Coralie en grand format (encore)

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Sinar F2, Sironar N 210mm à F11, Plan film Fuji NS 4×5 développé maison. Scan V700

Et en version XXL  : Cliquer ici

Parfois je me dit que le grand format offre un rendu trop détaillé pour les portraits surtout quand j’utilise mes objectifs performants et ce même à grande ouverture (Ici c’est à F11) Du coup il faudra vraiment que je fasse un effort pour recentrer ma pratique du portrait en 4X5 avec les outils adaptés c’est à dire mon Heliar 240  monté sur ma Pacemaker et les objectifs de formule « télé » qui sans être des optiques à portrait, offrent un rendu plus doux pour photographier les personnes sans faire ressortir le moindre défaut de peau. Il y a aussi mon Aero Ektar mais pour lui c’est un peu plus compliqué car j’ai tendance à composer trop serré.

La forme

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Oui c’est bien une photo, ma photo sur film HP5 exposée avec le Yashica Mat 124G. Développé hier, scanné à l’instant, ce ferait un bon exercice pour le tirage.

Pour la petite histoire, ce jour là au musée en Suisse voisine, j’avais été intrigué par cette toile, un dessin hyperréaliste d’une forme étrange. En la photographiant je prolonge la démarche artistique ?

Photographier une œuvre est-ce de la photo ?

Ce gros bloc de béton est peut-être là pour exprimer ce que je ressens en période de fêtes de fin d’année. 😈

Sinon comme d’habitude en version XXL c’est ici.

 

Graph

C’était il y a un peu plus d’un an. je rencontrais pour la première fois dans la vraie vie la joyeuse bande des savoyards de mon forum. Nous avions décidé de faire une sortie à Genève dans le quartier de la Jonction. je me souviens avoir adoré cette journée parsemée de bons souvenirs comme cette fondue incroyable mangée à Plain Palais. J’ai aussi beaucoup apprécié les graph qui décorent les murs de ce quartier où les pouvoirs publics plus intelligents que les nôtres, laissent les artistes de rue s’exprimer librement à des endroits bien précis. Du coup ils travaillent en plein jour dans les endroits réservés à cette activité mais aussi plus sauvagement ailleurs pour rappeler que l’art de la rue ne peut pas être contrôlé par les pouvoirs publics. Il est pourtant hélas devenu un objet de spéculation comme l’affaire Banksy nous l’a rappelé il y a quelques mois.

Ce jour là j’ai photographié de très nombreux graphs magnifiques avec mon Rolleiflex et un 35mm. Faute d’avoir quelque chose de montrable dans mes derniers films développés, je partage donc avec vous cette photo:

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Rolleiflex T de novembre 1945, film 120 Fuji NS 160, dev et scan maison

Et comme d’habitude voici le lien pour le voir en plus grand.

Nisewashi

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Été 2017, Port la Nouvelle. Joute traditionnelle de bateaux sur le chenal, Ilford fp4 et Yashica mat 124G.

Cliquer ici pour voir en plus grand ce qui se passe au centre de la photo

Le terme « nise » en japonais désigne quelque chose de faux, comme par exemple « Nisekoï » qui veut dire faux amour (un faux couple).

Dans le petit monde des passionnés de l’argentique, une mode a été lancée avec un film qui vient du Japon et dont l’émulsion est posée non pas sur un film plastique mais sur du papier de murier. Ce film au rendu très spécial se nomme le washi.

Hier en développant 5 films noir et blanc 120, j’ai découvert que pour une raison inconnue, un de mes film avait souffert d’une usure qui sous le scanner a donné ce rendu peu banal qui rappelle le rendu du washi. J’ai donc créé le nisewashi ! 😆

Bateau pilote

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Fuji 6×9 GSW690 65mm, film Kodak Ektar 100, développement et scan maison

Pour voir la photo en plus grand, cliquer ici

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours été très intéressé par les bateaux pilotes qui ont entre autres tâches de guider de gigantesques cargo pour leur faire traverser le chenal qui mène au port industriel. Je n’ai aucune idée précise de la technicité et de la précision requise pour mener à bien ces missions mais qu’importe, j’admire ces frêles esquifs devançant ces gigantesques bâtiments flottants.

Sur cette photo, développée il y a quelques jours et prise cet été en bord de mer, j’aime aussi la texture du ponton et de l’eau. Tout semble métallique et froid tout le contraire de ces vacances caniculaires.

Reste que cette photo est plus une carte postale avec un intérêt limité qu’une photo qui fera date, mais ce n’est pas grave car je l’assume pleinement.

Coralie en très grand et en grand format

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Sinar P 13×18, plan film Astia 13×18 Apo Ronar 360 à F9 Traitement par un pro

 

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Sinar F2, plan film Portra 4×5 Commercial Ektar 305mm (12″) à F11, Traitement perso

Je continue donc sur ma lancée vu que mes portraits intéressent plus mes rares visiteurs que je remercie d’ailleurs du fond du cœur pour leurs encouragements.

C’était l’été dernier, Coralie une ancienne collègue de travail  et avant tout une amie passionnée de photo, était venue poser chez moi en grand format juste avant un repas de famille. Ce jour là, je voulais à la fois utiliser pour la première fois en portrait ma chambre Sinar P 13×18 et histoire de compliquer les choses tester mes très précieux plans films Astia 13×18, des films diapo d’une très grande valeur vu qu’ils n’existent plus que dans les congélateurs d’une pincée de passionnés dont j’ai la chance de faire partie.

J’ai aussi utilisé du plan film Portra 160 et la Sinar F2 4×5 pour être sûr d’avoir quelque chose de correct sans prendre trop de risques, c’est le second portrait.

Utiliser de la diapo périmée même conservée au frais est un vrai défi, alors le faire en 13×18 sur du portrait là ça devient du grand n’importe quoi ! Mais qu’importe j’avais tellement envie de tester ma P et ces plans films que j’ai tenté le coup sans trop y croire.

La séance s’est très bien passée avec la complicité habituelle entre Coralie et moi. Histoire de la mettre encore plus à l’aise je lui ai proposé de me photographier moi aussi. Bref nous passons un bon moment. Le lendemain au sortir de la cuve, je découvre avec une grande joie un plan film diapo très prometteur et je décide donc de l’amener chez un ami photographe professionnel qui dispose d’un matériel de pointe et de connaissances pour en tirer un maximum.

Après des heures de post traitement pour combattre les dérives de couleur dans les ombres, mon ami Florian me présente alors le résultat final.

Car oui réaliser un portrait surtout à mon petit niveau technique c’est avant tout un travail d’équipe, une aventure humaine qui va bien au delà de la simple collaboration vu la dimension profondément symbolique de la démarche du portrait.

Sur le plan technique tout est parfait grâce à Florian mais sur le plan esthétique je regrette un peu la pose figée et ce corps coincé dans ce format 13×18 qui est vraiment trop oblong pour le portrait.

Du coup je préfère encore ma version en 4×5 surtout que dans ce cas là je suis fier et rassuré d’avoir tout fait moi-même avec beaucoup moins de stress à la prise de vue ce qui fait sans doute aussi la différence. 😎

Il me reste donc encore beaucoup de travail pour atteindre un résultat plus naturel et plus convaincant en matière de pose et de composition.

J’ai le matériel, le temps de l’utiliser, reste plus qu’à retrouver un peu de motivation et surtout des modèles avec lesquels j’aurai envie de partager. 🙄

Émilie, Fille du bokeh

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Graflex Pacemaker améliorée, Heliar 240mm ouvert à F9, plan film HP5 4×5 scanner sur système rotatif et au final un de mes plus beaux portraits, Merci Émilie !

Cette photo date un peu mais j’avais envie de la remontrer aujourd’hui car d’une part je n’ai pas eu le temps de mettre un pied dans le labo cette semaine et ce weekend cela ne sera pas non plus possible et aussi pour présenter un autre genre de photo qui me tient beaucoup plus à cœur; le portrait.

Hélas réaliser un portrait en grand format avec une chambre comme ici, cela devient de plus en plus compliqué. Cette façon de photographier est très exigeante pour le photographe et encore plus pour le modèle qui doit jouer la statue avec une grande précision surtout lorsque comme ici on travaille avec une profondeur de champ très réduite (F9/240mm sur plan film 4×5 délimite une zone de netteté de quelques centimètres). Ajoutez à cela la difficulté que l’on a à trouver des modèles tout court sans déclencher une vague de suspicion (c’est pour quoi faire ? pour mettre sur Internet… ?) Merci d’ailleurs aux dérives des réseaux sociaux qui ont hystérisé le rapport des personnes à leur image et à son utilisation dans l’espace public en le résumant à son éventuelle utilisation à des fins négatives.

Mais qu’importe, je caresse l’espoir de me remettre un jour au portrait en trouvant comme modèles d’autres personnes que les collègues de travail ou les membres de ma famille qui sont d’ailleurs trop difficiles à photographier car je les connais trop bien pour les mettre en scène en utilisant le grand format.