Parfait pour Halloween

Parfois les coïncidences sont si étranges et tombent si bien à propos que l’on comprend qu’elles n’existent pas. Ce qui je vous le rappelle, est le slogan de ce blog. 😉

Hier une chaine You Tube à laquelle je suis abonné depuis des années s’est enrichi d’une nouvelle vidéo spéciale Halloween. Tout est donc fait pour que j’en parle ici.

Alors laissez-moi vous présenter Cyriak, un animateur anglais qui depuis 2004 inonde le net et d’autres sphères de la créativité avec ses animations très particulières. Cyriak est un personnage plutôt inquiétant qui exprime sans filtres les choses les plus angoissantes qui se cachent dans sa psyché en utilisant des logiciels informatique pour créer des petits films parfois très sordides. Cet animateur utilise beaucoup des notions issues de la géométrie fractale, des variations de tailles, des déformations/mutations le tout avec une bonne dose de répétition/évolution. Il accompagne par ailleurs ses créations par une musique terrifiante qu’il compose lui-même.

Mais tout cela n’est que la forme, une première approche de cet animateur et de son œuvre. En réalité son travail va bien plus loin qu’un simple délire macabre qui fait tant parler de lui. Il y a chez Cyriak une volonté bien présente de dénoncer certains aspects de la modernité et des méfaits de la société de consommation. Ses techniques d’animation créent un malaise surtout par le biais de la répétition et des déformations qui nous donnent une impression d ‘enfermement et de perte de contrôle. Et ce n’est pas pour rien. Dans la vidéo que je présente ci dessous, Cyriak termine par un message très clair : « C’est Halloween alors vous riez de la mort vous vous amusez avec les squelettes mais vous-même dans votre train-train quotidien vous ne valez pas mieux que ces squelettes vu que vous n’êtes que de tristes automates, simple pions d’un système qui vous emprisonne ».

Enfin c’est comme ça que je reçois son message. Je suis pressé de retourner sur sa chaine pour voir si d’autres personnes partagent mon point de vue sur son travail. En attendant je vous laisse donc en bonne compagnie avec sa vidéo. Mais un conseil; ne regardez pas trop ses animations, une surdose provoque des idées très noires qui dépassent de très loin l’ambiance d’Halloween.

Humeur maussade

Alors que la mort tourne autour de la maison depuis plusieurs jours en tentant de me convaincre que son hurlement lugubre n’est que la chanson du vent d’automne, je suis là, seul, triste et déprimé.

Du coup si je continue l’introspection du mardi ça va mal finir. Alors pour cette semaine tentons autre chose.  A vrai dire, mon humeur du jour se résume à merveille avec une vidéo. La chanson est de Bunny, un artiste fantôme dont j’ai eu la chance de trouver l’album avant que toute référence à son égard ne disparaisse d’Internet.

Quand au sens de la chanson pour les non-anglophone c’est de dire :

Tu es comblé de biens matériels mais il y a tout de même quelque chose qui te manque, alors ne me ment pas, en vrai, tu te sens comment ? Tu peux te permettre de faire semblant que tout va bien tant que ton sentiment de liesse ne s’efface pas. Tu es fier de tous les trophées que tu as amassés mais en fait tu y as plus perdu que tu n’y as gagné. Alors ça te fait quelle impression quand tu finis par te sentir misérable ?

Des mots forts qui retentissent en moi venant m’interroger une fois de plus sur le sens de la vie et surtout sur le sens que je veux donner à la mienne.

Sauf que moi contrairement à la personne à qui la vidéo est adressée, je n’ai rien, ni possessions, ni victoires, ni même un gentil chien comme dans le cartoon de promotion pour cette chanson.

Je pars donc avec un sérieux handicap.

Aller au bout de son rêve (ou presque)

specialplane

Cette semaine dans le cadre des lundis de l’insolite, laissez-moi vous emmener dans le nord-est de la Chine où un paysan, Zhu Yue qui avait toujours rêvé de piloter un avion, est enfin parvenu à se rapprocher de son rêve avec l’aide d’autres paysans passionnés d’aviation tout comme lui.

Ce passionné et sa bande comprenant que l’agriculture ne leur permettrait jamais de rassembler assez d’argent pour acheter un avion et ce qu’il faut pour avoir le droit de le piloter, ont décidé de construire un Airbus A320 en se basant sur une maquette.

Son projet aura coûté près de 400 000$ et aura nécessité 60 tonnes d’acier sans parler d’années de travail. Mais voilà l’avion est construit et le rêve est enfin à portée de main.

Enfin pas tout à fait…

Car cet avion n’est pas fait pour voler, les instruments et le cockpit sont factices, cette maquette taille réelle va en fait devenir un restaurant qui accueillera 36 clients avec la promesse d’un service quatre étoiles.

Ils sont forts ces chinois, même lorsqu’ils réalisent des rêves insensés, ils finissent toujours par revenir à la réalité et aux préoccupations capitalistes.

Néanmoins, construire un Airbus A320 taille réelle sans les outillages de pointe ni les savoirs techniques, cela mérite tout de même autant d’admiration que de respect.

Je souhaite donc un bon vol stationnaire à ces passionnés ! 😎

 

Le Rocher du Bourbet

akimori

Moskva 6×9, portra 400, scanner Nikon et retouches par un copain pro

Et en version XXL et bien ça donne ça : (cliquez ici pour voir)

 

C’était en Octobre 2010. A l’époque j’avais intégré un club photo où je commençais à me sentir plutôt bien jusqu’à cette sortie où j’étais venu avec un vieux folding russe.

Les participants me raillaient, se moquaient de ce matériel étrange et désuet. Au début c’était bon enfant et moi-même je souriais mais très vite le ton s’est endurci avec des phrases peu acceptables du genre « Pourquoi  t’es venu avec cette quincaillerie ? ».

Traiter mon Moskva de quincaillerie était inacceptable. Du coup le soir je m’étais lâché sur Internet. Ce fut une erreur car un des membres du club photo lisait mon blog et était allé tout raconter au président de l’association en faisant monter la sauce.

Une semaine plus tard je m’étais fait vivement réprimandé pendant une réunion du club par ces personnes qui m’accusaient d’avoir diffamé l’association. Je rétorquais en disant que je ne supportais pas que l’on se moque de moi à cause de mon matériel ce à quoi le président, qui pourtant pratiquait l’argentique, avait répondu que c’était de ma faute, je l’avais bien cherché car j’avais fait de la provocation en emmenant mes vieux appareils.

C’est là que j’ai compris que je ne pouvais plus rester dans une telle association composé de personnes qui jugeaient les photographes non pas sur leurs photos mais sur leur matériel. Cela reste pour moi un souvenir pénible d’autant plus que la photo faite ce jour-là a été une de mes plus belles photos… 😥

 

Tuto spécial changement d’heure

Pour ce tuto je fais dans le décalé. Ce que je vais vous présenter aurait en effet sa place dans les lundis de l’insolite, mais actualité oblige, je préfère le passer dans les tutos. 🙄

Francis Sarlette est un You Tubeur belge qui interprète des petites chansons sur la musique de certains tubes avec une voix assez particulière. Récemment il s’est fait connaitre avec ses chansons pour encourager l’équipe belge pendant la coupe du monde de foot de 2018. 😈

Cela ne suffisant pas pour faire décoller le nombre de ses abonnés, Francis s’est donc lancé dans le service public. C’est ainsi que pour nous rappeler le changement d’heure de ce weekend, il a écrit une chanson  qui fera date sur l’air d’un tube de Johnny. Je vous laisse découvrir tout ça ! 😆

Éducateur, éduque-toi toi-même!

archives

Pour cette seconde excavation je suis allé rechercher ce que j’avais écrit un 26 octobre, j’ai choisis mon article du 26 octobre 2006. Douze ans déjà… 😯

A cette époque je tenais un blog quotidiennement sur mon espace wanadoo et pour tenter de donner un sens à mes élucubrations je m’étais inventé un correspondant imaginaire; Francis.

Voici donc ce que j’écrivais sur le métier d’éducateur alors que j’étais arrivé à la fin de ma formation.

 

Jeudi 26 Octobre 2016

Cher Francis,

       Ce matin je devais me rendre à Mulhouse pour faire le point sur mon mémoire de fin d’étude. Arrivé dans la petite gare de Montbéliard, je découvre que les trains sont en grève sur le tronçon Montbéliard-Mulhouse. Vu l’importance du rendez-vous une seule solution subsiste, prendre ma voiture pour aller au centre de formation.

Cela peut paraître banal mais pour moi faire un tel trajet relève d’un acte d’héroïsme. A 34 ans je ne suis toujours pas capable de m’orienter dans une grande ville en voiture. J’ai trop peur de l’accident après m’être égaré, question d’habitude que je n’ai pas…

Je me suis donc exécuté à contrecœur et bien entendu je me suis encore égaré en arrivant dans les méandres de cette ville que je déteste tant. La première fois que je suis allé à Mulhouse en voiture, c’était sur ordre de mon directeur d’établissement que m’avait littéralement botté le cul pour que j’y aille. Depuis nous en avons reparlé, il avait eu bien raison…

Ce petit exposé de l’une de mes faiblesses n’a pas pour seul but de te faire rire mon cher Francis, si je te raconte cela c’est aussi pour évoquer un aspect de mon travail qui me trotte dans l’esprit depuis un moment.

Je me dis éducateur et je travaille avec des personnes pour les convaincre d’aller plus loin dans leur quête d’autonomie en repoussant leurs limites alors que moi je ne suis même pas capable de me forcer à évoluer dans le même sens ne serait-ce qu’un peu…

Nous sommes grossiers et vulgaires et nous demandons aux enfants de se comporter comme des parangons de vertu, nous sommes accrocs au tabac et au café et nous demandons aux toxicomanes d’arrêter de se droguer, nous demandons aux enfants de ne pas manger trop de sucreries, de faire du sport alors que notre hygiène de vie est à l’inverse de ce que nous professons. Nous, les éducateurs, nous sommes vraiment de sacrés hypocrites…

Dès lors je commençais à penser que je dois me définir comme un simple relais d’un commande sociale prônant une normalité à laquelle je ne veux et ne peux pas adhérer. Puis mon point de vue à évolué. A présent je considère l’écart entre mes exigences vis à vis des personnes que j’accompagne et ma capacité à les appliquer à moi-même comme une liste de défis à relever.

Celui de ce matin étant réussi il est peut-être temps de passer aux autres…

Moyashimon, un anime pédagogique

moyassh

Cette semaine je vous présente un anime d’un tout autre genre. Si l’on reste un peu dans le fantastique, ici le ton est purement comique mais tout en laissant une très grande place à la pédagogie. Ce cocktail très réussi fait de cet anime unique un petit chef d’œuvre à la fois distrayant et instructif.

L’histoire tourne autour d’un personnage principal, Tadayasu Sawaki, un jeune garçon fils d’un fabriquant de miso qui a un pouvoir étrange, celui de voir les microbes à l’œil nu et de pouvoir communiquer avec eux ! Dit comme cela c’est un peu compliqué à concevoir mais pourtant l’idée fonctionne à merveille notamment avec le look très sympathique des bactéries. J’ai franchement eu l’envie d’acheter les peluches de la série, mais elles sont hélas plutôt rares et pas très bien réussies.

Au début de l’histoire, Tadayasu Sawaki et son ami d’enfance fils d’un fabriquant de saké, entrent dans une faculté des sciences agricoles. A peine arrivés ils font la connaissance dans des conditions rocambolesque d’un professeur un peu extrême et de toute une bande de personnages déjantés. Très vite l’histoire va s’accélérer avec quelques intrigues et surtout à chaque épisode une foule d’informations passionnantes sur le phénomène de la fermentation et sur l’histoire commune entre l’homme et les bactéries. Bref on devient très vite accroc alors histoire de vous communiquer ma passion pour cet anime d’exception, je vous propose le premier épisode en VO STFR.

Cette série a connu deux saisons et a été adaptée en drama alors si vous accrochez , vous aurez de quoi faire !

Pour finir, je rappelle l’existence de la chaine You Tube « l’étrange popcorn » qui fait le point sur les plats fermentés un peu ou totalement extrêmes qui sont aussi présentés dans cet anime d’exception.