Jouer cette chanson nous donne la banane, c’est clair !
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C’est le titre que mes chats ont choisi pour l’article de ce soir en marchant sur mon clavier pendant que je suis allé récupérer mes basses qui reviennent de révision et qui étaient dans ma voiture.
Pour ma part j’aurai plutôt choisi le titre suivant : « Papa poule »
Certains anciens se souviennent peut-être de cette série française qui passait à la TV dans les années 80 et son générique en forme de prédiction dont une des paroles était « Un jour tu seras papa poule ».
Moi ça me faisait rire car à cette époque déjà, je savais que jamais je ne serai père. Par contre je ne sais pas pourquoi j’ai gardé cette chanson dans la tête pendant plus de 40 ans.
Et pourquoi parler de ça ce soir ?
Et bien tout simplement parce qu’à la récréation de ce midi, j’ai été adopté par deux enfants autistes avec lesquels je vais travailler l’année prochaine. Ils sont restés collé à moi profitant du fait que je m’étais assis pour se jeter dans mes bras et réclamer silencieusement des câlins sous l’œil amusé de ma future collègue dont le sourire me disait que je pouvais leur donner ce qu’ils réclamaient.
L’année prochaine je vais entrer dans le monde du silence, du parler sans mots et des longs câlins qui servent sans doute à ces enfants à lutter contre une sensation de morcellement.
L’année prochaine je serai un psycho papa poule. La prophétie de la série TV va enfin s’accomplir.
Je dois dire que penser à cela me fait peur, j’ai peur de ne pas être à la hauteur de finir par échouer auprès de ces enfants que je vais devoir découvrir et dont je devrais décrypter les messages non verbaux tout en trouvant des moyens de développer justement le verbal. Je suis éduc spé mais je suis surtout un papy de 53 ans et 160 kilos, donc peur aussi de ne pas être crédible auprès des parents. Mais bon qu’importe, j’y vais la tête haute en espérant arriver à quelque chose et surtout ne pas décevoir ma collègue qui gère seule ce groupe depuis des mois.
Le futur risque d’être intéressant mais en attendant je dois avouer que la câlinothérapie de ce midi m’a fait du bien en me rassurant sur le fait que les enfants semblent m’avoir adopté.
Mais là déjà je dois faire un travail sur moi en me disant qu’ils ne me montrent pas d’affection mais que leur comportement est une expression d’un soulagement de pouvoir me toucher, vérifier que je suis là car pour eux je ne suis qu’un repère. Me voir à ma place les rassure, la semaine dernière l’un d’entre eux était inquiet de ne pas me voir et m’a cherché en allant jusqu’à s’enfuir pour voir si j’étais dans ma salle. Même chose quand je vais aux toilettes, il tente de me suivre car sa problématique l’empêchant de symboliser le concept d’absence provisoire, il panique de voir un de ses repères disparaître le craignant perdu à jamais.
Je vous raconte juste ce petit épisode pour vous donner une idée de l’univers où je vais entrer. Je vais devoir beaucoup penser, réfléchir, faire appel à mes connaissances théoriques et surtout observer pour au final comprendre et trouver des solutions pour aider ces enfants dont les problématiques sont toutes très différentes.
Ce soir j’ai encore plus d’admiration pour ma collègue qui est dans ce monde seule depuis plus d’un an et qui est restée en dépit d’une organisation illogique pour éviter justement de supprimer ce qu’elle est, ce dernier repère le plus important pour les enfants.
Ce soir, je me sens comme un personnage de star trek devant apprendre à communiquer avec une autre forme de vie aux pouvoir inconnus et étranges, des êtres relevant d’une autre culture et pratiquant une forme de language inconnu.
Ce soir je suis donc partagé entre l’appréhension et l’impatience de voir ce que l’avenir va faire de moi mais bon, vu que je suis bien fatigué je vais réfléchir à tout ça la tête sur mon oreiller.
Une histoire de ruminants
Nous sommes au Bangladesh, la semaine dernière juste avant l’Aïd al-Adha. Parmi le très grand nombre d’animaux qui allaient être immolés ce jour-là, l’un d’entre eux devait avoir un destin particulier.
Il s’agit d’un buffle albinos, un animal rare vu que les buffles du Bangladesh sont d’ordinaire noirs mais ce n’est pas le premier du genre. Celui-ci par contre avait quelque chose en plus vu sauf qu’il a été appelé « Donald Trump » par le jeune frère du fermier Ziauddin Mridha, amusé de voir sa ressemblance avec l’actuel président des états unis.
Mais regardez plutôt, notez la houpette blonde commune à ces deux ruminants:
Très vite ce buffle Albinos fait parler de lui sur Internet, des vidéos le montrent et évoquent son tempérament très doux. Le public se presse pour aller le voir et ses éleveurs font de gros efforts pour le toiletter afin qu’il reste bien propre et séduisant.
Cela n’avait cependant pas dissuadé son éleveur de le vendre pour être immoler pour les fêtes de l’Aïd, l’animal devait donc partir et subir le sacrifice rituel.
Mais c’est alors que le public qui s’était pressé pour le voir et ceux qui attendaient pour le voir ont fait pression sur les pouvoirs publics jusqu’au niveau de Salahuddin Ahmed, le ministre de l’intérieur de Bangladesh en personne qui quelques heures avant son abatage a exigé que l’animal soit épargné et que son acheteur soit dédommagé pour éviter que les fans du buffle blond ne s’énervent et causent des dégats.
Alors que dire de cette histoire ?
Et bien que Trump n’a pas arrêté de guerres ni réglé de grands problèmes mais il pourra au moins dire qu’il a aidé au sauvetage d’un buffle au Bangladesh… 🙄
Le taxidermiste
Re-civilisation
Archive de première fois
Archive du lundi 29 mai 2006
Lundi 29 mai
Cher Francis,
Après être rentré chez moi vers 18h00, après avoir rempli ma déclaration d’impôt et après avoir passé deux heures à préparer un plat japonais en grande quantité pour les trois prochains jours de répétition, je me retrouve devant un de mes claviers.
La journée a mal commencé, le retard de mon premier train m’a empêché de participer entièrement au travail de ce matin. Par contre j’ai découvert avec une joie enfantine le tram-train de Mulhouse.
Mes collègues faute d’avoir été prévenus (merci l’ISSM), pensaient que je m’étais perdu en cherchant la salle de spectacle. Au contraire grâce à ce moyen de locomotion je suis arrivé très vite et sans me tromper… Quand on a une langue et que l’on est poli on trouve toujours de l’aide.
Après avoir acheté mes billets de tram-train pour la semaine, je me suis dirigé avec une certaine impatience vers le quai où attendait une de ces grosses chenilles jaune et rouge. A l’intérieur un grand nombre d’autochtones avaient déjà pris place et surveillaient leurs pieds en tirant une tronche de cent pieds de long. Certains m’ont regardé lorsque je suis arrivé avec mes bagages et mon grand sourire de gamin tout excité.
Et oui c’était la première fois que je prenais un tramway.
Lors du démarrage de la bestiole je n’ai pu réprimer un petit gloussement de joie, les sensations à l’intérieur de ce véhicule sont bien particulières. Voyager en tram train est vraiment très agréable car ce bel appareil tout neuf et bariolé de couleurs chatoyantes évolue avec une grande souplesse en rasant le sol dans un silence si grand que l’on entend les soufflets neufs couiner lors des virages prononcés. Un vrai régal…
De plus un tel mode de transport est rapide sûr et peu polluant, il ne le serait pas du tout si l’électricité qui le mouvait ne venait pas d’une centrale à énergie nucléaire… Mais bon, dans le contexte actuel de disparition programmée des énergies fossiles, le pari un peu fou de doter une ville de taille moyenne d’un tel moyen de transport, s’avère à posteriori tout à fait judicieux et opportun. D’ailleurs comme le disais Blaise de plus en plus de villes en Europe font de même.
Et oui Francis, je crois que je vais encore garder un bon moment mon sourire de gamin émerveillé en face de ces belles chenilles. J’aime leur apparence, le bruit feutré qu’elles émettent et le son jovial de leur signal d’avertissement…
Tout gaga le lolo !!!
Animation de circonstance
Ce soir je passe
Oui je passe et je ne m’arrête pas, trop de choses à faire comme préparer la journée de demain pour que 11 enfants puissent offrir un cadeau à leurs mères dimanche matin.
J’ai encore visé trop haut…
Mais ils vont y arriver ! 🙄
Bilan
Alors non, je ne vais pas tout reprendre point par point mais disons que je suis arrivé au bout de la chanson Holidays à la basse sans partition puisque je n’y ai pas droit. J’ai aussi développé des films en retard, j’ai fait tous les articles en retard sur le blog de ma classe et j’ai trouvé une bonne idée pour mon stand à la fête de l’établissement. J’ai aussi repris contact avec les groupes Facebook Pokemon en vue de leur fourguer mes collections pour récupérer de l’argent et tirer un trait sur cette folie.
Pour le reste j’ai essayé mais ça n’a pas marché, les chats ont peur de sortir, moi je ne tiens plus sur le vélo et pour le reste et bien je n’ai pas eu le temps.
Car se reposer c’est quand même important non ? 🙄
Self-made holidays #12 : Ultime renoncement
Alors oui aujourd’hui j’avais le temps de valider encore deux objectifs, mais non je passe. J’ai préféré me reposer profiter du soleil et ce soir passer du temps avec les copains musiciens du coin. Vu mon niveau de débutant je devrais me rabaisser quand je parle de moi mais non avec eux je me sens encouragé et jamais jugé et ça c’est sympa. 😀


