Chobits, un anime thérapeutique

Le Japon est souvent montré comme un pays peuplé de pervers alors que cela ne correspond pas vraiment à la réalité. Le Japon est avant tout un pays qui a beaucoup souffert des conséquences de la fin de la seconde guerre mondiale et ce sur plusieurs plans y compris le plan intime des relations hommes/femmes. Il faudrait bien relire le livre d’Agnès Giard pour bien comprendre tout cela mais pour résumer, les mutations violentes du Japon d’après guerre ont bousculé cette société notamment en donnant un nouveau statut aux femmes qui parfois vient intimider les hommes. (Bon c’est un résumé très grossier, désolé…).

Du coup les animes qui sont une importante part de la culture populaire tentent de rabibocher (un mot bien de chez nous) les hommes et les femmes à travers des métaphores. Et c’est justement le cas de Chobits, une série mythique qui se déroule dans un univers dystopique où les humains utilisent des androïdes sophistiqués (persocom qui se traduit par ordinateur personnel) pour les aider dans leurs vies quotidiennes.

Et là on voit tout de suite là où les créateurs de la série veulent aller, le persocom du sexe opposé est semblable à un être humain mais en reste très éloigné, du coup le shujinko (personnage principal de la série) en entrant dans une relation affective avec cet objet le transforme en amie puis en partenaire en construisant une relation amoureuse qui lui permet de surmonter sa peur du sexe féminin. Le génie de cette série est d’autres animes est de passer de la femme objet de désirs fantasme de l’otaku, à la vraie femme reconnue pleinement comme un être humain à part entière.

Bon c’est ainsi que j’ai compris la série que je regarde au moins une fois par an, vous avez le droit de ne pas suivre ma lecture.

Mais bon d’accord ou pas, il reste les magnifiques chansons de Nino and the round tables. Cet anime est un grand classique et mérite d’être découvert.

Higurashi, un anime dérangeant

Je continue donc cette semaine spéciale Halloween et si je croise l’horreur et les animes, et bien j’ai énormément de choses à présenter. Choisir c’est renoncer, je vais donc mettre de coté les animés trop fantastiques avec des monstres ou des démons car le coté imaginaire fait qu’au final ces histoires ne sont pas si effrayantes.

Par contre il existe un certain nombre d’animés très dérangeants qui repose sur la méchanceté, la perversion voire la maladie mentale, l’instabilité, la transformation psychologique, des phénomènes bien réels qui font que les animés que les évoquent deviennent tout de suite bien plus horrible voire ouvertement dérangeants.

Higurashi en est un bon exemple. Cet anime se passe dans un petit village et met en scène une bande d’adolescents dont certains sont très jeunes (la plus jeune a 11 ans) histoire d’augmenter le malaise. Keiichi Maebara, vient emménager avec sa famille. Il va très vite se lier avec quatre de ses camarades de classe, quatre jeunes filles nommées Rena Ryūgū, Mion Sonozaki, Rika Furude, et Satoko Hōjō, qui l’acceptent dans leur club d’amateurs de jeux de société. Hinamizawa paraît être un village normal, paisible et rural ; cependant, tout bascule après la fête du Watanagashi, fête pendant laquelle est célébrée la déité locale, Oyashiro. Keiichi apprend que depuis 4 ans déjà, une personne disparaît et une autre est retrouvée morte le lendemain de la fête.

La série est divisée en 8 arcs à la fin de chacun de ces chapitres, ces jeunes finissent assassinés de façon très violente et très graphique par un ou deux d’entre eux devenus fous. Par la suite, au début du chapitre suivant, l’histoire repart à zéro comme si rien n’était arrivé avec une nouvelle histoire sanglante qui se met en place petit à petit.

Car oui, une des choses les plus déstabilisante avec cet anime c’est la façon avec laquelle les créateurs de la série passent d’un univers tout mignon, drôle et ensoleillé à l’horreur psychologique la plus profonde et violente. On finit par se sentir comme l’un de ces psychopathes capable de porter un masque de normalité voire de séduction tout en se préparant à commettre les pires atrocités.

Ce cycle horrifique est réellement éprouvant et en y repensant je me dis que non, je n’ai sans doute pas terminé cet anime bien trop glauque même pour quelqu’un avec de solides défenses comme moi. Reste que ça faisait un bon sujet pour Halloween. 😈

PS : Cette nuit j’ai retrouvé l’intégrale de cette série je vais voir jusqu’où je vais aller dans le visionnage des épisodes. 😈 😈

Ikoku Meiro no Croisée

Cette semaine j’ai envie de présenter un anime très différent de ce que je présente d’habitude. J’ai en effet comme le besoin de parler de quelque chose qui m’a toujours interrogé sur le Japon; son profond attachement à la France.

Car oui les liens d’amitiés entre nos deux pays, basés sur une fascination mutuelle (et sans doute aussi sur le fait que la culture populaire japonaise a fait de nous les adultes névrosés que nous sommes aujourd’hui), bref ces liens sont bien réels et ne se limitent pas à l’admiration exprimée par l’un de nos anciens chefs d’état récemment décédé.

Mais ce qui est à la fois drôle et triste dans ce lien entre nos deux pays, c’est que chacun semble s’attacher à l’autre mais en le recréant à sa guise. Le Japon des animes n’existe pas ou alors très rarement, et la France vu dans les animes est romancée à l’extrême.

Cet anime Ikoku Meiro no Croisée qui a même un mot français dans son titre ( le mot croisé est restitué avec des kataganas et sonne comme curowasé), est un bon exemple de la France idéale imaginée par les mangakas pour coller à l’imagerie populaire japonaise.

Le pitch est très simple : à la fin du 19ème siècle en pleine ère Meiji donc, le Japon s’ouvre au reste du monde et de nombreux japonais voyagent en Europe pour découvrir et apprendre dans le but de faire évoluer l’empire du soleil levant. C’est dans ce contexte de fascination nippone que la jeune Yune est invitée à Paris et va faire la connaissance d’un jeune apprenti ferronnier d’art qui travaille dans une galerie marchande.

Et là on est déjà loin de la réalité vu que cette galerie la galerie du Roy n’a jamais existé à paris et est en fait copiée sur la galerie du roi à Bruxelles. :mrgreen: Mais qu’importe, tout le reste n’est que le prétexte à de bons sentiments et à des découvertes culturelles un peu décalées et non démunies de préjugés. C’est mignon, c’est de la guimauve… 🙄

Mais à quand un anime japonais qui évoque la France de façon réaliste et constructive ? On y suivrait les aventure d’un japonais venu découvrir la France qui se ferait voler à peine arrivé sur le sol français avant d’être traité avec mépris pour finalement rentrer chez lui avec une immense amertume. Bon OK, ce n’est pas vendeur, on va donc rester à la version guimauve. 😆

 

Meet Mr Flap

Dans la vie il n’y a pas que les animes japonais, il y a aussi les productions françaises bien trash et fendardes comme Monsieur Flap.

Monsieur Flap c’est un homme, bon Ok un cadavre dont le cul a décidé de survivre et de vivre sa propre vie. C’est donc  l’histoire d’un cul qui traine un cadavre d’homme  et qui tombe amoureux. Car oui, Monsieur Flap est amoureux d’Anaïs, la coiffeuse d’en face. Sur les conseils d’un clochard, Il décide de lui offrir une fleur. Mais là tout va s’emballer et faire durer la série qui entame sa seconde saison.

Cette série est bien plus finaude si l’on dépasse les apparences et le coté trash on comprend certains messages bien envoyés. Alors à suivre, enfin si vous aimez les têtes de cul… ça va sans dire… 😆