Archives de Catégorie: Vents de redis
Exhumation d’un article de mon ancien blog
Un air connu…
Archive du vendredi premier mai 2009
Il ne vous échappera pas qu’aujourd’hui 1er mai, les journaux sont absents pour cause de Fête du Travail.
C’est d’ailleurs le seul jour de l’année où la presse écrite fait défaut, et c’est une tradition… Malheureusement cette tradition ne s’est pas propagée aux autres médias.
A la télévision et sur Internet j’entends et je vois de pseudo journalistes faire des émissions ou des pages spéciales pour effrayer le bon peuple français. Un nouveau virus qui apparaît (encore un essai manqué de mère nature pour se débarrasser de nous) et voilà que partout on semble nous annoncer la fin du monde.
Comme pour la grippe aviaire les médias se dépêchent de trouver le nom bien commercial de « grippe porcine » puis le retirent face à la colère des éleveurs de porcs.
Là où je suis, dans la pièce du bas, j’entends la télévision et des annonces d’émissions aux titres provocateurs genre « la crise est-ce que ça va péter ? » Ils n’attendent que ça ces vautours de l’information, ils seraient même prêts à provoquer eux mêmes les événements si ils n’étaient pas contrôlés par le pouvoir en place. Leur rôle attribué en échange de la libre commercialisation de l’information, est de feindre l’indignation de façon tout juste suffisante pour justement habituer le bon peuple à le nouvelle réalité sociale et désamorcer ses envies de se rebeller. Exemple : « Deux fois moins de monde aux manifestations du premier mai » Traduction : » Ben vous voyez, les français se sont résignés, alors faites comme tout le monde et acceptez ce qui vous arrive ou va vous arriver » Et bien sûr leurs « experts » répètent que ça ne va pas péter, ça ne peut pas péter : « non, interdit, n’y pensez même pas, ce n’est pas encore le moment, ni maintenant ni après ! »
Heureusement il reste encore des journalistes avec une vraie éthique et un désir de traiter l’information autrement que comme une source de bénéfices. Reporters d’espoirs est une agence de presse qui s’est fait une spécialité de positiver : au lieu de relayer drames et catastrophes, elle traque toutes les initiatives pour trouver des solutions aux grands problèmes de la planète, avec tous ceux qui inventent des solutions nouvelles, en espérant que le lecteur aura envie d’agir à son tour.
Oui un autre monde est possible, fort possible même. Mais encore faut-il que le bon peuple accepte de changer au lieu de continuer à se vautrer dans la satisfaction apportée par sa soumission consentie.
Archive animée
Archives de rencontres photo
Archive caritative
Bloody Mary, encore…
Archive du Lundi 13 mars 2006
Cher Francis,
Je viens d’amener ma voiture au garage afin que les réparations soient faites. Il aura fallu plus de deux mois pour cela. Je me retrouve sans ma belle 309 GTI rouge, elle me manque déjà… Mais bon, le pire c’est que j’ai une voiture de prêt.
Alors Francis tu vas me dire pourquoi est-ce si dur pour moi de rouler pendant une semaine ou plus avec une voiture d’un modèle plus récent que la mienne?
Et bien tout d’abord au volant de cet engin sophistiqué confortable et insonorisé, je n’ai plus le même rapport à la route qu’avec ma vieille guimbarde. Tout est aseptisé, confortable. Cela devrait rendre ma conduite agréable cependant c’est l’inverse qui se produit; coupé des sensations habituelles ma conduite perd de son mordant d’autant plus que ce modèle 1.8 injection est une limace comparé à la nervosité de ma GTI.
D’autre part rouler dans un engin bardé d’électronique me stresse un peu vu que je ne fais pas confiance à ces appareillages qui eux aussi médiatisent mon rapport à la route.
Enfin, et là c’est le pire, mes proches me voyant conduire une voiture « moderne » me disent que je devrais acheter ce genre de voiture et ne plus rouler avec ma vieille 309. Ceux d’entre eux que je transporte habituellement vont prendre goût au confort de cette voiture moderne et vont multiplier les remarques pour tenter de me convaincre de bazarder ma chère Bloody Mary ( c’est le nom de ma 309 rouge comme une belle tomate un jour d’été et forte comme la vodka -bloody mary = cocktail vodka jus de tomate-).
Bien sûr ils perdent leur temps, il n’empêche que cela est désagréable d’entendre que l’on dénigre cette machine qui s’est montré plus fidèle à mon égard que la plupart des gens que je connais.
Et oui mon cher Francis, le problème avec le concept de modernité c’est que la plupart des personnes pensent qu’il se confond avec la nouveauté. C’est ainsi que pour moi ma vieille voiture qui roule depuis 1989 est moderne car adaptée à ma situation présente. En effet elle répond à mes besoins fiscaux, est fiable, se répare sans intervention de super ordinateurs chez un concessionnaire habilité et onéreux et enfin me procure un plaisir sans cesse renouvelé.
Et comme disait Neil Young dans une de ses chansons: Long may we run !
Le soleil n’a pas finit de briller sur ma vieille complice.
Archive de blabla…
Archive du Lundi 27 février 2006
Cher Francis,
Au programme de cette journée, une grande question, un grand dilemme. Depuis quelques jours je me demandais si je devais continuer de rouler avec ma GTI ou alors acheter une superbe 309 Gt de 1987 que j’avais trouvé sur le net à 1500 euros. De plus, le propriétaire acceptait de me faire une remise sur ce prix.
C’est plutôt banal à dire comme ça mais de simple questions à la con comme celles-ci peuvent vous gâcher une journée entière.
Au fond, cette question n’était pas si banale car à l’époque où l’essence devient un luxe, acheter une voiture consommant moins n’est pas un caprice mais un calcul des plus rationnel, surtout si il s’agit d’une bonne vieille voiture du temps jadis qui fonctionne sans ordinateur et qui est faite pour durer… Pas comme les voitures actuelles que l’on qualifie de « modernes »…
J’ai donc passé deux jours à me prendre la tête avec ce problème et en essayant de marchander avec ma mère afin qu’elle accepte que je puisse avoir deux voitures (ce qui aurait été la solution idéale), mais rien à y faire !
Après une bonne sieste j’ai décidé de faire un tour avec ma voiture, prétextant une course au Lidl de Pont de Roide pour acheter un accessoire de jardin. Sur le chemin du retour j’ai eu la bonne idée de m’arrêter chez mon garagiste qui pour moi est le dernier professionnel compétent honnête et sympathique de sa profession. Après lui avoir exposé mon problème ce dernier m’a aidé à y voir plus clair en me précisant par exemple que ma voiture ne pouvait pas rouiller, que j’avais déjà investit beaucoup d’argent dedans, que l’argent de l’assurance couvrirai tous les dommages subis et peut-être même les petites et moyennes beugnes antérieures et que mon moteur dépasserai facilement les 300 000 klm…
En conclusion mon cher Francis je peux dire que vu comme c’est partit ma GTI et moi c’est pour la vie !
C’est à la fois drôle et triste de relire ces lignes, car moins de deux ans plus tard j’avais acheté Toshiyuki ma 309GT et peu de temps après je revendais ma 309GTI que je regrette quelquefois, mais bon c’était devenu impossible de l’entretenir… Contrairement à Toshiyuki qui continue de me servir loyalement avec peu de frais d’entretien.






