Envie d’une bonne baignade ?

Cette semaine pour le lundi insolite je vous propose de nous rendre à Dubaï la capitale du luxe et des abus qui vient d’ouvrir mercredi dernier une piscine dont le thème est celui d’une ville engloutie.

Jusqu’ici rien de bien spécial, mais là où ça devient de la démesure, c’est au niveau des chiffres car cette piscine de 60 mètres de profondeur, (soit 15 mètres de plus que toute autre piscine au monde et deux fois plus grande), contient un volume d’eau équivalent à six piscines olympiques, soit 14,6 millions de litres. Vous l’avez compris, cette piscine est donc devenue officiellement (ce record du monde a été homologué par l’agence Guinness en fin de semaine dernière) la piscine de plongée la plus profonde au monde.

Lumières et musique d’ambiance, l’attraction abrite deux « habitats sous-marins ». Les plongeurs peuvent explorer les fonds d’une cité perdue reconstituée, jonchés d’objets de la vie courante et recouverts d’une végétation abondante.

Bon, si vous voulez y aller outre le prix du billet cela vous coûtera entre 120 et 215 euros pour une séance d’une heure.

Ben oui creuser et remplir une telle pataugeoire ça a dû coûter bonbon donc là faut rentabiliser ! 😆

Joker

Ce soir pas envie de rire ou de chercher un truc rigolo ou absurde, non, là je désespère du genre humain, je suis fâché contre plein de gens et vu que je ne sais pas cacher mes émotions je me suis montré plutôt désagréable voire agressif. Est-ce que la journée de demain sauvera les meubles et me permettra d’envisager un été sympa ou est-ce que ça sera encore pire ? Et bien à suivre demain ! :mrgreen:

Régime extrême

Lorsque pour des raisons impérieuses de santé une personne doit rapidement perdre beaucoup de poids, il n’existait jusque là qu’une seule option : la chirurgie (anneau gastrique ou réduction de l’estomac).

Mais c’était compter sans les chercheurs de l’université d’Otago en Nouvelle Zélande qui viennent d’annoncer fièrement la création d’un dispositif magnétique qui est fixé sur la mâchoire par un dentiste.

Cette machine permet un écartement des mâchoires tout juste suffisant pour parler et bien sûr respirer mais empêche les personnes qui le portent d’absorber de la nourriture solide. Un outil spécial permet tout de même au porteur de déconnecter rapidement cette machine infernale en cas de soucis. Ah oui on imagine un peu les conséquences d’un vomissement par exemple…

Un test a été réalisé sur des volontaires dans la ville de Dunedin, le résultat est sans appel, les valeureux cobayes ont perdu en moyenne 6,36 kilos en deux semaines.

Selon Paul Brunton, le responsable de ce programme de recherche, le dispositif qui répond au doux nom de dental slim diet control (tout un programme), représente une alternative saine, sécure et économique à la chirurgie.

Mais au niveau des réseaux sociaux ce n’est pas vraiment la même chanson, les gens qui ont testé l’appareil évoquent tous une perte substantielle de leur qualité de vie et de leurs bien être tandis que d’autres décrivent le dispositif comme étant un vrai instrument de torture qui ne cadre pas avec l’éthique de la médecine moderne.

Bref, du buzz encore du buzz pour pas grand chose.

En effet, si pour maigrir il suffisait de ne plus manger de solides, ce serait bien simple d’y arriver. Les bons résultats des volontaires de Dunedin s’expliquent sans doute par le choc suivant la mise en place de l’appareil, en clair au bout de quelques semaines tout un chacun trouverai sa façon de se faire plaisir en contournant le dental slim diet control. La seule façon de maigrir est pourtant simple; il suffit de vraiment le vouloir et c’est tout.

Musical week #2: Danger Music

Après la photo du groupe Phenix publiée hier, je me suis dit que cette première semaine d’été était le moment idéel pour lancer une thématique musique sur ces sept jours. Et vu que c’est lundi c’est donc l’occasion de vous parler d’un genre très spécial de musique, la « danger music ».

Ce genre musical très minoritaire s’est développé en dans la mouvance du courant punk des années 80 et plus spécifiquement en lien avec la « noise music » ou en français la musique bruitiste, qui consiste à faire de la musique avec des objets qui ne sont pas des instruments de musique et surtout à n’utiliser que des sons désagréables et perturbants voire désagréables pour les assembler dans une composition.

Mais la danger music est allée bien plus loin, car comme son nom l’indique ce genre de musique utilisait des objets et machines improbables tout en mettant en danger la sécurité voire la vie du public. Dick Higgins est le précurseur de ce style et écrivait ses partitions sur des petits bouts de papier en voici un exemple gentil :

Tout cela reste bien sage et la danger musique ne semblait donc ne mettre en danger que les tympans ou la santé mentale du public mais c’était sans compter sur les japonais.

Dans les années 80 alors que le courant punk se déchaine au Japon, un groupe très spécial relance la danger music en la poussant dans ses retranchements. En 1984 à Osaka, Yamantaka Eye, le futur leader de Boredoms, et Mitsuru Tabata, le guitariste de Zeni Geva, forment le groupe Hanatarash. (En japonais ça se traduit par « morveux »)

Hanatarash était connu pour ses concerts durant lesquels le public se trouvait fréquemment dans des situations périlleuses. Au cours de l’un de leurs plus sinistrement fameux spectacles, Eye coupa un chat mort en deux à l’aide d’une machette et faillit se couper une jambe avec une scie circulaire qu’il avait fixé dans son dos ; le paroxysme fut atteint lorsqu’une partie de la salle fut détruite par l’utilisation malencontreuse d’un bulldozer sur scène.

Lors d’un concert à Tokyo en 1985, on demanda au public de signer une décharge à cause des possibilités de blessures occasionnées par le spectacle. Celui-ci fut arrêté car Eye s’apprêtait à lancer un cocktail molotov enflammé sur la scène. Le coût des réparations de la « performance » s’éleva à 600 000 yens (environ 4 000 euros).

Après plusieurs années de concerts intensifs, Hanatarash fut interdit dans la plupart des salles et ne put reprendre ses activités scéniques qu’après avoir abandonné ces pratiques périlleuses.

Alors que penser de tout cela ?

Et bien en dehors d’un certain amusement à imaginer un musicien faire de la musique avec un bulldozer sur une petite scène au mépris de la sécurité du public, ce genre de découverte vient m’interroger sur ce qu’est vraiment la musique et sur la place réelle de l’aspect mélodique dans cette forme d’art.

Mais avant tout cela me donne une énorme envie de reprendre mes instruments traditionnels et d’oublier cette rencontre perturbante avec des personnes trop haut perchées ! 😈

Mon lundi insolite

Et si pour ce lundi je faisais une exception en parlant d’un fait local, et à vrai dire personnel ?

Je vous préviens c’est assez anecdotique mais je vais tenter d’en faire quelque chose d’intéressant.

Alors voilà, c’était ce midi pendant la récréation. Les enfants de mon groupe et les autres enfants de l’école jouaient gentiment (ça change) à faire des tours de kaplas lorsque tout à coup une petit fille est venue vers moi toute affolée.

Elle venait de trouver un oisillon tombé du nid sous le préau, selon un des animateur c’est un queue rouge. Alors du coup branle-bas de combat pour trouver une table poser une chaise dessus et monter sur ce fragile dispositif pour atteindre le nid sous le préau.

20 minutes plus tard l’oiseau retombe !

Toujours aussi vivace, il piaille appelle sa mère panique, ses promesses d’ailes l’ont aidé à tomber sans se faire de mal, il ne sait pas encore voler mais il sait atterrir.

Et là les enfants de mon groupe avec des histoires de vies difficiles se rassemblent autour de moi et commencent à verbaliser leurs projections, il s’identifient à l’oisillon et évoquent sa détresse (il a perdu sa maman, il est tout seul il est malheureux…Laurent, aide-le fais quelque chose !).

En clair les enfants sont touchés par cette boule de plume et mes blagues sur par exemple le fait de le tremper dans de la pâte à beignet pour en faire un nugget ne les font pas rire.

Alors du coup en dépit d’un emploi du temps chargé (le cadeau de la fête des pères) je me vois donc obligé de descendre une grosse table dans la cour et une chaise pour faire à mon tour la cascade de l’animatrice. Une fois l’oisillon reposé dans son lit j’observe avec les enfants ce qui se passe, la mère est revenue, elle semble le nourrir et il ne retombe pas. Les enfants sont soulagés et moi assez content de moi.

14h45 récré de l’après midi, à peine descendu dans la cour je découvre que mon oisillon a encore refait le grand saut, un grand nombre d’enfants jouent autour de lui mais mis à part les enfants de mon groupe qui courent vers lui et la gamine qui l’a trouvé en premier, ils semblent ne plus se préoccuper de ce comique à plume qui fait dans le tragi-comique de répétition.

Du coup je me retrouve pendant toute la récréation avec l’oisillon en main et je le remonte dans notre salle. A 16h30 au moment de partir je me dis que cet emplumé m’a assez gâché la journée et du coup je le pose dans un buisson car il arrive que les mère oiseaux viennent nourrir leurs oisillons tombés à terre me dit-on. Les enfants semblent croire en cette assertion non vérifiée, Moi beaucoup moins mais bon…

Je prends ma 309 qui a repris du service aujourd’hui en touchant le volant je me brûle les paumes et cela me renvoie des tas de souvenirs. Je fais 100 mètres et tout d’un coup je décide de me garer, la culpabilité est trop grande, je dois aller rechercher ce fichu oiseau et aller au bout de mes responsabilités, non pas pour en faire un nugget, mais bien pour tenter de le sauver.

Le souci c’est que nous avons une réunion importante, le nouveau directeur de l’établissement vient se présenter, vu que c’est un ancien collègue éducateur avec lequel j’ai bien déliré, j’arrive avec l’oiseau dans la main ce qui fait bien rigoler les collègues. Puis je pose l’oiseau dans un petit truc en plastique et le voici qui tente de sortir dans la cour. Je finis par le mettre dehors à l’ombre avec un objet pour l’empêcher de sortir de son nid en plastique.

La réunion se termine un peu avant 18h00 l’oiseau est toujours en pleine forme, je l’ai ramené chez moi et là je lui ai donné trois gros vers de faine coupés en deux dans le sens de la largeur.

Il couine appelle je vais lui redonner à manger.

Si demain il est encore vivant je réfléchirai à la suite à donner à cette histoire banale mais bien embêtante… 😈

Alors là je désespère…

Vendredi soir une enchère un peu trop spéciale s’est terminée sur Ebay. L’article proposé pour rigoler à 10 cents a fini par atteindre la somme folle de 99 997 dollars ! 😯

Alors oui c’est une belle somme mais pourquoi être choqué ?

Et bien tout simplement parce que cet article n’est en fait qu’un nugget de poulet qui faisait partie d’un menu BTS (groupe de Kpop mondialement célèbre) et qui avait la forme d’un personnage d’un jeu vidéo lui aussi mondialement célèbre, le fameux « Among us ». Il résume donc à lui seul deux grosses tendances actuelles de la pop/gaming culture, c’est peu dire !

Ce bout de poulet va être livré avant sa péremption et sera donc comestible, le buzz autour de cette croquette a d’ailleurs été si intense que le vendeur propose même d’offrir un très rare paquet de sauce Szechuan la fameuse sauce mythique vendue pendant une très courte durées dans les Mac Do.

Il faut se faire une raison, nous sommes entrés dans le siècle des lobotomisés qui se laissent influencer et berner par les réseaux sociaux et les autres acteurs du web. La folie Pokemon qui m’a aidé à mettre un terme à mes débuts de collectionneur en est une belle illustration.

Bref pour vivre un peu plus heureux et libres, vivons débranchés ! 😈

L’amour du métier et vice-versa

Pour ce lundi insolite nous repartons dans un pays dont nous avions parlé il y a quelques mois à l’occasion de la sortie d’un dessin animé reposant sur les exploit d’un homme et de son phallus. Oui souvenez-vous de ce cartoon pour enfants qui avait fait un petit tollé sur place et un gros buzz dans les autres pays.

Nous revenons donc au Danemark, pays qui semble avoir un rapport à la sexualité plutôt décomplexé.

Nous sommes le 24 mai dernier, c’est à dire il y a une semaine jour pour jour. Il est 8h30 et un reportage très spécial va être diffusé. Louise Fischer, une journaliste de la station danoise radio 4 a en effet décidé de couvrir la réouverture des clubs échangistes en allant visiter l’un d’entre eux histoire d’évoquer les ressentis des habitués face à cette nouvelle phase du déconfinement tout en voulant donner un aperçu de ce qui s’y passe vraiment. En début de reportage un message demande d’éloigner les enfants et les oreilles trop prudes du poste de radio non pas à cause de ce qui va être dit mais plutôt de ce qui va être fait.

De sa propre initiative, la reporter a en effet décidé de sauter le pas en se faisant expliquer les règles de ce type de lieu avant de se livrer elle-même à des ébats sexuels tout en continuant d’enregistrer son sujet. « Peux-tu décrire ce que tu vois juste maintenant ? », l’entend-on demander à son partenaire, au milieu de sons explicites et de commentaires salaces.

Cette affaire bien loin de mettre un terme à la carrière de Louise a eu un effet inverse. La journaliste a en effet reçu jeudi dernier les lauriers de ses chefs pour son sujet. « Je trouve que c’est bien quand nos reporters essaient d’expérimenter le journalisme de façon différente », a défendu Tina Kragelund, la responsable des programmes de Radio 4. « On peut toujours faire ce qui est attendu par les auditeurs mais aussi les surprendre et leur donner de nouveaux angles et le faire de façon nouvelle », a-t-elle raconté au quotidien Jyllands-Posten.

Pour ma part je trouve cela très courageux pour une femme d’afficher sa sexualité de façon si forte et directe mais avant tout sans vouloir être prude ce qui n’est pas mon cas, je me demande pourquoi il était si important de diffuser le reportage à 8h30… 😯

Fly me to (watch) the moon

Je ne sais pas si c’est pour sauver l’entreprise de la banqueroute ou pour soulager le moral de certains riches australiens isolés du reste du monde, mais voilà que la compagnie aérienne australienne Quantas s’apprête à clôturer une série de vols vers nulle part.

Oui vous avez bien lu, Qantas organise des vols pour aller nulle part, les passagers montent dans l’avion, font un tour dans le ciel et atterrissent là ils avaient décollés. Un genre de baptême de l’air mais en Boeing 787 (photo ci dessus).

Le dernier vol d’observation de cette série se déroulera le 26 mai et aura pour but d’admirer la pleine lune au dessus des nuages avec l’astronome Vanessa Moss qui en plus d’avoir conçu la trajectoire optimale suivie par le Boeing, sera également à bord pour commenter l’évènement.  

Hélas contrairement à un baptême de l’air en Cesna, les billets pour ce voyage quasi immobiles sont plutôt onéreux. entre 320 et 950 euros en première classe. Cela n’a pas empêché la compagnie de vendre tous ses billets sur Internet en 180 secondes, un record !

Il faut dire qu’en plus d’être le dernier vol de ce genre, la pleine lune du 26 mai sera assez spéciale vu que vue depuis l’Australie, l’astre prendra une teinte rouge.

Un bien beau programme et une idée originale, mais bon, le plaisir de quelques nantis vaut-il vraiment un tel gaspillage de carburant ? 🙄