Quand l’élève dépasse le maitre…

Fujica ST801, Fujinon 135mm 2,5 EBC, HP5 35mm

Voici la photo qu’un de mes élève a pris de moi mercredi dernier avec mon Fujica ST801 monté sur trépied. C’est juste parfait. 😯

Par contre le maitre lui a tout loupé en développant le film dans un atelier terre poussiéreux et en le laissant trainer… Honte à moi… 🙄

Ah et si vous vous posez la question le pansement et les plaies au nez sont le résultat d’une attaque par un animal d’une férocité insoupçonnée. Je me suis fait agresser par un escargot ! Un animal mort et cuit ! Oui je parle d’un escargot qui m’a explosé à la figure lorsque j’ai planté ma fourchette dedans. 😆

Strange days

Cette fin de semaine a été à la fois brutale, étrange et surtout profondément déstabilisante. Alors par où commencer pour vous raconter ce désastre ? Et bien peut-être par le début. Jeudi en fin de matinée mon téléphone sonne. Le père d’un des enfants de notre groupe m’annonce presque en riant que lui et sa femme sont positifs au COVID. La suite est moins drôle puisque c’est l’évacuation de tous les enfants du groupe avec obligation de passer un test PCR avant de revenir.

Bien sûr 4 parents sur 12 ne sont pas joignables et c’est moi qui doit faire le taxi pendant deux heures avant de finir mon périple à la pharmacie du village pour un test antigénique. Je suis négatifs, mes collègues aussi et ce soir je le sais, six enfants sur les 12 le sont également.

Le lendemain encore choqué je reprends donc le travail mais en absence d’enfants, ma collègue et moi sommes réquisitionnés pour cuisiner une paella (pour ne pas perdre les ingrédients qui étaient prévus pour un atelier cuisine avec les enfants ce jour là). J’aurai pu rentrer chez moi me reposer et bien non, cuisinier je suis devenu !

Hier soir je vais me coucher et à une heure du matin ma mère se met à hurler et à m’appeler à l’aide, notre chat saigne abondamment du derrière, ses soucis de constipation chronique ont finit par lui faire péter une thrombose.

Me voici donc à récurer du sang noir de chat et à changer les draps en pleine nuit avant de recoucher ma mère et de découvrir un autre secteur des soins vétérinaire pour mon chat. Au final il va bien il est débouché (merci les suppositoires pour bébé et la pâte huileuse à avaler), il ne saigne plus et j’ai réussi à nettoyer la scène du crime.

Aujourd’hui par contre c’était très sympa, mes deux sœurs et un de mes beaux frères sont venus m’aider pour les travaux dans ma salle. Ma sœur infirmière m’a aidé à soigner mon chat a poser le diagnostique très cohérent de thrombose et ensemble nous avons inventé le tampax annal pour chat ! 😆

Désolé pour les détails sordides mais voilà, je veux me souvenir de cette fin de semaine folle absurde et stressante.

Là je vais me reposer un peu avant d’aller me préparer pour voir un concert au pub du village, un groupe qui fait des reprises des dix premières années du Pink Floyd. Pas besoin de vous dire que j’y vais avec un appareil pour filmer. :mrgreen:

Un grand souvenir en archive

Archive du mercredi 3 décembre 2008

TADAM !!!

Cette photo laide et pleine de pétoles est cependant la plus importante de celles que j’ai montré.

Et oui cette photo est extraite de la première pellicule que j’ai développé moi même dans mon labo !

Le négatif était trempé, il est tombé par terre et je l’ai mis dans le scanner plein de saletés. Voilà ce qui explique le résultat très moche.

Mais qu’importe car il y a un réel progrès au niveau de mon noir et blanc qui traité maison commence à ressembler à quelque chose de potable.

Bon je vais montrer ça aux gens du forum histoire de les faire rire un peu !

13 ans plus tard je regarde cette première photo avec nostalgie, j’ai beaucoup de tendresse pour ce premier essai aussi maladroit que banal car je sais que c’est le premier pas d’une aventure que 13 ans plus tard je rêve de poursuivre encore et encore. Sinon pour mémoire je suis rentré chez moi plus tôt ce soir vu qu’une fois de plus les enfants de mon groupe sont rentrés chez eux faute à un nouveau cas de COVID dans le groupe. Plus de détails demain… 🙄

Cold and rainy days…

Et oui c’est l’automne et son cortège de morosité qui défilent à nos fenêtres et sur nos écrans. Alors pour échapper au mauvais temps et aux mauvaises nouvelles, le soir venu, nous sommes tentés de nous glisser sous les draps pour regarder des films.

Hélas certains d’entre nous n’ont pas d’abonnements à des chaines payantes et en ont marre de regarder encore et encore les DVD de leurs vidéothèques. Récemment les fournisseurs Internent bloquent l’accès aux plateformes de streaming, du coup on se retrouve bien bloqués.

Et pendant ce temps là, sur You Tube des milliers de films sont mis en ligne de façon légale et peuvent donc être visionnés en tout confort moyennant bien sûr l’installation d’un bloqueur de pub (le meilleur pour ça restant uBlock Origin ).

C’est en partant de ces constats que le site zerodollarmovies.com a été créé.

Ce site recense les films diffusé de façon légale sur You tube. On y trouve du farfelu comme les films indiens (le fameux Bollywood) ou plus étranges encore les films Thaïs ou ceux du Nigeria (Nollywood) mais on y trouve surtout les grands classiques du cinéma américain devenus libres de droits. Seule faiblesse de ce site gratuit et sans mauvaises surprises, vu qu’il s’agit d’un site américain, les films français diffusés en toute légalité sur les plateformes de streaming officielles ne sont hélas pas référencés.

Du coup je ne sais pas ce que vous allez faire de votre coté ce soir, mais moi c’est décidé, je me fait une soirée Betty bop avec une compilation de deux heures de ses cartoons trouvée grâce à ce site providentiel ! 😎

Et moi ? hein ? et moi ?

Ce matin je me lève péniblement de mon lit en m’accrochant à mon armoire. Depuis quelques temps j’ai très mal dans le talon à chaque réveil avant que la douleur s’estompe comme si chaque jour mon corps devait se rappeler du travail qu’il doit faire pour supporter ma masse. Dans la foulée je grommelle, je fais quelques légers bruits et cela suffit pour tirer mon siamois de son sommeil.

Lui n’a pas de soucis pour se lever ni pour réclamer avec ses cris rauques que je m’occupe de lui. Je dois alors le nourrir, enfin négocier son repas, lui donner une seringue de médicament pour ses problèmes rénaux et gérer d’autres soucis de santé que je ne peux détailler ici surtout vers l’heure du repas. Bref, je commence ma journée comme vétérinaire, je veille aux besoins non verbalisables de mon chat.

Une fois le chat géré je fais la feuille du jour pour ma mère. Quel jour nous sommes, le programme de la journée, l’heure de mon retour… J’écris tout cela chaque jour. Je prépare aussi ses médicaments, je fais la vaisselle de la veille et je réfléchis au menu du soir tout en vérifiant encore une fois que tout soit à sa portée pour qu’elle puisse se débrouiller toute seule la journée sans se mettre en danger. Me voici donc devenu aidant veillant à des besoins niés par ma propre mère qui me traite d’emmerdeur (ce qui me rassure sur sa santé mentale).

Deux heures après mon réveil, je commence mon activité salariée d’éducateur qui accompagne une douzaine d’enfant en situation de handicap mental dans une école primaire. Vu que nous sommes au siècle des acronymes ronflants et illusoires, j’ai décidé de nommer mon métier « E.S.I.S » ce qui en toute lettre se traduira par « éducateur spécialisé en inclusion scolaire ». Oui ça m’amuse beaucoup… J’accompagne en particulier un jeune garçon dans une classe ordinaire pour qu’il avance en lecture et en compréhension en l’aidant chaque jour pendant 90 minutes à faire face aux demandes d’une classe ordinaire. Le reste de la journée je veille aussi aux besoins des 11 autres enfants en mettant en place des activités préparées avec soin. Je suis éducateur spécialisé et je veille aux besoins peu ou pas verbalisés par les enfants de mon groupe.

Le soir je reçois des mails de la paroisse, je dois faire des mises à jour pour un blog d’information que personne ne lit et on me demande de taper le discours de l’évêque pour l’afficher sur le panneau d’information de l’église. Me voici devenu web-master associatif. Je m’exécute, je veille donc à des besoins putatifs.

Et tout cela avec cette immense solitude et cette intense fatigue issue de mes nuits sans sommeils passées à m’inquiéter pour mon avenir. Je vais très mal dans ma tête et dans mon corps et ça commence à se voir. Le retour de la menace virale avec un nouveau variant résistant à mes trois doses de vaccin n’arrange pas les choses coté anxiété. Mais bon, si moi je veille aux besoins de toutes ces personnes et animaux, personne ne veille aux miens. Mon bien-être relève de ma seule volonté et responsabilité.

Ce qui est paradoxal c’est que si j’arrive à aller mieux ce sont tous mes aidés qui s’en sortiront mieux ! Une main tendue n’est donc pas un espoir égoïste mais un droit que je revendique après cette vie passée au service des autres tout en remettant les miens à plus tard.

Je voudrais avoir plus de temps pour faire de la photo, pour progresser en musique et pour découvrir d’autres choses. Mais non mes devoirs familiaux, professionnels, associatifs et vétérinaire sont prioritaires sur mon bien-être (je n’ose même pas parler d’épanouissement).

Ce soir je comprends enfin avec une grande sincérité la détresse des aidants.

Mais ce soir une fois de plus je suis heureux d’avoir cette capacité particulière, ce pouvoir si utile pour survivre et tenir bon : mes facultés de résilience qui me permettent de subir tout cela en m’effaçant systématiquement de l’équation.

Quelques signes d’espoir du coté de ma famille qui commence à vouloir se mobiliser pour m’aider. Toute aide même morale sera la bienvenue mais même si cela ne se concrétise pas, je serai résilient afin de survivre, je n’ai pas le choix car même si je ne suis pas irremplaçable (loin de là) ma mort serait tout de même problématique pour pas mal d’entités et pas seulement pour un vieux siamois constipé… Enfin j’ose l’espérer… 🙄

Poubelle awards

Nous avons tous en tête les images de remises de diplômes dans les pays anglo-saxons. Les costumes ridicules et désuets, les chapeaux que l’on jette à la fin, bref un folklore bien rodé qui amuse sans doute ceux qui s’y soumettent, rassure les autorités des facultés qui ont ainsi l’impression de préserver des valeurs voire une identité et enrichit les couturiers et vendeurs de ses défroques aussi éphémères qu’exubérantes.

C’est dans ce contexte que le 25 novembre dernier, Will Radford s’est préparé à recevoir son diplôme de photographe décerné par le département des beaux arts de l’université de Gloucestershire en Angleterre. Hélas pour lui Will a déjà une énorme dette de plus de 35 000 euros qui correspond à son prêt étudiant et le COVID ayant retardé la remise de diplôme, Will n’a survécu pendant ces derniers mois qu’en faisant des petits boulots d’étudiant. Du coup le 25 novembre dernier, le jour de la cérémonie officielle, Will n’avait plus que 120 euros.

Le souci c’est que le fameux déguisement d’un jour et ses accessoires coûtent près de 300 euros, une somme que Will ne pouvait et ne voulait investir pour cette lubie. Ceci écrit, il avait tout de même besoin d’un costume pour aller à la cérémonie et recevoir son précieux sésame… C’est alors qu’il eut une idée aussi futée que drôle, la voici en photo :

Et oui, Will s’est habillé avec des sacs poubelle pour aller à la remise de son diplôme ! 😆

Ce qui est intéressant c’est que son idée n’a pas choqué mais a au contraire provoqué une grande vague de sympathie sur place et un peu partout ailleurs vu que la cérémonie était diffusée en live sur You Tube. Le grand peintre britannique Peter Edwards, invité pour cette cérémonie a d’ailleurs applaudi Will avant de le féliciter tout spécialement dans son discours en allant jusqu’à qualifier son geste de brillant.

De son coté Will assure qu’il n’a pas fait cela pour provoquer mais bien car il n’avait pas l’argent pour payer le costume. Will redit par ailleurs son attachement et sa reconnaissance à l’université de Gloucestershire qui lui a beaucoup apporté.

Mais au bout du compte qu’il le veuille ou non, son geste aura pour mérite de réfléchir au sens limité et au poids financier des ces vieilles traditions, alors rien pour pour ça, bravo Willl !

La crise

Yashica Mat 124 G, Reala 120 décongelée

Ces temps derniers tout se débine dans ma vie familiale et professionnelle. En plus de ça les informations sur le contexte sanitaire ne sont pas rassurantes avec l’apparition d’un nouveau variant à qui on a donné un nom de Transformer… Moins grave, je n’ai toujours pas récupéré toutes mes facultés informatiques, du coup je ne peux toujours pas scanner. C’est la raison pour laquelle ce soir je partage avec vous cette image triste et déprimante issue d’un film que j’ai exposé au début du mois. La mort des petits commerces du centre ville, un sujet bateau, triste mais hélas tellement en rapport avec mon état d’esprit actuel.

Soirée punk

Hier soir j’ai passé la soirée au pub du village. Il y avait un groupe punk les Elastic heads. Les musiciens étaient très sympas, le son bien gras et sale comme je l’aime mais hélas pour eux il manquait un ingrédient principal, le public.

Nous n’étions que 5 personnes au pub ce soir là…

Du coup le groupe n’a joué que 7 chansons avant de tirer sa révérence. Juste avant qu’il range leurs affaires je leur ai acheté leur album sur vinyle à 12 euros, ils me l’ont dédicacé. Bref une belle soirée pour moi un peu moins pour le groupe hélas… 🙄

Archive (obsolète) de langage web

Archive du dimanche 26 novembre 2006

6 Novembre

Cher Francis, 

       Comme le disait si bien Françoise Dolto, tout est langage. Les nouveaux modes de communication si nombreux et rapides ne cessent de se développer pour permettre aux personnes d’échanger des informations. 

Ces modes impersonnels ignorent souvent le contexte émotif de l’information transmise, c’est pour cette raison que sur les chats ou lors de la rédaction d’un SMS l’auteur est amené à préciser son humeur, ses sentiments par rapport à ce qu’il raconte.

C’est là qu’interviennent les smiley.

Ces petits dessins composés avec des barres et des ponctuations n’étaient au début que des ornements superfétatoires… Depuis ils ont évolués jusqu’à constituer une large gamme de signes dont chacun est porteur d’un sens qui suffit à recontextualiser les propos qu’il accompagne.

Juge plutôt:

Dictionnaire des smiley

: -)      Le smiley de base. Ce smiley est utilise pour refléter 
         une opinion sarcastique  ou amusante 
; -)      Smiley clin d'oeil. L'utilisateur a fait une remarque 
         douteuse (mi-sérieuse, mi-blague).
: -(      Smiley mécontent. L'utilisateur n'est pas d'accord, choqué
         ou fatigué de quelque chose.
:-I      Smiley indifférent. Mieux qu'un smiley mécontent mais pas
         aussi joyeux qu'un smiley de base.
:->      Smiley sarcastique. L'utilisateur a fait une remarque très
         mordante. Plus fort qu'un :-).
:-       Smiley neutre. L'utilisateur a fait une remarque ambiguë.

;->     Smiley clin d’œil et sarcastique combiné. L'utilisateur a 
        fait une remarque que seuls les initiés comprendront.
                         Les Smileys spécifiques :

: -) 	Sourire 
: -D	Rire
:-*	Bisou ! 
; -)	Complice
:-X	Motus & bouche cousue     
: -P	Bavard [Langue qui dépasse]
: -| 	Indifférent               
: -(	Pas content
:' ( 	Une larme                 
: -o 	Oh!
0:-)	je suis innocent !       
>:-> 	Taquin
:-> 	Sourire sarcastique      
>;->	Taquin & complice
:-\	Heu...					
: -/	C'est pas de ma faute !

Et oui mon cher Francis, dans la communication, les mots ne représentent que 15% de la quantité d’informations échangées… Les nouvelles technologies ne pouvant encore transmettre l’intégralité du non-verbal, les smileys ont encore de beaux jours devant eux…

Enfin non car quelques années plus tard les émoticons venaient rendre ces smileys peu parlants obsolètes. :mrgreen: