Gros coup de pot !

Hier, après mon cours de basse qui s’est assez mal passé (j’avais passé la journée à travailler pour préparer 65 photos des gamins pour les envoyer à l’impression en vue d’une exposition, j’étais donc trop fatigué pour me concentrer), j’ai décidé d’ouvrir un coffret de cartes Pokemon que j’avais acheté sur Ebay sur un coup de tête.

Car oui, à bientôt 50 ans, j’ai encore une âme de gosse, et à force de regarder des vidéos sur les tirages de cartes j’ai eu envie de tenter ma chance car contrairement au jeu de grattage on a toujours quelque chose et non un truc à jeter. C’était aussi quelque chose que je voulais faire à l’école avec une gamine de mon groupe, mais bon j’ai hésité à le faire cette fois-ci.

Alors oui, arrivé à ce stade, je me dois d’expliquer aux non-initiés pourquoi je parle de chance. Dans ces paquets de cartes pokemon, il en existe quelques-unes plus rares que les autres et une en particulier qui est si rare qu’elle se vend sur Ebay de entre 400 et 500 euros. C’est le fameux dracaufeu shiny, une superbe carte noire et argent et c’est celle que j’ai trouvé en ouvrant le premier des 5 paquets contenus dans ce coffret. Ma réaction a été bizarre j’ai rigolé comme un tordu pendant une dizaine de minutes. Ce matin, j’ai encore du mal à réaliser.

Et maintenant tout comme me l’a susurré un rêve dans la nuit de jeudi à vendredi, je dois faire un choix difficile. Vendre cette carte sur Ebay en récupérant après les frais Paypal entre 350 et 400 euros (vu le nombre de ces cartes disponibles en ce moment, la cote a un peu baissé) ou la garder, la faire estimer et la vendre au calme plus tard.

Ce Noël je voulais m’acheter la basse de mes rêves, une basse à 1300 euros, cet apport m’aiderai donc énormément. Mais j’hésite, j’ai bien trop peur de tout perdre en vendant trop vite et de tomber sur un acheteur de mauvaise foi.

Mais qu’importe ce que je vais faire de la carte. Au niveau de mon récit, cette petite histoire relate un coup de chance pas croyable et est aussi une chance pour vous car le sujet que j’avais choisi pour la photo du jouer n’était pas aussi joyeux, bien loin de là ! :mrgreen:

Œufs en neige…

Mardi matin à 7h30 sur le chemin du travail, mon regard a été attiré une fois de plus par le paysage sur ma gauche. Car oui, Gargantua avait encore remis ça ! Le géant avait renversé ses blancs montés en neige sur les vallons en contrebas.

Le spectacle est saisissant et à chaque fois je regrette d’être sur le chemin du travail et donc de n’avoir ni le temps ni le matériel pour faire une photo correcte. Du coup vu que là j’avais un de mes bridges autour du cou et que personne n’était derrière ou devant moi dans cette longue ligne droite, je me suis permis de ralentir et de faire cette photo mal cadrée et mal exposée en baissant la vitre conducteur. Mon sujet est au fond de la photo, je n’ai bien sûr pas utilisé le zoom. C’est une photo faite sans viser pour garder le contrôle de ma voiture et mon attention sur la route.

J’aimerai tant faire cette photo correctement… Si j’avais un de mes boitiers de qualité chargé dans la voiture, je ne pourrais tout de même pas faire cette photo faute de pouvoir garer la voiture sans créer d’accident. Faire cette photo le matin en allant au travail me mettrait aussi en retard et ça ce n’est pas mon genre vu que j’arrive au boulot en général trente minutes avant mon horaire pour gérer les imprévus.

Reste une solution, tenter de comprendre les raisons scientifiques qui produisent ces immenses nappes de brouillard dans la vallée du bas pour savoir à quel moment pendant un jour de congé je peux faire cette fichue photo.

En clair faire un gros travail de recherche pour après faire une photo avec du matériel très lourd (chambre 13×18) que je devrais trimballer le long d’une route très fréquentée avant d’installer le matériel dans le champs et me faire klaxonner et injurier par les automobilistes qui ralentissent voire freinent prenant ma chambre sur son trépied pour un radar ! C’est hélas ce quia rrive chaque année au printemps sur la même route quand je vais photographier un cerisier au tronc torturé pendant sa pleine floraison. Oui au village aussi les gens sont cons et méchants.

Rien que d’écrire ça, j’ai la motivation qui baisse et la flemme qui me submerge ! Mais il faudra bien que je la fasse cette fichue photo qui me hante depuis des années! Maudit sois-tu Gargantua !!! 😆

D’une peur à l’autre…

Nos vies d’être humains semble jalonnée de peurs. Au delà des phobies et autres peurs du même genre, ces peurs se succèdent et nous façonnent. La première peur est sans doute celle de notre venue au monde. Quitter le ventre protecteur de la mère et découvrir un monde immense et effrayant qui nous accueille avec une fessée pour déclencher notre premier souffle est un traumatisme dont nous ne pouvons heureusement pas nous souvenir. Par la suite, avant même d’avoir accès au langage la peur de la séparation fait que nous pleurons et hurlons lorsque nous sommes seul(e)s. Puis vient le temps des peurs imaginaires enfantines, les animaux dangereux au sens proverbial, les fantômes, les monstres sous le lit ou dans le placard.

En grandissant encore un peu on arrive aux peurs plus existentielles comme la peur de grandir, la peur de changer (puberté), la peur d’être trop différent(e), la peur de ne pas plaire avec son corps et son esprit, la peur de ne pas être accepté(e)s ou reconnu(e)s, la peur de vivre seul…

A l’age adulte avec les responsabilités qui nous tombent dessus c’est la peur de ne pas trouver de travail, la peur de le perdre, la peur de ne pas être à la hauteur dans sa vie professionnelle ou dans sa vie de couple ou dans sa vie de famille…

Plus loin encore c’est la peur de vieillir, la peur de la maladie, la peur des incertitudes la peur de l’après pour soi et nos proches, et in fine lorsque nous nous rapprochons de notre dernier souffle, la pire des peurs, celle d’avoir gâché sa vie de la faute en partie de ces peurs qui nous ont empêché d’oser vivre.

C’est en repensant à cette succession de peurs avec lesquelles j’ai encore pas mal de choses à régler que j’ai choisi la photo d’aujourd’hui.

Elle date de l’été 2019. Des experts embauchés par la ville étaient passés dans ma salle de classe pour faire des mesures de polluants atmosphériques dangereux et cancérigènes, les fameux gaz Formaldehydes.

Les résultats étaient assez inquiétants pour ma salle et pour celle du prof d’à coté et j’avais demandé des explications et des analyses complémentaires avant une éventuelle intervention de dépollution. J’étais stressé et inquiet pour les enfants et pour moi-même et j’avais envisagé d’acheter une machine extrêmement coûteuse pour purifier l’air.

Aujourd’hui en revoyant cette photo, j’ai presque le sourire. J’aimerai tant revenir à cette époque ! Ce danger chimique bien réel s’il avait été clairement établi (ce qui heureusement n’a pas été le cas) était cantonné à quelques pièces et aurait put être évité par de simples mesures d’aération et de dépollution. C’est hélas tout le contraire pour la peur acteulle que je partage avec vous. Oui je parle bien sûr de ce fichu virus qui est de plus en plus incontrôlable et imprévisible de jour en jour. 😦

Brrr…

Second jour de confinement, c’est aussi Halloween. Je me demande ce qui se passe dans la tête des personnes qui dans ma rue et ailleurs ont décoré leurs maisons avec des squelettes et d’autres représentation de la peur et de la mort. En cette période de pandémie dans le creux de la seconde vague tout devrait nous dissuader de rigoler avec la grande faucheuse, non ?

Mais cela serait juger sans vraiment réfléchir, car lorsque l’on a des enfants et lorsque l’on cherche à les rassurer en leur donnant les repères habituels, je comprends qu’à contre cœur ou non on cherche à retrouver un peu de normalité avec cette fête aux racines plus complexes qu’une simple opération marketing made in U.S.A.

Pour ma part cette année je n’ai vraiment pas envie de voir des films d’horreur en mangeant du popcorn comme je le fais d’habitude tous les 31 octobre. Non, ma seule concession à Halloween pour cette année sera le partage de cette photo faite avec mon téléphone portable à la cantine de l’école.

Il s’agit de l’ombre sur la table d’un bricolage sur vitre plus connu (du moins pour moi) sous le nom de windows colors. Il s’agit de peinture spéciale que l’on fait sur une vitre pour la décorer, la couche est plastique et épaisse et peut donc se décoller à la spatule lorsque l’on en a marre. Cette photo c’est donc l’ombre de Bambi personnage bien connu du dessin animé éponyme de Walt Dysney.

L’image est inquiétante voire ouvertement effrayante et est donc parfaite pour cet Halloween très spécial. Au delà du relatif effroi suscité par cette image, la symbolique est encore plus intéressante. Dans certaines circonstances des choses bien mignonnes et anodines peuvent devenir de vrais cauchemars, ce windows colors regardé sur la vitre est assez réussi et mignon mais son ombre déformée sur la table est cauchemardesque.

Le dessin animé dont il est tiré est lui aussi un très bon exemple. Pour moi cette histoire est d’une si grande violence psychologique (après une longue séquence pour que l’enfant s’identifie à Bambi, on arrive au meurtre de sa mère en mode suggéré pour rendre la scène encore plus anxiogène), que Walt Dysney a traumatisé toute une génération d’enfants dont je fais partie. Jouer avec les angoisses de séparation des enfants n’est qu’un autre méfait de cette firme que j’abhorre.

Plus tard les dessins animés japonais un peu trop réalistes et sérieux dans leurs thématiques achevaient de nous démoraliser. Je me plais à penser qu’il y a un lien avec la très forte consommation d’anxiolytiques et autres médicaments du même genre en France…

Bon, je mets ça de coté, il fait beau je vais faire une sortie autorisée et tenter de développer un film pour la photo de demain… 🙄

Photo animalière

C’était l’après midi du 30 mai 2018. Avec les enfants de mon atelier photo nous étions en train de nous balader appareils en mains pour travailler sur notre thème du mois (les animaux dans la ville) quand soudain j’ai vu ce bel héron se poser sur le petit étang artificiel du nouveau parc municipal. Il avait repéré et allait dévorer une grosse perche (j’ai encore les photos que les enfants ont pris du repas sanglant de cet échassier).

Mais avant le passage gore, j’ai utilisé mon D300 pour photographier l’atterrissage de cette bestiole en mode kung-fu je n’ai réalisé que plus tard que j’avais aussi son reflet dans ma composition.

Alors oui, il y a du pixel car il y a du recadrage (je n’ai pas de focale longue pour les photos animalières), mais bon, ça reste stylé, non ? Par contre, même si je me suis fait plaisir avec cette image, cela reste du mauvais numérique qui ne suffira pas à me motiver pour m’aventurer dans la photo animalière. 🙄

La grande baignoire

Mercredi matin vu qu’il ne pleuvait pas, je suis allé faire une sortie en ville avec mon groupe photo. Grosse erreur il faisait trop froid et sec et même très habillé je me suis enrhumé une fois de plus. Mais bon les gamins vont bien et ont profité des joies simples de l’automne qui suffisent à combler un cœur d’enfant comme ramasser de jolies feuilles mortes ou se faire un trésor en se remplissant les poches de marrons.

De mon coté j’avais un reflex Canon chargé avec une diapo périmée et le D700. C’est avec ce dernier que je me suis amusé à faire la photo ci-dessous.

Les bains douches sont des anciens bains publics reconvertis en restaurant/salle de concert et le fait d’avoir installé cinq canards de bain géants en plastique face à l’enseigne « bain douche », transforme ce paysage en gag visuel géant.

Dommage ça ne me fait plus sourire car cela fait déjà plusieurs années que cette installation est en place.

Mais si vous ça peut vous donner un petit rayon de soleil voire un léger sourire… 😉

Notre petit orchestre…

Hier matin je me suis levé très tôt pour terminer l’installation de mes instruments dans la salle de classe où je travaille. J’ai utilisé cette veille armoire vitrée dans laquelle j’ai vissé trois supports pour tenir la basse 3/4, Ma guitare pour le travail et mes cours du mardi (la blanche au centre) et la guitare 3/4 ainsi que la batterie électronique, l’orgue et les deux amplis.

Une guitare ou basse 3/4 est un instrument au diapason court qui convient aux enfants de par sa taille réduite.

Notre projet c’est d’interpréter (musique et chant) une version parodique d’un tuve des années 80, histoire de dédramatiser un peu nos quotidiens marqués par l’épidémie et surtout de ramener un peu de sourires et d’espoir. Ma collègue a presque fini l’écriture des paroles, notre batteur progresse bien ainsi que notre bassiste qui accepte enfin d’avoir mal aux doigts. 😆

Ce matériel c’est de la récup (l’orgue) du prêt (l’ampli, merci Claude ! 😉 ) mais pour le reste c’est mon argent car bien sûr pas de budget. Je ne demande d’ailleurs même plus, quand je crois à un projet j’en parle pour qu’il soit approuvé mais par la suite je fais ce qu’il faut pour le réaliser, quitte à payer moi-même. Là entre l’achat des instruments et les frais de luthier il y en a pour un peu moins de 400 euros.

Alors oui ça fait hurler, surtout que la nouvelle guitare doit encore passer chez le luthier car elle est injouable en l’état. Mais bon, ces instruments restent ma propriété, je pourrais toujours les revendre une fois le projet terminé. Et surtout et ça je ne l’avoue à personne, je me fais beaucoup plaisir en achetant des choses, pour moi je me l’interdit de plus en plus car j’ai tout ce qu’il me faut, alors du coup acheter pour un projet c’est une façon de contourner cette interdiction auto-affligée. Ce raisonnement est bien tordu mais j’espère que vous le comprendrez, sinon c’est pas grave pensez que je suis un type bizarre à l’image des choses que je raconte dans ces pages les mardis et à présent les vendredis. :mrgreen:

One vision…

C’était il y a trois ans, un mercredi alors que je me baladais avec le groupe d’enfants de mon atelier photo (oui c’est tout de même bien d’être payé pour faire ça…) nous étions arrivés vers le pont et j’avais mon Nikon D300 autour du cou. Les enfants faisaient du bruit tout contents d’être à l’extérieur et de faire des photos et leur raffut déclencha l’envol de deux cygnes qui jusque là vaquaient tranquillement à leur occupation d’anatidae. Et c’est à ce moment que j’ai déclenché en faisant cette photo qui pour moi est de très loin la meilleure photo que je n’ai jamais fait en numérique.

Ce que j’aime dans cette photo c’est son symbolisme, tout est sombre, inquiétant (je n’ai pourtant rien fait, pas de vignetage en post traitement ni autre chose) et au centre de cette noirceur deux cygnes blancs baignés dans une clarté aveuglante qui prennent leur envol vers un secteur du ciel qui lui aussi est irradié de lumière. On est presque au delà du symbolique car l’image pourrait avoir, selon qui la regarde, un caractère ouvertement mystique voire religieux. Deux anges s’échappant de l’enfer ?

Mais hélas elle est restée dans mon tiroir pendant trois ans car elle a eu le malheur d’avoir été réalisée avec un capteur numérique. Je ne peux toujours pas aimer une de mes photos si elle n’a pas été réalisée avec du film, oui c’est idiot mais c’est ainsi. Alors faute de vouloir et donc de pouvoir la mettre en cadre sur un des murs de ma maison, je suis tout de même bien content de la partager aujourd’hui.

Noël en septembre ?

Est-ce une idée des commerçants pour relancer les affaires en ville malmenées par une économie en vrille entre deux confinements ou est-ce juste un délire entre potes pour un enterrement de vie de garçon ou autre blague potache ? Le fait est que hier en amenant ma mère chez l’ORL j’ai vu et photographié ceci :

Ces pères noëls se sont baladés partout et sont entrés là où ils le pouvaient.

Bizarre… Et bien sûr rien dans les journaux de la presse locale, le mystère restera donc entier et c’est plus marrant comme ça ! 😆