Apologie du laisser-aller

Ce matin une fois de plus je me réveille à 6h00, je regarde quelques dessins animés comme un gosse sur l’ordi posé sur ma table de nuit puis je descend pour écrire mon billet du jour. Plein de choses dans la tête mais aussi et avant tout une grande lassitude et une immense torpeur dues à ces vacances. Je laisse mes pensées dériver et je regarde par la fenêtre pour contempler ce qui naguère était une pelouse :

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Et là je me rends compte que mère Nature est vraiment une sale cafteuse puisqu’elle s’arrange pour révéler mon secret au quartier tout entier. Et oui je suis un énorme fainéant qui rêve de vivre en pyjama sur un lit en n’étant connecté au monde que par le prisme de cet Internet, le grand hygiaphone mondial.

Ma pelouse livrée à l’abandon est néanmoins un vrai trésor pour un botaniste, j’ai une énorme envie d’étudier les plantes étranges qui y poussent leurs propriétés, leurs usages médicinaux et culinaire… Mais non je suis un fainéant d’élite alors non je n’en ferai rien, je me contenterai de déraciner les plus incroyables spécimens pour les mettre dans un coin de mon jardin non bêché afin de suivre leur évolution au lieu de les broyer sous la tondeuse que je vais devoir passer tous les mois… Encore trop dur là…

La paresse la mère de tous les vices, oui sans doute mais en attendant ça me fait du bien  de ne rien faire et aussi d’afficher fièrement à la face de tous les vieux névrosés du quartier qui ont des pelouses impeccables et qui deviennent fous si ils voient un pissenlit, que moi je me fiche de leurs regards et de leurs opinions. C’est aussi pour moi une façon de reconnaitre humblement la puissance et la beauté de mère Nature pour qui les gazons typés golf sont une totale aberration. La vie doit passer, éclater au grand jour et ce n’est pas en détruisant ce que les abrutis de faux experts nomment les plantes adventices, alors que ce sont de vrais trésors de santé et de beauté, que la vie est respectée.

J’imagine que parmi ces personnes obsédées par l’ordre et l’uniformité, ceux qui aiment l’architecture doivent se sentir à leur place dans un cimetière.

Ceci dit, maintenant que j’ai écrit que la vie doit passer, je dois aussi penser à la mienne de vie et pour qu’elle passe en évitant que je trépasse, je dois vaincre ma flemme et mon attentisme que j’impute à mon respect pour mère Nature afin de travailler dehors, non pas pour soulager les névrose des voisins et passer pour un mec courageux mais pour faire un peu d’exercice, observer cette vie que j’aime tant tout autour de moi, bref me sentir vivant, partie d’un tout universel et aussi plus basiquement fier le soir venu en buvant une bière tout en contemplant un travail bien fait.

Le pied de primevère sous le cerisier sera épargné par la tondeuse, les muriers seront taillés pour donner de bons fruits cet été, le jardin préparé pour accueillir haricots tomates et fraises cultivés sans engrais artificiel mais avec du purin d’ortie et au bout de tout ça je serai capable de profiter pleinement des dons de mère Nature en retrouvant le goût des bonnes choses. Un goût encore meilleur vu que ce sera le fruit de mon travail.

Bon il est bien bientôt 8h30, c’est donc le moment pour moi de me mettre en route après avoir fait couler un grand café sans sucre.

Ce blog est une vraie catharsis, reste à tenir mon cap… Pour Descartes nul n’est dans son corps comme un pilote dans son navire… Désolé de te contredire Dédé mais je suis sûr que si je barre à droite pour éviter le détroit de ma piaule et l’iceberg de mon lit et bien je sauverai mon corps du naufrage de ces vacances. :mrgreen:

 

 

La peur

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Elle me colle à la peau depuis ma naissance

Elle m’a gâché tous les bons moments de ma vie

Elle m’a empêché d’oser et de découvrir des tas de choses

Elle est tout ce qui foire dans ma vie

Elle a fait le vide autour de moi

Elle me rend malade

Elle me tue à petit feu

Mais tant qu’elle est avec moi ça veut dire que je suis vivant, ou presque…

 

 

Chemise rose

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Chaque semaine, lorsque vient le moment de rédiger mon billet du mardi, je me laisse aller et je commence à écrire avec mon clavier sans mettre de titre. C’est toujours assez amusant, voire excitant, de voir où mes pensées vont me conduire et sur quelle actualité ou quel sentiment personnel va se construire le sujet de ce mardi.

Cette semaine cependant, pas besoin de réfléchir pendant des heures, mes doigts pleuvent sur le clavier avec une vitesse peu ordinaire pour faire sortir quelque chose de lourd et de pesant; mon impuissance face aux souffrances des enfants dont je m’occupe.

Bien loin de moi l’idée de vouloir sauver le monde. Non, je n’ai pas le complexe du messie et je suis d’accord pour dire que le travail d’un éducateur n’est pas de se substituer aux parents des enfants mais de travailler avec eux, si ils sont d’accord, pour les soutenir dans leur parentalité. C’est ce que j’ai encore fait aujourd’hui.

Mais une fois ceci dit, il faut bien se rendre compte de la réalité des choses. Sur un groupe de 12 enfants en situation de handicap mental, j’accompagne aussi bien des enfants présentant des troubles du comportement qui se traduisent par des crises violentes, des enfants présentant une psychopathologie ou des troubles de la personnalité, des enfants présentant une grande immaturité affective donc relationnelle, des enfants déficients, d’autres qui ne le sont que du fait d’un manque de stimulation…etc… Bref, un important éventail de difficultés diverses pour lesquelles nous devrions donner une solution au cas par cas et non tenter de répondre de façon globale. Mais voilà nous sommes deux et en dépit de notre expérience et de nos efforts, nous n’avons toujours pas réussi la quadrature du cercle.

Ainsi du coup je me rend compte de mon impuissance surtout lorsque comme en ce moment, les enfants cessent de progresser faute d’une réponse vraiment adaptée et personnalisée apportée à leurs problématiques.

Au final je les vois se débattre avec leurs difficultés comme des alpinistes en train de dévisser sur une falaise alors que moi je n’ai qu’une seule corde bien usée à leur tendre.

Leurs souffrances m’inquiètent et leurs avenirs  me préoccupent. Le tournant ultra libéral du gouvernement actuel qui veut tous les mettre avec le moins de moyens possibles dans les écoles ordinaire pour réduire les dépenses publiques tout en prétextant une vision humaniste, m’inquiète encore plus.

Donc non, une fois de plus je ne veux pas sauver le monde, j’aimerai juste avoir un peu de soutien et des conseils pour faire avancer les choses et réduire les difficultés. Travailler l’autonomie et l’expression comme je le fait depuis des années ne suffira pas pour les aider à trouver un peu plus de stabilité et de bonheur.

Et en attendant des jours meilleurs je compatis au sens étymologique du terme, c’est à dire que je souffre avec eux en partageant en silence leurs diverses douleurs.

Parfois je me dis que je devrais porter des chemises roses pour symboliser le fait que je ne suis qu’une feuille de papier hygiénique que l’on sert pour torcher la misère du monde jusqu’au moment où recouvert de toute cette merde je ne finisse par craquer… Mais bon, la dépression ça je me l’interdit car ça n’aiderait pas plus les enfants pour qui faute d’être un éducateur miracle, je reste au moins un point de repère important.

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Hier c’était mon anniversaire (en fait là je tape la veille donc c’est toujours mon anniversaire) :mrgreen:

Après une agréable matinée avec les enfants et les collègues qui me souhaitent un joyeux anniversaire avec des mots, des chansons et de dessins, vient le moment de la cantine avec un menu pas très anniversaire. Pour rigoler les dames de la cantine me mettent une bougie sur une moitié de pêche au sirop, une des gamines dont je m’occupe, prend la photo avec mon portable.

Que de joie, que de rires, que de plaisirs !

En fait non…

Je déteste ce jour qui revient chaque année surtout quand je suis obligé de le passer au travail et ce pour de multiples raisons :

– C’est le seul jour de l’année où mon frère et mes deux sœurs pensent à moi et m’envoient un message (SMS) vite fait dont ma réponse ne donne aucune suite.

– C’est le jour où normalement les gens passent un bon moment avec des proches et célèbrent ça au restaurant ou en famille. Moi je n’ai droit à rien car je suis seul, c’est donc l’occasion de me rappeler à quel point j’ai loupé ma vie.

– C’est le jour de toutes les hypocrisies où même les gens qui me détestent se sentent obligés de faire un sourire et de m’adresser un « joyeux anniversaire »

– C’est le jour où ma pauvre mère me file un peu d’argent car elle sait que j’en ai besoin.

– Et c’est enfin le jour le plus difficile de l’année où j’ai envie de boire jusqu’à m’en rendre malade pour oublier à quel point ma vie est merdique.

Du coup pour faire passer toute cette douleur maintenant que je suis chez moi et que j’ai fini mon travail, je vais m’envoyer trois grands verres d’absinthe avant de m’écrouler sur mon lit.

Joyeux anniversaire…

Cauchemar aggravé

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Ma vie a été jalonnée de traumatismes plus ou moins graves. Parmi ceux qui m’ont le plus marqué et qui ont encore de grandes conséquences aujourd’hui, se trouvent mes échec lors des examens en fac de droit. Entre stress et manque de préparation, j’ai eu droit à de mauvais résultats qui m’ont conduit à mettre 7 ans à passer un diplôme que les plus brillants décrochent en 4 ans.

J’ai passé des nuits à pleurer dans ma chambre de CROUS parfois jusqu’à espérer la mort pour enfin être délivré de ces examens et du stress qu’ils me causaient.

Du coup aujourd’hui encore en période de doute sur ce que je fais au niveau de mon travail, je rêve systématiquement que je suis à la fac et que je dois passer un examen important pour lequel je ne suis pas prêt vu que je n’ai pas révisé.

Ces cauchemars sont très puissants vu que leurs scénari (mot italien pluriel en « i » ) s’adaptent lorsque je tente d’en reprendre le contrôle. En clair dans mon songe lorsque je me rappelle que la fac est terminée et que j’ai décroché tous mes diplômes, mon cauchemar se transforme pour reformuler l’angoisse de l’échec en créant un nouveau script sur un autre scénario.

Le sens de ce cauchemar récurrent et pour moi très simple et clair, c’est la peur d’échouer et suite à cet échec d’être jugé et dévalorisé par les autres.

Mais si j’en parle aujourd’hui c’est que cette nuit ce cauchemar routinier et habituel a connu une évolution inquiétante. Je devais passer un examen important pour lequel je n’avais pas révisé comme d’habitude mais cette fois je devais utiliser un genre de clef électronique pour avoir le droit d’entrer dans la salle d’examen. C’est alors que ma clef s’est brisée et que j’ai été refoulé par la machine.

Et là bizarrement j’étais soulagé.

Et c’est justement là que je m’inquiète très fort. Mon subconscient est en train de me dire qu’entre les mutations de mon travail, les difficultés des enfants, le manque de soutien, les inégalités de traitement entre mes collègues et moi et surtout mes doutes sur mes capacités et sur la pertinence de ce que je mets en place, que mon travail autrefois magique, est devenu une source de souffrances et d’angoisses.

Ceci dit, je fais comment pour expliquer à mon subconscient que les années 80 sont loin derrière nous et que je suis obligé de m’accrocher à mon CDI ?

Inter pas net…

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Il y a 20 ans, ma vie a basculé avec l’arrivée d’Internet.

Avant Internet je lisais des livres, je faisais des balades dans la nature, je bricolais… Bref je faisais des tas de choses plaisantes et enrichissantes.

Puis un jour à la bibliothèque de la fac un copain m’a collé devant l’écran pour me faire comprendre à quel point ce qui était devant moi allait être le futur de l’humanité et allait bouleverser nos vies. Sur le moment je n’ai pas vraiment compris mais il m’a poussé à ouvrir mon premier compte Email sur Hotmail.com (je l’ai encore d’ailleurs) et nous avons commencé à faire les andouilles sur MSN et tout s’est emballé.

Internet est devenue pour moi une vraie addiction dont je n’arrive à me passer que lorsque je pars en vacances ce qui maintenant ne sera plus possible pour raisons familiales. Du coup l’emprise du net sur ma petite vie va encore se resserrer.

Internet est un monstre qui se nourrit de nos manques de nos envies de nos pulsions et qui est avant tout très friand de notre temps libre. Du coup, un no-life comme moi est un menue de choix pour la bête qui a ainsi dévoré mon existence.

Alors quitte à faire partie de la bête, je tente de faire quelque chose de positif et d’intéressant. Là par exemple je rédige ce message sur mon blog tout en écoutant un documentaire en streaming. Ce blog ne va pas changer le monde, il n’est presque pas lu et c’est très bien comme ça vu que  son but est avant tout de me donner à nouveau l’envie d’écrire pour un jour réaliser un projet plus ambitieux.

Sinon, sortir d’Internet, retrouver le contrôle est-ce possible ?  Je pense pouvoir le faire mais pourtant je ne le fais pas et ce, non pas par lâcheté ou paresse mais juste par peur. Internet est une drogue qui comme toutes les drogues démultiplie mes sens (être connecté avec le monde c’est le trip total). Cette ivresse divine de pacotille m’empêche ainsi d’être envahi par les angoisses de plus en plus présentes dans ma vie professionnelle et familiale et aussi, voire surtout, de ne pas me retrouver face au vide énorme qui est au centre de mon existence.

Ma seule marge de manœuvre face au monstre réside donc dans la modération volontaire et obligée mais aussi dans mon rôle d’éducateur puisque de par ma fonction je travaille avec l’outil Internet pour aider les jeunes à le découvrir et aussi à prendre de la distance avec lui lorsqu’il devient dangereux. C’est ainsi que demain je relance mon projet de journal vidéo hebdomadaire avec les jeunes de l’établissement.

Par contre c’est une chaine privée non répertoriée alors désolé, je ne pourrais pas la montrer. Car oui, depuis le temps que je suis dans le ventre de la bête, j’ai appris à bien la connaitre et à m’en méfier surtout face aux plus jeunes qui l’adorent déjà bien trop.

Adieu l’ami…

Cette semaine j’avais décidé de rédiger mes articles la veille pour les mettre en ligne aux premières heures du matin. Mais aujourd’hui c’était l’enterrement d’un ami alors du coup j’ai attendu d’assister à la messe de ses funérailles pour écrire aujourd’hui.190312

Il est 19h00, j’ai une canette de ma bière américaine préférée à coté du clavier et je suis là à me rappeler de Serge.

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Serge était boulanger de formation. Il a aussi fait la guerre d’Algérie avant de revenir à la planche à pain avant de l’abandonner pour de bon pour entrer à la fonderie des usines Peugeot. C’est à la même époque qu’il rencontra celle qui allait devenir sa femme et vient habiter dans mon village l’année même de ma naissance.

Lorsque j’étais enfant, ses rapports tendus avec mon père (disputes à l’usine) m’avaient empêché de le rencontrer mais à la mort de mon paternel l’année de mes 14 ans, Serge est devenu une personne qui m’avait fasciné par son agitation perpétuelle et par sa bonté qui l’ont poussé à se donner, peut-être trop, aux autres.

C’est simple, Serges était partout, il fallait monter sur un arbre pour installer un haut parleur pour la sono de la fête de la musique ? Serge arrivait avec son échelle et faisait le boulot. Le curé avait besoin de distribuer des enveloppes du denier du culte ou un journal de paroisse ? Serge arrivait avec son vélo et faisait le boulot.Chaque fois qu’un travail devait être fait dans le cadre associatif ou autre, Serge était toujours là et faisait du bon boulot tout en agaçant les gens par son tempérament de survolté qui ne tenait pas en place et qui exprimait en rafales ses opinions sans filtres.

Quand Serge était fâché contre quelqu’un il lui faisait bien sentir et n’en avait rien à faire de la réaction des autres personnes, il était vrai intègre et brut de décoffrage.

Et c’est peut-être cela que j’aimais le plus chez Serge vu que tout comme lui, je ne supporte pas l’hypocrisie et j’exprime toujours le fond de ma pensée quitte à bousculer voire choquer mes collègues.

La bonté de Serge et son souci pour mon sort et celui de ma mère après la mort de mon père ont fait qu’un lien s’est créé entre lui et moi. Moi je trouvais un petit peu de père que je n’avais plus et lui qui était à l’époque dans une relation difficile avec ses filles, pouvait me « paternaliser » sur un mode complice et parfois me secouer les puces comme la fois où voyant que je trainais pour bêcher le jardin. Il avait pris la bêche et commencé à faire le travail pour me faire culpabiliser. Et ça avait marché, cette année là j’avais bêché plus vite que jamais !

Nous avons ainsi passé près de vingt ans à entretenir ce lien permanent par des services rendus l’un à l’autre, par des bières bues chez l’un chez l’autre et à travers toute la vie associative à laquelle je participais activement à l’époque avant que tout s’effondre en 2011 suite à une cascade d’événements malheureux et dramatiques.

La vie associative est toujours portée par une pincée de personnes très charismatiques qui créent un consensus. C’était justement le cas pour la grande association du village dont le fondateur et grand animateur développa un cancer qui le contraignit à s’éloigner de ces activités bénévoles mais parfois très fatigantes.

C’est la même année que Serge dont la vie avait toujours été marquée par des incidents et des ruptures allait une fois de plus rencontrer le malheur sur sa route en étant terrassé par deux AVC successifs qui le plongèrent dans un coma éveillé qui allait durer jusqu’à vendredi dernier, jour où son corps finit par lâcher.

Ces huit années qui ont été un cauchemar éveillé pour sa famille, ont été une période étrange pour moi. J’allais parfois le voir à l’EHPAD mais ni ma présence ni ma voix ne provoquaient la moindre réaction chez lui. Je lui parlais mais j’avais l’impression que son âme n’était plus là et que je m’adressais à une coquille vide. Du coup j’avais espacé mes visites jusqu’à finir par considérer que mon ami était là sans y être.

Mais aujourd’hui au moment de bénir son cercueil pour lui dire au revoir, j’ai oublié de lui dire pardon d’avoir été trop lâche et aussi plus important j’ai oublié de le remercier pour toutes ces années où il avait été un ami voire parfois un père pour moi.

Et là en mouillant mon clavier de mes larmes qui ont déjà coulé pendant la cérémonie, je me rend compte que je viens de le faire, enfin j’espère…

Au revoir mon ami, vas retrouver mon père et te prendre la tête avec lui, je t’imagine prendre ma défense pendant que mon père hurle que je suis un raté qui n’a pas joué les cartes qui  m’ont été données et qui a préféré travailler dans le social au lieu de faire une carrière dans le droit comme mes diplômes durement acquis me l’autorisaient.

Alors engueulez-vous! J’arrive bientôt pour envenimer le débat.