Le retour de One Punch Man

La plupart du temps quand tout le monde chante les louange d’une oeuvre, film, série ou anime, j’ai tendance à fuir car je me méfie des gros succès populaires. Il est très rare que je fasse la moindre exception, mais je me félicite de l’avoir fait pour la série One Punch Man. Cet anime est vraiment savoureux avec toute cette violence graphique très caricaturale et son postulat de base : un personnage principal désabusé car devenu trop fort et ne trouvant pas d’adversaire à sa mesure.

Cette série est bien sûr disponible pour l’instant du moins sur le tube.

A mon avis vu le succès de cette franchise, les ayant droits vont vite demander le retrait de la vidéo. 🙄

 

L’embarras du choix

En ce moment je suis de nouveau très fatigué et très occupé, donc histoire de ne pas mettre encore un lit-joker, je vais évoquer un aspect de ma passion de fan d’anime : la difficulté de faire un choix quand tous les quatre mois de nouveaux animes démarrent.Voici à ce titre un panorama des animes qui débutent cet avril :

Alors dans tout ça au final je ne vais regarder que de trois à cinq séries et sur ce nombre je vais sans doute en lâcher quelques unes.

Et puis garder tout ça dans les disques durs externes… C’est dur la vie d’Otaku ! 😆

Joker bis

Semaine très difficile au travail entre ceux qui ont le complexe du messie et qui veulent sauver le monde et ceux qui pensent que l’action d’un travailleur social s’arrête au seuil de la demeure des familles. Beaucoup de colères, de cris de crises et moi face à tout ça je ne sais pas vraiment où me placer du coup j’ai cherché refuge auprès de la fée verte:

190328

Alors du coup et bien oui je suis trop pompette pour faire un long article sur un anime japonais qui n’intéressera personne… 😉

Malade

bed

Hier c’était le printemps, alors du coup le rhume que je trimballe depuis des semaines s’est aggravé pour fêter ça et j’ai aussi fait de la conjonctivite.

Ce matin je vais tout de même aller au travail après avoir avalé deux doliprane et des antibiotiques, mais je ne sais pas dans quel état je vais rentrer ce soir.

En tous cas pas en assez bon état pour rédiger un long article sur un anime, du coup pour aujourd’hui c’est joker.

Beck, un autre genre d’animé musical

Il existe beaucoup d’animés japonais qui parlent de musique et hélas beaucoup trop qui sont romancés et exagérés. Le bon vieux cliché de la fille ou du garçon qui deviennent des stars internationales en partant de rien. Bref, là encore le code de progression du genre shonen est poussé à son paroxysme et souvent la musique est pauvre et sans âme. Alors oui, il existe de tels animes mais il y a aussi l’exact opposé : Beck

Lorsque cet anime a été diffusé en 2010, je me rappelle avoir subit un choc intense. Cette œuvre nous entraine loin des studios bien propres et des paillettes pour nous plonger dans un Japon bien réel et glauque, celui des salles de l’underground tokyoïte. Les lieux et les personnages y sont si bien rendus que l’on arrive à imaginer les odeurs putrides de ces petites salles de concert sombres où jouent des artistes déjantés écoutés par des ados et des jeunes à la dérive. Bref, on est loin du Japon beau et propre avec ces jolies traditions, non là c’est un Japon vérolé par son addiction malsaine à la culture américaine et miné par des problèmes d’une société violente et indifférente.

C’est dans cet univers que Koyuki, un garçon japonais de 14 ans qui vit une vie monotone entre les salles de jeux et les cours, va faire la rencontre de Minami Ryusuke en sauvant son chien d’une bande de gamins tortionnaires. Ce chien en patchwork porte le nom de Baeck d’où le titre de l’anime qui n’a donc rien à vois avec le groupe du même nom.

Ryusuke cherche à donner un nouvel élan à son groupe et va alors enrôler Koyuki comme guitariste. Son entrée dans le groupe sera très tumultueuse et sa rencontre avec Maho la sœur de Ryusuke compliquera encore les choses tout en donnant à cet anime parfois très lourd et oppressant une belle histoire d’amour avec des scène très sensuelles qui vient équilibrer le tout. la scène de la piscine avec Koyuki et Maho qui chantent « full moon sways » est l’une des trois scènes d’animés qui m’ont fait pleurer.

Cet anime d’exception montre la progression des personnages parallèlement à celle du groupe mais en restant dans le réel. Lorsque Koyuki apprend la guitare dans les premiers épisodes , il n’arrive pas à faire sonner ses cordes, ses doigts saignent son rythme est mauvais. Par la suite il travaille très dur mais son niveau est encore inférieur aux demandes du groupe qui le garde en découvrant ses talents de chanteur. Bref, on est là encore dans le réel et non pas dans une fantaisie caricaturale typique hélas si fréquente dans ce genre d’animé.

L’histoire s’articule autour de la formation, des débuts et des tribulations de leur groupe de rock, appelé BECK (également appelé Mongolian Chop Squad aux Etats-Unis, le nom de Beck étant déjà pris quand leur premier album sort là-bas). Il est intéressant de voir l’évolution du jeune Yukio de ses premiers cours de guitare à son talent dévoilè en fin d’anime. Yukio est aussi doué en chant. Une histoire secondaire mais tout de même importante est celle de la relation entre Koyuki et la sœur de Ryusuke, Maho.

La musique est elle aussi bien loin des mièvreries « japonaises » puisque là on se retrouve scotchés par des guitares électriques saturées avec un son limite grunge, le générique de fin est à ce titre pour moi une référence incontournable.

Cependant le public japonais étant ce qu’il est, les créateurs de la série ont été obligés de céder aux codes du shonen avec une rivalité entre le groupe de Ryusuke et celui de son ancien ami parti former le sien après une dispute. Et bien sûr la série se termine par un concert dans un grand festival qui laisse présager un avenir radieux pour les protagonistes. Ou pas… Car oui les personnages de cet anime sont si réels et torturés que leurs difficultés font qu’à la fin de la série on imagine la survenance de certains drames.

Quoiqu’il en soit si vous aimez le rock qui tache et si vous aimez les animes qui montrent la réalité, essayez de toute urgence « Beck » dont je vous ai mis le premier épisode en lien. Tous les épisodes jusqu’au 26 sont disponibles sur le tube même si pour certains il faut taper « Beck » et le numéro de l’épisode pour trouver une version parfois en français ce qui pour moi est juste impossible, les voix japonaises sont bien plus talentueuses et ancrées à leurs personnages.