Dans la lune…

Il s’est passé beaucoup de choses cette semaine, la rentrée, une visite au musée (ben oui trois-quatre personnes dans un musée c’est interdit mais une classe c’est autorisé), l’achat de la carte pokemon (251 euros pour un bout de carton, je ne m’en remets toujours pas) qui vient achever ma première et je l’espère dernière collection de ce genre, la sortie du livre d’un copain avec une de mes photos comme couverture, et tous ces petits riens que j’aime tant comme ce que je récupère sur la carte mémoire de mon bridge après avoir laissé les enfants jouer avec.

Bref des choses importantes pour moi ou juste sympathiques mais pour la plupart tout cela n’est que du matériel, du terre à terre mercantile ou non.

Alors du coup j’ai voulu prendre de la hauteur et j’ai fait cette photo en début de semaine pendant la lune rousse juste avant que les nuages ne viennent gâcher toute occasion de le faire. J’adore la lune et je rêve de faire un jour un vrai « moonscape » sur film. En attendant j’utilise mon bridge au maximum de son zoom matériel et numérique pour avoir cette image de mauvaise qualité mais qui suffit à me faire rêver un peu. En arrondissant l’image avec les fonctions de base de WordPress je fais même croire que j’ai utilisé un télescope ce qui bien sûr n’est pas le cas ! 😎

Le courage des tulipes

Cette année encore, ces tulipes se sont mises à pousser là où je ne me souviens pas les avoir planté un jour… Le terme correct pour ces fleurs qui une fois plantées n’en font qu’à leur tête c’est d’après Kakuma (voir son blog ici en lien) « naturalisées ».

Ces tulipes naturalisées poussent donc dans mon jardin livré à lui même car mes velléités de jardinage se sont perdues entre ma déprime, ma paresse et avant tout ma légendaire procrastination.

Ah si seulement je pouvais avoir le courage de ces tulipes pour faire ma vie sans me soucier de rien… 🙄

Lancement de l’opération « Paysages confinés »

Si je dois retenir une photo pour illustrer cette semaine, et bien je ne peux penser qu’à ce cliché réalisé au bureau de poste communal du village au moment du départ de ce colis. Le paquet contient un appareil photo chargé avec une pellicule de 36 poses qui va circuler entre 17 autres personnes, chaque personne devant faire deux photos de paysages en respectant les règles du troisième confinement c’est à dire à 10km maximum de leur domicile. Le colis arrive dans le 68 lundi, je vous tiendrai au courant de la suite. 😎

Un autre tour de France…

Regardez bien cet appareil.

Il s’agit d’un appareil photo qui utilise du film 35mm. Auto focus muni d’un zoom de qualité, il est capable de réaliser de très belles photos.

Et bien cet appareil qui est le mien va partir en milieu de semaine pour faire un tour de France au tracé qui reste encore à définir. L’appareil va circuler entre les mains de je l’espère 18 personnes qui feront chacune deux photos de paysages en respectant la loi actuelle de confinement c’est à dire à 10km maximum de leurs domiciles.

Le nom de cette opération ? Et bien en guise de clin d’œil à un photographe célèbre : La France à dix kilomètres, souvenirs du troisième confinement.

Je vous tiendrai au courant si ça vous intéresse… 😉

Le printemps au parc

Parmi mes rituels récents, le fait de photographier ce grand merisier dans le parc qui surplombe la ville est sans doute un des plus agréable. Cette année je n’ai pas eu le courage de faire la photo en grand format, j’ai juste fait ce cliché jeudi avec mon bridge pendant une sortie avec les enfants. 😎

Emotional week #7 : Montagnes russes

Au moment de mettre un terme à cette thématique émotionnelle, je me sens obligé d’évoquer ma journée de jeudi qui a été un jour justement un peu trop riche en émotions. Entre les photos que je n’ai pas prises et celles faites ce jour là mais que je n’ai ni le droit ni l’envie de montrer, il ne reste donc plus qu’une illustration possible de ce jour de folie et c’est celle-ci :

La photo parle d’elle-même mais je vous raconte tout de même les événements qui ont fait de mon jeudi 25 mars un jour un peu trop intense à mon goût.

Le matin je me rends à l’établissement pour faire passer mon petit démon dans le bureau de la directrice afin de lui « remettre du cadre » comme on dit dans notre milieu, c’est à dire pour lui rappeler les interdits. Le véhicule arrive avec l’enfant dont les premières paroles sont « Je n’ai pas trop envie de venir là » Il refuse de sortir du véhicule, je dois donc le porter jusqu’à l’intérieur puis le trainer comme une serpillère dans le bureau. Une fois entré il refuse de s’assoir commence à jeter une chaise, refuse d’écouter chantonne puis hurle pour ne pas entendre ce que ma directrice essaie de lui dire. C’est sans doute méchant de ma part, mais je suis heureux qu’elle se rende compte de nos difficultés avec cet enfant et avec 3 autres de ses camarades soit le tiers du groupe. L’entretien est un échec et l’enfant va multiplier les crises avant que le soir même pendant la réunion de groupe, la psychologue nous donne une nouvelle façon de voir les choses. En résumé, cet enfant profondément immature n’a pas atteint le stade œdipien (le stade de développement où l’on accepte la loi posée par les autres et la société) il en est encore au stade de la socialisation primaire caractérisée par une illusion de toute puissance et le refus de différer et encore plus de renoncer à ses envies ou pulsions. Du coup lorsqu’il s’oppose et entre en crise, rappeler les règles et les interdits ne sert qu’à aggraver la situation en accentuant sa frustration. Il faut donc faire rupture, passer à autre chose et trouver un moyen subtil de faire entrer du manque c’est à dire de l’aider à accepter qu’il doit attendre pour avoir les choses et que cette attente n’est pas si difficile que ça à gérer. C’est ainsi que depuis vendredi matin ma façon de travailler avec ce jeune garçon est devenue très spéciale, je démine chaque opposition et je trouve des moyens de le laisser croire qu’il contrôle les choses tout en symbolisant à l’aide de différents supports la notion de manque et d’attente. Exemple datant de hier : Son anniversaire est en juillet, le voici qu’il commence à se fâcher de devoir attendre je le sens qui commence à se transformer en Hulk… Je lui demande avec une voie douce de venir avec moi devant le grand calendrier mural que j’ai fabriqué, je lui montre le temps qui reste avant la mi-juillet et je lui donne une craie pour qu’il barre le jour d’aujourd’hui. Par ce simple geste il expérimente une certaine forme de contrôle sur l’attente, un jour de barré c’est une attente qui se raccourcie, ce manque va donc peu à peu lui faire moins peur jusqu’au jour où il pourra le gérer de façon autonome. Je lui montre aussi toutes les choses sympas qui vont arriver avant cette date. Le voici rassuré et calmé, il reprend son travail avec moi à ses cotés. Travailler ainsi est épuisant surtout qu’avec ma collègue qui n’est pas souvent avec moi et la maitresse, nous en avons 12 autres à gérer avec des soucis soit un peu similaires soit différents ou soit pire, avec des soucis qui ne produisent ni pleurs ni cris et qui restent ainsi souvent peu ou mal accompagnés.

Les crises de cet enfant et le cheminement intellectuel et professionnel effectué dans la même journée ont donc été un vrai Lunapark émotionnel avec des montées et des descentes violentes d’adrénaline. Dans la foulée, ma collègue avec laquelle je m’entends vraiment très bien et que j’appelle avec malice « Maman » (car elle aussi utilise des biais stratégiques très féminins et maternels pour tirer ce qu’elle veut de moi 😆 ) m’annonce qu’elle va devoir se faire opérer pour un petit souci de santé cela m’inquiète non pas pour elle mais pour l’enseignante et moi car je sais que l’on va nous demander de faire sans elle. Nouvelle chute de moral.

A midi après manger (après avoir regardé les enfants et les adultes manger sans mesures de protection en gardant mon masque FFP2) je décide de me rendre au centre de vaccination de l’autre coté de la route pour tenter pour la seconde fois d’avoir un rendez-vous pour me faire vacciner. J’arrive devant le bureau installé dans le hall du gymnase reconverti en vaccinodrome et je me présente sans aucun papier ni autre forme d’attestation. Le secrétaire me demande d’attendre va voir dans une pièce à coté et me dit et bien on peut vous vacciner tout de suite ! Amusé par ce retournement de situation je me sens comme un type un peu éméché qui décide d’entrer dans un salon de tatouage ou comme un parachutiste qui au moment de faire son premier saut se laisse tomber en hurlant « Geronimo ! », bref je me jette dans le vide sans réfléchir et surtout sans penser aux discours inquiétants que j’ai tenté d’éviter le plus possible. J’ai ainsi reçu ma première dose de vaccin Pfizer ce jeudi 25 mars à 13h05 et si vous vous posez la question aucun effet mis à part un bras un peu gonflé et légèrement douloureux pendant 36 heures. Je rentre à l’école en allant voir les membres de mon équipe et les enseignants de l’établissement avec lesquels je m’entends bien (c’est à dire tous sauf un) et je brandis mon attestation en faisant le pitre puis en réalisant peu à peu que je tire une certaine fierté de mon geste au point de me retrouver le reste de la journée sur un petit nuage, j’étais comme ivre, ivre de ma victoire sur une de mes peurs au point de me comporter un peu bizarrement, une ivresse qui a un peu saoulé mes collègues mais pas de soucis pour elles, elles ont l’habitude ! 😆

C’est donc dans cet état que j’ai participé à la réunion avec la psychologue de 16h30 à 18h00 avant de rentrer chez moi et de décider d’aller acheter une pizza histoire de me rassasier et de faire manger ma mère âgée. Et c’est là dans cette petite boutique que je me suis trouvé nez à nez avec un forcené. Non, le grand huit émotionnel n’était pas encore terminé. Par contre je laisse cette histoire pour mardi prochain le temps de prendre de la distance et de structurer mon récit afin de tirer les leçons de cette rencontre peu commune.

Là c’est samedi, fin de la semaine émotionnelle, je suis resté au lit jusqu’à 10h00 comme un ado, j’étais claqué nerveusement. Je l’ai peut être cherché avec mon concept thématique ! 😆

Nous n’irons plus au bois…

… Le banc est cassé !

Donc dur de s’assoir pour se reposer.

Photo faite avec mon Lumix FZ48 mardi pendant une sortie au bois avec les enfants de mon groupe, leur maitresse, ma collègue et une animatrice qui expliquait des tas de choses et racontait des histoires à des enfants qui ne voulaient qu’une chose : jouer avec des bâtons. 😆

Signes avant-coureurs du printemps

Mercredi matin en allant au travail j’ai vu deux jeunes s’embrasser sur le chemin du lycée. Ils étaient baignés dans une belle lumière et cela aurait fait une très belle photo. Mais au delà de cela, voir des gens sans masques célébrer leur amour sans masques et en balançant les gestes barrières à la poubelle m’a fait un bien incroyable.

Plus tard alors qu’avec mon petit groupe de musiciens nous étions en train de préparer une nouvelle répétition, une des gamines remarque un écureuil qui fait des acrobaties dans un arbre de la cour de l’école. Du coup c’est le groupe entier qui se retrouve collé à la fenêtre pour observer l’animal. Et là je me rend compte qu’il n’y a pas un écureuil mais bien deux, il s’agit d’un couple.

Et oui encore un autre signe du printemps qui arrive ! Mais là par contre j’ai réussi à faire les photos ! 😀

Trash week : Epilogue

Et non les chats ne sont pas des gentilles boules de poils qui ronronnent tout en nous donnant chaleur et affection mais sont avant tout par nature de féroces prédateurs qui comble de l’absurde, vu que nous les nourrissons, tuent pour le plaisir. Ce jour là mon siamois en avait déjà bouffé deux de la même taille. Ce pauvre rongeur était un surmulot, entre la souris et le rat, très présent dans les terrains vagues en campagne et hélas pas assez rapide pour échapper aux chats. Depuis mon siamois a pris sa retraite, il ne chasse plus, mais ce n’est pas le cas des autres…

Renaissance

J’ai fait cette photo hier avec le peu de neige restante afin de figer la beauté de ces perce-neige qui fleurissent chaque année dans le parterre le long de mon allée de garage. Ces fleurs courageuses qui poussent à travers la neige font face aux grands froids sans sourciller. Elles ne se plaignent pas non plus du fait que les primevères, qui arrivent bien plus tard, font croire avec leur nom qu’elles sont les premières fleurs (primo vere signifie au début du printemps en latin) alors que les perce neige, les pâquerettes (et sans doute des tas d’autres fleurs moins connues), fleurissent à la fin de l’hiver bien avant cette bande de délicates prétentieuses qui attendent le printemps pour se manifester.

Le monde des humains est finalement tout comme celui des fleurs, il se divise entre celles qui travaillent dur sans se pavaner et celles qui font les belles en s’arrogeant une réputation usurpée.

C’était une petit parenthèse enchantée, j’espère que vous en avez profité car à partir de demain et ce jusqu’à samedi prochain inclus, je lance ma semaine du mauvais goût. En clair de demain à samedi prochain je ne vais poster que des choses joyeusement macabres. Non je vais bien, c’est juste mon envie du moment, j’ai loupé ma semaine « j’aime pas l’amour » pour la Saint Valentin et je voulais faire au moins une semaine thématique par an. Vous voici prévenus ! 😈