Téléthon…

Archive du samedi 6 décembre 2008

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Téléthon argentique

Les choses changent, moi même je change, enfin un peu…

Il y a quelques années je fuyais le téléthon alors que maintenant j’essaie de m’y investir de plus en plus. Ce matin je me suis levé à 5 heures pour aller préparer et servir le petit déjeuner aux coureurs, ces fous qui se font tremper jusqu’à la moelle pour aider cette noble cause.

Je reste cependant très critique vis à vis du rôle de l’Etat dans cette manifestation annuelle. Non seulement ce sont les particuliers qui financent la recherche mais en plus une partie de l’argent durement rassemblé est prélevé par l’Etat en taxes directes et indirectes.

Ça me fout en rogne…

Enfin pour en revenir au titre, cette année pour moi le téléthon a aussi été argentique car j’ai développé deux autres films dont un contenant le précieux résultat d’une séance photo improvisée sous la pluie.

Le résultat demain ! Je croise les doigts…

 

Follow the white rabbit… (Archive)

ARCHIVE du Mercredi 29 Novembre

Cher Francis, 

       En cette journée pluvieuse, je me suis préparé pour aller au centre de formation de Mulhouse pour y présenter l’état d’avancement de mon travail de mémoire. Devant composer avec la SNCF j’ai choisi un train dont les horaires prenaient en compte la loi de Murphy. Une fois de plus j’ai eu raison car va savoir pourquoi le train grande ligne avait ce jour-ci trente minutes de retard. Me voici donc bloqué en gare pour presque une heure. 

Après avoir traîné sur le quai, écouté une femme philosopher à voix haute sur le temps jadis où les trains servaient de montres aux gens tant ils étaient exacts, je retourne à l’intérieur de la gare. Je tourne encore autour des revues histoire de lire les titres puis je reviens dans le hall. Encore 40 minutes à tuer… Que faire…

Soudain un petit train arrive de Belfort. Une trentaine de personnes en descendent. Parmi eux je distingue un homme corpulent portant une longue barbe blanche. Il porte un jogging rouge et il avance un transistor collé à l’oreille. Le voici qui traverse d’un pas alerte le hall de la gare tout en parlant tout seul accompagné par le grondement de sa petite radio.

A ce moment je remarque qu’il reste encore plus d’une demie heure avant l’arrivée du train, c’est alors que tout comme Alice je décide de mettre fin à mon ennui en suivant à distance respectable cet étrange lapin blanc.

 Le bonhomme continue d’avancer tout en maugréant, traverse la rue devant la gare et se dirige vers le centre ville en direction du marché de Noël. Je décide donc moi aussi de le suivre dans ce paradis artificiel. J’atteins la porte de ce royaume de pacotille qui se résume à une arche rudimentaire derrière laquelle s’alignent sagement plusieurs rangées de cahutes en bois.

Je décide de prendre un vin chaud histoire de faire passer en douceur ce supplice que je viens de m’infliger à moi-même : traverser cet espace dédié au futile et à la vulgarisation gastronomique. Je regarde les stands des artisans, ce sont les mêmes depuis des années. Ils proposent encore les mêmes articles dont la seule originalité est de ne pas être des produits d’usine, dommage que ces objets soient vendus à des prix aussi prohibitifs.

Les vendeurs de marché de Noël, c’est connu, ne font pas vraiment de gros bénéfices. Leurs chiffres de vente sont en baisse d’année en année. Lorsque je passe près de leurs stands ils me regardent attentivement, serais-je celui qui leur permettra de faire une vente aujourd’hui ?

Malheureusement pour eux, cette année encore mon seul achat sur le marché de Noël se limitera à ce verre de vin chaud. Au fond je me dis que même si j’en avais les moyens financiers, je n’achèterai rien tant le principe même de ce marché de Noël me révolte.

Le but affiché clairement n’est pas de fournir une vitrine et un espace de vente aux artisans et associations. Je te l’ai déjà dit tous ceux que je connais se plaignent du manque de rentabilité de l’opération, les gens regardent mais n’achètent pas… Le but de l’opération qui d’année en année s’allonge dans le temps,  n’est-elle pas au fond de mettre en place un spectacle de très longue durée, un divertissement qui permettra au bon peuple de penser à autre chose qu’aux sombres perspectives d’avenir. 

Tu penses bien, ce n’est vraiment pas le moment !!! surtout en ces temps de Noël où tout un chacun est appelé à faire vivre l’économie en cédant aux sirènes de la consommation, quitte à se donner le motif du cadeaux pour apaiser sa conscience une fois le porte monnaie vide…

A ce propos ma banque me propose de me prêter plusieurs milliers d’euros pour que je puisse financer mes cadeaux de Noël…  Pitoyables crétins…

J’arrive au bout de ma torture self-inflicted. Je me trouve à présent devant les huttes des anciens pays invités, la Russie et le Canada… les vendeuses russes ont l’air encore plus tristes que les autres exposants, à voir leurs visages défaits je n’ai même plus envie d’aller leur parler avec mon russe limité… En plus de cela, scandale impardonnable, elles ne vendent pas de vodka cette année!!! Mais de qui se moque t-on !!!

A ce moment je décide de tourner le dos pour de bon à ce mirage de bonheur marchand pour retourner à la gare, mon lapin blanc, le père noël en jogging rouge a disparu.

Pas grave contrairement à Alice, je connais le chemin du retour.

A chacun son pays des merveilles.

Les incivilités en archive

Voici ce que j’écrivais le 22 novembre 2006, alors que mon travail d’éducateur se faisait à l’extérieur en SESSAD.

Mercredi 22 novembre 2006

Cher Francis, 

       Tous les mercredis depuis la rentrée, mon travail est d’apprendre à un jeune garçon à utiliser seul le réseau de bus de sa ville. Le matin je pars avec une voiture de service jusqu’à la petite ville où il réside puis nous prenons ensemble le bus pour nous rendre dans des endroits où il doit apprendre à aller seul. Un travail intéressant et plein de sens.

Aujourd’hui le but était de faire une fois de plus le trajet en bus mais cette fois mon apprenti devait se débrouiller seul pendant que moi je le surveillais du fond du bus.

Installé sur une banquette deux places recouverte d’un mince tissu sale, je regardais d’un œil distrait les dégâts visibles dans ce véhicule de transport en commun. Les graffitis, les crachats par terre, les parties plastiques brûlées au briquet… La routine en somme.

Soudain mon regard fut attiré par une autre manifestation d’incivilité aux conséquences bien plus graves. Pour bien t’expliquer mon propos je dois te donner certains détails.

Les bus sont munis de vitres servant d’issues de secours, ces vitres spéciales ne sont fixées que par le haut avec deux gros clips. Le bas de la vitre ne tient elle que par deux poignées qui joignent le verre à la carlingue du véhicule. Ainsi en cas d’urgence. il suffit de tourner les poignées puis de s’appuyer contre la vitre pour la faire tomber et créer une façon de sortir du bus.

C’est justement en regardant ces vitres servant d’issues de secours que je me suis rendu compte d’un fait révoltant; toutes les poignées avait été volontairement tournées, les vitres pouvaient donc d’un moment à l’autre tomber à l’extérieur du bus entraînant dans leur chute la personne qui aurait malencontreusement appuyé son corps contre la surface vitrée.

Révolté par ce geste délibéré de malveillance, je me mis en tache de refermer les vitres en remettant les poignées dans le bon sens. Je remarquai au passage que certaines de ces poignées avait été arrachées afin de rendre cette dangereuse ouverture des vitres de secours perpétuelle.

Au delà de la colère, une interrogation… Quelles peuvent être les raisons d’un tel geste? A quoi correspond cette volonté de nuire à l’intégrité physique d’inconnus ?

Une chose est sûre Francis, c’est que si jamais je devais être témoin d’un tel geste idiot et délictuel, je ne resterai pas sans rien faire.

Le bus n’est pas un endroit sûr, et pourtant je dois former des jeunes à l’utiliser… Dilemme…

Archive d’auto-critique

Il y a douze ans, j’avais déjà un regard très autocritique sur mon blog…

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Jeudi 15 novembre 2007

Cher Francis,

Ce soir encore je rentre tard et demain se sera la même chose. Dans l’établissement dans lequel je travaille les horaires peuvent varier selon les circonstances. Après avoir consulté ma mère pour avoir les nouvelles je me suis donc installé devant l’écran de mon ordinateur principal. Avant d’écrire mon petit mot quotidien je désirai retrouver en lisant mes archives les dates des première neiges de 2005 et 2006.

Après avoir trouvé l’information je m’amusai à relire certains passages puis des mois entiers. Mauvaise idée…

J’ai honte. Oui franchement j’ai honte de ce que j’ai écrit, de mes fautes d’orthographe, de style, du manque d’intérêt de ce que je raconte. Je devrais vite tenter de sauver les meubles en me donnant des excuses. J’étais en formation, je revenais le soir tard et très fatigué je n’avais pas le temps de relire ce que j’écrivais… 

Cependant je ne chercherai pas à fuir ma responsabilité et je ne renierai rien de ce que j’ai écrit. Ce soir j’affirme assumer mon manque de talent littéraire passé présent et futur. Je ne supprimerai aucune page et je ne ferai aucune correction sur les pages du blog. Par contre les autres pages du site en ont vraiment besoin et vite…

La meilleure nouvelle dans tout ça c’est que ce hobby quotidien porte ses fruits puisque je suis à présent capable de voir mes erreurs passées. J’espère donc continuer à progresser dans ma maîtrise de la langue écrite tout en faisant de ce blog quelque chose de vivant, de varié et avant tout quelque chose qui me ressemble. Après tout c’est l’objectif que je m’étais donné en le commençant il y a cela plus de deux ans. Et là je ne sais pas si mes petits billets ont permit à mes lecteurs de mieux me connaître…

La lointaine époque du chat (IRC)

Voici une archive du mois de novembre 2006, à l’époque je passais des nuits à discuter en direct avec des japonais et avec des passionnés du Japon.

Mercredi 8 Novembre 2006

Cher Francis,

       Hier soir j’ai continué ma quête de correspondant japonais en me rendant cette fois sur un site de tchat. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas fait cela et je me demandais pourquoi j’avais arrêté de le faire. L’endroit était sympa, j’ai été bien vite accueilli et j’ai pu apprendre énormément de choses en lisant les réponses et les questions des personnes présentes.

La discussion était agréable, nous parlions cinéma, cuisine, culture japonaise… J’étais aux anges vu que je pouvais enfin discuter de ces sujets avec d’autres personnes aussi intoxiquées que moi sinon plus. Le coté virtuel de la discussion s’effaçait devant la richesse et la chaleur des échanges, j’avais l’impression d’avoir trouvé un endroit agréable et motivant où j’allais pouvoir avancer dans ma recherche de correspondants.

Soudain une personne fit éruption sur le site de tchat avec un pseudo italien et commença à attaquer avec des insultes racistes l’un des participants dont le pseudo évoquait l’Afrique. L’absence de modérateur sur le forum fit qu’il multiplia les grossièretés fascistes pendant plus d’une heure troublant les échanges des autres membres.

Voici pourquoi j’avais arrêté les tchats il y a quelques années, j’avais été sans doute découragé par la présence de telles personnes ainsi que par l’absence de concrétisation dans le réel de ces échanges virtuels. De plus mon honnêteté et ma franchise sont de lourds handicaps pour la pratique de ce mode d’expression où tout le monde ment au moins un peu  sur son image et son vécu. Dans ces conditions le fait d’être honnête et transparent rend la personne ennuyeuse.

Cependant en ces temps de disette affective le moindre réconfort aussi virtuel soit-il compte alors pourquoi pas ne pas y passer de temps à autre? et qui sait j’y trouverai peut-être enfin une piste…

Aujourd’hui, c’est à dire 13 ans plus tard, je ne vais plus du tout dans ces endroits car j’ai tour à tour réalisé que je ne verrai jamais ces personnes dans la vie réelle puis plus récemment que je n’irai jamais au Japon. Du coup le lien vers ce chat est dans mes favoris, je l’ouvre en gros une fois par mois mais ça s’arrête là.

A présent je rêve d’un pays avec des gens avec qui je pourrai communiquer sans soucis, un pays où la vie serait bien moins chère et avec des grosses bestioles que j’aime tant à photographier et à manipuler. Bref oui mon nouveau rêve c’est l’Australie. :mrgreen:

 

Tous un dans la mort à venir (archive)

Mercredi 1er Novembre 2006

Cher Francis,

       Cette Toussaint 2006 est des plus contrastée. A l’extérieur la chaleur et la lumière intense ainsi que ce léger vent donnaient à ce jour une brillance très particulière que j’aurai bien aimé fixer sur pellicule argentique avec mon attirail de reporter de guerre. Dans mon esprit par contre, de la pluie, des nuages et de grandes incertitudes tout cela causé par le fait de penser une fois de plus à la mort.

Un tour sur le cimetière pour voir les gens se presser autour des tombes puis le retour au foyer en buvant un thé d’Amsterdam au fort goût boisé accompagné de scones (biscuits secs traditionnels d’Écosse). Une petite virée dans l’espace sur l’Enterprise suivi d’un petit somme et me revoilà devant mon clavier. Cette fois cependant je suis dans la pièce du bas.

Une telle journée ne m’a laissé que très peu de temps pour méditer sur le sujet préoccupant du jour; la mort. De toute façon vu que je t’en parle très régulièrement, il n’y a pas de raisons d’en dire encore plus en ce jour. Enfin si, peut-être…

Je voudrais juste te dire que pour cette Toussaint 2006 la mort se fait vraiment très pesante et vient ternir cette belle journée non seulement à travers les différents rites qui me rappellent que parmi les miens nombreux sont ceux qui s’en sont allés avant l’heure, mais aussi à travers la grande campagne médiatique en cours sur les dégradations irréparables subies par l’environnement. La Toussaint 2006 s’impose donc comme une bonne cuvée macabre.

En ce jour j’ai pris conscience d’être un être mortel sur une planète qui se meurt, victime après des millions d’années d’évolution d’une forme de vie devenue assez puissante pour tout anéantir en moins de 100 ans, et ce, avant de succomber elle -même des conséquences de sa propre folie destructrice.

Mais avant cela, nous allons devoir suivre les derniers soubresauts des humains qui tels des insectes nécrophages continueront à pulluler sur ce cadavre de planète jusqu’au jour où il ne leur restera plus rien à assimiler. Fort heureusement les programmes spatiaux ont été fortement ralentis, il y a ainsi de bonnes chances pour que cette infection reste en quarantaine dans ce quadrant avant de disparaître dans le néant sans avoir pu envoyer d’autres représentants sur d’autres planètes terraformées.  

En attendant, nous voici condamnés à être les spectateurs frustrés et démunis des différents événements qui s’annoncent sur la grande scène. Les famines, les guerres, les catastrophes naturelles, les images quotidiennes de ce monde à l’agonie… Enfin tous ces signes avant coureurs du grand final qui nous empêchent d’espérer autre chose que la non-existence de la réincarnation.

Préparons-nous donc Francis, la grande Toussaint approche, celle qui ne laissera ni tombes, ni fleurs, ni visiteurs du premier novembre…

13 ans plus tard, à la lumière des catastrophes écologique et économiques imminentes, mon texte est malheureusement encore plus d’actualité. De quoi bien saper le moral. Désolé mais moi aussi je préfère quand j’ai tort. 😥

Rites de passage (Archive)

Voici ce que j’écrivais il y a 14 ans le 25 octobre 2005. Je venais de découvrir la notion de rite de passage et j’étais comme enflammé par ce concept…

Mardi 25 octobre

  Cher Francis,

       Aujourd’hui a été, une fois n’est pas coutume, plein d’enseignements et de découvertes. Cependant si je dois faire le point sur cette journée ce qui me semble le plus important c’est cette réflexion que j’ai commencé sur la notion de rites de passage. En effet en discutant avec un prêtre africain des pratiques traditionnelles qui viennent pondérer la vies des personnes vivant sous ces latitudes, je me rends compte que ces peuples qualifiés de sauvages étaient non seulement hautement policés mais avaient sut inventer des repères plus forts et plus universels que nos institutions occidentales. 

C’est ainsi que dans certaines régions d’Afrique un enfant devient un homme à douze ans, puis entre dans un second temps de sa vie ou il devient un ancêtre respecté avant de terminer dans un autre statut toujours admiré mais en retrait de l’activité du village. Ces différents passages sont accompagnés de rites et de fêtes et permettent à chaque personne de savoir exactement ou il en est par rapport à lui même et à la communauté dont il fait partie.

Dans nos civilisations dîtes modernes, ce sont les institutions telles que le mariage, les autres sacrements de l’Église et le service militaire qui servaient de points de repères aux personnes. Ors ces institutions ayant disparu ou étant fortement critiquées ou méprisées à juste titre ou non, les points de repères dont elles étaient porteuses ont perdu leur sens ou leur raison d’être.

Le problème est surtout palpable chez les adolescents pour qui la question de l’identité propre est au centre de leur dur processus de construction identitaire. Cette absence de repère à laquelle s’ajoute une absence de personne relais, de modèle positif ou de garde fou, suffit à expliquer en grande partie la violence des jeunes. Ces actes peuvent ainsi selon moi être interprétés comme une tentative désespérée pour tenter de trouver un sens à leurs vies dans ce monde froid et matérialiste qui leur est révélé quand la magie de l’enfance s’estompe. 

C’est ainsi mon cher Francis, que face à ce vide il est de notre devoir de parents, d’éducateurs ou d’amis de combler la vacuité en inventant nos propres rites et en définissant de nouveaux repères dans la vie de ces personnes à la dérive. Concrètement cela peut prendre la forme d’une escalade alpine, d’un camp de rupture, d’un voyage dépaysant… Il suffit que la personne soit confrontée à de l’inattendu et mette en marche ses ressources propres ainsi que celles des autres pour sortir vainqueresse de ce défi. Ce faisant, la personne ayant du puiser au fond d’elle même ses dernières ressources découvre ses vraies potentialités et ses vraies limites. En apprenant ainsi à mieux se connaître et à s’accepter elle prend confiance en elle ce qui la grandit considérablement et lui permet de continuer son chemin d’être humain. 

On retrouve ici la logique du rite de passage avec un cadre formel allégé, l’éducateur prend la place de l’initiateur, le projet celui du rite. Mais cela n’est qu’un exemple donné par ton serviteur portant les ornières de l’éducateur. De telles choses étant possibles sous une multitude d’autres formes tout en donnant au final un résultat allant dans le sens d’aider chaque personne à se situer en temps qu’être humain et membre d’une société.

Pour ma part mon cher Francs je dois t’avouer que dès l’age de 16 ans j’inventais déjà mes propres rites dont le plus drôle aura été de prendre un bain dans une rivière glacée le jour de mes 18 ans… Je sais je suis un type bizarre. 18 ans c’est l’age où l’on a le droit de boire et de se taper des pornos… Mais comme je l’ai déjà dit, à chacun ses rites !

14 ans plus tard, j’ai approfondi la notion de rite de passage en découvrant dans mes études (Arnold Von Gennep) et par la suite les différents temps qui le compose (annonciation, séparation, initiation, mort symbolique, renaissance et fête), leur articulation et surtout leur sens. Du coup, non, se baigner dans de l’eau glacée n’est pas rétrospectivement un rite de passage puisque aucune des étapes n’a été respectée et encore moins le point le plus important dans la notion de rite de passage. Celui-ci ne peut exister que dans un groupe social.

Du coup si une bande d’ados se donnent pour règle de fêter les 18 ans de l’un d’entre eux en le faisant boire trois litres de bière, cela aura hélas plus de sens comme rite de passage que ma baignade en solo.

Mais bon, je fais ce que je peux… :mrgreen: