Sur le vif

La semaine dernière alors que j’accompagnais un des enfants du groupe vers son père qui vient la rechercher tous les midis, je passais une fois de plus entre les dames de la cantine qui faisaient leur pose clope sur les escaliers devant l’école.

Ces dames font partie d’une catégorie de personnel qui change très souvent, à une exception près.

Cette exception c’est Mélanie notre Marry Poppins de la cantine qui veille sur le bien être des enfants pendant les repas depuis bientôt 5 ans. Je me souviens de son arrivée et de sa volonté d’imposer les petites assiettes à dessert pour que les enfants mangent leurs desserts et fromages dans une assiette propre quitte à faire plus de vaisselle. Une vraie héroïne inconnue, une de plus !

Alors voilà le décor est planté. Ce jour là je trimballe avec moi mon Fujica ST801 et son 135mm. Mon idée est de finir le film commencé la veille avec les enfants de mon groupe photo. Du coup je me lance. Après avoir redonné la petite à son père, je braque mon 135mm sur Mélanie qui, rigole en disant « Non pas moi ! » Elle finit cependant par se laisser convaincre mais pose comme un piquet de pâture.

C’est alors que j’ai une idée stupide que faute de filtre je mets à exécution dans la foulée. Je fais ma mise au point et je lance un vibrant « tu m’aimes?  » Et là elle éclate de rire à l’instant même où je déclenche ce qui a donné cette photo techniquement nulle et un peu floue mais pour moi pleine de vie et de joie.

Fujica ST801, Fujinon EBC 135mm 2,5, film Vista 100 périmé, développement maison avec de la chimie pourrie, scan V700.

Si il y a bien quelque chose que chaque photographe devrait comprendre et appliquer c’est la philosophie de Diane Arbus pour qui le sujet de la photo est bien plus important que la photo elle-même. Là mon sujet c’est fixer un petit moment de bonheur induit par une plaisanterie un peu stupide mais innocente.

Du coup, le jour où je parviens à faire passer ce message sans mon baratin et sans que ce rendu pourri ne débecte les personnes qui verront cette photo, et bien je jugerai cette photo comme réussie.

C’est bizarre mais ça me donnerai presque envie de continuer comme ça avec mes collègues et en faisant du 35mm de façon sérieuse avec du film et de la chimie fraiche… Chiche ? 🙄

Le lavoir fleuri en 8×10

Hier j’ai fait une prise de vue assez compliquée avec ma P2 8×10 et vu que ces plans films 8×10 Ektar valent près de 20 euros pièce (180 euros la boite de dix achetée sur Ebay aux USA) sans compter la chimie pour les développer, je préfère les laisser sécher toute la nuit avant de les scanner demain. Désolé pour le retard. Mais je pense que l’attente vaudra le coup. 😎

Bon et bien j’avais raison ça valait le coup ! La preuve : (Cliquez sur l’image pour la voir en 4000px de large)

Sinar P2 8×10, Fujinon 250mm 6,3, film Ektar 100 périmé et développée avec du blix fatigué…

Portrait d’un passionné

Et oui, chose promise chose due ! J’ai développé le film exposé mardi et même si je demande pourquoi je ne me suis pas mis parallèlement à la façade de la maison (il doit y avoir une raison mais je ne m’en souviens pas) je trouve ma photo sympa car j’ai capté une partie du délire de ce personnage. Cliquez sur la photo qui s’affichera en 3XL pour mieux lire les inscriptions humoristiques sur la porte et le mur. 😎

Fuji GSW 65mm, Portra 160 développée maison cet après midi et scan V700

Dada d’Août

Comme chaque année il y avait ce mercredi le rassemblement des éleveurs de chevaux comtois, comme chaque année j’y suis allé en retard sans rien avoir préparé et comme chaque année j’ai du faire des photos à l’ombre des arbres.

Je reste constant dans la médiocrité.

Et à vrai dire ce n’est pas grave, car je m’amuse bien. Je vous ai même fait la version XXXL, cliquez sur la photo pour la voir en 2400px de large. 😎

Fujica GSW 690 65mm, HP5 sortie à l’Ilfotec HC ce matin avec ma Jobo.

Lydia

Sinar P 13×18, HP5 13×18, Commercial Ektar 12″ F11

Je ne suis pas d’humeur à aller au labo et encore moins à faire de nouvelles prises de vue alors du coup j’ai re-scanné un de mes anciens portraits. J’aime l’expression de cette ado qui était en 5ème quand je l’ai photographiée avec ses camarades pour un cadeau de la fête des mères. J’y vois de la colère et aussi de la peur, peu de grandir sans doute. Et avec le recul je me dis que oui elle avait bien raison.

Souvenir panoramique

Plan film 13×18 recadré en bande, SinarNorma, Super angulon MC 120 le tout sur Ektachrome.

Alors oui, la diapo au coucher du soleil et à contre jour c’est vraiment pas la meilleure de mes idées, mais bon la photo retranscrit bien ce moment bizarre où la lumière devient faible tandis que les couleurs restent bien saturées surtout au niveau de la mer. Trois année sans me baigner, je vais craquer et aller patauger dans le lavoir dans la forêt en bas ! Je serai même encore capable d’en faire une photo… 😈