Mon Internet est tombé en panne juste après avoir terminé l’article sur la mamie chinoise et il ne reviendra que vendredi ! Je suis, disent-ils victime d’un accident. Hélas oui,on peut dire ça comme ça…
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Humeur du jour et introspection à deux balles
Alprazolam
J’avais dit que je n’y toucherai pas, mais la curiosité a eu raison de mes réticences et du coup chaque soir vers 18h00 je me prends mon petit anxiolytique prescrit samedi.
Oui le médicament qui est dangereux quand on fait des apnées du sommeil… 🙄
Alors je tiens à rassurer tout le monde, je vais bien, bien mieux qu’en fin de semaine dernière où je n’avais plus du tout de force.
J’ai fini par comprendre ce qui se passe dans mon corps. Enfin disons que j’ai une hypothèse que je vais exposer brièvement le temps que le comprimé que je viens de prendre pour la première fois en entier ne déroule ses effets dans mon corps affaibli par un nouvel entretien professionnel (on se fait du souci pour moi) et le fait d’avoir amené mes deux siamois se faire vacciner en même temps.
En fait je pense que lorsque je dépasse 170 kilos, il m’est quasiment impossible de dormir, cette nuit j’ai bien senti que ce qui m’empêche de dormir ce ne sont pas des apnées du sommeil mais de fortes douleur dans la cuisse gauche sur laquelle je dors en chien de fusil.
Dans cet état, plus de vrai sommeil réparateur, pas de rêves donc pas de sommeil en phase paradoxale, le seul qui repose vraiment l’organisme.
Cette nuit avec ma moitié de comprimé prise hier soir à 18h00, j’ai eu plein de délicieux petits cauchemars et aucune somnolence en journée.
Reste que je n’ai pas envie de prendre des anxiolytiques, surtout que le médecin en solde qui me les a prescrit me dit de finir la boite, donc un mois de traitement… 😯
Non, je m’amuse à tester encore jusqu’à vendredi avec du Doliprane en plus pour les douleurs à la cuisse et à partir de samedi je mets en place un bon protocole de sevrage.
Comment ça, je ne suis pas médecin ?
Et bien peut être bien que oui, mais je pense tout de même en être un meilleur que le clown qui m’a reçu samedi ! 👿
Le métier qui rentre
Aujourd’hui on avait besoin de moi, mais une demi-heure vers la fin. Du coup le reste du temps on m’a envoyé dans une salle où coincidence?, se trouvaient les vestiges de mes projets photo.
Alors oui, ambiance placardisation pour votre serviteur qui peine à devenir un éducateur spécialisé en autisme. J’ai passé la journée à me faire tapper, griffer en supprimant mon envie de me fâcher. Le but ici c’est de leur apprendre les codes sociaux, donc leur dire gentiment de ne pas faire mal, troquer le coup contre une caresse. ..
Et j’y arrive très bien.
Par contre encore difficile de tenter de les faire manger à table, j’oublie toujours un truc dans le protocole. Pour les activités c’est pareil, j’ai encore du mal à me mettre à leur tout petit niveau.
Sinon ce soir je me suis lancé dans une drôle d’aventure, je vais travailler avec un psychologue comme traducteur auprès des requérants d’asile.
Il m’a demandé si j’étais volontaire pour faire un petit tour en enfer, en me racontant le genre de témoignage que je devrais traduire. Bof… J’avais envie de lui répondre que j’y étais déjà. 🙄
Vie et mort
L’école de la rigueur
C’est le second jour et je suis lessivé.
Ce nouveau public réclament une attention soutenue surtout à l’extérieur mais au moins aujourd’hui pas d’agressions donc pas de rapports d’incident à faire.
Ces enfants sont fascinants, ils vivent tous dans leur propre univers sauf une petite fille et qui a été orientée sur notre groupe suite à un diagnostic TSA (Trouble du Spectre Autistique) mais qui est très consciente des autres enfants et cherche leur compagnie et un jeune garçon qui lui aussi bien que reconnu autiste recherche beaucoup la relation des autres enfants et teste les limites en nous regardant bien droit dans les yeux.
C’est sans doute ça le plus incroyable dans l’autisme, il n’existe pas un profil type, chaque personne autiste a ses propres difficultés et ses propres atouts. L’autisme ne détermine pas le génie ou la déficience intellectuelle.
L’autisme n’est pas une maladie ni un handicap, c’est juste une autre façon de fonctionner pour l’être humain qui naît ainsi. C’est bien pour cela que l’on ne sort pas de l’autisme, on n’en guérit pas, on le fait évoluer. On leur apprend à réduire la manifestation de leurs troubles éventuels afin de parvenir à côtoyer les personnes non autistes pour leur permettre de trouver demain, une place dans ce monde encore majoritairement peuplés de non-autistes.
Chaque jour je fais de nouvelles découvertes, des choses pratiques à éviter que je n’ai pas trouvé dans la douzaine de livres que j’ai acheté sur le sujet. Par exemple pour ce qui est de l’alimentation, chaque enfant est différent mais en général ils détestent que l’on fasse des mélanges et n’aiment pas non plus les saveurs nouvelles ou exotiques. Donc pas de sauce américaine pour les burgers, c’est soit ketchup soit mayo ! Et oui ils adorent les chips mais il faut acheter des paquets de chips salées sans saveur fromage ou autres.
Leur apprendre à surmonter leurs rigidités alimentaires sera d’ailleurs une priorité sur le groupe et cela aussi selon les enfants est soit déjà acquis, soit impossible à acquérir avec repas chez les parents soit enfin nous demandera beaucoup d’énergie.
Alors oui, lessivé mais toujours motivé et intéressé par ce nouveau public qui a beaucoup de bons cotés que l’on ignore, le premier étant leur capacité à toujours nous surprendre en bien.
J’espère réussir à obtenir un corps en meilleur état pour accompagner au mieux ces enfants et soutenir mes deux collègues. Aujourd’hui hélas j’ai mangé le midi un burger végétarien et des frites au four, cela ne va donc pas dans le bon sens, le retour de la cantine de ses mets insipides et le début de mes séances de piscine devraient m’aider à corriger le tir.
En attendant je préfère ne pas me peser. 🙄
De profundis…
Hier soir j’avais atteint un niveau de fatigue inédit. J’ai eu la mauvaise idée d’aller au magasin pour y prendre quelque chose pour le repas du soir et aussi peut-être quelque chose à boire (alors que cela faisait plus d’une semaine que je ne buvais plus à cause de la chaleur) pour célébrer le fait que j’avais réussi à rentrer chez moi sans m’endormir au volant.
Et c’est là que j’ai eu la très mauvaise idée d’acheter cette bouteille :
J’ai donc bu une bière Meteor à 7,2 enrichie par cet amer au sapin. Elle aurait du passer sans soucis mais voilà, avec la chaleur…
…Et puis le sapin… La même matière que les cercueils pas chers, j’aurai du me méfier. 😆
Je me suis en effet tout de suite senti très mal, je n’ai eu que le temps d’écrire « Crevé » avant de m’endormir devant mon écran et me réveiller vers 20h00 pour faire à manger pour ma mère et superviser son couchage.
Ce matin au réveil, maux de ventre, céphalées…
Bref, je ne vais pas bien du tout et mon prochain rendez-vous chez un médecin qui n’est pas le mien, est prévu pour le 18 juillet, je n’ai rien trouvé avant.
Ces canicules d’ampleur et de fréquences inédites qui se succèdent les unes aux autres, ont des effets désastreux sur ma santé avec en premier lieu une importante perte de qualité de sommeil car je n’ai plus accès au sommeil paradoxal qui est le seul vrai sommeil réparateur. Les matins de mes nuits sans rêves, je me réveille fatigué et je me ré-endors presque en prenant mon petit déjeuner.
Par la suite mon corps doit secréter les substances qui me maintiennent éveillé mais ce n’est pas optimal, je sens que mon appareil psychique peine à faire son travail et que mes facultés de raisonnement et de jugement sont atteintes.
Mes chevilles sont toutes deux frappées par d’importants œdèmes qui se sont développés car je ne peux plus porter les bas de contention par ces chaleurs. Si j’étais un enfant je me dessinerai avec deux boules en dessous des mollets et ce serait tout à fait anatomiquement vrai.
Et encore, je ne parle pas de la couleur de ces boules.
Je pense très fort à la chanson de Neil Young « Old laughing lady » :
See the drunkard of the village
Falling on the street
Can’t tell his ankles
From the rest of his feet
He loves his old laughing lady
‘Cause her taste is so sweet
But the laughing lady’s loving
Ain’t the kind he can keep.
D’autres signes inquiétants viennent compléter ce tableau mais je vais arrêter là et garder ça pour le médecin.
Du mal, à bouger, du mal à respirer, à parler, à chanter, des douleurs un peu partout, une fatigue chevillée au corps… Non ça ne peut plus durer.
Vu que la chaleur ne me permet plus de perdre du poids comme avant par sudation et alimentation légère. Vu que j’ai épuisé toutes les options il ne me reste plus qu’une seule option, celle de la sleeve.
Je vais donc lancer la procédure sans plus tarder. Je sais ce qui m’attend et que cela va durer mais raison de plus pour être réactif.
Et cette fois aucun recul possible. Je veux profiter encore un peu de la vie pour faire de la musique étudier, apprendre et surtout tenter de devenir un meilleur professionnel.
J’ai déjà trop perdu, je refuse désormais d’autres compromis avec ma santé.
Mon pire ennemi
Encore six jours d’activités avec les enfants avant de pouvoir enfin profiter de mes vacances d’été pour me reposer et tenter de résoudre un paquet de problèmes.
Mais pour réussir à faire quelque chose de ces 5 semaines je dois combattre mon pire ennemi.
Alors non ce n’est pas la bière car je m’en passe très bien. Ce n’est pas plus la flemme car là je suis plus de conscient des enjeux et je suis très motivé pour faire tout ce qui doit être fait.
Non mon pire ennemi est bien plus sournois.
Il s’agit de You Tube et de son algorithme qui me connaît de mieux en mieux et qui me fait découvrir des nouveaux groupes, des sujets de société, des reportages sur le Japon, des groupes de métal que je ne connais pas…
Mais comment résister face à un tel adversaire ?
Me mettre un chrono est illusoire, je pense qu’il ne me reste qu’une option, c’est éviter le plus possible d’utiliser l’ordinateur.
Oui c’est sans doute comme ça que je dois prendre le problème, comme ça j’aurai plus de temps pour faire de la photo, de la musique voire, pourquoi pas, sortir !
Allez, je vais le faire ou alors y croire très fort ! 🙄
Un petit coup de mou…
Aujourd’hui j’ai encore passé du temps à ranger ma salle d’activité. Ma salle c’était une grande salle de classe que j’occupais depuis septembre 2017.
C’est là que j’ai lancé mes plus beaux projets, la photo, la musique, le blog et tant de bricolages plus ou moins réussis.
C’est là que j’ai eu mes plus beaux rires avec les enfants car il y a peu encore, on pouvait rire avec des enfants qui avaient un humour et un sens de l’auto-dérision surprenant pour leur age.
Et tous ces projets avec les enseignants et enseignantes de l’école…
On m’a donc demandé de virer tout mon matériel, de vider les lieux, je l’ai fait sans hésiter et en suant beaucoup vu la chaleur et au final vers 15h30 je me retrouve dans cette salle où je ne suis plus (presque plus d’objets personnels) mais où je me trouve encore pendant deux jours.
Non, je n’ai pas pleuré, je n’ai pas non plus soupiré, juste un petit coup de mou que j’oublie vite vu que j’embraye sur la suite, je monte à l’étage dans une salle deux fois plus petite mais je vais l’équiper de façon intelligente pour qu’enfants et adultes trouvent leurs repères et un bon confort de travail.
Un nouveau chapitre commence et une fois de plus, je le sens bien.
Va falloir s’y habituer…
Voici donc plusieurs jours que la chaleur est tombée sur la France. Chez nous à l’Est la température extérieure a dépassé les 40 degrés.
Du coup sous la pression des parents, l’établissement qui m’emploie et l’école primaire qui accueille mon groupe ont tous deux décidé d’autoriser les parents à retirer leurs enfants de l’école.
Voici donc à quoi ressemblait les couloirs vides de l’école aujourd’hui avec les dessins des enfants tombé&s à terre car la « patafix » trop chaude ne tient plus au mur.
Aujourd’hui l’enseignante et moi-même n’avons eu qu’un enfant à gérer, jeudi et vendredi ça en sera un autre peut-être deux le matin.
Je vis actuellement l’expérience la plus étrange que je n’ai jamais rencontré, travailler quasi seul dans une école vide.
Je devrais être content, rigoler, surtout qu’en plus la chaleur ne me fait pas grand chose. Je me surprend même à la supporter très bien, le fait d’avoir mis un short maillot de bain aide pas mal il faut dire. Mais non, l’ambiance n’est pas à la fête car voilà, nous y sommes.
Après toutes ces années d’avertissement des scientifiques, nous sommes à présent en face d’une réalité que l’on ne peut plus nier ou différer, nous allons tous griller petit à petit en enchaînant des canicules de plus en plus violentes et précoces.
Je ne vivrais sans doute pas assez vieux pour voir les derniers humains mourir dans une Sibérie pillée de ses ressources mais vu que les gaz à effets de serre ont un effet cumulatif , je pense voir encore pas mal d’horreur beaucoup moins drôles qu’une école vidée pour température en salle au dessus de trente degrés.
Qui suera, verra ?
On va tous crever !
Ce soir je suis très fatigué, je dors très mal la nuit et j’ai des endormissements en journée. J’ai arrangé ça en me couchant en rentrant et en faisant des siestes dans mon fauteuil pour mieux respirer en position assise.
Il n’en reste pas moins que je suis bien malade, victime d’une infection qui me cause des troubles respiratoires qui m’empêchent d’entrer en sommeil paradoxal. Je vais téléphoner au médecin demain avec un peu de chances j’aurai un rendez-vous en août… 😆
Cette nouvelle alerte sur mon état de santé entre en écho avec le dernier concert auquel j’ai assisté avec notamment un moment très fort autour d’une chanson du groupe Sidilarsen « On va tous crever’:
On croyait notre histoire éternelle
On rêvait de se rendre immortels
On devient l’espèce menacée
On croyait notre histoire éternelle
On va tous crever
Car oui mon souci de santé en particulier, amplifié et pérennisé par un système de santé défaillant n’est que la pointe immergée de l’iceberg. La vérité est la suivante :
Notre nourriture est contaminée par divers polluants, notre eau contient de plus en plus de produits chimiques dangereux et notre air est devenu dangereux à respirer dans certains endroits dans de certaines circonstances.
Il ne se passe par une semaine sans que les médias ne nous informent sur un ton léger qu’une nouvelle menace est désormais présente dans notre environnement ou dans notre alimentation.
Le pire dans tout ça c’est que l’on y va les yeux ouverts, les causes sont connues, les risques sont prouvés, les décès dus à la mauvaise qualité de l’air sont même calculés. Bref tout cela est bien réel et repose sur le travail de scientifiques qui tentent de nous mettre en garde, mais qu’importe pour cela comme pour le changement climatique, personne n’écoute, surtout pas les politiques et au final, on ne change pas de cap !
Exemple pour la dernière alerte médiatisée à outrance; la menace du cadmium.
On sait que ce métal se retrouve à des taux très préoccupants dans notre alimentation et on sait qu’une des raisons réside dans le fait que les engrais en contiennent trop. Dès lors pourquoi ne pas détruire les engrais nocifs et les remplacer par d’autres ? Non, surtout pas, on fait une loi qui dit que dans quelques années il faudra mettre moins de cadmium dans les engrais.
Car oui, en toile de fond de cette folie auto destructrice on trouve bien sûr les intérêts commerciaux.
Notre santé, notre avenir et l’avenir de notre planète et des générations à venir n’est pas la priorité, il faut avant tout continuer de faire tourner ce modèle économique auto destructeur sans faire de sentiments.
Au final les plus riches auront une espérance de vie en hausse alors que les plus pauvres mourront plus vite.
Bonne idée, ils pourraient comprendre qu’ils en sont qu’une variable d’ajustement et décider de se soulever ! 👿



