Archive botanique

Archive du mercredi 1er juillet 2009

Un rare et spectaculaire miracle nocturne
      
Ce matin alors que comme à mon habitude j’allais me coucher bien après minuit, je senti une odeur très forte et suave qui venait de la salle de bain. Je précise que je suis fortement enrhumé depuis plusieurs jours et que la porte de la salle de bain était presque fermée, ce qui montre l’intensité de cette fragrance. J’ai d’abord cru que le siamois avait cassé une bouteille de parfum avant de découvrir émerveillé un spectacle que je guettais depuis plusieurs jours, la floraison de cette plante grasse qui se trouve si bien dans notre salle de bain. Cette plante nous a été offerte par des amis qui l’ont ramené du Sénégal, voilà près de six ans qu’elle est chez nous mais elle n’a fleurit que deux fois. Les fleurs ne s’ouvrent que quelques heures à la tombée de la nuit avant de mourir aux premières lueurs de l’aube. La plante me fait vaguement penser à un Schlumbergia de par sa morphologie mais par contre les fleurs sont immenses (près de 15 cm). La première fois je ne l’avais même pas vu. C’est sans doute pour cela que cette fois-ci j’ai mis le paquet coté photo et film pour fixer ce moment car je ne sais pas si je serai encore là pour la prochaine floraison. La nature est si bien faite…

Archive dipsomaniaque… Encore…

Archive du Samedi 24 Juin 2006

Cher Francis,

       Encore une journée très éprouvante. Le matin aider les gens de l’association à dresser les chapiteaux pour la pétanque de demain, du rire mais de la fatigue… Puis foncer à Montbéliard à l’école pour tenir un stand jeux à l’ordinateur et découverte du site Internet qui comme à l’accoutumé n’a pas attiré grand monde…

Et c’est alors que sur le point de partir en pensant échapper au pot d’adieu d’une institutrice, je me fais chopper par cette dernière qui me force à rester. La voici qui offre un luxueux buffet de traiteurs bien arrosé aux membres de l’équipe. 

Là j’ai abdiqué , mon hypocritomètre a explosé…

Moi je n’avais même pas put mettre une pièce dans sa tirelire de départ, étant toujours sans le sou et n’osant pas m’abaisser à demander à ma mère. La dèche totale je suis à 30 euros de mon déficit maximum autorisé… Alors forcément mes principes à la con m’ont forcés à regarder ce fantastique buffet sans oser manger un seul morceau… Cela était d’autant plus dur que je n’avais pas eu le temps de manger et que je n’avais pas non plus mangé la veille trop occupé à tenter de faire les mises à jour… Vu l’intérêt suscité par le site on peut dire que j’ai vraiment perdu mon temps!

Quand au reste même pas envie de parler car cela irait contre ma résolution de ne plus parler de mes états d’âme…

En rentrant chez moi je découvre des morceaux de feuillage partout sur la route. Arrivé chez moi je me retrouve au plein cœur de l’hiver. Vers 18h00 un orage très violent a envoyé ses grêlons recouvrir le sol. Les mots sont impuissants à décrire le carnage, les photos de demain y arriveront mieux…  Disons seulement qu’il y avait tant de glace par terre, des grêlons énormes, que la température était descendue à 20°C. 

Avec le verre de blanc de ce matin cela me fait deux sensations agréables pour la journée…

La jardin lui a moins apprécié…

Bon y’a plus qu’à noyer tout ça, allez Francis fait péter le bouchon…

L’absurde en archive

Archive du samedi 17 juin 2006

Samedi 17 Juin

Cher Francis,

       Nous vivons dans un monde de fous, et pire encore de fous qui en plus de la raison ont perdu le sens de l’humour… Si tant est qu’ils l’eussent eu un jour.

Ce matin je suis allé à la gare pour acheter des billets de train pour partir en vacances. Comme tu le sais mon chat siamois fait partie du voyage. C’est alors que j’apprend que le chat doit payer sa place. Jusque là rien de bien anormal vu le contexte actuel de cette chère SNCF si décriée dans ces pages. Par contre j’ai été surpris que le chat se voit décerner son propre titre de transport…

Constatant qu’il s’agit d’un billet identique au mien je demande oisivement si le chat doit le composter. Le guichetier me répond « oui » sur un ton sévère. je me fend d’un sourire imaginant mon siamois, perché sur une valise,  debout sur ses papattes arrières le billet dans la gueule cherchant à atteindre le composteur.

Trouvant la situation cocasse je continue de taquiner le pauvre guichetier:

– Et si jamais le chat il n’arrive pas à composter ? il aura une amende ? 

– Ben bien sûr monsieur !

– Mais comment il va la payer ? en faisant de la pub pour la bouffe en boîte ? c’est qu’il aime pas ça mon chat vous savez… Alors il faudrait le payer cher… Remarquez ça simplifierait le problème…

Ne remarquant toujours aucun sourire chez ce guichetier coincé dans la plausible sécurité de ses procédures je décide pour satisfaire un plaisir pervers de continuer le délire…

Au fait sur le billet du chat il n’y a pas marqué la correspondance à Narbonne… Si jamais le chat il se perd dans le train comment il va savoir qu’il doit changer à Narbonne? 

– Les chats ça ne sait pas lire !

– Ben en tout cas le mien vous le pensez capable de composter les billets !!! alors il l’est peut-être assez pour lire? vous avez pas des tests d’intelligence pour chat dans votre bureau ?

A ce moment voyant le bonhomme se raidir je décide à contrecœur de m’arrêter. 

– Bon, je vous dois combien ?

Je sais Francis ce n’est pas très gentil et au fond ce n’est peut être pas si drôle mais moi ça me fait encore sourire au moment où je te tape ces lignes. N’est-ce pas le plus important ?

Archive jeuniste

Archive du Samedi 10 Juin 2006

Cher Francis,

       Hier soir, lors d’une réunion je me suis rendu compte une fois de plus de l’effroi des adultes face aux jeunes. Les personnes en parlaient comme des délinquants en puissance, des inutiles, des êtres que plus rien n’intéresse, des irresponsables.

Et oui une fois de plus je constatais que le fossé entre les générations s’agrandissait, accéléré par les représentations erronées que chaque camps a sur l’autre.

Bien sûr en tant que travailleur social en formation, j’ai pris la parole et j’ai invité les personnes qui s’exprimaient à changer leur regard en leur donnant d’autres clefs de lecture.

Cependant ce n’est pas avec mes maigres notions de psycho et de socio simplifiées à l’extrême que j’arriverai à changer les choses. D’un autre coté vu que je refuse de voir le tissu social se désagréger davantage dans mon petit village, je pense que dans un avenir proche je tenterai de mettre en place avec d’autres personnes des projets pour rassembler un peu tout le monde.

Mais pour l’instant, et ce jusqu’à la fin de ma formation, je continuerai à expliquer aux personnes qu’elles ne doivent pas craindre les jeunes et refuser de jouer leur rôles d’adultes structurants vis à vis d’eux. Les concepts ont sans doute du mal à passer mais le sentiment d’espoir que cherche a partager, est lui bien mieux accueilli. 

Pour en finir avec ce propos, j’espère mon cher Francis que la vie associative dans laquelle je prendrai bientôt plus de responsabilités, me permettra de concrétiser mes grandes idées. Cela pourrait commencer par un geste tout simple, comme inviter les jeunes qui traînent dans un abribus à monter avec les adultes du village les chapiteaux et structures lors de l’une de nos manifestations culturelle ou sportive…

Vivement donc la fin de ma formation.

Espérons qu’entre-temps, la région et le pays tout entier ne sombrent pas encore plus profond dans la déprime. 

Archive de crackosaure

Archive du mardi 3 juin 2008

Cher Francis,

       Et bien voilà, je l’ai fait, j’ai sauté le pas…

Depuis quelques minutes je suis devenu membre d’Ebay le fameux site d’enchères. Je m’étais promis que je ne le ferai jamais mais j’ai eu un coup de cœur pour un charmant petit appareil photo télémétrique.

Et là mon palpitant s’affole comme pour un examen car dans moins de 50 minutes maintenant je saurai si oui ou non je réussirai à remporter l’enchère…  Croise les doigts pour moi !

14 ans plus tard j’ai acheté et revendu des dizaines d’appareils exposé des centaines de films et tout ça pour n’avoir qu’une vingtaine de photos dont je suis fier. Comme tout ceci parait stupide et dérisoire! Ça me rend malade, envie de tout bazarder ce qui me reste.

Brève archive

Chaque vendredi je pioche dans les archives de mon ancien blog et je trouve parfois des choses sympas que j’ai envie de remonter. Cette semaine hélas je ne trouve que des articles barbants traités n’importe comment, du coup je préfère partager une archive bien simple, courte et parlante, celle du 27 mai 2007, c’est à dire la période pendant laquelle j’ai passé mon Diplôme d’État d’éducateur spécialisé.

Archive du Dimanche 27 mai 2007

Cher Francis,

       Le D.E approche vu que c’est  mercredi. Chose étrange je n’ai pas peur. C’est comme si tout cela ne voulait plus rien dire. J’ai révisé du mieux que j’ai pu les trois ans de cours mais j’ai encore pas mal de choses que j’ignore sans compter les matières dont j’ai été exempté et pour lesquelles je n’ai pas de cours.

Vais-je subitement me mettre à paniquer demain matin ?

Bon je retourne à mes révisions. Je t’ai laissé une nouvelle photo de la semaine.

Archive photographique

Archive du mercredi 20 mai 2009

Dan

Dan travaillait dans l’IMP Où je suis employé, il y occupait la place d’homme à tout faire et s’occupait des travaux et des transports. C’était une grande gueule mais pas tant que ça et on rigolait bien avec lui. Tout comme moi il détestait Noël car les pires choses dans sa vie s’étaient passées pendant les fêtes. C’était comme ça avec Dan. Mais voilà, un jour il a été hospitalisé et n’est jamais revenu de ce nouvel hôpital dont on dit tant de mal… 😥

C’est le premier de mes collègues dont j’ai assisté aux funérailles. Pour sa crémation il y avait du Supertramp et ça c’était plutôt classe. C’est bizarre de tomber sur sa photo aujourd’hui et encore plus de me souvenir de cette petite phrase qu’il disait à un chef qui trouvait que son travail n’était pas assez rapide ou à un collègue qui faisait un constat pessimiste dans une conversation, cette phrase bien consensuelle et si bien tournée : « On en est là, on en est là… » 😆

Tu me manques l’ami… 🙄

Archive verte

Archive du samedi 13 mai 2006

Cher Francis,

       Cet après-midi, alors que je tondais les pelouses autour de ma maison, je regardais non sans tristesse les jolies pâquerettes et autres fleurs disparaître en purée sous la lame impitoyable de cet engin électrique au bruit aussi doux qu’un nuage de bourdons.

C’est alors que je me suis mis à penser à cet incroyable écosystème qu’est une pelouse. En effet même sans les insectes, arachnides et autres animaux, la biodiversité d’une pelouse passe tout d’abord par la variété des plantes qui y poussent.

Certaines comme le plantain étaient utilisées jadis par l’homme dans sa pharmacopée, d’autres étaient consommées, et enfin certaines autres espèces avaient une fonction décorative.

De nos jours l’homme moderne venu de la ville ou coupé de ces savoirs ancestraux considèrent que sa pelouse doit être une démonstration de sa capacité à domestiquer la nature. c’est ainsi qu’il tond toutes les semaines, utilise de nombreux désherbants sélectifs et dépense des sommes grotesques pour que sa pelouse soit uniformément verte et entièrement constituée d’herbe. 

Une telle arrogance m’amuse énormément. En effet mère nature prend toujours le dessus et finit par imposer sa volonté en revendiquant son pouvoir sur cet écosystème que l’homme croyait contrôler seul. Il suffit que ce dernier relâche son attention quelques jours pour que les plantes adventices reviennent en ambassadrices et réussissent à se multiplier ruinant les efforts de l’homme.

Je rêve d’avoir une pelouse naturelle faite de plein de plantes différentes où de nombreuses créatures y vivraient régulant la taille des végétaux sans que j’ai besoin de passer la tondeuse… Mais bon, une telle pelouse ferait de moi un déviant et provoquerait de vives tensions chez mes voisins toujours déterminés à faire pousser du gazon de golf…

Alors pour l’instant mon seul acte de rébellion a été de ne pas tondre le pied de primevères vers le cerisier. La pelouse sauvage est un projet qui reste pour l’instant dans mes cartons.

16 ans plus tard, mon projet de pelouse sauvage est devenu une réalité mais non par conviction mais uniquement parce que je peine de plus en plus à faire les travaux à l’extérieur. Je m’essouffle très vite, j’ai le souffle coupé dès que je me penche, bref je suis en très mauvaise santé faute à ma mauvaise hygiène de vie et mon amour inconditionnel de la bière. Il faut que ça change car ma vie commence à être intéressante. 🙄

Archive de série B

Archive du samedi 6 mai 2006

Cher Francis,

       Je viens à toi ce soir avec plein d’images dans la tête. En effet aujourd’hui je suis allé au cinéma voir coup sur coup trois films d’horreur. Au final il n’y en a qu’un que j’ai vraiment aimé le reste était très moyen par rapport à ce que je recherchais.

Vois-tu Francis j’en ai marre des films qui semblent inspirés par des chrétiens intégristes où les jeunes se font charcuter dès qu’il commencent à fumer des cigarettes qui font rire ou à faire des galipettes. Quand aux jeunes homos se sont toujours les premiers à passer à la casserole… non au sens propre, pas pour les galipettes…

Finalement il n’y a que le cinéma asiatique qui ne fonctionne pas sur nos angoisses judéo-chrétiennes inconscientes. En effet il y a aussi un rapport à la religion mais il ne fonctionne pas avec nous puisque nous ne baignons pas dans la même culture. 

Il ne reste que la terreur vraie, et la violence extrême.

Pour ça les japonais sont très forts, depuis que je suis devenu un amateur du travail de Miike et des autres plus aucun film d’horreur occidental ne peut m’impressionner. 

Mais je ne désespère pas.

Bon je vais me coucher demain je me lève tôt pour tenter de faire un peu d’argent en vendant quelques objets personnels superfétatoires sur le vide grenier de mon village…

Encore une expérience palpitante en vue…

Les délires de ma mère en archive !

Archive du 29 avril 2007

Cher Francis,

       La journée a été ponctuée d’orages tournants, ma pauvre Toshiyuki chassée de son douillet garage par madame GTI se prend des litres d’eau sur sa carrosserie. Après un repas de dimanche bien consistant une petite sieste et un grand thé vert japonais d’une profonde délicatesse, je me remets au travail espérant taper quelques pages entre deux coups de tonnerres.

C’est dans ce contexte que je sens un truc chaud et poilu frôler mes jambes qui depuis plusieurs jours sont enfin libérées de la tyrannie conjointe du pantalon et des chaussettes; vive les shorts et les pieds nus !!! 

Mon chat vient de passer sous le bureau.

Jusque là rien d’exceptionnel sauf que je remarque que les déplacements graciles du félin prétendument domestiqué sont accompagnés par un tintement insolite. En me penchant je découvre la bonne blague que ma mère a joué à notre pauvre Valentin (Val), juge plutôt :

N’est-il pas beau ce siamois avec son collier assorti à la couleur de ses yeux et qui de surcroît donne l’heure ?

Après tout nous sommes dans l’ère de la multifonctionnalité ! Un chat c’est joli, ça tient compagnie ça chasse les souris et si en plus ça peut donner l’heure pourquoi pas…

Une chose est sûre c’est que Val notre chat qui donne l’heure va prendre de la Val’heure !!!

Désolé pour ce calembour, la fatigue sans doute… 

Par contre pour une fois que c’est ma mère qui délire je n’allait pas laisser passer ça…