Grosse fatigue

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Est-ce l’age, l’hiver déguisé en printemps, les soucis ou tout ça à la fois ? A vrai dire je n’en sais rien mais par contre mes symptômes sont évidents. Je fatigue j’ai du mal à me lever le matin, je respire mal, bref ma carcasse commence à flancher et ce n’est que justice vu ce que je lui fait subir. Du coup ce soir je tente de me réconcilier avec mon corps malmené en allant me coucher. De toute façon aujourd’hui je n’avais pas envie de causer… :mrgreen:

Solitude hivernale

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Tout petit déjà dans la cour de l’école mon camarade préféré c’était le banc car j’ai très vite compris que dans ma vie les amis, tout comme lui, je pouvais m’assoir dessus. En grandissant j’ai fini par cultiver cet art de la solitude en allant jusqu’à l’intellectualiser pour l’accepter voire l’intérioriser.

Tout allait bien dans ma petite vie de reclus jusqu’au moment où je ne sais pourquoi j’ai commencé à faire de la photo et donc à rencontrer pas mal de gens avec lesquels j’avais cette passion commune. Des personnes qui pouvaient m’apprendre certes des tas de choses sur la photo mais aussi et peut-être avant tout, qui pouvaient me redonner l’envie de renouer des contacts amicaux avec mes semblables.

Avec eux j’ai été poussé à sortir de chez moi, à découvrir des tas de choses, à rencontrer plein d’autres personnes… J’adorais nos sorties car tout était possible en leur compagnie, un peu comme du temps de ma jeunesse à la fac où les fêtes un peu folles se terminaient parfois dans des lieux insolites. Restaurant, alcools fins ou non, rigolades, découvertes, voyages… Tant de choses si passionnantes…

Mais la vie faisant ce qu’elle fait, ces amis se font de plus en plus rares et ces deux derniers mois les voici qui ont disparus de mon horizon me laissant seul avec ma passion photographique qui du coup perd de sa force.

Alors oui, je sais qu’ils ont des soucis, je devine aussi les effets de certains bouleversements dans leurs vies mais est-ce un caprice de ma part d’espérer un SMS de leur part en réponse aux miens ?

M’avoir tant donné pour me laisser face à une solitude encore plus forte hantée de questions lancinante que je me pose à moi-même : (Genre : Est-ce moi qui les ai déçu ?)…

Les collègues de travail et les autres passionnés que je contacte par Internet (qui merci à eux gardent actives les braises de ma passion photographique), sont importants mais en dehors d’une visite ou une rencontre, ce n’est pas avec eux que je pourrai m’amuser dans le monde réel.

Je suis donc à un carrefour de ma petite vie insignifiante.Dois-je retourner à la solitude tempérée par les collègues de travail et les amis sur Internet car dans le fond ceux qui me connaissent dans la vie réelle finissent par m’abandonner ( sans doute car je ne suis pas intéressant), ou dois-je tenter de varier mes activités, me lancer dans de nouveaux hobbies pour trouver d’autres cercles sociaux auxquels me rattacher ?

Au final tout va dépendre de l’image que j’ai de moi, et là vu comme elle est dépréciée je pense que la solitude redeviendra mon refuge. Au fond cela ne m’étonne pas vraiment, j’ai si peu à offrir et besoin de tant de choses de la part des autres…

Alors retour à ma petite solitude que je vis très bien tout en sachant qu’elle m’empêche de me réaliser et surtout de me dépasser. Peut-être que cela n’est pas une grande perte pour le monde, mais de mon coté je resterai nostalgique de ces moments où j’étais presque humain.

En quête de sens

Et voilà, le temps passe de plus en plus vite et c’est déjà de nouveau le 31 décembre, le jour va se coucher une dernière fois sur 2019 avant de se lever en 2020. Du coup cette très belle photo reçue il y a quelques jours dans le cadre de l’opération secrète « Envoyons tous des photos à Laurent » me semble de circonstance. 😎

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Alors non, je ne vais pas faire de bilan de l’année et encore moins jouer aux bonnes résolutions. Non je veux juste parler de quelque chose qui me tient à cœur, la recherche de sens dans les rites.

Ce soir des millions de français vont faire la fête se retrouver ensemble pour boire de l’alcool, se gaver, danser…

Je me souviens avoir été jeune et avoir apprécié ce genre de fête très arrosée avec les copains de la fac, notamment la fois où nous l’avons fait dans un chalet isolé avec des tonnes de neige tout autour de nous. C’était magique…

Mais hélas le temps passe et les séances de dipsomanie collective ne m’apportent plus aucune joie. Tout dernièrement j’ai même coupé mes derniers liens avec le pub où je passais beaucoup trop de temps et d’argent à chercher quelque chose qui n’était pas sur la carte : de la chaleur humaine.

J’aurai peut-être mieux fait d’aller directement dans un crématorium car après tout ce temps passé là bas, je me rends compte que les gens au et derrière le comptoir ne peuvent pas devenir des amis car ils ne le cherchent pas, leurs objectifs sont de faire de l’argent ou de fuir quelque chose pendant quelques instants.

Alors laisser ma mère toute seule le soir de l’an pour aller fêter le réveillon avec eux et une foule d’inconnus et bien non, j’ai refusé de le faire. De toute façon comme je l’ai dit, je n’irai plus là bas. Je reste chez moi en cessant de fuir ou de chercher quelque chose qui n’existe pas là où je le cherche et je regarde ma réalité en face : je suis seul avec une mère de 83 ans qui fatigue beaucoup.

Alors dans ce contexte comment donner du sens au passage de la nouvelle année ? Et bien comme chaque fois depuis plusieurs années je vais encore emprunter un certain rite à la culture japonaise.

Et oui c’est reparti pour un osōji.

L’osōji est un rite qui tire ses racines d’un autre rite plus ancien le Susu Harai datant de l’ère Edo (1603-1868). A l’époque tous les 13 décembre les japonais nettoyaient à fond notamment leurs lampes qu’ils vidaient des suies. Plus tard cette tradition s’est étendue à toute la maison en devenant le grand ménage rituel connu aujourd’hui sous le nom d’osōji. Bien loin d’être un simple coup de balais, ce ménage en profondeur à deux sens très importants et selon moi très respectables voire admirables.

– Le premier sens c’est de chasser la poussière et les choses qui stagnent symbolisant la décrépitude et  la mort en laissant entrer la lumière et l’air frais et vivifiant de l’hiver. Après le triomphe de la lumière sur les ténèbres au solstice d’hiver, cette symbolique du renouveau voire de la vie qui vient chasser la mort est très belle.

– Le second sens se joue à un niveau encore plus personnel. Mettre de l’ordre autour de soi permet de mettre de l’ordre à l’intérieur de soi. Le rangement se fait aussi dans sa tête et il en va de même pour la chasse aux choses inertes et mortifères non matérielles comme les pensées tristes ou morbides.

Ce rituel dont la symbolique se décline à la fois sur les plans spirituels et psychologiques est une très belle expérience que je renouvelle volontiers chaque année. Cette fois manque de temps et avec mon rhume de cerveau, je vais me limiter à ma chambre mais je pense y passer la journée en ponctuant tout cela avec l’écoute de mes derniers vinyles.

Mais au final j’ai toujours le même pincement au cœur en constatant qu’il me manque toujours le troisième sens du rite (car oui il y en a troisième) qui est commun à tous les rites: le fait d’être ensemble et de partager l’expérience en communauté familiale ou autre. Les rites japonais shinto et autres sont de plus en plus connus en France et appréciés pour leurs valeurs mais il n’y a pas encore encore d’associations de gens qui veulent expérimenter l’osōji ou par exemple le hanami (festoyer sous les arbres en fleurs, une autre tradition que je fais mais qui a encore moins de sens quand on est seul).

Ainsi ma recherche de sens finit là encore par me renvoyer à ma solitude que je vis très bien vu que j’ai fini par l’intellectualiser (il faudra que j’en parle en 2020 tiens). Ma mère n’ayant ni la force ni ma fascination pour les rites japonais, ne peut pas et de toute façon ne désire pas participer à mon ménage japonais qui devient donc un exercice personnel bienfaisant mais bien moins amusant.

Mais qu’importe, je préfère mille fois mon osōji en solo à une soirée arrosée avec des personnes qui bien que chaleureuses n’ont pas assez de choses en commun avec moi pour susciter et entretenir des conversations menant à des relations vraiment amicales.

Je suis peut-être difficile mais pour moi un ou une ami(e) c’est une personne avec laquelle j’ai envie de passer une journée entière voire plus en sachant que je vais en apprécier chaque moment ou presque.

Oups il est 11h00, je vais donc commencer de tout sortir dans ma piaule avant de faire la poussière et si j’ai un moment dans mon rite je ferai une photo rigolote avec le monstre pour avoir un regard un peu sarcastique sur la nuit de la dipsomanie collective. :mrgreen:

 

Noël

Aujourd’hui j’avais prévu une fois de plus de descendre Noël en flamme en mettant l’accent sur la sécularisation de cette fête anciennement chrétienne et sur son mode « américain » qui nous fait appuyer encore plus fort sur l’accélérateur du véhicule dans lequel nous sommes installés et qui fonce droit dans le mur. Mais en fait non je vais m’abstenir car pour ce Noëll j’ai tant reçu de cadeaux de la part des forumeurs que je vais diffuser ce soir vers 22h00 une vidéo « opening » où je découvrirai les photos en direct.

Alors à ce soir !

Pour l’instant j’ai des tas de choses à faire…

Apprendre à dire non

Voilà, une fois de plus je rentre chez moi un peu avant 18h00 car j’ai du passer plus de deux heures dans des magasins bondés pour imprimer les photos de l’atelier avec les enfants pour qu’ils les aient dans leurs classeurs pour les vacances de Noël. Là je vais devoir passer encore plusieurs heures pour coller les photos et les mettre dans les classeurs. Je suis fatigué, j’ai faim et j’en ai marre car je pense à mes collègues qui ne font rien de plus qui ne donnent pas de leur temps pour qui le travail reste un travail. Moi, ma vie est si merdique que mon travail est la seule chose qui me permet encore de surnager donc du coup je l’investis beaucoup, surement trop.

J’aurai aimé parler plus ce soir mais voilà il faut aussi que je vérifie et que je charge dix appareils photos.

C’est quand que je vais apprendre à dire non ? 😦

Ani…maux

Aujourd’hui c’était la journée mondiale pour les droits des animaux.

La bonne blague…

Vu le nombre d’espèces qui disparaissent quasiment chaque jours depuis quelques décennies, et ce que ce soit dans les pays lointains ou sous nos yeux ( c’est le cas par exemple de 90% de nos hirondelles), et bien faire une journée pour leurs droits semble plus que dérisoire. Là c’est clair on tombe dans le sarcasme et l’insulte.

La seule bonne chose dans tout ça c’est que je ne passerai pas pour un fou quand je parlerai d’animaux à mes petits enfants qui naitront dans un monde que je refuse d’imaginer tant il sera vide, violent et triste.

Et oui je n’aurai pas d’enfant et encore moins de petits enfants, cela me laissera peut-être le temps de faire quelque chose de concret pour les derniers animaux sauvages.

Car oui j’ai souvent envie de lâcher le social pour me lancer dans la protection de ce qu’il reste de nature. Si j’y résiste outre le fait de risquer de ne pas retrouver un CDI, c’est bien sûr la peur de découvrir un milieu professionnel gangréné et paralysé par des compromis néfastes au progrès de la cause qu’il est censé défendre.

Un peu comme dans le social finalement. 😈