L’estocade

Moskva 4 avec retardateur AGFAFIX, Kodak Tri-X400, scan refait aujourd’hui sur Epson V700

Aujourd’hui des gros flocons tombent du ciel ce qui rend impossible mon projet du jour, photographier ma basse sur plan film Portra 5×7. 🙄 Du coup ce temps m’a donné une idée. Je suis allé dans un de mes classeurs de négatifs pour retrouver cette photo qui date d’il y a dix ans, j’ai l’ai re-scannée pour aujourd’hui. M Lapin (Usagi San) est sur le point de m’achever avec une grosse boule de neige… :mrgreen: Oui les voisins ont l’habitude de me voir jouer dans la neige, me prendre en photo avec mes appareils bizarres et anciens tout en délirant avec ce lapin en laine. Un grand gamin je vous dis ! lol

La flutiste

Sinar P 13×18, Commercial Ektar 305mm, HP5 5×7, lumière pourrie (à l’intérieur sans flash ni autre possibilité) qui explique ce rendu grisouille…

Récit des galères autour de cette photo

Pratiquer la photo argentique lorsque l’on est maladroit comme moi c’est un peu comme faire un pari risqué. J’ai photographié ma stagiaire vendredi à midi avec un de mes appareils grand format et là je me prépare à développer les six négatifs.

Six négatifs… Si négatif ! Mais non je dois positiver ! Il y aura peut-être une photo présentable ! Peine perdue je doute toujours autant de moi même. Est-ce que j’ai bien chargé mes châssis sans que de la lumière passe ? (impossible d’utiliser le labo trop encombré pour le faire, j’ai donc fait cela dans une chambre en fermant les volets) Est-ce que j’ai bien exposé, mes mesures de lumières étaient-elles bonnes ? Ma mise au point était-elle correcte ? Quant à mon modèle, est-elle bien restée immobile pendant les 1/8 de pose ?

Et oui, pratiquer le grand format à mon niveau et avec mon tempérament peu méthodique c’est en fait bien plus simple pari risqué, c’est espérer un miracle ! C’est pour cela que j’aime ce moment entre la prise de vue et le verdict au labo, tout devient possible et je me prends à rêver que j’aurai une belle photo à présenter sur ces pages. Bon je vais charger les plans films dans le tube et dans le noir. A suivre dans quelques heures… Peut-être ! 🙄

15h30 : j’ai déblayé pour faire un chemin dans le labo jusqu’à ma machine, je la met en marche et je lance le chauffage du labo.

16h30; j’arrête la machine et j’ouvre la cuve rotative.

Je découvre que les deux plans films du fond n’ont pas été exposés. En chargeant mes châssis dans le noir j’avais en effet inversé les volets, bref j’ai cru que les photos 5 et 6 étaient déjà exposée alors que non. 6 euros de perdu…

Par contre les deux autres plans films semblent bien nets. Je les trempe dans de l’eau distillée avec un produit anti traces et je lance le développement des deux derniers plans films.

Alors que j’introduis le premier produit, le révélateur qui doit tourner dans la cuve pendant sept minutes, le téléphone sonne c’est mon frère par rapport à ses chambres d’hôtes. Je prends le téléphone et je commence à lui parler puis je file vite au labo pour découvrir horrifié que j’ai oublié de lancer le chrono. J’arrête donc la machine au jugé… La Cata… 😥

En sortant les derniers plans films tout en causant avec le frangin en mode mains libre je découvre qu’un miracle s’est produit, mes plans films sont très bien développés comme si mon chronomètre interne était aussi fiable que celui à quartz ! Je fais passer les deux derniers plans films au rinçage et je les pends avec les autres.

Alors oui celui de gauche c’est encore une bourde de ma part, j’avais laissé le diaph de mon objectif grand ouvert au lieu de le fermer à F22, il est donc surexposé mais il semble récupérable et le flou derrière est sympa. Rappel chaque négatif fait 18 cm de haut, c’est donc 5 fois plus gros que les négatifs 35mm que les plus anciens d’entre vous ont utilisé avant le numérique.

Et pour les impatients j’inverse la photo pour avoir une idée de ce à quoi va ressembler la photo du dimanche. 😆

Voilà c’était ma chronique du jour en très léger différé de mon labo ! Là je vais attendre que les plans films sèchent puis je choisirai le meilleur pour en faire un scan soigné qui ira au début de ce post.

Et pas besoin de vous dire que je ne ferai pas ça tous les jours car entre le ridicule de mes idioties et le temps que ça me prend, cet exercice n’a qu’un seul mérite, celui de partager avec vous ce hobby étrange que je continue à exercer avec passion. 😎

Et flute, j’ai encore oublié de sourire !

Bon, à ma décharge c’est dur de faire un selfie en 8×10 et l’année n’a pas été super non plus. Mais voilà, cette photo je tenais à la faire pour finir sur une note positive: l’arrivée de ma nouvelle basse. 😎

Pour la faire ça a été du grand n’importe quoi. Prise à 14h30, développée dans la foulée et scannée à peine le plan film sec en surface à 19h00. :mrgreen:

Pour la suite, je vais tenter de ranger mon labo pour mener à bien d’autres projets photographiques, dont la très obligatoire photo de bonne année des photographes amateurs. 😈

Benched !

Yashica Mat 124G, Film Fuji 160 NS, développement et scan V700 maison.

Ce que j’aime dans la langue anglaise c’est cette facilité pour décrire une situation toute entière avec un mot. « Benched » ça peut dire beaucoup de choses notamment dans le domaine sportif, mais là dans cette cour de récré ce n’est qu’une façon de décrire la sanction la plus commune dans l’arsenal des éducateurs et des professeurs des écoles : Être puni(e) sur un banc. :mrgreen:

Emmanuel

Rolleiflex T de 1945, film Kodak, musée des arts modernes à la Chaux de Fond (Suisse)

Souvenir d’une sortie musée en Suisse, l’auréole c’est bien sûr un éclairage du bâtiment on avait bien rigolé même si ça ne se voit pas sur le visage de mon modèle, un grand homme et un ami fidèle ! 😀

Les méandres du Doubs

Aujourd’hui 29 novembre, j’ai théoriquement le droit d’aller faire des photos en m’éloignant de 20km de mon domicile et c’est sans doute la raison qui fait que le temps ensoleillé et sec depuis quatre semaines de confienement est devenu froid, humide et très couvert ! 😆 Du coup je suis allé dans mes classeurs de négatifs pour ressortir une photo que j’ai re-scanné avec soin ce matin. Il s’agit d’un paysage photographié à main levée depuis un belvédère surplombant les méandres de la rivière Doubs.

Rapid Omega 100, Super omegon 65mm, Kodak Portra 160, développement et scan V700 maison

Allez cette semaine je vous propose le fichier 3XL afin de vous emmener en balade dans mon coin qui est forcément le plus beau du monde ! 😆 Cliquez ici pour voir la photo en 3fois plus grand.

Cette photo date de l’époque où je m’entendais bien avec mon Rapid Omega 100 que je vous montre histoire que vous compreniez de quoi il s’agit :

Alors oui, j’ai comme une grosse envie de retravailler avec ce matériel si possible sur trépied… Dans les semaines à venir lorsque je serai sorti du rush de fin d’année ? Je l’espère ! 😀

Évasion printanière

Bientôt je n’aurai plus l’excuse du confinement pour ne pas partir en forêt faire des photos de ce genre mais en mieux. Bientôt après un court hiver, le printemps va revenir et le grand soleil qui l’accompagnera nous poussera vers la vie. En attendant je vous livre cette photo en guise de promesse d’évasion : 😀

Négatif couleur 4X5, pour le reste j’ai oublié…