N’importe quoi

Aujourd’hui j’ai travaillé avec une collègue pour offrir une journée de loisirs à des enfants que nous accompagnons. L’expérience a été très riche mais aussi très lourde en enseignements sur les soucis des enfants que nous accompagnons.

Ce soir après avoir eu la petite Gisèle (prénom changé) collée à moi et refusant de retourner vers sa mère qui la néglige un peu, je me dis que la vie c’est vraiment n’importe quoi à l’image de cette assiette que je me suis faite au Flunch à midi.

Je ne sais pas si j’aurai pu être un meilleur père pour Gisèle que les hommes qui se sont liés à sa mère avant et je n’ai pas envie de sortir avec sa mère pour le vérifier. Je me sens juste triste, inutile et impuissant devant une souffrance évoquée tant de fois en travail d’équipe mais ressentie dans mon cœur pour la première fois.

Rester professionnel en gérant ses affects c’est pas simple du tout.

Mais plus le temps passe, mieux j’y arrive, et ça ne me rassure pas vraiment car j’ai l’impression de perdre une part de mon humanité. 😥

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