Poulpina, princesse des poulpes

La robe de Poulpina


Un jour, à l’occasion d’un atelier cuisine, Laurent qui voulait cuisiner des filets de
poulet s’est trompé et a acheté un morceau de poulpe. Ce morceau de Poulpe c’était un des tentacules de Poulpina, princesse des poulpes. Depuis il a repoussé (d’ailleurs encore plus beau). Poulpina a compris et nous a pardonné d’avoir mangé un de ses membres mais il n’en reste pas moins que cet incident a créé un lien télépathique entre Poulpina, Laurent et les enfants.

Depuis elle nous appelle parfois pour nous donner des nouvelles.


La semaine dernière elle nous a donc contactés par télépathie en parlant avec une voix pleine d’inquiétude. Figurez-vous qu’elle venait d’apprendre qu’elle était invitée au bal de l’impératrice de la mer pour fêter le retour du printemps. Elle paniquait car elle n’avait pas de tenue de bal et aurait voulu avoir un bel habit de grand couturier mettant en valeur ses longs et beaux tentacules bleus.


Anne-Laure, Laurent et les enfants se sont donc réunis pour trouver une solution. Il fallait concevoir un habit haut de gamme pour éblouir la cour de l’impératrice de la mer et faire s’étouffer de jalousie sirènes et déesses marines. Nous avons demandé ses trois tailles à Poulpina.


Mais Poulpina était gênée, du coup elle nous a envoyé par télépathie des instructions pour créer son mannequin grandeur nature en trois dimensions avec du papier mâché et un ballon de baudruche.


Nous avons designé la robe de Poulpina en appliquant une méthode hautement artistique dite du crayon collectif qui a créé des motifs complexes sur l’étoffe blanche. La théorie du chaos appliquée à la haute couture est le dernier grand défi de l’humanité glorieusement relevé par le groupe de Laurent !


A travers nos yeux, Poulpina a vu son habit et l’a adoré, d’ailleurs on raconte qu’elle est devenue rouge de plaisir, elle portera donc non seulement notre création mais les couleurs de notre pays! Vu qu’on lui livre sa robe demain, faites bien attention de ne pas l’abîmer.

Interdit de toucher !!!

Le test ultime pour les couples

Il y a peu de temps une courses à pied s’est déroulée à Dorking dans la région du Surrey en Angleterre.

Et vous vous en doutez, si on en parle ici c’est qu’il s’agit d’une courses très particulière.

Cette épreuve qui se déroule sur une verte colline dans le sud de l’Angleterre a effectivement pour nom « La course à pied gênante de Dorking »

Et si vous vous demandez pourquoi elle est gênante et bien sachez qu’elle consiste pour un homme à courir en portant sa femme. L’idée aurait été prise en lien avec les invasions de barbares qui pillaient les villages en s’enfuyant en portant les femmes sur leurs dos.

De nos jours la course est plus ouverte et moins macho puisqu’il suffit pour participer d’être un homme ou une femme de plus de 18 ans et de porter une personne pas forcement sa femme ni du sexe opposé d’au moins 50 kilos.

Pour finir précisons que cette année le prix a été remporté par des finlandais Teemu Touvinen et Jatta Leinonen qui ont bouclé la course en 1 minute et 45 secondes. Leur prix ? Un tonneau de bière locale.

Quant aux anglais arrivés second, ils iront représenter leur pays au championnat mondial de portage d’épouse qui aura lieu en juillet en Finlande !

Bloody Mary, encore…

Archive du Lundi 13 mars 2006

Cher Francis,

Je viens d’amener ma voiture au garage afin que les réparations soient faites. Il aura fallu plus de deux mois pour cela. Je me retrouve sans ma belle 309 GTI rouge, elle me manque déjà… Mais bon, le pire c’est que j’ai une voiture de prêt.

Alors Francis tu vas me dire pourquoi est-ce si dur pour moi de rouler pendant une semaine ou plus avec une voiture d’un modèle plus récent que la mienne?

Et bien tout d’abord au volant de cet engin sophistiqué confortable et insonorisé, je n’ai plus le même rapport à la route qu’avec ma vieille guimbarde. Tout est aseptisé, confortable. Cela devrait rendre ma conduite agréable cependant c’est l’inverse qui se produit; coupé des sensations habituelles ma conduite perd de son mordant d’autant plus que ce modèle 1.8 injection est une limace comparé à la nervosité de ma GTI.

D’autre part rouler dans un engin bardé d’électronique me stresse un peu vu que je ne fais pas confiance à ces appareillages qui eux aussi médiatisent mon rapport à la route.

Enfin, et là c’est le pire, mes proches me voyant conduire une voiture « moderne » me disent que je devrais acheter ce genre de voiture et ne plus rouler avec ma vieille 309. Ceux d’entre eux que je transporte habituellement vont prendre goût au confort de cette voiture moderne et vont multiplier les remarques pour tenter de me convaincre de bazarder ma chère Bloody Mary ( c’est le nom de ma 309 rouge comme une belle tomate un jour d’été et forte comme la vodka -bloody mary = cocktail vodka jus de tomate-).

Bien sûr ils perdent leur temps, il n’empêche que cela est désagréable d’entendre que l’on dénigre cette machine qui s’est montré plus fidèle à mon égard que la plupart des gens que je connais.

Et oui mon cher Francis, le problème avec le concept de modernité c’est que la plupart des personnes pensent qu’il se confond avec la nouveauté. C’est ainsi que pour moi ma vieille voiture qui roule depuis 1989 est moderne car adaptée à ma situation présente. En effet elle répond à mes besoins fiscaux, est fiable, se répare sans intervention de super ordinateurs chez un concessionnaire habilité et onéreux et enfin me procure un plaisir sans cesse renouvelé. 

Et comme disait Neil Young dans une de ses chansons: Long may we run !

Le soleil n’a pas finit de briller sur ma vieille complice.