Une gentillesse sans limites

Dans ces pages, je fustige souvent de façon humoristique, sarcastique voire amère, les travers de la nature humaine. Mais samedi dernier, enfin dimanche matin à 1h00, j’ai eu une belle leçon de vie qui m’a aidé à remettre les choses en perspective. :mrgreen:

Car oui, dimanche matin, un homme que j’ai rencontré deux fois dans ma vie m’a prêté sa chambre Sinar P 8×10 ! 😯 Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle c’est un appareil photo sur trépied qui permet d’exposer des plans films de 25×20 cm. C’est un matériel rare, lourd et très cher (3000 euros) et il m’a été prêté en échange d’une simple adresse sans limite de temps.

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Alors oui ce prêt a eu des conséquences un peu violentes comme l’achat de plus de 300 euros de films et de châssis grande taille, mais tout de même, se faire prêter ce genre de chose c’est comme si quelqu’un que vous connaissez à peine vous prêtait sa voiture.

Je suis donc stupéfait, sonné par cet acte aussi généreux qu’altruiste.

Reste à faire quelque chose avec ce matériel, vu le prix unitaire de la photo, je vais bien réfléchir avant d’en faire une. 🙄

Le coup du chat coincé dans l’arbre, version américaine.

La scène s’est déroulée ce weekend en Californie dans le comté désertique de San Bernadino. Les pompiers ont été appelés par un homme pour faire descendre un chat bloqué dans un arbre proche de sa maison.

Sauf que là le chat en question était un jeune cougar adulte perché à 15 mètres du sol.

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Les professionnels aguerris ont secouru la pauvre bête en l’endormant avant de la récupérer avec une nacelle. Les agents gouvernementaux pour la faune et la flore, ont marqué l’animal avant de le relâcher dans la nature.

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Ces gros matous montent souvent dans les arbres, celui-ci par contre s’était bien coincé et son évacuation était la chose la plus raisonnable à faire vu que des maisons étaient très proches. Ces jeunes cougars adultes s’aventurent souvent loin de leurs territoires d’origine pour en créer de nouveaux.

Une histoire de vie sauvage qui finit bien, c’est assez rare alors j’en profite. 🙄

M et Mme Lapin

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Rollei SL66, Sonnar 150mm F8 , HP5, ilfotec HC 1+47 et scan maison sur V700

Histoire de finir cette semaine Saint Valentin, je me suis amusé à retrouver cette photo dans mes archives. Ces peluches de grande taille sont mes modèles pour mes idées rigolotes et aussi pour tester le matériel grand format. Car oui, eux ils savent tenir la pose ! 😆

A voir au format XXL en cliquant ici

Éros et thanatos

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Pour cette semaine, voici donc une remise en ligne de ce que j’écrivais le mercredi 15 février 2006, c’est à dire il y a 13 ans :

Mercredi 15 février 2006

Cher Francis,

Comme je l’écrivais hier, je ne crois pas en l’amour. Cependant ce qui est intéressant à remarquer c’est la relation entre ce sentiment et celui que l’on lui oppose; la haine.

Détester quelqu’un c’est lui montrer qu’il ne nous est pas indifférent. La haine comme l’amour sont deux sentiments dénotant une forte intentionnalité. L’amour vient souvent lorsque l’on reconnaît de façon consciente une partie de nous dans autrui, plus tard lorsque l’on se rend compte que d’une part on ne peut s’approprier cette parcelle manquante et que d’autre part elle n’est pas vraiment celle que nous recherchions, et bien à ce moment le sentiment d’amour commence à perdre sa force.

Dans le mécanisme de la haine, ce qui se passe c’est que l’on voit de façon inconsciente un aspect de l’autre qui ressemble à un aspect de nous même que nous refusons de reconnaître. Ainsi de grandes relations d’amitié ou amoureuses peuvent se bâtir sur une relation de haine si les personnes dépassent le conflit afin de se découvrir eux-même en découvrant la raison de leur haine envers l’autre.

Voilà Francis, tu as compris que plus tu déteste quelqu’un , plus en fait tu est intéressé par lui… Dans le cas contraire il te serait tout bonnement indifférent.

Aujourd’hui encore je continue de dire cela aux enfants et aux jeunes de sexes opposés qui se chamaillent, ça les calme vite fait. Pas besoin d’avoir fait philo pour comprendre les méandres du phénomène Éros/Thanatos : Je t’aime ou je veux te détruire. En dehors de ces deux cas, tu n’existes pas pour moi.

Finalement on n’est pas loin de la philosophie du chien : Ce que tu peux pas bouffer (tuer) ou baiser (aimer) et bien  pisse dessus ! 😈

Toradora; la plus belle histoire d’amour

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Je fais partie de ces fans d’anime qui bien qu’étant des mecs, sont capables de regarder des animes dont les intrigues tournent autour des relations amoureuses. Bien qu’étant un homme frustré par l’absence de romantisme dans ma vie, j’ai ainsi été bouleversé par certains animes shoujo. Celui qui m’a le plus chamboulé au point de me faire pleurer c’est bien sûr Toradora.

Ryuuji Takasu est un élève japonais qui vient de rentrer en seconde année de lycée et qui vit seul avec sa mère. Il aimerait être un simple lycéen ordinaire, mais il est doté d’un défaut : ses yeux intimidants. À cause de son air patibulaire, des rumeurs stupides n’arrêtent pas de circuler sur lui, notamment le fait qu’il frapperait quiconque oserait le bousculer et qu’il serait prêt à tuer, alors qu’en vérité c’est un jeune homme sensible tout ce qu’il y a de plus recommandable…

À cause de ça, il rencontre des difficultés énormes à se faire des amis, et le plus lourd à supporter étant bien entendu l’absence de relation amoureuse. Par chance, il se trouve dans la même classe que son meilleur ami Yūsaku Kitamura, et son coup de cœur la jolie Minori Kushieda… Joie de courte durée puisqu’il va littéralement tomber sur la tsundere locale, Taiga Aisaka (surnommée le tigre de poche à cause de sa petite taille et de son agressivité). Ci-dessous la vidéo de la rencontre entre Ryuuji et Taiga :

Ryuuji va découvrir que Taiga est amoureuse de son meilleur ami Yusaku Kitamura. C’est alors le début d’une relation sulfureuse entre Ryuuji et cette tsundere qui profitera de lui et en fera son homme de ménage et accessoirement un punching-ball tout en  le garde près de lui afin de se rapprocher de Kitamura, tandis que Ryuji espère en faire de même avec l’énergique et non moins étrange Kushieda.

Cette relation amoureuse complexe évolue au fil des épisodes, Ryuuji toujours aux petits soins pour Taiga commence à la regarder d’une façon différente et Taiga, abandonnée par ses parents dans une cage dorée, se lie très fort à Ryuuji qui est toujours là pour elle même dans les moments les plus embarrassants comme par exemple l’épisode où Ryuuji passe une nuit à coudre des coussins dans le maillot de bain de Taiga complexée par sa petite poitrine. Cette séquence tendre et très drôle débouche sur le tournant de l’anime. En chahutant des amis de Ryuuji le font couler au fond de la piscine et c’est Taïga qui sait à peine nager qui va le secourir et alors que le prof tente d’aider Ryuuji à reprendre conscience, elle empêche tout le monde d’approcher en hurlant et en pleurant. « N’approchez pas Ryuuji est à moi !!! »  Et c’est là que moi aussi j’ai pleuré très fort. Cette séquence marque en effet la transformation d’une relation d’interdépendance en vraie relation amoureuse et le reste de la série va aller bien plus loin dans ce sens avec des moments d’une incroyable intensité.

Donc oui après toutes les horreurs que j’ai écrites cette semaine sur l’amour, je suis bien obligé de reconnaitre que du fait de ma très grande sensibilité, je suis tout de même très fleur bleue…  😆

Bon on termine sur le générique d’ouverture, le premier qui est le plus rigolo, le second étant bien plus sombre et annonciateur des troubles à venir.