est à présent lâchée dans la nature. Comme pour les téléphone portables, le principe de précaution n’aura pas été respecté et les études scientifiques mettant en évidence un fort affaiblissement du système immunitaire sur les rats de laboratoires nourris avec ces substances auront été soigneusement muselées.

Alors que puis-je faire face à cette déferlante de mauvaises nouvelles? faire un clip vidéo hypocrite pour faire de l’argent en profitant de ce sentiment de désarroi que de plus en plus de gens ressentent? Poser une action forte et finir devant le tribunal comme Bové? Faire plus fort ?

Non, tout cela ne servirait à rien dans l’état actuel des choses. Il faut que je reprenne confiance en l’espèce humaine et que je participe moi aussi à mon niveau à la sensibilisation de la génération à venir sur les questions d’environnement. Que cela soit lors d’une sortie avec les enfants dans le cadre de mon travail ou alors le fait de convaincre la gamine de la postière du village de relâcher les dix tritons qu’elle a mis dans un bocal rempli d’eau parce que c’est joli, ou par toute autre action allant dans ce sens.

C’est en voyant justement les jeunes d’aujourd’hui et leur implication sur ces questions que je me rassure un peu. 

Dans le pire des cas, si les destructeurs de mondes ne se calment pas, ils auront face à eux de vraies armées de personnes prêtes à défendre leur héritage.

Souhaitons juste de ne pas en arriver là…

Rêves de gloire…

Archives du 17 mai 2006 :

Mercredi 17 mai 2006

Cher Francis,

       Je ne sais pas si tu l’as remarqué mais nous sommes de plus en plus lus. Si nous étions encore au début de nos rendez-vous je me lancerai dans un message noir et désespéré pour te parler de cette très mauvaise journée qui marque encore un échec dans mes relations humaines. Mais à présent je ne puis me le permettre sinon je vais encore affoler des gens…

Bon alors aujourd’hui au pays merveilleux tout a été magique, j’ai eu de profondes et enrichissantes conversations avec une multitude de personnes, j’ai été écouté par tout ceux à qui j’ai parlé et ma participation à l’atelier théâtre a aidé tout le groupe à progresser. Puis je suis rentré j’ai fait du jardin avant de boire un grand verre d’eau et d’aller me coucher avec un livre forcement très instructif.

Que la vie est belle dans ce monde qui ne sera jamais le notre !!!

Une archive qui est tellement moi…

Au moment de chercher une archive de 10 mai, j’ai choisi un passage assez anodin, une tranche de vie dans laquelle je me reconnais très bien.

C’est mieux que mes propos peu documentés sur des grands soucis devenus encore plus problématiques (OGM et autres).

C’est donc parti pour un saut dans le temps.

Mercredi 10 mai 2006

Cher Francis,

       Le temps maussade, la fatigue qui m’a encore poussé à m’endormir à l’école ainsi qu’un cours très dérangeant sur les troubles alimentaires ont fait de cette journée un moment assez difficile. Là encore j’ai été marqué par le fait que mes collègues de promos remarquent ma baisse de moral et que l’un d’entre eux m’adresse quelques mots de réconfort. 

Ce matin j’ai voyagé avec la prof qui nous faisais cours l’après-midi. Cette dame m’a alors signifié que je la connaissais bien avant vu que nous avions fait des sorties entre collègues avec elle… Moi je l’avais oublié… Mais bon cette relation inattendue m’a permis de négocier mon départ de cours 15 minutes avant la fin pour prendre le premier train et arriver chez moi deux heures plus tôt.

C’est alors que je me retrouve dans cette grande maison vide, même le chat dort sans me prêter attention. A ce moment je décide de mettre en œuvre le cours de ce matin en prenant mon bolide pour descendre tel un fou à la ville du bas pour acheter de quoi me faire une orgie de chips américaines, bière australienne et jambon de chez moi…

J’arrive donc dans la grande surface et je laisse mes instincts les plus bas guider mes achats. C’est alors que je tombe sur la mère d’un ami que je n’ai pas revu depuis plus de dix ans. Cette dame m’annonce que son fils attend un second enfant…

Voilà une nouvelle qui me réjouit mais qui en même temps me plonge dans le désarroi. Tous ces gens qui autour de moi se bâtissent des vies sociales affectives et familiales pendant que je…

Et si je prenais un autre pack de bière?

13 ans plus tard rien n’a changé, ma baisse de moral de mardi dernier et le fait de consommer plein de vidéos de Boris sur le tube, ont fait que je me suis acheté une bouteille de vodka russe.

Pitoyable, mais tellement moi…

Archive de philo positive…

Cette semaine je ressors une archive du mercredi 3 mai 2006. A l’époque j’étais encore en formation d’éduc et j’étais dans une phase de socialisation positive et peut-être pas très réaliste, mais qu’importe j’ai aimé relire ce texte que j’ai écrit il y a 13 ans et je suis encore plus content de le partager aujourd’hui.

Mercredi 3 mai 2006

Cher Francis,

       La journée d’aujourd’hui a été marquée par de nombreuses choses.

En premier lieu j’ai eu droit à un retour inattendu, celui de tous les philosophes qui m’avaient été présentés lors de mes années de lycée. Ils me sont tous tombés dessus à commencer par Descartes avec son cogito puis Rousseau puis Kant… Ces grand hommes se sont rappelés à mon bon souvenir par le biais d’un génial cours philosophique sur la place du sujet dans la relation éducative.

Cela m’a fait chaud au cœur d’avoir des nouvelles d’eux par une autre personne, mais je dois avouer que mon plaisir a été plus grand encore à la fin du cours quand ils m’ont lâchés. En effet tels des cousins qui viennent nous voir tous les 5 ans, ces grands esprits s’installent chez nous et deviennent si envahissants que l’on est au final plus heureux de les voir repartir que de les accueillir.

Mais le vrai événement marquant de la journée a été pour moi le fait d’être invité dans l’heure de midi par des collègues de promos à visiter l’appartement qu’ils occupent en collocation.

Sachant qu’ils liront ces lignes, je tiens à leur présenter mes excuses vis à vis du fait que j’aurai dû leur dire ce que je vais écrire avant de te le confier à toi, mon cher Francis. 

Le fait d’être invité à visiter leur lieu de vie commun a été pour moi un grand plaisir et ce dès l’annonce de leur intention. En effet par ce geste, mes collègues me témoignaient une attention particulière très touchante qui semblait dire que malgré ma conduite souvent exubérante et troublante, ils acceptaient tout de même de tenter de créer des liens entre nous.

Une fois arrivé à l’appartement avec cette joyeuse bande, je compris que la gentillesse de mes hôtes ne se résumait pas à cette simple attention. En effet, inviter quelqu’un chez soi n’est pas un acte anodin. 

Ouvrir sa porte à l’autre est bien au contraire un acte fort qui demande à celui qui le pose de renoncer à une partie de son intimité et de prendre le risque de laisser les lieux qu’il habite parler de lui quitte à être jugé par un visiteur crétin. Les lieux que nous habitons parlent de nous très fort, surtout lorsque comme dans le cas de l’appartement de mes collègues, ils sont investis par les personnes qui y résident.

C’est donc un très bel acte de confiance.

Je remercie donc à cette occasion tous ceux qui m’ont accueillis et qui m’accueilleront chez eux. Merci donc aux trois joyeux compères dont le lieu de vie m’a ému par sa chaleur. Je ne vais pas tout te raconter de cette visite afin de préserver l’intimité des ces personnes. Je vais juste te parler de deux murs recouverts de petits cadres en bois de couleurs différentes sur lesquels sont écris à la manière de grandes citations de personnages illustres, des phrases prononcées par leurs collègues de promo. 

J’ai ainsi passé de longues minutes à lire les traits d’humour souvent involontaires de mes comparses avant de me rendre compte que moi aussi j’étais à l’honneur sur ce tableau si drôle et si insolite.  J’ai vraiment été touché par ce geste plein de complicité. L’esprit de promo que je croyais mort était là sous mes yeux…

Sinon j’ai tenté de passer la journée à boire de l’eau, ce liquide dans lequel on se noie et qui fait rouiller… Je dois dire que j’ai bien eu du mal à finir ma bouteille…

Pour moi ça va être coton de devenir hydrophile.   ( Je vous paye le cadre ?)

En repartant vers la gare l’esprit encore chaviré par ces petits événements, je découvris le long de mon parcours que des boulangers avaient mis au point une fête du pain. J’en profitait pour acheter quelques croissants et bretzels encore tièdes et pour poser une question existentielle au professionnel très jovial qui me servait. 

Et oui Francis, j’ai encore osé poser la question du pourquoi les petits pains sont recouverts de sucre. Après avoir compris à ma physionomie que ce n’était pas une plainte mais une vraie question, ce brave homme eut un moment de silence avant de me déclarer avec un fort accent alsacien:

– Ben parce que c’est bon, pardi ! 

D’un seul coup cette question à la con qui me hantait depuis des années disparaissait annihilée par cette réponse pleine de bon sens qui lui était apportée. La logique de cet homme m’avait montré qu’à force de chercher des raisons d’être et des significations pour toute chose et pour tout acte, je commençais de perdre de vue l’essentiel.

Comme quoi les philosophes ne sont pas que dans les livres.

Eugénisme sournois

Hier c’était l’intervention tant attendue du président de la république, j’aurai beaucoup de choses à en dire mais hélas nous ne sommes pas mardi mais vendredi, jour des archives. Du coup je choisis de ressortir un article politico-social que j’avais écrit le 26 avril 2007 c’est à dire il y a 12 ans. C’était en plein débat pour les présidentielles, le favori se battait contre son opposante socialiste et certains de ses propos m’avaient inquiétés…

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Affiche de propagande eugénique aux USA : « Certaines personnes sont nées pour être un fardeau pour les autres » et autre joyeusetés dénonçant entre autres l’emploi de l’argent public pour venir en aide aux personnes en difficulté, d’ailleurs classées dans la même catégorie que les criminels… Ça fait peur et ce n’est pas très éloigné de certains discours de la classe moyenne actuelle en France.

Jeudi 26 avril 2007

Cher Francis,

       Cette campagne présidentielle a vu surgir lors des débats des théories inacceptables qui pourtant ne cesse de se développer, aidées par la pseudo science de certains pays dont les États-Unis font partie. Oui Francis, je veux te parler ce soir des propos de l’irascible personnage qui se prépare à commander notre pays. Entendre cet énergumène affirmer que la pédophilie et les autres maux de l’humanité sont déterminés dans une large mesure par la génétique est déjà inquiétant, mais lorsque ses sous fifres défendent son idée et vont jusqu’à parler de « prévention » de tels phénomènes, là il y a de quoi avoir peur…

Les théories eugénistes ne furent pas uniquement l’apanage des nazis, Dans une décision de 1927, la Cour suprême des États-Unis a considéré comme constitutionnelle, donc légale, une loi adoptée par l’État de Virginie en 1924 permettant la stérilisation forcée des jeunes femmes considérées comme « inaptes à se reproduire » (« unfit to continue their kind »), « faibles d’esprit », ou « inadaptées à la vie en société » (« socially inadequate persons »). L’inspiration de cette loi doit être trouvée dans les travaux du médecin hygiéniste américain Harry H. Laughlin, qui considérait la stérilisation obligatoire comme étant « l’application pratique des principes biologiques et sociaux fondamentaux qui déterminent l’amélioration raciale ainsi que la santé raciale – physique, mentale, et spirituelle – des futures générations ».

Très vite la machine s’enraya, limités au départ aux personnes déficientes, les stérilisations forcées s’étendirent aux sans abris, aux pauvres, bref tous ceux que la société bien pensante de l’époque voulait supprimer du pool génétique de la société hygiéniste qu’ils cherchaient à construire. Des lois identiques à celle adoptées en Virginie seront reprises dans 30 autres États américains, conduisant à la stérilisation forcée de plus de 50 000 personnes. Harry L. Laughlin, auteur du modèle de stérilisation utilisé en Virginie, mit ses travaux à disposition des gouvernements étrangers et son modèle fut prit comme base de la loi allemande sur la Santé Héréditaire adoptée en 1933 à l’arrivée des Nazis au pouvoir. Laughlin sera d’ailleurs récompensé d’un prix décerné par l’Université de Heidelberg en 1936. Lors des procès de Nuremberg, l’un des avocats des dignitaires nazis alors jugés invoqua la décision Buck v. Bell comme précédent à la stérilisation de deux millions de personnes dans le cadre de la politique d’hygiène raciale du régime.

Par cette décision, la cour suprême confirmait la stérilisation de Carrie Buck, une femme placée comme débile mentale dans un établissement par ses parents suite à un viol. En voici un extrait:

 » Nous avons constaté plus d’une fois que le bien être public appelait parfois les meilleurs citoyens à faire don de leur vie.  Il serait étrange que nous ne puissions pas demander à ceux qui d’ores et déjà sapent la force de l’État de consentir à des sacrifices moindres, souvent non ressentis par ceux qui sont concernés, de manière à nous éviter d’être submergés par l’incompétence. Il vaut mieux pour tout le monde que, au lieu d’attendre d’exécuter les enfants dégénérés pour avoir commis des crimes, ou de les laisser mourir de faim en raison de leur imbécillité, la société puisse empêcher de se reproduire ceux qui sont manifestement inadaptés. Le principe qui soutient la vaccination obligatoire est assez large pour couvrir la section des trompes de Fallope. Trois générations d’imbéciles sont suffisantes ».

Voilà… rien de plus à rajouter si ce n’est que je déplore le manque de virulence des adversaires de NS qui bien loin de relativiser ses propos continue à les assumer tout en montrant clairement qu’il ne s’en tiendra pas aux mots.

De nos jours avec le fichage informatique et la généralisation des examens médicaux, de telles théories pourraient conduire à des atrocités sans nom qui serait bien sûr amorties par une propagande d’État qui se dessine dès aujourd’hui avec la fustigation des chômeurs et des autres cibles désignées comme boucs émissaires des problèmes de la France.

Chouette programme non ?

12 ans plus tard, la question de cette politique quasi eugénique ne semble plus d’actualité surtout dans un pays où la natalité est en baisse constante. Par contre ce qui est certain c’est que le fichage des personnes par des moyens électroniques est lui devenu une réalité inquiétante vu que les objets bientôt tous connectés pourront dans un futur très proche communiquer des tas de renseignements personnels aux acteurs économiques et politiques. Big Brother ce n’est plus de l’anticipation, demain est devenu aujourd’hui et ce, malheureusement, pour le pire.