Hier soir j’avais atteint un niveau de fatigue inédit. J’ai eu la mauvaise idée d’aller au magasin pour y prendre quelque chose pour le repas du soir et aussi peut-être quelque chose à boire (alors que cela faisait plus d’une semaine que je ne buvais plus à cause de la chaleur) pour célébrer le fait que j’avais réussi à rentrer chez moi sans m’endormir au volant.
Et c’est là que j’ai eu la très mauvaise idée d’acheter cette bouteille :
J’ai donc bu une bière Meteor à 7,2 enrichie par cet amer au sapin. Elle aurait du passer sans soucis mais voilà, avec la chaleur…
…Et puis le sapin… La même matière que les cercueils pas chers, j’aurai du me méfier. 😆
Je me suis en effet tout de suite senti très mal, je n’ai eu que le temps d’écrire « Crevé » avant de m’endormir devant mon écran et me réveiller vers 20h00 pour faire à manger pour ma mère et superviser son couchage.
Ce matin au réveil, maux de ventre, céphalées…
Bref, je ne vais pas bien du tout et mon prochain rendez-vous chez un médecin qui n’est pas le mien, est prévu pour le 18 juillet, je n’ai rien trouvé avant.
Ces canicules d’ampleur et de fréquences inédites qui se succèdent les unes aux autres, ont des effets désastreux sur ma santé avec en premier lieu une importante perte de qualité de sommeil car je n’ai plus accès au sommeil paradoxal qui est le seul vrai sommeil réparateur. Les matins de mes nuits sans rêves, je me réveille fatigué et je me ré-endors presque en prenant mon petit déjeuner.
Par la suite mon corps doit secréter les substances qui me maintiennent éveillé mais ce n’est pas optimal, je sens que mon appareil psychique peine à faire son travail et que mes facultés de raisonnement et de jugement sont atteintes.
Mes chevilles sont toutes deux frappées par d’importants œdèmes qui se sont développés car je ne peux plus porter les bas de contention par ces chaleurs. Si j’étais un enfant je me dessinerai avec deux boules en dessous des mollets et ce serait tout à fait anatomiquement vrai.
Et encore, je ne parle pas de la couleur de ces boules.
Je pense très fort à la chanson de Neil Young « Old laughing lady » :
See the drunkard of the village
Falling on the street
Can’t tell his ankles
From the rest of his feet
He loves his old laughing lady
‘Cause her taste is so sweet
But the laughing lady’s loving
Ain’t the kind he can keep.
D’autres signes inquiétants viennent compléter ce tableau mais je vais arrêter là et garder ça pour le médecin.
Du mal, à bouger, du mal à respirer, à parler, à chanter, des douleurs un peu partout, une fatigue chevillée au corps… Non ça ne peut plus durer.
Vu que la chaleur ne me permet plus de perdre du poids comme avant par sudation et alimentation légère. Vu que j’ai épuisé toutes les options il ne me reste plus qu’une seule option, celle de la sleeve.
Je vais donc lancer la procédure sans plus tarder. Je sais ce qui m’attend et que cela va durer mais raison de plus pour être réactif.
Et cette fois aucun recul possible. Je veux profiter encore un peu de la vie pour faire de la musique étudier, apprendre et surtout tenter de devenir un meilleur professionnel.
J’ai déjà trop perdu, je refuse désormais d’autres compromis avec ma santé.