Mod John Dillermand !

Ce lundi insolite ne sera peut-être pas une nouveauté pour beaucoup d’entre vous vu que le sujet a été traité cette semaine à la radio. Oui vous l’avez deviné avec le titre en danois, je vais vous parler de John Dillermand une série constituée d’épisodes de 5 minutes créés et diffusé sur une chaine de TV du service public danois.

Pour les personnes qui n’ont pas entendu parler de ce personnage habillé avec les couleurs et les motifs du drapeau danois, sachez que ce dessin animé est au centre d’une énorme polémique. En effet ce bonhomme débonnaire a une particularité unique, celle d’avoir un pénis plus long flexible et extensible que la queue du Marsupilami (c’est bizarre je croyais qu’au Danemark il faisait froid ! 😆 ). Pas besoin d’ajouter que toutes les histoires des huit épisodes diffusés pour l’instant sont construites autour des caprices de son phallus qui en plus de ses pouvoirs semble doté d’une volonté propre.

Ah oui, petit détail, je vais tenter de donner un maximum de synonymes officiels et non vulgaires pour évoquer les parties intimes de notre bonhomme cela pour étayer mes propos en fin d’article.

Afin de me faire une opinion et aussi par curiosité, j’ai regardé les huit épisodes en streaming légal sur la chaine danoise. C’est assez facile à comprendre même quand on ne parle pas un seul mot de danois, les images racontant bien les choses.

J’ai ainsi vu John utiliser son chibre pour promener des chiens, faire la circulation pour aider des enfants à traverser la route, sauvez des enfants d’une attaque de lion au zoo, faire l’hélicoptère et surtout plein de bêtises.

Vu que cet organe très particulier est bariolé aux couleurs de l’habit de John et semble dépourvu de détails anatomiques, on oublie bien vite qu’il s’agit d’une verge et franchement j’ai trouvé cela bien plus drôle que malaisant, la qualité volontairement low-cost de l’animation achevant par ailleurs d’enlever tout caractère sexuel à cette série. Mais bon je comprend aussi que la présence continuelle d’enfants dans la série et le fait que ce programme soit destiné à un jeune public puisse faire naitre pas mal de polémiques et ce, même dans un pays aussi libéral et décomplexé que le Danemark. Je comprends aussi que l’on puisse s’inquiéter et ce fort à raison de l’impact de cette série sur les plus jeunes enfants qui risquent de développer un imaginaire potentiellement dangereux de la sexualité masculine. Mais bon, nous avons survécu à Pierre Perret et à sa chanson sur les zizis alors peut-être qu’il n’a a pas lieu de s’inquiéter pour les enfants danois ?

Mon autre souci c’est la parité. A quand un dessin animé sur une femme qui utilise son vagin pour sauver les gens ? Pour éteindre un incendie avec un frout géant par exemple ? Et là je suis sûr d’avoir jeté un gros malaise. 😈

Alors qu’un ithyphalle est à la fois drôle et sacré au point d’être célébré dans de multiples cultures à travers les ages et d’avoir une liste de synonymes que je n’ai pas encore terminée, la fine fleur de ces dames (ben voilà, déjà plus de synonymes non vulgaires) n’a été mise à l’honneur que par un compatriote franc comtois au prix d’un scandale qui 155 ans plus tard continue de faire des vagues. A Bruxelles les mythes et légendes autour du Manneken-Pis ainsi que ses multiples représentations, font d’un petit garçon en train d’uriner, un emblème personnifiant le sens de l’humour et l’indépendance d’esprit des bruxellois. (dixit wikipedia) Et non, pas besoin de chercher il n’y a pas (et dans ce cas sans doute heureusement) de version féminine.

John Dimmermand est donc bien plus qu’une simple polémique danoise mais un rappel de l’écrasante domination masculine qui en dépit des progrès sociétaux pour plus d’égalité entre les sexes, continue de fixer de façon plus ou moins consciente les règles en matière de représentations des corps et de la sexualité.

J’espère n’avoir choqué personne, mais cette nouvelle insolite était parfaite pour traiter de ce problème sous un angle à la fois comique et réaliste. Votre opinion est la bienvenue. 😉

L’estocade

Moskva 4 avec retardateur AGFAFIX, Kodak Tri-X400, scan refait aujourd’hui sur Epson V700

Aujourd’hui des gros flocons tombent du ciel ce qui rend impossible mon projet du jour, photographier ma basse sur plan film Portra 5×7. 🙄 Du coup ce temps m’a donné une idée. Je suis allé dans un de mes classeurs de négatifs pour retrouver cette photo qui date d’il y a dix ans, j’ai l’ai re-scannée pour aujourd’hui. M Lapin (Usagi San) est sur le point de m’achever avec une grosse boule de neige… :mrgreen: Oui les voisins ont l’habitude de me voir jouer dans la neige, me prendre en photo avec mes appareils bizarres et anciens tout en délirant avec ce lapin en laine. Un grand gamin je vous dis ! lol

Le trop bon homme de neige

Il était une fois dans une école de quartier deux classes d’enfants un peu différents. Enfin pas tant que ça vu que ces enfants comme tous les enfants adoraient jouer avec la neige.

Et la neige justement il est était tombé pas mal ce vendredi 15 janvier, de la neige humide certes mais facile à rassembler et à modeler, bref du matériel de premier choix pour un bonhomme de neige.

Aidé par un adulte qui garde une âme d’enfant ces enfants commencèrent par ériger un petit bonhomme qu’ils nommèrent Olaf avant qu’il ne s’effondre. Le grand enfant leur ayant montré la technique pour rouler une énorme boule de neige, les enfants loin de se décourager décidèrent de créer un autre bonhomme bien plus grand et de l’ériger contre le tronc du grand merisier de la cour de l’école pour tenter de prolonger son espérance de vie. Il le nommèrent tout naturellement Olaf II.

Hélas pour lui Olaf II était né avec deux grands défauts, sa trop grande bonté et sa totale incapacité à se défendre.

C’est ainsi qu’âgé d’à peine dix minutes il fut massacré par une bande d’enfants sans cœur (ceux-là même que Freud nomme les pervers polymorphes) qui pillèrent la neige dont il était constitué pour la disperser dans des jeux régressifs et interdits par le règlement de l’école.

Repose en paix Olaf II, puisses tu renaitre un jour dans un lieu qui te permette de vivre quelques jours et quitte à faire, tente de devenir un peu plus agressif ! Mais peut-être pas en mode méchant Jack Frost tout de même ! 😆

Archive Nipponophile

Archive du dimanche 15 janvier 2006

Cher Francis,

Chaque jour qui passe me déconnecte un peu plus du réel. C’est ainsi que ma surconsommation d’animation japonaise qui a pour but de combler mes manques et mes angoisses, m’éloigne peu à peu de ma propre culture et en fin du compte de la réalité.

Tout ce qui concerne le japon me fascine, j’ai ainsi passé la soirée d’hier à chercher des recettes de cuisine du pays du soleil levant à réaliser avec l’appareil de cuisson de riz que je viens d’acheter. Voilà encore un élément qui montre si besoin en était que je ne contrôle plus grand chose; acheter un ustensile de cuisine tout simplement parce qu’on le voit dans les films et animes japonais…

J’apprends chaque jour de nouveaux mots de cette langue qui devient pour moi si familière, je suis chaque jour l’actualité du pays, j’en parle systématiquement dans mes conversations avec autrui… Bref tout ce qui concerne le Japon est devenu pour moi une véritable obsession. 

Cependant mes sentiments à l’égard de ce pays sont mitigés, cet état est l’un des derniers à chasser les baleines en prétextant des études scientifiques et de plus prévoit d’augmenter ses quotas de chasse. D’autre part la société japonaise est malade, tiraillée entre son passé féodal, son traumatisme post-nucléaire, ses rapports ambigus avec la technologie et les effets dévastateurs de la récession économique. Des incidents significatifs comme l’incendie provoqué par un vieil SDF dans une gare se produisent chaque jours, ce vieil homme avait fait cela afin d’être mis en prison pour échapper au froid de l’hiver très rude que le japon connaît en ce moment.

Dans ce pays ainsi que dans d’autres contrées voisines, les enfants sont vénérés et ont tout les droits. Cette spécificité culturelle découle du fait que l’entrée dans l’adolescence confronte l’individu à une intense pression sociale dans le but de prévenir ou d’entraver l’échec scolaire. De nombreux jeunes ne supportent pas cette violence et décident de se murer dans leurs chambres pour fuir la réalité de ce monde qui les blesse. Face à cela leurs parents aussi démunis qu’eux et ne trouvant aucun moyen de les rassurer, n’ont pour autre choix que de leur fournir à manger en leur tendant chaque jour un plateau dans une porte entrebâillée. C’est ainsi que des milliers d’adolescents en majorité des garçons sont cloîtrés dans une petite pièce où ils passent leur temps à dormir, regarder des animes ou des films et bien sûr surfer sur le web. C’est le fameux syndrome du Hiki-Komori, un trouble que certains psychologues tentent d’apaiser en intervenant à domicile. Il y a fort à parier que tout comme les pokemon (pas de « s » à pokemon) cette nouvelle pathologie psychosociale finisse par s’exporter elle aussi dans nos pays. Encouragée par la crise de l’économie et des valeurs, par des effets de mode stupides ainsi que par le désengagement des nouveaux parents, le Hiki-Komori à la française ferai très vite de très nombreuses victimes.

Au  terme de ce petit exposé un peu bancal dans lequel j’aurai encore tant de choses à ajouter, je me rends compte, mon cher Francis, que mon attachement pour le Japon va bien plus loin qu’un simple fantasme. Mon rêve japonais ne prend pas la forme d’un karaoké à Tokyo comme d’autres rêveraient d’une chevauchée sur la route 66 en Californie. 

En fait la raison qui explique ma fascination pour ce pays s’explique par le fait que plus je l’étudie, plus j’y retrouve mes propres problèmes et mes propres souffrances ainsi que les mécanismes et stratagèmes que je mets en place pour en minimiser les effets.

Cette prise de conscience empathique faute d’être constructive, m’aide à prendre de la distance par rapport à mes problèmes. En effet découvrir que mes frustrations et mes peurs sont vécues par d’autres personnes dans une société si loin de la mienne légitime mes propres souffrances tout en m’aidant à en comprendre les raisons et quelquefois à espérer.

14 ans plus tard, mon attachement pour la culture japonaise reste le même. Je suis allé assez loin dans l’étude de la langue japonaise et je comptais commencer à aborder l’écrit et les constructions de phrases mais entre ma situation familiale et mon nouveau regard sur le Japon, je me suis rendu compte que j’avais perdu toute envie d’y voyager un jour. Du coup j’ai laissé tomber mon apprentissage de la langue mais il m’en reste encore assez pour comprendre des choses simples en regardant les films et animes nippons. Cependant mon regard est de plus en plus critique vis à vis des travers socialement tolérés dans ce pays. La différence culturelle c’est intéressant mais pas lorsqu’elle est source de souffrances, d’injustices et de mise en danger de l’environnement. Enfin, j’avais raison pour les hiki-kimori, à présent il y en a en France, je l’ai vu dans un reportage récent. Il est donc peut-être temps de prendre encore plus de distance avec cet amour de jeunesse tout en continuant à déguster des morceaux choisis de cette riche culture. Bref, entre le Japon et moi le divorce est acté mais pas la séparation de corps vu qu’il continue de me posséder. 😈

Le mois des bonnes résolutions

Janvier c’est le mois des bonnes résolutions, alors pourquoi ne pas choisir de faire quelque chose de bien à la fois pour soi-même et notre environnement en rejoignant les rangs des personnes qui consomment les produits locaux ?

Les avantages sont multiples; consommer des produits plus sains, voire bio si l’on en fait le choix, réapprendre à consommer les choses selon les saisons ( les fraises en janvier c’est débile), venir en aide à nos producteurs locaux au lieu d’engraisser les intermédiaires et les producteurs qui cassent les prix en vendant de mauvais produits, réduire le bilan carbone de nos aliments…

Plusieurs initiatives pour donner plus de visibilité à nos producteurs locaux existent déjà, mais si je fais cet article c’est parce que depuis peu un partenariat entre les chambres d’agriculture et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ouvert à toutes les plateformes de vente directe de produits agricoles a permis la création d’un site Internet national : https://www.fraisetlocal.fr/

Le site se présente comme sur la capture ci dessus. Vous taper le nom de votre ville ou village et une carte s’affiche avec des points rouges (producteurs) et verts (producteur faisant de la vente directe sur place).

Depuis que j’ai entendu parler de ce site en écoutant les infos à la radio, j’explore le microcosme des producteurs locaux autour de chez moi et j’ai ainsi par exemple découvert que je pouvais acheter du fromage de chèvre local à quelques kilomètres de ma maison.

Si jamais vous ne connaissez pas ce site, jetez un œil, ne serait-ce que pour connaitre vos possibilités pour faire vos courses de façon plus écoresponsable. 😉

Tempus fugit (Sur une idée de Corinne)

Aujourd’hui j’ai été obligé de me fâcher vis à vis d’un des enfants de mon groupe qui avait fait un tatouage maori à un de ses camarades à coup de chaussure dans la tête. Avec ma fichue mémoire auditive je me réentends lui dire que grandir c’est apprendre à maitriser sa colère et à obéir aux règles.

Cette affirmation bien que péremptoire n’est pas totalement fausse mais elle néglige d’évoquer l’un des défis les plus importants à relever afin de mener à bien nos projets de vie. Car oui, savoir se maitriser et se conformer de façon autonome aux exigences de la vie en société ne sert à rien si l’on ne parvient pas à relever le challenge ultime qui existe entre nous et nos ambition. Cette grande épreuve perpétuelle pour chacune et chacun d’entre nous c’est bien sûr celle de la maitrise du temps.

Et c’est là où le bas blesse.

Notre époque avec son développement technologique qui ne cesse de faire muter nos modes de vies, nous permet à la fois de gagner énormément de temps libre tout en nous poussant à perdre cette denrée précieuse dans des activités aussi chronophages qu’improductives. Concrètement entre les machines qui nous permettent de travailler plus vite, voire qui travaillent pour nous et la diminution du temps de travail, nous avons gagné beaucoup de temps libre comparé à celui dont disposaient nos ancêtres. Le drame c’est qu’au lieu de faire fructifier ces moments gagnés pour réaliser des choses profitables aux autres ou à nous-mêmes, nous passons de plus en plus de ces instants précieux devant nos écrans.

Je ne sais pas où vous en êtes par rapport à cela mais chez moi le bilan est plus que catastrophique. Tout en écrivant ce message je laisse le tube me diffuser les chansons choisies par l’algorithme de ce site de streaming pour me piéger le plus longtemps possible afin de me fourguer un maximum de publicité. Et bien que ne vois jamais de publicités grâce à mon bloqueur intégré dans mon navigateur, force m’est de constater que je reste de longs moments à écouter ces chansons qui s’enchainent les unes après les autres tout en me poussant à découvrir des nouveaux artistes.

Dans quelques instants j’enverrai cet article et je fermerai l’onglet pour me retrouver sur la page du tube qui continue à se la jouer jukebox. En voyant les miniatures j’aurai encore envie d’entendre d’autres chansons ou de découvrir d’autres groupes. Ce faisant j’aurai dépensé trois heures de temps libre à écouter des chansons que je connais que trop et à écrire un nouveau texte avec mon style bancal et maladroit. Dans un monde parfait, j’aurai passé au moins les deux tiers de ce temps à faire mes exercices de musique ou soyons fou à me caler dans un fauteuil pour lire un livre.

Puis vers 21h00 je vais avoir froid (ça chauffe mal dans cette pièce en bas) et j’aurai donc envie d’aller me coucher et là une fois bien calé dans mon grand lit après avoir réprimé les frissons de l’entrée dans les draps froids je me mettrai en chien de fusil pour mettre en marche l’ordinateur sur ma table de chevet pour regarder une nouvelle série ou un nouveau film avec le service dont le nom évoque l’Amérique du sud.

Parfois je me demande à quoi ressemblerai ma vie si je n’avais pas été un des premiers à sauter sur Internet… J’aurai sans doute encore 10/10 aux deux yeux et je serai peut-être devenu assez bon musicien pour sortir et jouer avec d’autres. Ou alors pas… Impossible de le savoir mais une chose reste certaine, les écrans dévorent mon temps libre en me procurant ce que je crois être un plaisir immédiat et un sentiment de détente alors qu’en fait il ne s’agit que de très courte satisfaction que je paye au prix d’une très lourde fatigue nerveuse.

Ce soir en écrivant cela je me mets moi-même en position de devoir faire un choix. Je dois en effet décider si je continue de mener ce style de vie stérile et malsaine ou si je veux essayer de changer les choses.

Vu la place de plus en plus grande que prend la musique dans ma vie avec quelque part le fol espoir que comme la photo elle me permette un jour de vivre avec les autres et non pas à coté d’eux, j’opte bien sûr pour une volonté de changement. Mais c’est là que tout devient étrange puisque pour y arriver je ne vois qu’une seule solution, devenir mon propre éducateur en me fixant un emploi du temps aussi strict que précis.

Vu que demain je n’ai pas de réunion, je vais donc avoir mon après midi pour travailler « I feel good » à la basse, un morceau moyennement facile pour un débutant comme moi mais qui, coaché par un prof qui ne me laisse rien passer, se doit de le bosser à fond.

Je vais donc traquer sans pitié le moindre temps libre dont je dispose chez moi et enfermer tous ces instants dans des cages horaires aussi précises que non dérogatoires. Une fois revenu de cette chasse cruelle, j’exposerai mes trophées sous la forme d’un emploi du temps que j’afficherai sur le mur devant moi avant de tenter de le respecter avec dévotion.

Allez chiche ! Bilan de ma tentative la semaine prochaine.

Bon, là ça caille c’est donc le moment de rouler le jambon dans la serviette ! 😆

Un gâteau qui pique

Cette semaine nous restons dans les histoires de pâtisserie.

Dans un premier temps je souhaite adresser mes encouragements aux personnes qui lisent de blog et aux quelques autres à qui j’ai donné la recette et qui depuis tentent de faire la galette comtoise. Non Kakuma, tu n’es pas seule !!! 😆 La preuve voici en photo la tentative de ma stagiaire dont j’ai posté le portrait hier.

Et oui la sienne a gonflé comme un ballon !!! Son erreur a été de mettre trop d’épaisseur de pâte, pour rappel il faut bien l’étaler avant la cuisson pour que son épaisseur ne dépasse pas 8mm. 😉

Du coup histoire de pousser le délire jusqu’au bout, elle a décidé d’en faire une tortue ! 😆

Un gâteau tortue c’est rigolo mais il ne faut surtout pas que cela ne devienne un gâteau torture ! Alors persévérez, mais avec bonne humeur et sans forcer non plus… 😀

A présent passons à un autre dessert qui fait lui aussi parler de lui, cela se passe à Dortmund en Allemagne. Une pâtisserie de cette ville avait déjà fait parler d’elle pendant la première vague de la pandémie en vendant des gâteaux en forme de papier toilette après la vague de panique qui avait vidé le rayon hygiène des supermarchés. Souvenirs, souvenirs…

Cette fois ce sympathique petit commerce a après quelques hésitations osé mettre en vente un autre gâteau au massepain assez particulier vu qu’il a une forme… de seringue ! 😯

On peut aussi lire sur cette pâtisserie un petit message que nous avons tous dans nos cœurs en espérant qu’il devienne réalité : « bye bye corona ».

Cette initiative a bien sûr pour but de faire le buzz ( traduction pragmatique : publicité efficace et gratuite) tout en abordant de façon légère le débat entre partisans et sceptiques de la vaccination. Tim Kortuem le propriétaire de cette pâtisserie craignait au départ que cette idée choque «Tout d’abord, nous avons craint que cela soir un peu macabre», a-t-il déclaré. «Mais après tout, nous l’avons fait. Parce qu’au final nous trouvons cela drôle et que nous pensons que cela le sera même pour les opposants aux vaccins. De plus C’est un vaccin sans effets secondaires. Et vous pouvez même revenir en chercher un autre parce que ce gâteau est tout bonnement délicieux !

Je vous laisse vous faire votre avis sur la question en espérant que le sujet de ce jour aura piqué votre intérêt ! 😆 (Désolé je n’ai rien trouvé de mieux pour finir mon article). 🙄

La flutiste

Sinar P 13×18, Commercial Ektar 305mm, HP5 5×7, lumière pourrie (à l’intérieur sans flash ni autre possibilité) qui explique ce rendu grisouille…

Récit des galères autour de cette photo

Pratiquer la photo argentique lorsque l’on est maladroit comme moi c’est un peu comme faire un pari risqué. J’ai photographié ma stagiaire vendredi à midi avec un de mes appareils grand format et là je me prépare à développer les six négatifs.

Six négatifs… Si négatif ! Mais non je dois positiver ! Il y aura peut-être une photo présentable ! Peine perdue je doute toujours autant de moi même. Est-ce que j’ai bien chargé mes châssis sans que de la lumière passe ? (impossible d’utiliser le labo trop encombré pour le faire, j’ai donc fait cela dans une chambre en fermant les volets) Est-ce que j’ai bien exposé, mes mesures de lumières étaient-elles bonnes ? Ma mise au point était-elle correcte ? Quant à mon modèle, est-elle bien restée immobile pendant les 1/8 de pose ?

Et oui, pratiquer le grand format à mon niveau et avec mon tempérament peu méthodique c’est en fait bien plus simple pari risqué, c’est espérer un miracle ! C’est pour cela que j’aime ce moment entre la prise de vue et le verdict au labo, tout devient possible et je me prends à rêver que j’aurai une belle photo à présenter sur ces pages. Bon je vais charger les plans films dans le tube et dans le noir. A suivre dans quelques heures… Peut-être ! 🙄

15h30 : j’ai déblayé pour faire un chemin dans le labo jusqu’à ma machine, je la met en marche et je lance le chauffage du labo.

16h30; j’arrête la machine et j’ouvre la cuve rotative.

Je découvre que les deux plans films du fond n’ont pas été exposés. En chargeant mes châssis dans le noir j’avais en effet inversé les volets, bref j’ai cru que les photos 5 et 6 étaient déjà exposée alors que non. 6 euros de perdu…

Par contre les deux autres plans films semblent bien nets. Je les trempe dans de l’eau distillée avec un produit anti traces et je lance le développement des deux derniers plans films.

Alors que j’introduis le premier produit, le révélateur qui doit tourner dans la cuve pendant sept minutes, le téléphone sonne c’est mon frère par rapport à ses chambres d’hôtes. Je prends le téléphone et je commence à lui parler puis je file vite au labo pour découvrir horrifié que j’ai oublié de lancer le chrono. J’arrête donc la machine au jugé… La Cata… 😥

En sortant les derniers plans films tout en causant avec le frangin en mode mains libre je découvre qu’un miracle s’est produit, mes plans films sont très bien développés comme si mon chronomètre interne était aussi fiable que celui à quartz ! Je fais passer les deux derniers plans films au rinçage et je les pends avec les autres.

Alors oui celui de gauche c’est encore une bourde de ma part, j’avais laissé le diaph de mon objectif grand ouvert au lieu de le fermer à F22, il est donc surexposé mais il semble récupérable et le flou derrière est sympa. Rappel chaque négatif fait 18 cm de haut, c’est donc 5 fois plus gros que les négatifs 35mm que les plus anciens d’entre vous ont utilisé avant le numérique.

Et pour les impatients j’inverse la photo pour avoir une idée de ce à quoi va ressembler la photo du dimanche. 😆

Voilà c’était ma chronique du jour en très léger différé de mon labo ! Là je vais attendre que les plans films sèchent puis je choisirai le meilleur pour en faire un scan soigné qui ira au début de ce post.

Et pas besoin de vous dire que je ne ferai pas ça tous les jours car entre le ridicule de mes idioties et le temps que ça me prend, cet exercice n’a qu’un seul mérite, celui de partager avec vous ce hobby étrange que je continue à exercer avec passion. 😎

Le plus beau de tous les dons

C’était en juin 2019, deux jeunes enfants, des frères jumeaux âgés de six ans, passaient la journée avec notre groupe avant d’y être intégrés pour de bon quelques mois plus tard en septembre. Ce jour là, ces deux petits garçons un peu mal à l’aise, tentaient de se la jouer grands garçons avec toute la maladresse attendrissante et comique des enfants de leur age.

L’un d’entre eux, le leader du duo, avait pris un livre et avait voulu me le lire, du moins a tenté de me faire croire qu’il savait lire en imaginant une histoire basée sur les illustrations de l’ouvrage. J’avais beaucoup rigolé et lui aussi c’était un moment très mignon…

Mardi dernier, l’enseignante avec laquelle je travaille me demande de faire lire cet enfant au calme dans la salle d’à coté, je prends des notes pour bien cibler les choses qui coincent encore. C’est alors que stupéfait je vois le même petit garçon dont je viens de parler plus haut et qui vient d’avoir 8 ans, plus que fier de me lire pour la première fois un livre simple et créé pour les tout petits. Il n’empêche qu’en voyant son application, sa fierté et sa réussite, une profonde et sincère émotion m’a envahi au point d’avoir les yeux qui se sont embués.

L’enfant m’a ainsi lu deux fois ce petit livre avant d’en prendre un autre puis de me montrer qu’en plus d’être en mesure de lire correctement et avec de plus en plus d’assurance et de moins en moins de confusions, il comprenait aussi ce que le livre racontait et était même en mesure de me dire celui des deux qu’il préférait. Ce petit garçon est depuis peu dans une frénésie d’apprendre non seulement en lecture au point que notre équipe pense qu’il pourra dans un futur proche passer dans un dispositif de l’éducation nationale pour une plus grande intégration scolaire.

Apprendre à un enfant à lire, n’est-ce pas l’un des plus beaux dons que l’on puisse lui faire ?

Comme je l’ai dit à ma collègue, j’envie bien souvent son travail qui permet d’obtenir de tels réussites à la fois cruciales pour l’avenir des enfants et riches en reconnaissance pour ceux qui en sont les artisans.

Apprendre l’heure, les lacets, l’usage de la monnaie et les autres choses du quotidien, jouer au psychologue le lundi matin avec la grande du groupe qui me dit « Laurent j’ai besoin de te parler dans le couloir » tout ça ce sont aussi des choses dont je peux être relativement satisfait mais face au miracle qui consiste à apprendre à lire à un enfant en situation de handicap mental, ce ne sont que des broutilles. 🙄

Mon poste très spécial auprès d’une enseignante dans une école fait que je suis souvent associé au travail pédagogique pour le meilleur et pour le rire comme hier après midi lorsque j’ai accompagnée une jeune fille autiste dans une classe. Elle était, elle aussi, partie dans une frénésie de lecture et écrivait des syllabes sur son ardoise avant de les lire tout fort avec une voix étonnée comme si elle était elle-même surprise de sa propre réussite.

Manque de pot nous étions en cours d’art visuel. 😆 J’ai rigolé et j’en rigole encore en écrivant ces lignes, sa maitresse quant à elle, a été très émue par cette anecdote que je lui ai bien sûr racontée car elle montrait que la jeune fille avait passé un cap important dans l’apprentissage de la lecture.

Et oui, on est parfois témoin de beaux moments lorsque l’on est d’éducateur en milieu scolaire, au point d’avoir eu envie de les partager avec vous aujourd’hui. 😀