Archive de jours pénibles

Archive du lundi 22 janvier 2007

Cher Francis,

       Panique générale, au niveau de la formation les échéances d’examens tombent comme des mouches, je vais avoir à avaler l’intégralité de trois années d’étude pour un examen qui aura lieu dans un mois… En rentrant je découvre que mon chat est malade… Dans le monde ce n’est guère brillant, L’abbé Pierre est mort ce matin à 5h30, Hulot l’écolo annonce qu’il ne se présente pas pour les présidentielles et le petit teigneux est toujours vivant.

Pour le monde je ne puis rien faire, par contre je vais tenter de remettre de l’ordre dans ma petite vie histoire de faire face à ce soudain vent de panique. Sinon en cours nous nous sommes faits traités de « frares » un mot alsacien qui veut dire insolents d’après ce que mes collègues m’ont expliqué…

C’était bien là la seule chose drôle de la journée…

14 ans plus tard, j’ai toujours cette peur viscérale des examens qui fait qu’aujourd’hui encore dans les périodes de doute je fais le même cauchemar : je dois passer un examen important et je n’ai rien révisé. J’ai pourtant décroché tous les diplômes que je visais ( maitrise en droit privé et diplôme d’état d’éducateur spécialisé) mais rien n’y fait je me réveille encore après ces cauchemars en me disant que je n’ai rien et que je dois repasser des épreuves. Bref, encore un traumatisme avec lequel j’ai appris à vivre. Si seulement c’était le seul… 🙄

Un Noël pas si triste que ça !

Voici ce que j’ai reçu comme cadeaux cette année en plus du gros cadeau que je me suis égoïstement offert à moi-même. :mrgreen: (Ma basse que je vais reprendre dès que j’aurai terminé d’écrire cet article).

Ces trois photos m’ont été envoyées par des forumeurs dans le cadre d’un échange de tirage que j’organise chaque année depuis pas mal de temps. Cette année vu le contexte morose je pensais que personne ne voudrait se lancer mais nous avons tout de même été une vingtaine à vouloir faire vivre cette tradition.

Recevoir ces photos est un immense plaisir pour moi, au delà de la reconnaissance pour l’organisation de l’opération, j’y vois des témoignages d’amitié de personnes que je connais par le forum pour certains mais pour d’autres dans la vie réelle ou au téléphone en attendant de vraies rencontres. 😉

Bref, c’est ça le vrai sens des cadeaux, ce n’est pas faire marcher l’économie ni dépenser de l’argent pour combler des besoins parfois artificiels mais bien de célébrer les liens entre les personnes. Ce Noël qui me le rappelle de si belle façon a donc été un très beau Noël, comme quoi 2020 n’a pas été totalement deux fois vain (20 et 20).

Désolé, ça fait un moment que je tentais de placer ce gag pourri que j’ai inventé (même pas honte). 😆

Archive en lien avec mon loupé de hier…

Parfois le hasard fait bien les choses, c’est pour cela que je présente aujourd’hui un texte que j’ai écrit le 23 octobre 2008.

Futilités

Je me fait piéger à chaque fois et pourtant je retombe toujours dans la même arnaque. C’est vrai que cela part de bons sentiments et d’une certaine recherche d’harmonie entre les personnes, mais une fois arrivés sur place on se rend compte que l’on n’a pas envie de parler de soi ni à l’autre et surtout pas du vrai « soi » à l’autre. Du coup, pour meubler les silences gênants et dénonciateurs, l’option retenue par tous de façon tacite est de ne parler que de travail. Un sujet neutre qui permet de faire passer le temps sans se mettre en danger en se dévoilant un peu.

Les pots entre collègues c’est vraiment une perte de temps voire une mauvaise expérience quand l’hypocrisie est de mise. En tout cas c’est trop cher payé pour sauver les apparences.

En rentrant chez moi mon téléphone portable sonne et j’entends au bout du fil un ancien ami du temps de la fac de droit, il me propose d’aller voir une avant-première d’un film fantastique très attendu. Mais c’est demain soir et demain soir… rebelote…

Suis-je donc masochiste ?

Non, bien sûr que non, je ne suis que lié par les règles de vie en société et par mon vœux pieux de voir un jour des collègues capable de parler d’autre chose que de travail. je continue de rêver donc, jusqu’au jour où je comprendrai que les collègues ne peuvent être des amis surtout si le futur vient transformer notre sympathique groupe en panier de crabes.

Douze ans plus tard je suis devenu un des crabes du panier mais vu que mes pinces sont acérées on me fout la paix. Les pots ne se font plus que dans le cadre formel des départs de collègues qui quittent la structure, c’est à dire sur le lieu de travail avec peu d’alcool et la hierarchie bien présente. Reste la collègue qui habite dans le même village que moi et son homme qui est un vrai pote et qui m’appelle toujours pour aller boire des binouzes au pub. Et la concernant ce que j’ai écrit au dessus reste d’actualité : crustacé et Workaholic (ce mot est bien plus parlant que sa fausse traduction française (bourreau de travail).

Arrêtez tout !!!

Journée de merde, mais bon ce n’est pas grave car Metronomy vient de sortir un nouveau clip pour une autre chanson du dernier album que j’ai bien sûr en vinyle. Une fois de plus visuellement c’est une ode au passé aux années 90 avec un rendu très VHS. Les paroles de la chanson  évoquent le fait de passer à autre chose à la fin d’une relation amoureuse et sont donc très positives, bref,  que du bonheur ! 😀

Toshiyuki encore…

Hier j’écrivais les louanges de ma voiture et là, en revenant de faire quelques courses, la pédale d’embrayage reste collée au plancher.

Et oui ce sont les charmes de la mécanique vintage…

Là j’attends un copain qui va m’aider à la remonter au village avec l’aide de son père. 🙄

Archive écolo

Jeudi 29 mai 2008

200529

Cher Francis,

       Au fin fond du paléolithique il y a environ 500 000 ans, dans des conditions qui aujourd’hui encore restent mystérieuses, l’homme découvre le feu puis les aliments cuits. C’est une rupture radicale dans l’évolution. Aujourd’hui encore, nous sommes les seuls sur cette planète à consommer des produits cuits. Le reste du règne animal se contente de manger ce qui l’entoure tel quel sans pour autant s’en comporter plus mal. 

Le néandertalien s’éteignit parce que son alimentation se composait à 90% de viande, son goût pour la chair animale lui fut fatal car dès que le nombre de proies diminua, la fin de l’ère néandertalienne sonna, il fut remplacé par un petit nouveau, Homo Sapiens, qui survécu certes grâce à son intelligence, mais aussi grâce à son appétit varié.

Mais ne nous sommes nous pas de nouveau engagés dans une impasse évolutive avec notre nouvelle consommation de viande qui ne cesse de croître? 

« Homo numericus » est en train de gaspiller les ressources limitées de sa planète pour nourrir son appétit grandissant pour la chair animale. Depuis que l’homme s’entête à industrialiser la production de viande, il dévie ses propres ressources vers la population animale qui ne cesse de grandir. depuis 1950, la quantité de bétail destinée à être consommé par l’homme a été multipliée par 5 dépassant ainsi en nombre la population humaine. Nous sommes aujourd’hui un plus peu de 6 milliards d’êtres humains sur cette planète et les animaux destinés à être servis dans nos assiettes sont au nombre approximatif de 15 milliards.

Pour arriver à l’age d’abattage, ces derniers ont besoin d’eau, de graines, et de céréales.

Alors voici quelques chiffres étourdissants qui valent le détour:

– Pour produire un kilo de blé il faut 1000 à 2000 litres d’eau alors qu’ il faut 10000 à 13000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf

– Pour produire un kilo de viande de bœuf prête à être consommées, il faut lui fournir 13 kilos de nourriture, 13kg pour 1kg !

– Pour chaque kilo de viande de bœuf consommable, l’animal produit 40 kilos de déchets; excréments, os, tendons, liquides qui ne seront pas consommés par l’homme.

– L’industrie de la viande consomme plus de 45% des céréales mondiales

– Depuis 1950 nous sommes passés d’une consommation par an et par habitant de 18 kilos à 35 kilos en 1990 et ce chiffre ne cesse d’augmenter. En chine on passe de 20 kilos de viande par personnes et par an en 1980, à 50 kilos en 2007.

Cela créé une forte demande de plus en plus intensive sur les moissons et laisse de moins en moins de place à la culture destinée à la consommation humaine directe. 

Au final, la viande est produite au détriment des plus pauvres, une grande partie des terres cultivées qui servaient à les nourrir est aujourd’hui déviée à la nourriture réservée au bétail.

Bien loin d’augmenter la capacité à produire de la nourriture pour les humains, l’industrialisation de la production de la viande la réduit.

Et évidemment elle augmente les profits des gros producteurs.

Le bétail, qui se nourrissait tout seul en broutant l’herbe alentour, est maintenant alimenté par l’homme, graines, céréales, farines et mélanges de protéines issues des carcasses d’animaux. 

Conclusion logique : En mangeant de la viande, nous ne faisons qu’affaiblir notre capacité à nourrir la population humaine en constante augmentation, sans parler du fait que la production intensive de viande requiert l’usage d’énergie fossile pour le transport, de fertilisant synthétiques, d’engrais et surtout d’eau. 

– 1 kilo de bœuf, a pour effet secondaire, l’émission de 24 kilos de CO2 alors qu’un kilo de céréales en émet moins d’un kilo.

Nos besoins en protéines, argument avancé pour cette production excessive de viande, pourrait parfaitement être couverts par une nutrition végétarienne et équilibrée. S’abandonner à la consommation excessive de viande parait donc un total non-sens surtout qu’une alimentation trop riche en protéines est à l’origine de nombreux problèmes de santé tels que perte de calcium, déshydratation chronique, troubles cardiaques, problèmes de foie et de reins. 

En cherchant des solutions à la crise des prix qui flambent et à la nature qui se déchaîne suite à nos émissions excessives, « homo numericus » ferait mieux de se poser une question essentielle:

 » Mais qu’est-ce que je bouffe ? « 

Explosion…

Aujourd’hui ma nouvelle chaudière a explosé plein d’eau dans la maison, la brûlure de ma mère ne s’arrange pas non plus, bref je suis vraiment à bout, trop de choses trop de pression et pas beaucoup d’aide… 😦

Suite : 15h30 un réparateur trouvé par un biais incroyable est arrivé. Il a coupé l’eau au niveau de la chaudière et du coup j’ai récupéré l’eau dans la maison.

Il a aussi identifié le problème : c’est un raccord mal fait qui a sauté avec la pression dans la chaudière.