Égoïsme

Mon métier que je tente de faire correctement est tourné vers le service des autres, dans le cas présent les enfants différents. A la maison je fais de mon mieux pour m’occuper de ma mère âgée et dépendante en faisant de très nombreux sacrifices. Parmi les rares amis avec qui j’ai envie de sortir, il y en a à qui j’apporte une aide morale et physique. Au village quand les gens viennent me voir, c’est qu’ils ont besoin de moi pour mes compétences avec les ordinateurs ou le reste.

Bref, j’ai l’impression, peut-être à tort, d’être utile et c’est très bon pour mon moral.

Par contre parfois je me demande quand est-ce que d’autres personnes en dehors de mes deux amis proches (comme Fred qui m’a sauvé la vie avec mon souci de fusible samedi) s’intéresseront enfin à moi et montreront une certaine volonté de réciprocité voire juste de reconnaissance pour ce que je fais pour eux.

Je ne parle pas des enfants bien sûr, c’est mon travail et ils ne me doivent rien, mais je parle de toutes ces personnes pour qui je n’existent que quand ils ou elles ont besoin de moi.

Je sais bien que je ne mérite pas d’être aimé, surtout pas par les femmes (et c’est une chance pour moi je crois, la vie étant assez compliquée comme ça) mais bon, vais-je un jour, de mon vivant, enfin connaître moi aussi un peu de bonheur retrouvé avec le goût des autres ?

Est-ce mon physique, ma folie latente ou le savant mélange des deux qui font que je vis à coté des autres au lieu de vivre parmi eux ?

Mais bon, au final je me dis que si je dois changer pour plaire, je préfère continuer d’être moi et de vivre avec pour seul entourage, les deux-trois personnes qui m’acceptent tel que je suis…

Par contre si ils pouvaient me le dire (ce que je suis), ça m’aiderai bien ! 😆

Fun ou débile ? A vous de juger…

Si vous êtes familiers avec l’univers aseptisé des piscines municipales et si vous les avez fréquenté quand vous étiez jeunes et un peu lourd, vous avez sans doute joué à sauter dans l’eau de la façon la plus pataude et bruyante possible pour faire un gros bruit et éclabousser tout le monde. Vous vous souvenez peut-être même que ça se nomme faire la b..be (j’enlève le o et et le m pour ne pas affoler les patrouilles de bots qui surveillent la blogosphère) 🙄

Alors sachez que ce que vous preniez pour un amusement de garçons un peu lourdingue est en fait une discipline reconnue par un pays qui l’a érigé en discipline, qui le pratique avec sérieux en rivière, en mer et en piscine et qui en réclame la paternité. Oui, en Nouvelle Zélande faire ce genre de délire à la piscine se nomme « le manu » et c’est si respecté que ce week end le premier championnat mondial de la discipline a été lancé à Auckland. La première étape étant de faire une sélection parmi environ manus ! Le grand gagnant remportera 30 000 dollars new zélandais soit un peu moins de 20 000 euros.

Cinq techniques, chacune portant un nom d’origine maorie, sont autorisées : Te Manu (la bombe V), Te Tepara (l’agrafe), Te Korira (le gorille), Te Poro Repo (le boulet de canon) et Te Kawhena (le cercueil).

Contrairement au plongeon olympique, où les athlètes recherchent la plus petite éclaboussure possible, les juges du Manu ont pour critère le volume et la hauteur de l’éclaboussure, ainsi qu’un son « pur » à l’impact. 😯

Et là je me dis, crotte enfin une compétition, un sport respecté où je pourrai faire des merveilles, mais non la nouvelle Zélande c’est trop loin pour moi ! Dommage… Et sinon, ah oui si vous vous posez la question, en ce qui me concerne cette discipline du n’importe quoi habillée à la sauce maori c’est pour moi sans aucune hésitation une nouvelle très fun ! 😆

Pétage de plombs

Au sens propre ! Ce matin en branchant la machine à croque monsieur pour me faire un croquechoc, j’ai fait sauter les plombs et un fusible a perdu la vie dans la foulée…

Alors, note pour plus tard, je dois m’acheter un multimètre à piles pour réussir à réparer ces pannes tout seul comme un grand sans embêter les copains.

Un grand merci à Fred qui une fois de plus m’a sauvé la mise en intervenant ce matin. Le petit apéro par la suite était bien sympa aussi ! 🙂

Archive « blogologiste »

Archive du premier mars 2007

Jeudi 1er mars 2007

Cher Francis,

       Nous voici déjà en mars… Le temps passe si vite. Cela fait déjà 17 mois et demi que je te tiens la patte chaque jour dans le cadre de ce blog à l’audience volontairement très limitée.

A ce sujet, un article récent publié dans la presse genevoise, souligne que la blogosphère est en plein déclin suite à un essoufflement du phénomène; les gens se lassent et délaissent de plus en plus la lecture de ces pages Web. Les statistiques de cette année aux États-Unis semblent confirmer cela; le nombre de nouveaux blogs, autrefois en constante explosion, amorce désormais une pente descendante.

Comptons aussi le fait que selon l’institut américain Gardner, 200 millions de blogueurs sont devenus d’ex blogueurs après avoir cessé d’alimenter leurs pages par des mises à jour. Ce renoncement est dû selon la même étude, au dépit de ces personnes qui n’ont pas réussi à avoir autant de lecteurs qu’escomptés.

Mais pourquoi un tel débat? Parce que depuis que les progrès de l’informatique ont simplifiés la gestion des blogs, tout le monde a crû être capable de raconter sa vie et d’avoir des centaines de lecteurs à l’image des pionniers du blog des années 90 comme Jason Kottke.

Mais cela n’a pas marché.

Le magazine français « Technikart » souligne que cela s’explique en partie par le fait que comme tout le monde se met à écrire dans des blogs, personne n’a le temps de les lire. 

Le temps et l’envie devrais-je dire… J’ai essayé de voir d’autres blogs que le mien mais j’ai été dégoutté par l’utilisation du langage SMS et par les stéréotypes qu’ils véhiculent… Les bons blogs bien écrits avec du contenu existent bien, mais dans cette jungle où seules les thématiques populaires telles que le sexe et la violence font le succès de ces pages, les travaux sérieux deviennent de moins en moins accessibles. 

Tous les blogs ne sont bien sûr pas voués à disparaître à court terme. S’il y a beaucoup de déçus, il y a ceux qui comme moi n’ont jamais cherché à faire de l’audience et qui ont redécouvert grâce aux blogs, la joie d’écrire et de partager.

Et ça c’est déjà énorme.

Penser en dehors de la boite

C’est un des enfants que j’accompagne qui m’a fait découvrir ce site de jeux assez étrange et déstabilisant vu qu’il nous oblige à penser « outside the box » comme le disent les anglais. Dans ces petits problèmes il faut penser que tout participe à la solution même parfois l’énoncé qui peut être manipulé.

C’est très intéressant de jouer avec ces petites énigmes car on se rend compte à quel point notre attention, notre réflexion et nos repères sont formatés par une seule logique.

Allez je vous donne un exemple :

Non c’est juste une capture d’écran, ce n’est pas jouable bien sûr !

Et la solution c’est 0 car les deux images sont identiques ! Ce n’est qu’un exemple il y a encore bien plus tordu comme énigmes sur ce site qui vous permet aussi de jouer en français en cliquant sur la roue crantée dans le rond jaune à coté de la maison.

Reprise en douceur

Hier soir j’ai eu la bonne idée de mettre le réveil et j’ai ben fait car ce matin mon chat était pas vraiment réveillé, du coup sans ce bon vieux réveil à piles je serai arrivé en retard.

Le temps de me préparer et d’arriver sur mon lieu de travail, je découvre que tous les enfants sont là et qu’une jeune ukrainienne au beau prénom de Svetlana (ça veut dire crème) est arrivée pour quelques jours.

Mais qu’importe, je suis bien trop vieux pour m’intéresser aux réfugiées et je n’avais rien parié pour la présence des enfants.

Reste cette impression étrange qui m’a collé toute la journée…

Car oui pendant ces congés scolaires la loi nous oblige à accueillir les enfants que nous accompagnons pendant quelques jours (et ce pour de sombres raisons comptables), j’ai nommé cette période « journées d’activités ».

Et là pour la première fois nous n’accueillons que les enfants des deux groupes de grands, nous avons donc la possibilité de mettre en place des supers projets éducatif pleins de détente, d’apprentissages et d’ouverture sur le monde.

Mais hélas, je me retrouve à faire les mêmes choses que je fais d’habitude, une sortie photo, un atelier bricolage, une journée sur le terrain de jeu de mon village, une matinée de cuisine…

Et là du coup, je me suis senti mal. Pourquoi est-ce que je n’ai pas pensé à mettre en place des projets plus audacieux ? Alors oui nous avons les contraintes budgétaires mais c’est une fausse raison, la vraie me fait peur.

J’ai peur de faire comme je le fais toujours dans ma vie, c’est à dire de ne pas profiter des chances qui me sont offertes pour mener lorsque c’est possible des projets audacieux et novateurs porteurs de multiples bienfaits dont le premier serai de rompre avec la routine.

J’écris donc cela pour me remuer afin que les prochaines journées d’activités ne soient pas une redite de celles-ci. Enfin bon, nous avons tout de même fait de bonnes photos ce matin. Je leur ai donné le thème du concours photo que j’anime en ce moment : triste mais beau et ils m’ont fait de bien belles choses comme vous pouvez le voir autour de mes jérémiades du jour.

Winter holidays #10 : The last day

Et voilà, c’est aujourd’hui le dernier jour de ces vacances d’hiver et je n’ai rien fait à part faire les courses le matin et aider ma mère à mettre les biftecks au congélateur. Elle avait besoin de moi pour surveiller Ugo qui a voulu nous « aider » en prenant dans sa gueule un sachet de deux biftecks et en le traînant dans sa tanière pour le dévorer. 😯

Il faut vraiment qu’il arrête de se prendre pour un grand prédateur… 😆

Et là il faut penser à la reprise avec une activité un peu compliquée vu que j’avais prévu de faire une sortie photo. Je dois donc tout préparer pour demain et il est déjà presque 19h00. Cette journée c’est donc comme ces dix jours de vacances, du n’importe quoi… 🙄