Ces derniers temps, ma vie ressemble au script de ce très bon film, injustement sous estimé à sa sortie mais devenu culte depuis.
Ce drame de 1993 mettant en scène un Michael Douglas méconnaissable, raconte la longue descente en enfer d’un homme dont la vie part en vrille suite à son licenciement.
N’osant pas dire la vérité à sa femme il part chaque jour avec sa valisette comme si il allait au travail et va trainer dans les rues où il devient le témoin d’une Amérique qui elle aussi sombre dans un gouffre de violence aussi délirante que gratuite.
Et là il va devenir fou en réalisant que tout autour de lui n’est que mensonges et manipulations.
La fin est aussi triste que grandiose.
Mais bon, ma vie n’est pas un film, j’ai encore mon emploi sauf si la médecine du travail me l’enlève, mais chaque jours face à ce nouveau public, je fais des petites erreurs qui me sont renvoyées avec force et un ton agressif.
J’ai plus de 25 ans d’ancienneté, j’ai un D.E d’éducateur spécialisé mais je ne fais pas partie du sérail des femmes dynamiques, carriéristes et il faut l’avouer, expertes en manipulation de jeunes enfants.
Non je suis un vieil homme en surcharge pondérale qui traîne sa carcasse avec bien du mal et je suis le seul de mon genre, je me retrouve donc une fois de plus isolé dans mon équipe.
Mais je m’en moque, je vais tenir, me battre, descendre à 160 kilos puis tenter de franchir un autre pallier pour pouvoir me faire opérer en toute sécurité et continuer ainsi ma chute libre, non pas vers la folie et la destruction mais vers une perte de poids que j’espère maximale.



