Musical week #1: Défaite de la musique

Et oui, on y a cru jusqu’au bout et la levée des masques nous faisait espérer un miracle, mais voilà, il faut se faire une raison, il n’y aura pas de fête de la musique cette année ni au village ni ailleurs en France.

Pas de groupe de reprises avec des musiciens approximatifs et des quadras qui chantent faux en se prenant pour des stars, pas de frites mal cuites vendues avec des merguez douteuses, pas de bière coupée à l’eau et pas de jeunes bourrés dans les rues du village.

Bref une fois de plus j’aurai envie de dire merci au virus. 😈

Sauf que non, car cette année encore il n’y aura pas Phenix en concert et ça, ça fait mal ! 😥

Du coup une petite photo souvenir en attendant de les revoir peut-être à l’occasion de leur cinquième album qui ne saurait tarder. 😀

Minolta SRT 303, 58mm 1,4, HP5 35mm

Eyes wide shut

C’était mercredi, le soleil était voilé par les nuages bas et du coup vu qu’il faisait sans le vouloir une parfaite boite à lumière, je me suis dit que c’était le jour idéal pour amener mon Mamiya afin de faire des portraits pour la fête des pères. La fin du second film arrive et Élise, une de mes collègue accepte de poser. Je me dis super je vais avoir du neuf pour la photo du dimanche, je soigne la mise au point et le reste mais pile poil au moment de déclencher une autre collègue lui dit un truc qui la fait rire et fermer les yeux !

Poster ce portrait loupé c’est un peu limite surtout que je ne me suis pas ennuyé à nettoyer les pétouilles…

Mais franchement c’est mieux que piocher dans mes archives, non ? :mrgreen:

Mamiya RB67 SD pro, dos 6×8, KL 150mm à F8, Ilford HP5, Ilfotec HC 1+47, Scan V700

Portrait en pied d’un cousin éloigné

Macaque de Barbarie, Fujica ST801, 55mm 1,8 EBC, film diapo Velvia 100.

Une fois de plus mes envies d’exposer du film sont ruinées par les urgences passées, actuelles et à venir. Hier je devais tondre et nettoyer le terrain autour de ma maison, aujourd’hui c’est le chat qui a fini par plier sa dent qui poussait en dehors de sa gueule et demain il va donc falloir trouver un vétérinaire en urgence. 🙄

Voici donc une photo que j’ai faite dans un endroit assez particulier, il s’agit de la montagne des singes, un parc animalier à Kintzheim où j’étais allé dans le cadre d’une sortie scolaire avec la classe d’enfants que j’accompagne.

Ces animaux étaient tout sauf farouches et j’ai pu m’approcher d’eux très près pour les photographier. C’était une expérience très plaisante car contrairement à beaucoup de mes modèles ils n’ont pas trop d’état d’âme quand à ma démarche de portraitiste… Animalier ! 😆

Reste que le choix de la diapo n’était pas le meilleur vu que les zones sombres de l’animal sont bouchées.

Mais bon, quand je scanne de la diapo je laisse le bord noir et du coup ça fait un joli cadre. 😎

Chargez !!!

Canon AE1, 50mm 1,4 SSC Portra 160 35mm

Après demain je reprends le travail. En ces presque deux semaines de vacances je n’ai pas fait grand chose, un peu de jardinage, beaucoup de rangement certes, mais mes offensives contre les choses n’ont pas encore été assez fructueuses pour libérer mon laboratoire en vue de développer de nouveaux films. La météo maussade et froide n’a pas non plus aidé à une éventuelle prise de vue…. 😦

Mais je vais arrêter là car comme le dit mon prof de basse : « Les excuses sont les clous de la cabane de l’échec. » 😆

Donc oui, j’ai encore pioché dans mes archives, des archives lointaines puisque le gamin chevauchant épée à la main c’est Dimitri mon neveu qui est passé hier ici et qui aujourd’hui est adulte. 😎

Bientôt la reprise des activités sportives !

TRI-X 400, Minolta 303b, Rokkor 58mm 1,4

Cette photo prise il y a de cela bien longtemps à l’aire de jeu du village a capté un sympathique moment de maladresse de ces garçons qui voulant chopper le ballon se sont mis pendant une fraction de seconde à danser un baller qui n’a été visible que pour mon appareil photo.

C’est la première fois que je montre cette photo.

Les gosses dessus sont maintenant des adultes, et ont peut-être même leurs enfants qui comme eux attendent impatiemment la reprise des activités sportives en club. 😎

Quand la musique est bonne…

Aujourd’hui je devais faire une prise de vue pour un projet bien particulier mais j’ai commencé à ranger autour de mon bureau et du coup je n’en avais plus le temps. Je me suis donc résigné à retourner piocher dans mes archives inédites.

Mais quitte à fouiller dans le passé, autant exhumer les bons souvenirs. La photo ci dessous est pour moi un bon exemple d’instant de bonheur figé. C’était il y a de cela quelques années avant le virus avant la fermeture des salles et des scènes. C’était la fête de la musique au village. Mon petit hameau est très réputé pour sa fête de la musique (oui je ne veux pas écrire cela au passé car je veux croire à un retour de la normalité). Nous disposons de 5 scènes et de nombreux groupes talentueux de l’aire urbaine posaient leurs candidatures pour y jouer.

C’est sans doute pour varier les registres et pour avoir de vrais artistes et non pas des abrutis faisant un karaoké pensant être des stars que l’association qui gère cet événement a fait venir le groupe Phénix. Au moment où j’ai pris la photo ils jouaient un de leurs titres phares : Immortal flame .

Je me souviens être allé faire un tour à la fête de la musique avec mon Rolleiflex chargé avec du film HP5 que j’allais pousser à 800 iso. J’ai ainsi trainé mes pattes de scène en scène sans rien voir ni rien entendre qui m’inspire beaucoup. Je me préparais à partir lorsque j’ai entendu le sol vibrer, un bon ronflement d’ampli, un riff énervé. Face à cela, tout comme la proverbiale phalène, je ne pouvais que me diriger vers la flamme et ce soir là si je ne me suis pas brulé les ailes faute d’être un papillon de nuit, je me suis bien bousillé les tympans.

Je suis en effet resté pendant tout le concert comme hypnotisé par cette découverte; il existait dans ma région proche un vrai groupe de rock métal qui tenait la route. Jusqu’ici je pensais que seul le groupe Ange qui fait partie de mon ADN était digne d’intérêt mais cette nuit me prouvât le contraire en éveillant mon intérêt pour la scène locale et aussi chose inouïe, pour le métal.

J’étais donc là comme abasourdi, vibrant de tout mon corps et balbutiant sans arrêt « non c’est pas vrai… » j’en avais oublié le cube qui pendait autour de mon cou. Mais au bout d’un moment mon instinct de photographe reprit le dessus me permettant de voir et de saisir cet instant magique où l’on voit un peu la communion entre le mec au premier rang qui était encore plus parti que moi et le musicien qui lui envoyait sa dose de vibrations à travers son solo de guitare électrique.

Rolleiflex T, HP5 120 poussée à 800 iso

La suite immédiate pour moi cela a été les acouphènes puis découvrir la photo un peu floue mais justement très bien comme ça puis chaque année après cela revenir écouter Phénix à la fête de la musique. Pour le groupe c’est 4 albums que je possède tous et que j’ai fait signer.

Voilà c’était un souvenir net à travers une photo un peu floue, histoire de se rappeler qu’il y avait une vie avant cette catastrophe et qu’elle finira bien par reprendre avec ou sans parenthèses.

Une photo recto verso

Vu que cette photo faite avec mon Aero Ektar et ma Pacemaker est devenue la photo de couverture du premier roman d’un copain sorti cette semaine (le livre pas le copain 😆 ), je me suis dit que c’était le moment pour la présenter surtout que j’ai retrouvé une autre photo que j’ai faite de l’autre coté et qui montre de quoi il s’agit.

Pacemaker 4×5, Aero Ektar 180 pleine ouverture et bascule réduisant la profondeur de champ

Cette photo a donc été faite avec ma Pacemaker une chambre de presse américaine comme celle qu’on les journalistes dans les films des années 50 sur laquelle est monté un objectif qui à l’origine équipait les avions américains pour la photo aérienne pendant la seconde guerre mondiale. Sa très grande ouverture et la possibilité de faire une bascule produisent une image très typée où le fond disparait et où la zone de netteté est si réduite que le regard s’y accroche et que l’on croit avoir par contraste, un rendu très détaillé.

J’ai fait cette photo dans le parc d’un restaurant, on peut penser que ce sont deux enfants assis sur un banc et photographiés de dos, mais en fait ce n’est pas vraiment ça. :mrgreen:

Car oui voici la réalité que j’ai photographiée avec mon Rolleiflex en passant devant le banc:

Rolleiflex T de 1945, Film HP5 120

Et oui, il s’agit d’une statue. Les gens dans l’arrière plan ce sont les forumeurs d’un des deux forums photos auquel je participe, ils étaient en train de s’extasier sur le dernier jouet de mon ami le professeur.

Que de bons souvenirs…

Au final je suis content que cette photo serve à quelque chose, un tel usage d’une de mes création est une nouveauté plutôt agréable pour mon ego malmené. 😆

J’veux du soleil !

Marre de ce printemps qui s’est déguisé en hiver, marre de ces mauvaises nouvelles qui se succèdent tous les jours sur nos écrans et dans nos journaux, marre de cette grisaille, de cette déprime !

Alors je suis allé piocher dans mes photos les plus colorées pour hurler ce qui est aussi je crois le titre d’une chanson : J’veux du soleil !!!

Je veux des rires et des sourires, des couleurs, de la chaleur, des terrasses de café bondées, des concerts…De l’espoir aussi ! Bref je veux que la vie revienne ! Cette simple jardinière photographiée avec le même film et appareil que ce que j’ai utilisé pour lancer mon tour de France des paysages confinés, se veut donc comme une revendication pleine de rage que je hurle au cœur de ce dimanche matin triste et gris.

Canon EOS 33, 28-105 ultrasonique, Film Ektar 100, version XXXL disponible en cliquant sur l’image. 😎