Emploi du temps, suite !

Bon et bien j’ai tenté de faire un emploi du temps très détaillé pour traquer le moindre de mes temps libres afin de le rentabiliser.

Et le moins que je puisse dire c’est que le résultat est impressionnant !

J’ai multiplié au moins par deux, surement plus le temps disponible pour jouer de la musique et étudier la théorie tout en réduisant de façon drastique le temps que je passe sur Internet.

Hélas ce beau résultat doit être nuancé par les imprévus qui viennent exploser cet emploi du temps qui manque peut-être un peu de flexibilité et par la difficulté de se livrer à de l’auto discipline surtout quand la journée a été difficile et que l’on souhaite se faire plaisir en se vidant la tête avec des bêtises et non en la remplissant avec des choses intelligentes.

Mais je tiens bon, la preuve, j’écris ce message en 15 minutes chrono avant mon repas du soir.

Et du coup pour cette semaine je m’arrête ici !

A table et au lit à 21h00 pour un lever à 6h00. Oui je me fais une cure de sommeil ! 😆

Tempus fugit (Sur une idée de Corinne)

Aujourd’hui j’ai été obligé de me fâcher vis à vis d’un des enfants de mon groupe qui avait fait un tatouage maori à un de ses camarades à coup de chaussure dans la tête. Avec ma fichue mémoire auditive je me réentends lui dire que grandir c’est apprendre à maitriser sa colère et à obéir aux règles.

Cette affirmation bien que péremptoire n’est pas totalement fausse mais elle néglige d’évoquer l’un des défis les plus importants à relever afin de mener à bien nos projets de vie. Car oui, savoir se maitriser et se conformer de façon autonome aux exigences de la vie en société ne sert à rien si l’on ne parvient pas à relever le challenge ultime qui existe entre nous et nos ambition. Cette grande épreuve perpétuelle pour chacune et chacun d’entre nous c’est bien sûr celle de la maitrise du temps.

Et c’est là où le bas blesse.

Notre époque avec son développement technologique qui ne cesse de faire muter nos modes de vies, nous permet à la fois de gagner énormément de temps libre tout en nous poussant à perdre cette denrée précieuse dans des activités aussi chronophages qu’improductives. Concrètement entre les machines qui nous permettent de travailler plus vite, voire qui travaillent pour nous et la diminution du temps de travail, nous avons gagné beaucoup de temps libre comparé à celui dont disposaient nos ancêtres. Le drame c’est qu’au lieu de faire fructifier ces moments gagnés pour réaliser des choses profitables aux autres ou à nous-mêmes, nous passons de plus en plus de ces instants précieux devant nos écrans.

Je ne sais pas où vous en êtes par rapport à cela mais chez moi le bilan est plus que catastrophique. Tout en écrivant ce message je laisse le tube me diffuser les chansons choisies par l’algorithme de ce site de streaming pour me piéger le plus longtemps possible afin de me fourguer un maximum de publicité. Et bien que ne vois jamais de publicités grâce à mon bloqueur intégré dans mon navigateur, force m’est de constater que je reste de longs moments à écouter ces chansons qui s’enchainent les unes après les autres tout en me poussant à découvrir des nouveaux artistes.

Dans quelques instants j’enverrai cet article et je fermerai l’onglet pour me retrouver sur la page du tube qui continue à se la jouer jukebox. En voyant les miniatures j’aurai encore envie d’entendre d’autres chansons ou de découvrir d’autres groupes. Ce faisant j’aurai dépensé trois heures de temps libre à écouter des chansons que je connais que trop et à écrire un nouveau texte avec mon style bancal et maladroit. Dans un monde parfait, j’aurai passé au moins les deux tiers de ce temps à faire mes exercices de musique ou soyons fou à me caler dans un fauteuil pour lire un livre.

Puis vers 21h00 je vais avoir froid (ça chauffe mal dans cette pièce en bas) et j’aurai donc envie d’aller me coucher et là une fois bien calé dans mon grand lit après avoir réprimé les frissons de l’entrée dans les draps froids je me mettrai en chien de fusil pour mettre en marche l’ordinateur sur ma table de chevet pour regarder une nouvelle série ou un nouveau film avec le service dont le nom évoque l’Amérique du sud.

Parfois je me demande à quoi ressemblerai ma vie si je n’avais pas été un des premiers à sauter sur Internet… J’aurai sans doute encore 10/10 aux deux yeux et je serai peut-être devenu assez bon musicien pour sortir et jouer avec d’autres. Ou alors pas… Impossible de le savoir mais une chose reste certaine, les écrans dévorent mon temps libre en me procurant ce que je crois être un plaisir immédiat et un sentiment de détente alors qu’en fait il ne s’agit que de très courte satisfaction que je paye au prix d’une très lourde fatigue nerveuse.

Ce soir en écrivant cela je me mets moi-même en position de devoir faire un choix. Je dois en effet décider si je continue de mener ce style de vie stérile et malsaine ou si je veux essayer de changer les choses.

Vu la place de plus en plus grande que prend la musique dans ma vie avec quelque part le fol espoir que comme la photo elle me permette un jour de vivre avec les autres et non pas à coté d’eux, j’opte bien sûr pour une volonté de changement. Mais c’est là que tout devient étrange puisque pour y arriver je ne vois qu’une seule solution, devenir mon propre éducateur en me fixant un emploi du temps aussi strict que précis.

Vu que demain je n’ai pas de réunion, je vais donc avoir mon après midi pour travailler « I feel good » à la basse, un morceau moyennement facile pour un débutant comme moi mais qui, coaché par un prof qui ne me laisse rien passer, se doit de le bosser à fond.

Je vais donc traquer sans pitié le moindre temps libre dont je dispose chez moi et enfermer tous ces instants dans des cages horaires aussi précises que non dérogatoires. Une fois revenu de cette chasse cruelle, j’exposerai mes trophées sous la forme d’un emploi du temps que j’afficherai sur le mur devant moi avant de tenter de le respecter avec dévotion.

Allez chiche ! Bilan de ma tentative la semaine prochaine.

Bon, là ça caille c’est donc le moment de rouler le jambon dans la serviette ! 😆

Choco sagesse

Les fêtes de fin d’année sont déjà derrière nous. Les enfants commencent à regarder différemment leurs jouets tant désirés reçu ce Noël. Les grands ont aussi parfois leur part de désillusions en faisant le bilan des festivités très spéciales de cette année. Les sapins sont dépouillés de leurs décorations comme des généraux frappés d’infamie avant d’être jetés sans ménagement dans un quelconque mouroir à conifères ou d’être lâchement abandonnés dans la rue.

Bref, il ne reste plus grands chose de ces moments si précieux et tant attendus mis à part quelques souvenirs immortalisés par des photos prises au téléphone et balancés sur les réseaux « sociaux » dans le cadre de tacites compétitions de bonheur. Regarde mon bonheur en photo je suis sûr qu’il est plus beau plus grand que le tien…

Et pourtant si l’on y prête attention, il existe une petite chose (et oui encore une petite chose) négligée à tort alors qu’elle porte en elle des trésors de bonheur et de sagesse. Cette petite chose ce sont les petits mots dans les papillotes. 😀

Je ne sais pas ce qui est le plus risible entre mon attachement à ces petits écrits et mon idée d’en faire un sujet pour ce mardi, mais voilà j’ai trouvé l’idée originale et surtout positive, deux qualités dont nous sommes si avides au début d’une année sur laquelle nous fondons tant d’espoirs.

Les petits mots dans les papillotes forment un univers étrange ou se mêlent des belles choses écrites par des inconnus, des banalités attribuées à des célébrités, des citations plus ou moins connues sorties de leur contexte, des proverbes maladroits, ou construits sur le modèle éculé de la double opposition (pour entrer dedans il faut déjà sortir dehors), des blagues qui ne font pas rire, des devinettes qui ne font pas réfléchir le tout enrobant du chocolat qui lui fait bel et bien grossir. 😆

Cet univers bizarre où le grandiose et le pathétique vivent en harmonie est devenu mon terrain de jeu le jour où j’ai vraiment commencé à m’ennuyer à table. J’aurai pu fuir mais hélas mon âge et quelques coutumes tacites m’obligeaient à rester à table et à dodeliner de la tête en faisant semblant d’écouter les sempiternels récits familiaux ressassés pour donner une illusion d’unité du clan. C’est dans ce contexte que ces petites bandes de papier sont devenues non seulement une échappatoire aux tortures de la bienséance mais aussi et avant tout un trésor merveilleux pour l’éternel enfant que je suis encore. Je le reconnais volontiers, il en faut peu pour m’émerveiller ce qui explique qu’aujourd’hui encore je garde une pile des meilleurs morceaux de « choco sagesse » épinglée sur le mur derrière mon écran.

Hélas je me dois de relever une grande injustice sociale, la dose de « choco sagesse » (et accessoirement la qualité du chocolat) varie selon le prix que l’on met dans ses papillotes. Les grands philosophes semblent ainsi dédaigner les papillotes des discounts alimentaires et préfèrent frayer avec le clan REVILLON. Je soupçonne donc les grands esprits de s’être faits acheter par le bon chocolat. Mais cela est bien compréhensible vu que vis à vis du chocolat le monde est divisé en deux; ceux qui aiment cette douceur et ceux qui mentent en prétendant le contraire.

Ceci écrit, mon article vient donc dénoncer un autre déterminisme social aussi injuste que choquant, les familles pauvres n’ont que quelques papillotes pauvres en choco sagesse (et accessoirement en goût) tandis que les plus riches reçoivent sagesse et érudition tout en se régalant de chocolat de qualité supérieure. Les papillotes sont-elles responsables de l’accroissement du fossé entre les classes sociales ? Sont-elles un autre outil de contrôle des foules par l’abrutissement des plus pauvres ? Moi président, je distribuerai des papillotes de riches aux familles pauvres ! 😆

L’autre travers des petits papiers dans les papillotes c’est leur relative inconséquence. Et si ceux qui les lisaient les prenaient au premier degré voire comme des injonctions? Je suis par exemple tombé sur un mot qui disait « fais ce que tu aimes et fais-le souvent » Alors oui pour moi cela veut dire focalise toi sur la musique et boss régulièrement, mais pour un tueur en série psychopathe cela revient à lui ordonner d’augmenter le nombre de ses victimes, non ? 😆

Et combien de foyers ont été détruits par la lecture de petits mots ayant bouleversés les certitudes de ceux qui sont tombés dessus au point de leur faire quitter la table pour acheter des cigarette et ne plus jamais revenir ? Nous sommes donc toujours à le recherche de Jean-Michel qui a quitté sa famille après avoir lu dans une papillote que l’on avait deux vies la seconde commençant au moment où l’on comprend que l’on n’en a qu’une… Et oui 2500 ans après sa mort ce philosophe et politicien continue de faire des victimes et de briser des foyers. Ah on me susurre dans l’oreille qu’il serait chinois… Encore les chinois !!! 😈

Bon, il est tard (presque 11 heures) je vais donc arrêter (à regrets) mon délire chocolaté. C’est étrange mais j’ai encore pas mal d’idées pour le prolonger avec cet humour au second degré, je me dis qu’il y aurait même de quoi écrire un sketch complet sur ce sujet ! Hélas cet exercice ne m’est pas familier…

Cependant avant de nous séparer je tenais tout de même à partager avec vous quelques perles de « choco sagesse » 😎

« On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin » (Von Goethe)

« On a deux vies, la deuxième commence le jour où on réalise qu’on en a juste une » (Confucius)

« La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes que l’on ne serait pas capable de commettre » (Victor Hugo)

« Tout portrait que l’on peint avec âme est un portrait non pas du modèle mais de l’artiste » (Oscar Wilde)

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux » Marcel Proust

Pour rassembler ces cinq citations j’ai du manger trois kilos de papillotes avec ce que cela a de mauvais pour ma santé, alors faites-en bon usage 😆

Et là j’arrête pour de bon d’écrire des bêtises et je file me coucher.

Bises chocolatées !

Va 2020, je ne te hais point…

Ce matin j’ai commencé mon nettoyage rituel annuel, mon Osoji qui cette année va avoir aussi comme fonction de chasser tous les mauvais relents de cette fichue année 2020. Alors que je vidais les sacs en jetant sans pitié ces objets qui m’encombrent je me suis dit qu’au lieu de faire une liste des catastrophes des douze derniers mois, j’allais plutôt tenter de voir les choses de façon positive en cherchant les bonnes choses qui me sont arrivées pendant cette période.

Après tout c’est un peu débile de s’énerver contre une année comme si elle était une personne et d’attendre sa mort à l’instar de ce type dans le village d’en bas qui a mis un gros panneau devant sa maison « 2020 : an foiré » Cela manque autant de finesse que de logique…. Alors du coup comme à mon habitude je vais à contre-courant pour partager avec vous un bilan des bonnes choses que 2020 m’a apporté. Ceci écrit, j’en vois trois principales :

  • Sur le plan professionnel, en janvier 2020 je faisais la rencontre au début avec un peu d’appréhension de ma nouvelle collègue. Le fait de travailler avec une autre personne qui est vraiment totalement présente sur mon groupe est une richesse incroyable. En plus de ça je m’entend très bien avec elle surtout depuis que j’ai découvert que nous avons tous deux beaucoup d’intérêt pour la musique, nous avons monté et nous montons encore des projets musicaux avec les enfants comme ce clip vidéo que nous avons tourné avec les enfants en prenant la chanson à cause des garçons pour la parodier en une chanson pour exprimer notre ras le bol de la pandémie. Vous n’aurez que la photo ci dessous, droit à l’image des enfants masqués oblige…
  • 2020 a aussi été une année charnière pour moi car c’est cette année que j’ai décidé de me remettre à la musique en suivant des cours hebdomadaires de guitare pour tenter de progresser et de vaincre mes rigidités et mauvaises habitudes et en commençant l’apprentissage de la basse, un instrument qui m’a toujours fasciné dans pas mal de mes morceaux préférés. Tout cela, j’ai décidé de le faire pendant le premier confinement qui a été un moment plutôt traumatisant. En effet, vu qu’étant imbibé de films et de lectures sur les risques d’effondrement de notre société, j’étais entré en confinement en craignant pour mon travail, mon approvisionnement et celui de am mère, notre santé… Je m’imaginais vivre bientôt dans un monde post apocalyptique où les institutions n’auraient pas tenu… Bref j’étais parti au delà de l’angoisse entre la l’hystérie et la folie et le fait d’avoir été strictement confiné les premières semaines ne m’a pas aidé. Et c’est la musique qui m’a sorti de tout cela, prendre ma guitare m’a beaucoup plus aidé que n’importe qui ou quoi d’autre. C’est en partie pour cela que j’ai désiré remettre la pratique de la musique au centre de ma vie en travaillant avec elle pour apprendre à enfin la comprendre. Mes deux profs sont très complémentaires, mon prof de guitare est un grand musicien très cultivé et talentueux qui me retourne le cerveau à chaque séance en me faisant comprendre des choses très complexes sur la musique tandis que mon prof de basse lui est un tyran qui me botte les fesses, me secoue et m’engueule pour me faire progresser en jouant comme un bassiste car non, une basse n’est pas une guitare à 4 (ou 5 voire plus) cordes, c’est un instrument bien particulier dont on ne connait pas grand chose avant plusieurs mois de cours. Bon courage à eux deux ! :mrgreen:
  • La troisième chose positive que m’a apporté 2020 est encore plus précieuse que tout cela. Il s’agit de nombreux signes de reconnaissance de la part de mes supérieurs pour mon implication dans mon travail (notamment suite à la publication de mon article sur le télétravail de l’éducateur qui a fait boule de neige), des personnes dans la vie associative qui apprécient mon aide et mon dévouement et aussi je dois l’avouer des mes visiteuses et visiteurs sur ce blog qui chose nouvelle en 2020 reçoit des commentaires de façon régulière. Je ne vous en remercierai jamais assez… Bon, c’est un peu étrange de tout mettre sur le même plan mais au fond pas tant que ça car nous sommes toutes et tous friands de signes qui montrent que nos existences et nos efforts servent à quelque chose et cette reconnaissance ainsi reçue sous de multiples formes nous redonne confiance pour nous lancer dans d’autres défis, d’autres aventures !

Bon, pas de photo pour illustrer ce troisième point… Je ne vais pas encore recoller un de mes selfies ! 😆

Au bout de tout ça je me rends compte que ces trois petites choses positives ont eu assez de pouvoir pour me faire tenir le coup dans ma vie privée et professionnelle dans les épreuves traversées dans ces deux sphères de mon existence, et c’est justement ça le pouvoir des petites choses ! 😎

Quelques imprévus… ^_^

Ce matin je me suis levé tôt pour écrire ma chronique du jour, j’avais écrit un texte sur la notion de risque et au moment de passer au dernier paragraphe, j’ai voulu effacer quelque chose et avec ce fichu nouvel éditeur, les 3/4 de mon texte ont disparus ! Quelques heures plus tard, j’allais tout recommencer lorsqu’un gros camion blanc s’est pointé devant chez moi. Second imprévu donc. C’était le livreur qui venait me donner un jour plus tôt que prévu mon cadeau de Noël, une basse de qualité avec laquelle je me suis amusé comme un gosse le reste de la journée. 😀

J’ai fait une vidéo de l’ouverture du carton et j’ai même essayé d’en jouer mais entre mon niveau de débutant et l’impossibilité d’enregistrer avec les outils installés sur ma machine (logiciels offerts avec limitations, là encore un imprévu) et bien ça ne sera pas pour ce soir. Vous y avez échappé, ouf ! 😆

Alors du coup après cette journée bien remplie (je suis aussi allé chez ma voisine lui installer son ordinateur) et bien je n’ai rien d’autre à partager que cette photo vite fait de mon nouvel instrument. C’est sans doute mieux que de raconter des idioties déprimantes tout près de Noël ! 🙄

Exil volontaire

C’est aujourd’hui que le second confinement se termine. Pour moi cela ne fait aucune différence vu que mon cercle social déjà très réduit a encore rétréci de ma propre initiative. Car oui je suis peut-être parano mais je ne compte pas suivre la politique sanitaire de ce gouvernement qui, et ça je le comprends hélas trop bien, tente de protéger notre économie en laissant les personnes retrouver leur pleine liberté au début de ce que vous connaitrez bientôt comme étant la troisième vague, celle qui fera le plus de dégâts avant une éventuelle diminution des contaminations qui sera peut-être le résultat des vaccinations.

Alors allez-y, ruez-vous dans les magasins allez retrouver vos ami(e)s sans masques, faites des apéros, contaminez vous et contaminez vos proches aux tables des repas de fête pour donner encore plus d’ampleur à cette troisième vague. Bref faites ce que bon vous semble tant que vous pensez à acheter un maximum de choses, si possible en ligne pour engraisser encore un peu plus les acteurs de cette économie inégalitaire, dérégulée et déshumanisée.

Par contre laissez-moi tranquille, je ne veux pas jouer avec vous. Pendant ces trois semaines de congés je ne sortirai que trois fois : pour les courses pour trois semaines, pour un cours de guitare dans quelques heures et demain pour amener ma mère chez son audio-prothésiste. Cette année pas de réveillon en famille car avec mon obésité je suis une personne à risque tout autant que ma mère avec ses 84 ans. Donc non, je ne veux pas passer une semaine à trembler pour voir si nous développons des symptômes. Cela fait hurler la famille mais c’est ainsi. D’un autre coté cela fait près de vingt ans que nous passons le nouvel an et beaucoup d’autres fêtes et moment importants seuls et cela ne les a jamais embêtés, alors merde, allez vous faire foutre vous et votre putain de tablée de Noël, cette année je ne serai pas l’accessoire bizarre, le raté de la famille qui après des longues études est devenu travailleur social. Non, pour ce Noël je ne vous aiderai pas à vous sentir supérieur, à croire en vos propres mensonges ou en vos illusions de bonheur.

Ma vie est simple et très humble mais je l’aime bien comme ça et j’ai pas mal de plans pour en profiter encore un peu, alors permettez-moi de vivre encore un peu au lieu d’étouffer dans un service de réanimation car j’ai envie de progresser en musique et de voir ce que ce pays, non ce monde, vont devenir suite aux prochaines catastrophes qui vont tomber sur l’humanité qui ne réalise pas encore qu’elle est en sursis sur cette planète qu’elle a tant blessé en quelques dizaines d’années.

Ces trois semaines de vacances, je veux les passer sans stress et avec le moins possible de masques FFP2 (KN95), je voudrais bien aussi voir mes mains cicatriser et soyons fou, me concentrer enfin sur la musique pour faire la paix avec elle et la laisser me discipliner pour enfin trouver mon pouls musical, cette fonction organique qui conjuguée aux mathématiques de la musique me permettra de jouer de façon correcte, non pas pour faire des concerts, mais juste pour me faire plaisir.

Voilà mon programme pour ces vacances, ça et la photo bien sûr, mais pour cette dernière je vais devoir ranger le labo qui est devenu une vraie poubelle remplie de sacs de commission pleins de choses à trier et surtout à jeter.

Car oui, je vais reprendre mon combat contre les choses mais de façon beaucoup plus zen en me préparant pour mon osoji (grand ménage à la japonaise) annuel. Mais cela ce sera l’objet de ma chronique du 29 décembre. Pour l’instant retour à mes gammes et modes avant d’aller retrouver mon prof, un être humain que j’admire encore plus depuis qu’il est devenu l’un des seuls que je vois encore en dehors du travail et de ma mère. Le genre de type qui peut vous changer la vie et qui en attendant rend cet exil volontaire tout à fait acceptable, voire avouons-le, agréable.

Trop bon trop c.. ?

Je comptais un peu sur la pandémie pour changer un peu les choses, mais non c’est loupé, nous sommes dans la dernière semaine avant les vacances de Noël et comme chaque année, je me retrouve submergé de demandes qui viennent encore alourdir mon travail non rémunéré effectué à la maison. 🙄

Dans l’ordre je dois terminer mes dossiers, mener à bien le tournage de trois chansons pour les enfants de mon groupe en suivant des scripts que j’ai mis des heures à écrire, régler les problèmes matériels des autres groupes, leur prêter mon matériel pour qu’ils filment leurs spectacles, récupérer tous les fichiers vidéos, travailler avec mon prof de guitare qui est producteur professionnel pour remixer les chansons et faire enfin de tout ça un spectacle sur DVD pour les parents.

Le pire dans tout ça c’est que je me suis affligé à moi-même la moitié de ces tâches. Mais pourquoi est-ce qu’en étant payé comme les autres je me sens obligé d’en faire tant ? Lorsque nous avons annulé le spectacle j’aurai pu me taire au lieu de proposer de sauver l’affaire en faisant un DVD ! Personne ne m’a rien demandé ! Mais non, il a fallu que j’ouvre ma grande bouche pour lancer ce projet! Mais pourquoi ?

Et bien en premier lieu parce que je suis passionné par mon métier et parce que je m’amuse beaucoup avec les enfants. Demain la grande du groupe va jouer quatre mesures de basse devant la caméra. Quatre mesures ce n’est pas grand chose mais ici ces quelques notes représentent l’aboutissement de six mois de travail et l’opportunité pour cette jeune fille d’être fière d’elle et de revendiquer une place particulière dans le groupe. Même chose pour mon batteur, les notes jouées par ces deux enfants seront réutilisées dans le playback du clip que nous tournons demain.

L’autre raison un peu moins avouable c’est le plaisir de me sentir utile voire irremplaçable pour ce genre de projets que je suis le seul de l’équipe à pouvoir mettre en place vu qu’ils requièrent outre une grosse motivation, énormément de temps, de matériel, de personnes ressources et de connaissances techniques. Pour tourner notre clip, j’ai acheté beaucoup de matériel et j’ai pris des cours pour maitriser l’utilisation d’une carte audio et réaliser un enregistrement de qualité. Bref, j’ai ajouté une nouvelles compétence à mon arsenal et quelque part je serai fier de montrer mes nouveaux talents, enfin seulement si au final le clip ressemble un peu à ce qu’il est dans ma tête ! 😆

La troisième raison encore moins avouable et sans doute la plus égoïste est le fait que je veux me prouver quelque chose à moi-même. Après une vingtaine d’années passées à exercer un métier passionnant mais difficile, peu gratifiant et usant, je me retrouve à bientôt 48 ans face à un nouveau sentiment, la fatigue. Le fait de vivre avec une mère âgée me renvoie aussi sans cesse une image de ce qui m’attend dans un avenir pas si lointain (si bien sûr je venais à survivre à mes excès et aux diverses catastrophes). Bref, il y a de quoi inquiéter un anxieux de mon genre. Alors le fait de lancer des grands projets de les mener à bien avec parfois des résultats en dessous de mes attentes mais qu’importe, est une formidable façon de donner le change, de me dire que oui, j’y arrive encore et que la canne ou le fauteuil roulant ce n’est pas encore pour demain.

Et les enfants et mes collègues ? Et bien ils me suivent toujours dans mes délires en rajoutant parfois des idées qui viennent complexifier les choses et ainsi du fait des raisons citées plus haut, me rendre encore plus content.

Et là il est bientôt 21h30, il est donc temps de finir cette chronique et de dormir pour ne rien louper demain ! :mrgreen:

A toute chose malheur est bon…

Cette expression un peu désuète m’a trainé dans la tête toute la journée. Car oui tout le monde se plaint de la crise sanitaire, de ses conséquences néfastes bien réelles sur nos vies voire sur nos psychismes mis à rude épreuve. Mais bizarrement personne n’ose évoquer les quelques bonnes choses qui découlent de ce malheur qui nous frappe. C’est pour cela que ce soir je vais m’y essayer.

Sur le plan planétaire, les confinements ont fait baisser la pollution parfois de façon spectaculaire dans certains endroits nous laissant entrevoir la possibilité d’une planète plus propre. D’autres façons de travailler se sont aussi développées sous ces contraintes.Ainsi, lorsque la pandémie sera derrière nous, le télétravail aura profité de cette crise pour se développer durablement réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Une fois que nous connaitrons enfin les vraies raisons qui ont créé cette abomination de virus, nous remettrons peut-être en cause soit la sécurité des laboratoires (hypothèse d’un virus échappé d’un labo qui ces dernières semaines refait surface dans les médias crédibles) ou remise en cause de l’élevage intensif sans contrôle des règles d’hygiène (hypothèse de la zoonose). Bref, peu importe la vraie origine de cette catastrophe, une fois qu’elle sera enfin révélée, des moyens seront mis en place pour éviter une nouvelle pandémie tout en améliorant, enfin je l’espère, le bien-être humain et animal.

Vis à vis de nos comportements et de notre notion de l’hygiène, les gestes barrières appris et pratiqués pendant plus d’un an laisseront des traces et nous aideront à être plus vigilants vis à vis des situations de promiscuité et également à nous laver plus souvent les mains, ce qui même en l’absence de pandémie est une bonne chose notamment dans les périodes où les gastros font des ravages.

Sur le plan professionnel, le midi vu que je ne mange plus à la cantine ( je refuse de la faire dans une salle non ventilée avec trente personnes sans masques), et bien j’en profite pour faire de l’individuel en apprenant à un petit de mon groupe à manger sans mettre sa main dans l’assiette. Bizarrement aussi, depuis que je ne mange plus à la cantine du fait de la situation sanitaire inquiétante et de l’absence de mesures de protection, ma santé se porte bien mieux. Allez savoir pourquoi… Au niveau de mon groupe d’enfants, le fait de ne plus pouvoir retourner à l’établissement et de rester à l’école y compris le mercredi où nous avons l’école toute entière pour nous tous seuls a eu pour effet de cultiver une certaine culture scolaire liée à une forte appartenance à l’école qui nous accueille. L’objectif de socialisation est donc retravaillé de façon très forte et cela se ressent sur le mental des enfants qui progresse avec notamment bien plus de maturité notamment chez les plus jeunes. Certains de mes collègues me disent que c’est horrible de ne plus nous voir à l’établissement et que nous leur manquons, mais c’est bizarre ils ne m’ont jamais téléphoné pour me faire part de ces faux atermoiements de façade dont la vraie raison d’être est de trouver un exutoire plein de fausse bonne foi à leurs frustrations non assumées.

Sur le plan personnel enfin, le premier confinement que j’ai vécu dans la peur ne m’a pas hélas permis comme à certains de développer de nouvelles aptitudes mais m’a aidé à retrouver la musique et avec elle l’envie de prendre des cours de façon suivie ce qui est encore le cas aujourd’hui. Sur un autre plan, le solitaire que je suis n’a plus besoin de trouver des excuses pour ne pas avoir à trainer avec des couples ou avec des gens qui pensent être heureux car ils se retrouvent pour boire. Ce confinement qui ne m’autorise qu’à travailler et à consommer un peu est aussi un formidable alibi pour cacher mes tendances à la procrastination. Oh j’aurai tant voulu partir faire des photos loin dans la forêt avec du matériel lourd, mais voilà hélas je suis confiné c’est interdit ! Rahhhh !!! Sanglots !!! 😆

Alors oui, je pourrais continuer comme ça assez longtemps tout en sachant qu’en dépit du nombre de points positifs plus ou moins fallacieux que je trouverai, la balance bénéfices/souffrances penchera toujours du coté de ces dernières.

Mais voilà, pour ce soir seulement, trouver quelques raisons de légèrement relativiser l’épreuve que nous traversons tous à des degrés différents, regarder ce qui reste dans le verre et ce qu’il y a de sympa sur la table autour au lieu de se focaliser sur ce qui manque dans ce récipient et surtout commencer dès à présent de réfléchir sur ce que cette crise nous aura appris histoire d’en sortir plus fort lorsque nous retrouverons les eaux calmes afin que toutes ces souffrances ne soient pas en vain… (oui le présent, car on est encore dedans).

Et là pour conclure et bétonner mes propos, je me sens obligé de citer Murakami dans son livre « Kafka sur le rivage » mais avec une petite correction de traduction sur la fin :

« Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour y survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu’elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d’une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même et c’est bien ça le vrai pouvoir des tempêtes. »

Le dégoût des autres

Attention : ce soir je me laisse aller au grès de mes envies, je vais donc écrire des choses qui peuvent être choquantes, mais sachez que je vais bien et que je suis de bonne humeur. Ce sont juste mes pensées du moment exprimées sans filtre.

Tout autour de moi mes collègues expriment leur difficultés face aux limitations de leurs interactions sociales. C’est sans doute méchant de ma part mais cela me fait sourire car pour moi la solitude n’est pas une ennemie mais plutôt une compagne de toujours. Très tôt dans ma vie, je me suis senti seul, à vrai dire depuis qu’à l’hôpital les docteurs ont coupé mon cordon, je ne me suis plus jamais senti relié à personne. J’ai aussi été très vite seul à la maison car ayant plus de dix ans d’écart avec des frères et sœurs mariées ou partis vivre ailleurs. Ajoutons à cela une mère surprotectrice et un père qui ne m’a jamais compris jusqu’à son décès l’année de mes 14 ans et on comprendra pourquoi j’ai peut être eu des difficultés au niveau de ma socialisation primaire.

Mais attention, je n’écris pas cela en mode « je suis malheureux car je suis seul » non, dans mon cas la solitude est assumée au point d’être devenue un choix de vie. Je n’ai pas vraiment d’amis, juste des collègues et des connaissances car je n’ai jamais eu le besoin de me lier à d’autres personnes pour me sentir heureux.

Dans la vie je suis extraverti, j’exprime mes émotions et idées aussi librement que je le fait sur ces pages (ce qui peut faire peur à pas mal de gens) et je suis quelqu’un de sociable et communicatif. Mais en dépit de tout ça, j’ai toujours limité mes interactions avec mes semblables et ce dès la petite enfance.

C’est toujours l’enfance qui fait mal, un peu moins chaque jour mais quand même il faut bien avouer que l’ombre de nos premiers traumatismes continue de planer sur nos vies d’adultes influençant consciemment et inconsciemment un grand nombre de ce que nous pensons être des choix libres et personnels.

Mes premiers souvenirs d’interactions avec les autres enfants remontent à la maternelle grande section. La maitresse nous faisait faire un bricolage à base de terre et je me souviens très bien l’avoir entendu dire :

« Les enfants regardez ce que fait Laurent, et bien ce n’est pas ça qu’il faut faire !  »

Ce jour là j’ai découvert simultanément que je ne serai jamais doué pour les travaux manuels et que toute ma vie mon travail serait examiné et comparé à celui des autres pour me classer parmi les bons ou les médiocres. Et oui, tout petit déjà la lutte des classes ! 😆

Mais mon autre souvenir concomitant avec ce dernier c’est bien celui de ma réaction. J’ai serré les poings en retenant mes larmes et en continuant de faire ce vase très moche qui est toujours sur l’étagère de ma chambre.

C’est ainsi que depuis mes 5 ans j’ai appris que les opinions des autres allaient me faire souffrir et que pour éviter cela, je devais assumer mes faiblesses et faire ce que moi j’avais envie de faire quitte à ne pas avoir d’amis faute de trouver des camarades partageant mes centres d’intérêts.

Et vu que tout gamin je préférai écouter des albums de Pink Floyd sur un magnétophone étendu dans l’herbe plutôt que de jouer à courir ou au foot, et bien forcément je suis resté seul dans mon coin et j’ai été taxé d’enfant « étrange ». Un enfant qui ne cherche pas à se mesurer aux autres dans les activités physiques et sportives libres ou structurées pour trouver sa place dans la meute (et tenter au passage de devenir un mâle alpha en culotte courte), un enfant qui tout petit déjà n’en a rien à faire des autres et ne cherche qu’à trouver sa voie sans se préoccuper de leurs avis, et bien forcément ça inquiète.

L’année de mon bac j’ai récupéré mon dossier scolaire et j’ai lu ce que les institutrices du primaire écrivaient de moi. J’étais décrit comme un enfant solitaire et taciturne faisant des dessins torturés. Car oui j’oubliais c’est aussi très tôt que j’ai découvert que je ne savais pas dessiner mais que cela n’allait pas m’empêcher de le faire quand j’en aurais envie ! 😆

Arrivé à l’école primaire j’ai découvert que j’avais certains talents qui allaient me simplifier les apprentissages. Ma très grande mémoire auditive et mes facultés de compréhension allaient m’aider à maitriser la lecture de façon courante bien avant les autres enfants. Personne n’a jamais pu m’expliquer pourquoi on ne m’a pas fait sauter de classe. Étant tant en avance, je suis resté au fond de la salle dans le coin lecture à dévorer les bandes dessinées dans les magazines Pilote et autres. C’est un très beau souvenir et là encore contrairement à ce qui aurait du être le cas pour n’importe quel autre enfant, je n’ai jamais ressenti une quelconque tristesse d’être séparé des autres. A vrai dire les mères des enfants en difficulté envoyaient leurs enfants jouer chez moi espérant qu’à mon contact ils progresseraient plus vite.

Car oui non seulement j’avais appris à lire mais je comprenais aussi beaucoup d’autres choses comme la valeur de l’argent, les expériences de chimie de mon coffret, l’électricité avec des petits circuits fermés… Bref j’avais trouvé ma place d’intello. J’avais aussi du succès avec les filles qui venaient chaque matin chez moi pour m’accompagner à l’école. Je me souviens d’ailleurs que je détestais faire les lacets et que j’avais décidé de ne pas apprendre à les faire et que du coup ce sont les copines qui venaient me faire mes lacets chaque matin ! Non je n’ai pas honte de raconter ça, c’est un souvenir tendre et drôle et personne n’a été forcé d’être mon esclave, c’était juste un moment de ma vie où tout me semblait possible.

Hélas en grandissant les autres rattrapèrent leur retard sur moi tandis que moi je stagnais faute de ne pas avoir de nouvelles stimulations. Arrivé au collège la découverte des mathématiques abstraites et de mes difficultés de raisonnement scientifique allaient faire de moi un élève moyen jusqu’à ce que mes parents décidèrent de m’envoyer dans le privé ou peu à peu je repris confiance en moi pour enchainer le bac avec mention bien, une maîtrise en droit privé puis une entrée accidentelle dans le monde de l’éducation spécialisée qui déboucha sur un diplôme d’état d’éducateur spécialisé obtenu à Strasbourg.

Alors non, tout ceci n’est pas un CV simplifié ni mes mémoires, c’est juste un exposé rapide des phases de ma vie, avec une popularité en montagnes russes qui explique les difficultés que j’ai eu à être comparé aux autres quand j’étais en bas du fait du souvenir de mes jours glorieux et au final le mode de vie que j’ai construit afin de limiter mes interactions sociales pour ne plus jamais avoir à me comparer à personne.

Au final voilà qui je suis en toute vérité. Un type honnête mais paresseux, jovial, extraverti mais imprévisible car dépourvu de filtres au niveau de la parole et des actes, généreux mais bourré de complexes et du coup se passant très bien des autres et surtout de leurs avis de peur d’être jugé et rabaissé. Et quitte à choquer encore d’avantage, j’ajouterai que je n’ai aucun regret, j’ai toujours vécu à coté des autres et non avec eux. Mais je reçois et rends des services avec reconnaissance et plaisir, je suis aussi content lorsque quelqu’un partage mes centres d’intérêt et désire passer du temps avec moi, mais je ne me fais aucune illusion sur l’amitié et encore moins sur l’amour qui pour moi relève de la psychopathologie.

Mais ça c’est un autre sujet dérangeant que je garde pour une autre fois… 😈