Toradora; la plus belle histoire d’amour

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Je fais partie de ces fans d’anime qui bien qu’étant des mecs, sont capables de regarder des animes dont les intrigues tournent autour des relations amoureuses. Bien qu’étant un homme frustré par l’absence de romantisme dans ma vie, j’ai ainsi été bouleversé par certains animes shoujo. Celui qui m’a le plus chamboulé au point de me faire pleurer c’est bien sûr Toradora.

Ryuuji Takasu est un élève japonais qui vient de rentrer en seconde année de lycée et qui vit seul avec sa mère. Il aimerait être un simple lycéen ordinaire, mais il est doté d’un défaut : ses yeux intimidants. À cause de son air patibulaire, des rumeurs stupides n’arrêtent pas de circuler sur lui, notamment le fait qu’il frapperait quiconque oserait le bousculer et qu’il serait prêt à tuer, alors qu’en vérité c’est un jeune homme sensible tout ce qu’il y a de plus recommandable…

À cause de ça, il rencontre des difficultés énormes à se faire des amis, et le plus lourd à supporter étant bien entendu l’absence de relation amoureuse. Par chance, il se trouve dans la même classe que son meilleur ami Yūsaku Kitamura, et son coup de cœur la jolie Minori Kushieda… Joie de courte durée puisqu’il va littéralement tomber sur la tsundere locale, Taiga Aisaka (surnommée le tigre de poche à cause de sa petite taille et de son agressivité). Ci-dessous la vidéo de la rencontre entre Ryuuji et Taiga :

Ryuuji va découvrir que Taiga est amoureuse de son meilleur ami Yusaku Kitamura. C’est alors le début d’une relation sulfureuse entre Ryuuji et cette tsundere qui profitera de lui et en fera son homme de ménage et accessoirement un punching-ball tout en  le garde près de lui afin de se rapprocher de Kitamura, tandis que Ryuji espère en faire de même avec l’énergique et non moins étrange Kushieda.

Cette relation amoureuse complexe évolue au fil des épisodes, Ryuuji toujours aux petits soins pour Taiga commence à la regarder d’une façon différente et Taiga, abandonnée par ses parents dans une cage dorée, se lie très fort à Ryuuji qui est toujours là pour elle même dans les moments les plus embarrassants comme par exemple l’épisode où Ryuuji passe une nuit à coudre des coussins dans le maillot de bain de Taiga complexée par sa petite poitrine. Cette séquence tendre et très drôle débouche sur le tournant de l’anime. En chahutant des amis de Ryuuji le font couler au fond de la piscine et c’est Taïga qui sait à peine nager qui va le secourir et alors que le prof tente d’aider Ryuuji à reprendre conscience, elle empêche tout le monde d’approcher en hurlant et en pleurant. « N’approchez pas Ryuuji est à moi !!! »  Et c’est là que moi aussi j’ai pleuré très fort. Cette séquence marque en effet la transformation d’une relation d’interdépendance en vraie relation amoureuse et le reste de la série va aller bien plus loin dans ce sens avec des moments d’une incroyable intensité.

Donc oui après toutes les horreurs que j’ai écrites cette semaine sur l’amour, je suis bien obligé de reconnaitre que du fait de ma très grande sensibilité, je suis tout de même très fleur bleue…  😆

Bon on termine sur le générique d’ouverture, le premier qui est le plus rigolo, le second étant bien plus sombre et annonciateur des troubles à venir.

Oups…

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Décidément les jeudis c’est compliqué de tenir ce blog surtout quand je passe au pub pour découvrir les nouveaux brassins du copain. Du coup pour ce soir et bien c’est encore une fois Joker. De toute façon les animes ça n’attire pas grand monde, en même temps c’est normal, j’ai des gouts atypiques. 😆

Anime Photo#3 : Speed Grapher

Il existe des animes qui marquent de façon profonde et durable. Speed Grapher fait partie de ceux-ci.

C’était en 2005 j’attendais avec impatience ce nouvel anime dont j’avais vu des teasers montrant une violence graphique très intéressante. J’étais loin de me douter que cet anime était en fait une œuvre très aboutie qui allait me hanter encore longtemps…

Cet anime se déroule  dans un monde dystopique mais hélas bien trop proche du nôtre. Tatsumi Saiga, ancien photographe de guerre, enquête sur une organisation ayant peut-être un lien avec un carnage, perpétré quelques jours plus tôt, durant lequel cinq politiciens s’opposant à une loi sur la pharmaceutique ont été tués. Il infiltre pour cela dans un club secret réservé à l’élite appelé Roppongi Club. Il est découvert alors qu’il tente de photographier la « déesse » de ce club, une jeune fille de 15 ans appelée Kagura. Alors qu’il est sur le point d’être tué, il reçoit un baiser de Kagura qui lui donne le pouvoir de détruire tout ce qu’il photographie. Il découvre alors que les fluides corporels de Kagura (sa salive par exemple) confèrent à ceux qui les absorbent d’étranges pouvoirs en rapport avec leurs plus secrets désirs ou obsessions. D’où l’assiduité des membres du club qui n’attendent qu’une chose : recevoir le baiser de la « déesse ». Cette série met donc en scène un homme caoutchouc, une croqueuse de diamant au sens propre et tant d’autres monstres aussi immoraux que fascinants. Saiga va alors tenter de délivrer Kagura du club et de la firme qui le manage, une grande entreprise pharmaceutique appelée Tennōzu Group. Il est pris en chasse par les agents de la firme dirigés par un dénommé Suitengu et les plus redoutables membres du club, armés de leurs pouvoirs.

Alors oui, le pouvoir que va acquérir Saiga est bien sûr une métaphore du pouvoir de la presse et plus particulièrement du photojournalisme qui permet de dévoiler la corruption et les autres scandales mais l’intérêt de cet anime ne se limite pas à cela. En dehors des monstres pervers transformés par Kagura, les « méchants » de cette œuvre se révèlent être bien plus complexes que  prévu et la découverte de leurs vrais motivations à la fin de la série est tout bonnement hallucinante. Cet anime a aussi le don de montrer le lien entre le pouvoir et la corruption et d’illustrer la nature profondément inégalitaire de nos sociétés modernes, où les riches monopolisent les ressources et s’adonnent à leurs vices en étant protégés par les pouvoirs publics qu’ils contrôlent, tandis que les autres tentent de s’en tirer laborieusement avec leurs moyens limités.

Ce qui fait de cet anime une œuvre profondément choquante ce n’est donc pas cette belle violence graphique mais bien la violence symbolique de l’oppression des nations par un groupe de privilégiés amoraux et au dessus de toutes les lois. Bref une image assez juste de nos sociétés modernes, non ? 👿

Aie…

Dur de faire un article sur un anime quand je rentre bien imbibé du pub après une journée de merde. Je vais donc me coucher et remettre ça à la semaine prochaine, de toute façon cette rubrique est celle qui a le moins de visites c’est à dire zéro. 😆

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Joker

Je rentre seulement du travail avec une réunion coup de poing qui me donne le tournis donc du coup pas le temps ni le courage de me lancer dans la présentation de l’anime lié à la photo numéro 3 : « speed grapher » qui va demander un gros travail d’explication.

Ah et oui pour mémo c’est aujourd’hui que ma mère a explosé le parechoc avant et le phare avant passager de sa Ligier… Du coup pour ce soir c’est le joker.

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Et contrairement à ce que laisse penser l’illustration, je ne vais pas me coucher mais préparer mon travail pour demain.

 

Anime photo#2 : Fuujin Monogatari

Le vent est la plupart du temps l’ennemi du photographe (surtout en grand format grrr…..) Mais voici un anime sorti en 2004 qui vient raconter la passion de Nao présidente du club de photo numérique de son établissement, qui cherche à photographier le vent en visant le ciel et les nuages. Un jour, alors qu’elle s’adonne à son sujet de prédilection sur le toit de son collège elle voit un chat qui s’élance vers le ciel avec d’autres félins. Sa rencontre avec les « kaze neko » (chats du vents) va déboucher sur la révélation d’un secret fantastique: certains chats et quelques humains dont un prof de maths sont des « kaze tsukai » des utilisateurs du vent qui savent le faire obéir pour les porter dans les airs. Cette découverte sera le point de départ de multiples aventures plus incroyables et poétiques les unes que les autres.

Après s’être habitué à l’esthétique de cet anime unique qui semble découpé aux ciseaux par un gamin de maternelle et dont les personnages ont des yeux en losanges, on se retrouve comme prisonnier de son univers. La pratique de la photo et comme dans Tamayura, sa capacité à relier les personnes, est mis en avant par le biais d’un thème fantastique qui reste très maitrisé. Certains épisodes comme celui où Nao et sa copine tente de photographier une autre collégienne en train de courir est d’une poésie et d’une profondeur rarement atteinte dans l’univers des animes.

Si l’on ajoute à cela une musique au synthé planante (qui n’a rien à voir avec celle de l’extrait qui est un montage) on peut très vite comme moi être capté par la beauté insondable de cette œuvre et être profondément marqués par certains épisodes.

Alors oui la photo n’est pas mise en avant dans tous les épisodes mais dans chaque épisodes on retrouve des plans très photographiques et parfois perturbants comme celui où les immeubles de la ville dansent au caprice de leurs reflets sur les vitres.

Fuujin Monogatari ou « Windy tales » (ce titre anglais est honteusement  pauvre) fait partie des animes injustement sous-estimés car il n’a pas eu un grand succès public et a un rythme lent et contemplatif. Qu’importe, pour moi c’est tout simplement le troisième meilleur anime que je n’ai jamais vu. Et j’en ai suivi regardé et archivé plus de 300…

Anime Photo #1 : Tamayura

Le fait de parler de plus en plus de photos sur mes pages m’a donné l’idée de consacrer le mois de janvier 2019 aux animes japonais consacrés à la photo. Bien loin du cliché du touriste japonais qui mitraille, je désire vous présenter des œuvres pleine de beauté et de sensibilité voire un peu trash, vulgaire ou alors ouvertement violentes, qui ont toutes en commun le fait de ne pas pouvoir laisser un photographe indifférent. 😎

Je commence donc cette semaine par Tamayura un anime au rythme lent mais qui apporte une dose non négligeable de bonheur. Cet anime a commencé avec quatre OAV puis s’est prolongé avec deux séries de 12 épisodes avant de se terminer il y a deux ans par quatre derniers OAV qui ensemble forment un film qui vient clôturer cette belle aventure humaine.Voici la bande annonce de la seconde saison de l’anime :

Tamayura se déroule dans la préfecture d’Hiroshima dans la ville de Takehara qui est d’ailleurs restituée avec tant de détails que j’ai l’impression d’y être déjà allé, ce qui ne sera hélas jamais le cas… Ci dessous, un montage trouvé sur Internet qui montre le respect du détail des créateurs de l’anime pour restituer de façon la plus fidèle possible la ville de takahara :

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Bon passons, Sawatari Fû est une jeune fille qui après la mort de son père revient avec sa mère et son petit frère dans la ville natale de son père où la famille a vécu auparavant.

Fû souffre beaucoup de l’absence de son père qui travaillait comme photographe pour une agence de voyage. Pour tenter de rester en connexion avec lui, elle décide de se mettre elle aussi à la photo en utilisant le Rollei 35S de son père. Cet appareil est d’ailleurs si présent dans la série qu’il en devient un personnage à part entière.

Fû va être encouragée dans sa pratique un peu déstructurée de la photo par ses amies et sa famille qui tous ensemble trouvent que même ses photos loupées ont un charme. La présence du photographe de la ville, un ami de son défunt père, est aussi très importante car c’est lui qui développe ses films, tire ses photos sur papier et répare son Rollei chaque fois que l’obturateur casse ce qui arrivera deux fois dans la série. C’est d’ailleurs cet homme surnommé Maestro qui raconte à Fû que les petite boules de lumières qui apparaissent en bokeh dans ses photos sont en fait des tamayura (pas de « s » aux mots japonais), c’est à dire une représentation lumineuse du bonheur qui régnait au moment où la photo a été prise. C’est d’ailleurs une photo que Fû a fait de son père (une  photo mal cadrée en contre jour et en contre plongée mais pleine de tamayura), que Maestro a mis dans la vitrine de sa boutique et qui va générer beaucoup de réactions  et d’évènements autour de Fû.

Tout au long de cet anime on voir souvent les photos de Fû  pendant quelques secondes en grand à l’écran et franchement les dessinateurs de l’anime ont fait du très bon travail car beaucoup de ces clichés imaginaires m’ont réchauffé le cœur et m’ont inspiré. Hélas pour faire de si belles photos il faut avoir le cœur d’une gamine pas d’un vieux bonhomme aigri et seul.

C’est donc en se promenant avec son appareil et en faisant des photos parfois catastrophiques mais toujours attachantes, que Fû va rencontrer des amies et toute une foule de personnages passionnant et commencer à grandir au fur et à mesure des épisodes. Cet anime qui sur ce point à un coté un peu shonen, nous raconte ainsi l’évolution d’une jeune fille qui grâce à la photo, au souvenir de son père et à l’amour de ses proches va passer d’une petite fille timide gaffeuse et hésitante à une jeune fille déterminée à suivre sa voie en faisant de la photographie son métier quitte à devoir quitter son cocon.

Tout comme cet anime, je suis convaincu que la photo est avant tout une activité humaine qui en véhiculant et en provoquant des émotions permet aux personnes de communiquer, de changer et parfois même de se lier les uns aux autres.

Cet anime me marque à plus d’un titre, vu que j’ai moi même perdu mon père très jeune et que je compte sur la photo pour changer des choses dans ma vie, je me sens très proche de Fû. J’ai d’ailleurs fini par récupérer (on me l’a offert pour service rendu) un Rollei 35 mais un T pas un S. J’attends de prendre vraiment le pli de l’hyperfocale pour investir dans un Rollei 35S qui aujourd’hui se vend à près de 300 euros.

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L’anime connait des grands moments comme l’exposition organisée par Fû et ses copines pour mettre en avant leurs passions, la création par Fû d’un club photo dans son école et aussi et avant tout, de très belles rencontres humaines pleines d’émotions. La série se termine de façon un peu dramatique avec une ultime panne du Rollei 35S du père de Fû que cette fois Maestro ne pourra pas réparer. Fû se fait alors offrir un Nikon D610 pour le remplacer.

Le but des créateurs de l’anime n’était bien sûr pas de dénigrer l’argentique mais bien de symboliser la fin du travail de deuil de Fû, sa volonté de prendre de la distance avec le souvenir de son père et sa nouvelle détermination à prendre son destin en main, mais bon, tout de même, ça me fâche un peu…

Ceci dit, écrire cette chronique me donne une fois de plus l’envie de revoir cet anime, et quand je regarde quelques épisodes, à chaque fois je me remotive pour sortir faire des photos de préférence avec mon appareil de cœur, le Fujica STX 1N. 😎