Thomas Wiesel

C’était pendant le premier confinement lorsque rappelez-vous nous étions toutes et tous à un moment ou à un autre bien déprimé(e)s et angoissé(e)s. C’est à cette période qu’en regardant des spectacles comiques sur You Tube, j’ai découvert un humoriste différent des autres, un lausannois qui sous des dehors de type pas bien dans sa peau et peu sûr de lui enchainait des blagues drôles, intelligentes mais bien cassantes en utilisant non seulement l’actualité mais aussi sa propre vie, allant même jusqu’à exposer publiquement ses blessures les plus personnelles pour mieux les tourner en dérision.

C’est donc comme ceci que je tenterai de décrire Thomas Wiesel, je ne sais pas si c’est bien vendeur comme il le dirait, mais c’est ainsi que je le vois.

Alors quelle n’a pas été ma surprise de voir fleurir il y a quelques semaines des affiches pour un spectacle de Thomas Wiesel à Montbéliard ! La seconde surprise a été de découvrir que le spectacle ne coutait que dix euros, voir huit euros pour d’autres. Du coup j’ai proposé à une amie de venir avec moi et à l’avoir entendu rigoler comme moi, je pense avoir offert à Thomas une nouvelle fan !

Quant à moi j’ai passé une soirée géniale point d’orgue de cette semaine très sympathique et j’ai surtout eu la chance de pouvoir parler à Thomas après le spectacle. Bien bien réfléchi avant d’ouvrir la bouche car je ne voulais pas l’ennuyer ou le mettre mal à l’aise puis j’ai laissé mon cœur parler de façon simple et honnête.

Je l’ai donc remercié pour avoir été un réconfort pendant le premier confinement avant de lui dire que j’admirais ce qu’il faisait et ses prises de position en dehors de ses shows ainsi que sa capacité de faire rire les gens avec ses pires galères.

Car oui Thomas n’est pas juste un artiste intelligent, drôle et sensible, c’est aussi un homme plein de convictions qui utilise son humour pour dénoncer sans peur les horreurs et absurdités diverses. Cela lui a d’ailleurs valu des menaces de mort de la part de certains groupes extrémistes.

Au bout de tout ça, pouvoir être photographié avec Thomas pour avoir un souvenir de cette belle soirée (Merci Sylvaine pour la photo) et pouvoir la poster sur ce blog en espérant que certaines et certains d’entre vous aillent le découvrir, (Vidéos en dessous) prolonge mon bonheur de cette semaine. Une semaine que je voudrais presque voir durer encore et encore à la façon du film « Le jour de la marmotte ». 😎

Archive de réchauffement climatique

Archive du Dimanche 21 janvier 2007

Cher Francis,

       Aujourd’hui est le dernier jour de cette jolie saison créée par le dérèglement climatique. Je propose un nom pour la désigner: printhiver. Ça sonne bien non? Dès demain cependant l’hiver va reprendre ses droits et la température va fortement baisser, des chutes de neige sont même envisagées en plaine dès mardi.

Cette chaleur sans précédent pour un mois de janvier ne semble pas troubler outre mesure nos concitoyens qui ont bénéficié de jolis dimanches ensoleillés pour faire leurs ballades ainsi que de soldes très intéressantes sur les habits chauds restés invendus. Cependant les chiffres nous montrent que le point de non retour dans la destruction du fragile équilibre climatique semble bien dépassé, pourtant la question environnementale n’est encore que peu présente dans les discours des présidentiables. 

A quoi bon relancer l’économie, trouver des emplois aux gens si nous continuons de vivre en détruisant un peu plus chaque jour la nature qui est notre seule vraie source de vie? 

Les chaînes de TV ne cessent de passer de vieux films moins chers à la diffusion, cependant il y en a un que l’on évite de montrer trop souvent. Il s’agit du film « soleil vert ». Et pour cause, ce film classé à l’époque comme un film de science-fiction  ou plus précisément d’anticipation, est devenu à l’heure actuelle un avertissement aussi réaliste que précis.

Ce qui est troublant dans ce film montrant les humains détruisant les dernières formes de vie sur terre et réduits à dévorer leurs morts pour survivre, c’est que pour l’instant nous sommes pile poil dans la ligne scénaristique du film qui pourtant date des années 70.

Alors avant de goûter le soleil vert fait avec des restes humains je me suis offert en ce dernier jour de printhiver un sympathique repas japonais que j’ai dégusté seul vu que ma mère était invitée au banquet des 70 ans et plus organisé par la commune dans un restaurant de St Hippolyte.

Oui, c’est la nouvelle photo de la semaine. ( Le repas! quoi d’autre ?)

Toutes et tous compositrices(teurs)!

Vous jouez d’un instrument (ne serait-ce que quelques accords) et vous rêvez de trouver une mélodie pour la coller sur des paroles que vous avez en tête pour en faire une chanson. Mais bon, le solfège ce n’est pas votre truc et du coup vous ne savez pas quels accords choisir…

C’est là qu’intervient autochords.com, un site Internet gratuit et sécurisé qui va vous permettre de vous lancer dans la musique. Je l’ai testé pour choisir les accords des couplets de la chanson que je vais interpréter tout à l’heure au pub du village.

Pour trouver les accords ou plus exactement une progression de 4 accords, vous commencez par choisir la tonalité de votre future chanson. par exemple Ré (D). Puis vous pouvez changer en choisissant Ré bémol ou Ré#. Vous pouvez aussi opter pour une tonalité majeure ou mineure. Une chanson composée dans une tonalité mineure n’est pas forcément triste ou mélancolique en y mettant de l’énergie on peut en faire un morceau très entrainant et vice-versa.

Bref, une fois que vous avez choisi votre tonalité, les sept accords issus de l’harmonisation des sept degrés de votre gamme apparaissent à droite et en cliquant sur chaque accord vous pouvez l’entendre jouer avec l’instrument de votre choix. Par défaut c’est la guitare mais il y a aussi le piano. Bon, ce sont des sons MIDI moches mais ça suffit très bien pour se mettre l’accord dans l’oreille.

Et là dans le menu déroulant à gauche vous n’avez plus qu’à choisir le style que vous voulez donner à votre morceau et vous aurez la progression de quatre accords de bases ainsi que trois variantes données en dessous. Bref, c’est vraiment simple, gratuit et hyper pratique, alors merci et bravo aux concepteurs de cet outil qui vous sera peut-être utile un jour ou l’autre ! 😎

Flagrants délires

La semaine a bien commencé. Cela peut sembler anodin mais hier soir en rentrant chez moi ma mère avait préparé le repas du soir, chose qu’elle n’avait pas fait depuis plus de six mois. Bon ce n’étaient que des trucs à passer au four mais elle a lu la notice et a bien préparé tout ça.

Bref, ma mère va mieux, je me sens plus serein et du coup je suis parti dans plusieurs délires qui ont en commun la musique qui prend de plus en plus de place dans ma vie.

La première chose un peu folle a été d’acheter tout à l’heure une troisième basse (photo ci dessus) uniquement pour la laisser au travail (dans le placard de ma salle dans l’école primaire) pour faire mes exercices tous les jours. Car oui, c’est débile d’acheter cette basse bas de gamme alors que j’ai investi dans une basse de haute qualité mais mes 20 minutes de pause quotidienne au boulot sont plus que ce que je peux dégager en temps personnels les soirs et le weekend. En plus de ça cet instrument me sera utile pour transmettre mon amour de cet instrument aux enfants musiciens du groupe. Bon, cet achat n’était pas vraiment prévu, à la base je devais juste acheter des médiators (les trucs en plastique pour gratter les cordes) et j’ai découvert que c’était mon luthier qui était devenu le nouveau vendeur du magasin ! Du coup en achetant chez lui j’ai une double garantie: bon conseil et service après vente. L’instrument n’est pas exceptionnel, à vrai dire il sonne un peu trop crade, une vrai casserole comparé à ma chère Fuyubi Chan ! Mais pour faire l’andouille au boulot ça sera très bien. Son nom ? Aka Chan ! Un jeu de mot japonais, aka veut dire à la fois « bébé » et « rouge » oui je me la raconte… :mrgreen:

La seconde chose va se dérouler demain matin, les enfants musiciens sont enfin prêts pour jouer la chanson que j’ai écrite pour eux parole et musique. Je devais être seul avec un jeune collègue que j’allais mettre à la batterie mais voilà que grâce au virus (oui j’ai bien écrit grâce au virus) l’animation à laquelle ma collègue devait participer hier est annulée et du coup elle sera avec moi demain. Je vais donc pouvoir chanter avec elle et notre classe entière notre chanson et je l’espère l’enregistrer en vidéo pour la mettre sur le DVD du spectacle de Noël qui cette année encore sera virtuel (et là j’écris faute au virus). Bref demain matin ça risque d’être un gros délire !!! :mrgreen: :mrgreen:

Et là on arrive à mon troisième délire qui lui va se dérouler demain en fin d’après midi et peut-être jusque tard en soirée. Demain c’est scène ouverte au pub du village, je vais donc chanter la chanson que j’ai écrite pour les gosses mais avec des paroles adultes qui évoquent les bagarres et règlements de compte en cour de récré. Les copines et copains du pub avait bien aimé quand je l’ai faite en mode brouillon avec deux trois litres de bière dans le bide, alors en propre avec un prof de batterie qui va m’accompagner ça risque d’être très sympa. Mais je vais aller encore plus loin dans la folie avec ma nouvelle chanson que j’ai écrite là encore à la base pour les gamins mais qui en fait est à l’inverse de la première une chanson que j’ai écrite pour un public adulte. Le thème qui m’est venu pour cette autre chanson punk c’est mon ressenti face aux changements négatifs que je vis dans mon village. Si la première chanson se nomme « A la récré » et peut faire croire que le thème est léger et enfantin (alors que ce n’est pas le cas pour sa version adulte), ma seconde création est elle très noire négative voire insultante ! Bref très punk ! Je me permet même de vanner le tenancier du pub ! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Mais voilà, mis à part mon achat impulsif, les deux autres délires sont prévus mais ne sont pas sûrs d’être menés à bien. Cela va dépendre des deux enfants de mon groupe que je fais travailler très dur, du collègue batteur, de ma collègue qui chante dans un groupe et a une très belle voix, du reste du groupe…. Quant à mon petit spectacle au pub, je vais devoir attendre que l’on me laisse monter sur scène et peut-être présenter mon texte au gérant du pub histoire de ne pas risquer de choquer les gens.

Par contre si par miracle tout se déroule de façon plus au moins satisfaisante, comptez sur moi pour mettre ces souvenirs en photo pour la rubrique de samedi. Bon, dites moi « merde » pour demain ! 😀

Votre prochain Uber :

Les chercheurs israéliens font décidément de drôles d’expériences, voici que la semaine dernière, l’université Ben Gourion dans le Neguev israélien a publié une étude très sérieuse dans la revue en ligne Behavioural Brain Research. Son sujet d’étude peut faire rire de prime abord mais constitue en fait une découverte importante qui vient remettre en cause ce que l’on pensait savoir sur les animaux, notamment vu que c’est le cas ici, les poissons. 🙂

Cette étude se base sur une expérience menée à l’aide d’un aquarium posé sur un chariot motorisé. Dans l’aquarium se trouve un poisson rouge dont les mouvements sont transmis à un dispositif qui les traduit en informations envoyées au moteur du chariot qui va déplacer le véhicule en se calant sur le trajet du poisson dans le bac. C’est dur à expliquer alors regardez la vidéo en fin d’article.

Chaque fois que le poisson atteint la cible (une bande de couleur sur un mur) il reçoit une récompense sous forme de granules de nourriture. Ce qui est incroyable c’est que cette expérience fonctionne. Après quelques jours de tâtonnement et d’entrainement, un poisson se montre ainsi capable de conduire un véhicule ! 😯

Mais passé l’envie de rire si on y réfléchit un peu, cette expérience vient prouver qu’un animal aussi peu performant qu’un poisson rouge a la capacité (selon les mots de l’étude) de transférer sa représentation spatiale et ses capacités de navigation dans un environnement terrestre complètement différent du sien.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve cela extrêmement intéressant et en même temps déstabilisant car cela vient remettre en cause ce que l’on pensait connaitre de la perception des animaux. Si un simple poisson rouge se montre capable de telles prouesses, imaginez donc ce qu’un autre animal terrestre avec un cerveau plus complexe est réellement capable ! Je suis impatient de découvrir la suite de ces expériences. 😎

L’enfer en coulisses

Dimanche j’ai été invité par une amie qui voulait voir le film d’animation japonais « Belle » Le film était très bien quoique un peu surprenant. mais là n’est pas le sujet. En sortant de ce multiplex, je me suis retrouvé dans ce couloir que j’ai trouvé assez graphique qu’angoissant. J’ai fait cette photo merdique avec mon nouveau téléphone portable et son format hyper allongé. J’ai bien sûr joué avec cette image en montant un peu la saturation des couleurs. Cela a été l’occasion de voir que cet outil est tout sauf un bon appareil photo (et c’est très bien ainsi vu que je déteste ces machins).

A présent je rêve de refaire la photo sur trépied avec un vrai appareil photo.

Car cette image hypnotique et flippante me renvoie à beaucoup de mes références cinématographiques. :mrgreen:

Funeste archive

Archive du dimanche 14 janvier 2007

Cher Francis,

       C’est vers midi le samedi 13 janvier que s’est éteinte la doyenne du plateau à un age très respectable de 103 ans. Dans ma campagne nous avons encore des rites funéraires plein de sens, c’est donc par devoir et par conviction que j’ai participé une fois de plus au cérémonial de bénédiction des défunts. Chez nous à la campagne les morts restent dans leurs demeurent et y sont exposés jusqu’au jour de l’enterrement pour que chacun puisse venir leur rendre un dernier hommage.

Je suis donc allé avec ma mère dans la maison de Joseph afin de lui présenter à lui et à sa femme, mes condoléances pour la mort de sa maman que je connaissais aussi. La coutume liée au respect des morts et des vivants en deuil, veut que l’on ne sonne pas à la porte. Une fois entré j’ai donc rencontré brièvement le couple endeuillé que je connais bien de par sa participation active à la vie associative du plateau, puis je me suis rendu guidé par une voisine dans le salon transformé pour l’occasion en chambre d’exposition de la défunte.

Au moment d’entrer dans la pièce j’étais suivi par un couple et une jeune adolescente venus de Haute Saône. Arrivé sur le seuil de la petite pièce je fus aussi surpris que la jeune fille.

La défunte était là, étendue paisiblement sur un lit d’une place. Elle était habillée avec une robe bleue et une chemise au style ancien avec de gros boutons. Un drap brodé  la recouvrait jusqu’à la ceinture. Ses mains blanches étaient nouées d’une façon étrange, ses longs doigts dont la pâleur se confondait avec celle des ongles prenaient des angles improbables comme s’ils étaient en caoutchouc. Sur la visage de la défunte certes un peu tiré se lisait une paix intense.

Après avoir signé la défunte avec un rameau de buis trempé dans l’eau bénite, j’attendais en silence que ma mère finisse de discuter avec une proche parente de la maison. Ces dix minutes devinrent pour moi une éternité alors que je contemplais le visage de la mort qui une fois de plus apparaissait devant moi.

Ces instants de méditation et de recueillement ont été pour moi une source de sérénité absolue. Il est bon parfois d’être confronté à la mort afin de se rendre compte de la vacuité profonde de nos ambitions terrestres. Je pensais aussi très fort à cette grand mère que j’avais visité il n’y a pas si longtemps et qui avait encore toute sa tête. J’imaginais les tonnes de savoirs qui venaient de disparaître avec son décès, je pensais à ceux qui autour d’elle sont dans la peine.

Et puis j’ai quitté la pièce en disant « au revoir » à la mort.

Ce rite est le dernier rite de passage, celui où l’on dit adieu à une existence humaine. Là encore son sens profond n’est pas individuel mais collectif. Il créé une ambiance chaleureuse autour des personnes endeuillées qui évitent ainsi de se retrouver seules et il rappelle à l’ensemble de la communauté que la mort existe et qu’il faut apprendre à l’accepter.

Prendre le temps de s’arrêter et de réfléchir à la mort qui est devenue un des grands tabous de notre société moderne, voilà quelque chose de précieux de rare et de censé. Ce rite loin d’être une épreuve est une expérience paisible où l’on se rend compte en les consolant de l’importance que l’on a pour ceux qui sont dans la peine, et où l’on se réconcilie avec notre propre mortalité. Tout cela en faisant mémoire d’une personne qui nous quitte.

Alors au revoir Zoé… Tu nous manques déjà.