A coté

Ce soir mes collègues fêtent le départ en retraite de celle qui aura été ma directrice adjointe pendant pas mal d’années.

Moi je suis rentré car je dois m’occuper de ma mère qui se couche de plus en plus tôt car elle a froid et aussi parce que les dernières semaines ont été plus qu’éprouvantes pour moi.

Je n’aurai jamais pensé qu’un jour ce travail qui me définissait et qui me rendait si heureux allait devenir la source de tant de souffrances et d’incompréhensions mutuelles. Mais voilà, le public change brutalement, le travail aussi et je découvre que jusqu’ici j’avais été, sans doute involontairement, protégé de cette mutation puisque contrairement à mes collègues j’avais toujours travaillé avec les grands, les hauts niveaux, des enfants que l’on peut envoyer jouer avec d’autres enfants de leur âge sans s’inquiéter.

Mais fort heureusement pour moi ce temps va bientôt toucher à sa fin puisqu’à la rentrée prochaine je serai sur le groupe des enfants présentant des troubles autistiques mais toujours dans la même école primaire.

Avec un tel public il est interdit de se louper, chaque faux pas peut déclencher une angoisse, un mal être, une crise. C’est donc une école de la rigueur.

C’est donc ma chance de prouver que je suis éducateur, c’est à dire en capacité de changer de public et de faire un travail à la fois très sérieux mais aussi et avant tout guidé par un respect et un attachement au bien-être de chaque personne enfant et adulte qui travaillera avec moi.

Et pour arriver à faire tout cela et bien il va me falloir commencer par perdre beaucoup de poids pour être au mieux de ma forme et renvoyer une image plus saine et rassurante de ma personne et de mon état de santé.

Vaste programme, non ?

Mais qu’importe, avec un peu d’aide et de soutien je suis sûr d’y arriver. D’ailleurs, ai-je le choix ? 🙄

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