Summer Holiday #17 : Fade

Encore une nuit à rêver de mon chat. dans mes rêves il est vivant et il vient sauter sur mon lit en ronronnant, et là j’ouvre les yeux mais non il n’est pas là, il se fait bouffer par les vers dans le jardin. Du coup je me met encore à pleurer dans le silence de cette nuit sombre et humide.

Donc, non je ne suis pas sorti d’affaire, ce souvenir traumatisant est encore plus gros que les autres, lorsque je tente de le mettre dans ma boite à traumatismes, il déborde et m’empêche de fermer complémentent le couvercle. Du coup certaines nuits il y a des bouts qui sortent et qui viennent ramper dans mes rêves.

Que faire pour me changer les idées ? Sortir voir des gens ? Dur de trouver des gens disponibles parmi les trois personnes qui me supportent. Boire ? Non, l’alcool n’arrange rien et je ne le supporte plus vraiment. Manger un truc sympa ? Et bien c’est encore non, depuis la mort de mon chat plus rien n’a de goût pour moi, je n’ai plus d’envies, plus de motivations. Ma musique est devenue terne et sans âme, la nourriture a un goût de sable et je n’ai plus aucun projet dans ma vie présente et à venir.

Je crois que cette fois c’est la bonne, j’ai perdu mon âme.

Je l’ai usée en pleurant et en criant à quatre pattes dans le jardin sous la pluie après avoir creusé un trou pour y enfouir mon plus proche ami.

Je ne peux pas rester comme ça sinon je pense que je vais finir par tomber malade pour de bon. Cette boule au ventre que je porte depuis deux semaines est toujours bien là et me fait vraiment souffrir en me causant des nausées et des idées très noires.

Mais comment faire? Ma recherche de chat est tombée dans une impasse car ma mère semble désormais apprécier de ne plus avoir d’animaux, forcément, une fois mon chat entré dans la grande vieillesse, elle lui avait fermé la porte de sa chambre. Du coup il s’était beaucoup plus attaché à moi, et en mode siamois c’est quasi fusionnel.

Je dois donc trouver ma résilience ailleurs et seul.

Histoire de clouer une bonne fois pour toute le couvercle de ma boite à traumatismes quitte à en fabriquer une autre pour le prochain désastre qui se prépare déjà pour moi qui n’ai qu’un seul destin, celui de souffrir jusqu’au bout.

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