Pièges à touristes

Vous connaissez toutes et tous l’expression « Piège à touristes » qui désigne une attraction de qualité ou non qui n’a pour but que de récupérer la manne financière des touristes en vacances. Mais voici qu’un artiste de rue a décidé de revisiter le concept mais cette fois au premier degré.

Oui vous l’avez compris, en ce moment sur la côte d’azur, l’artiste de rue « TooLate » qui à l’instar de Bansky cache son visage et son identité, a décidé de dénoncer les ravages que le tourisme de masse cause à l’environnement du littoral en utilisant des tapettes géantes destinées à capturer les touristes.

Sur Instagram, il se fend d’un mode d’emploi pour le piège à touriste parfait : « placer le piège dans une zone infectée par les touristes (le bord de mer par exemple), fixer un appât sur la partie droite de la tapette : cornets de glace, gaufres au sucre, produits locaux… Attendre que le nuisible se fasse piéger et pour finir : profiter d’une ville propre sans pollution et sans déchets ! »

TooLate est un habitué des provocations et des coups d’éclat sur la Côte d’Azur. L’année dernière il avait exposé sur la Promenade des Anglais un paquet de cigarettes géant, rempli de 10.000 mégots ramassés sur la plage.

Le souci avec tout cela c’est que son oeuvre fait rire plus qu’elle ne dérange, les touristes rigolent, se photographient et se filment vers les tapettes à touristes sans comprendre le message qui est derrière. De toute façon c’était perdu d’avance, leurs cerveaux sont en vacances…

Pas de jaloux !

Après l’histoire larmoyante de Scooter, le chien le plus moche du monde racontée lundi dernier, je me dois de rétablir l’équilibre avec une autre histoire larmoyante pour cette fois le clan adverse, celui des chats.

Je vous présente ainsi Macaroni, un chaton mutant vu qu’il est polydactyle c’est à dire né avec 6 doigts (et oui les chats ont des doigts aux pattes il faut vous y faire) au lieu de 5.

À cause de ses 6 doigts par patte et de l’espace réduit qu’il avait dans le ventre de sa mère, Macaroni est né avec des tendons contractés. C’est la raison pour laquelle ses pattes avant étaient tordues après sa naissance. Comme Jacqueline, présidente de l’association Friends for Life Rescue Network l’explique, « les pattes restent coincées dans la même position pendant le développement et doivent être étirées au fil des semaines pour les aider à grandir correctement ». Les pattes de Macaroni étaient effectivement courbées vers l’intérieur, ce qui aurait empêché le chaton de marcher correctement et même de pétrir avec ses pattes avant comme tous les autres chats le font. Jacqueline l’a donc récupéré quand il avait seulement 4 jours pour s’en occuper intensivement.

Dès le début, Jacqueline a commencé par un programme spécifique de kinésithérapie pour détendre ses tendons. Après chaque biberon, soit à quelques heures d’intervalle, la volontaire massait et étirait les pattes du chaton. Progressivement, les tendons se relâchaient et l’état du chaton s’améliorait. Macaroni a même commencé à montrer sa personnalité. Le chaton roux joueur, câlin, curieux et intrépide n’a pas tardé à vouloir partir en exploration du haut de ses grosses pattes tordues et sa démarche chancelante.

La prochaine étape de la réhabilitation était la pose d’attelles pour aider Macaroni à positionner ses pattes avant sous lui. « Ses pattes sont juste un peu têtues, alors les attelles sont faites pendant quelques jours pour l’aider à franchir le seuil de mettre ses pattes sous lui. Au fur et à mesure qu’il grandit, son poids finira de redresser le reste », ajoute Jacqueline. Les attelles combinées à la kinésithérapie ont été particulièrement efficaces. Aujourd’hui, Macaroni va beaucoup mieux et cherche même une nouvelle famille d’accueil en attendant d’être prêt pour son adoption.

Scooter, le chien le plus laid de la terre.

Cela fait bientôt 50 ans qu’une compétition très spéciale est organisé en marge du festival Sonoma-Marin à Petaluma en Californie. Il s’agit ni plus ni moins que de l’élection du chien le plus laid du monde.

La semaine dernière à l’occasion de l’édition 2023, c’est un chien de la race des chiens chinois à crête qui a gagné cette distinction dont il n’a que faire. Il n’y avait pas de quoi faire un article surtout après une journée pourrie comme celle que je viens de passer, mais voilà son histoire est tout de même peu commune et montre que ce pauvre animal a eu bien de la chance dans sa petite vie de chien moche…

Ah oui mais d’abord sa photo :

Scooter est un chien âgé de 7 ans appartenant à une race déjà pas vraiment séduisante pour la plupart des gens qui aiment les chiens, mais en plus le pauvre animal est né avec les pattes arrières inversées, Le bout de ses deux pattes arrières ne fait pas face à l’avant mais pointe vers l’arrière ce qui fait que le pauvre chien marche sur ses deux pattes avant et lorsqu’il est fatigué s’assoit sur son derrière en utilisant ses pattes arrières comme trépieds. Ce problème a été en partie résolu par le récent achat d’un fauteuil roulant qui met son arrière train sur roulettes ce qui lui permet de retrouver plus de mobilité.

Vous voyez aussi sa langue qui pend de façon si inquiétante que l’on s’attend à ce qu’elle tombe d’une seconde à l’autre. Scooter est aussi presque chauve en plus d’être nu…

Il faut dire que Scooter revient de loin et à de quoi être traumatisé. Amené chez un vétérinaire de Tucson en Arizona par un éleveur désirant le faire euthanasier à cause de son infirmité, Scooter a été sauvé par un bénévole d’une association de protection des animaux qui non seulement a empêché Scooter d’aller au paradis des chiens mais lui a aussi trouvé un foyer aimant.

Car ce chien aussi moche soit-il est un vrai trésor d’affection. Catherine Liang, une des juges du concours, a déclaré au New York Times : « De la manière la plus mignonne qui soit, il me fait penser à un hippopotame poilu.

Alors bravo Scooter d’avoir rendu le moche beau et tendance et longue vie à toi ! 😀

Hippie dream…

C’est la semaine dernière que des personnes déguisées en druides et en hippies mêlées à des personnes avec des habits plus conventionnels se sont rassemblées sur le site de Stonehenge pour célébrer ce qui est le jour le plus long de l’hémisphère nord et le début officiel de l’été.

La veille déjà, les participants qui sont arrivés dans la soirée de mardi ont passé des heures à chanter, à jouer des instruments et à danser dans le périmètre du cercle de pierre historique.

Pour certains, le solstice d’été est simplement un jour de réjouissances, pour d’autres spiritualistes modernes, Stonehenge et le solstice d’été ont une importance séculaire.

Le soleil est connu pour se lever derrière la pierre du talon dans la partie nord-est de l’horizon – avec ses premiers rayons brillant au cœur du cercle de pierre.

Ce fameux site de Stonehenge a été construit sur les terres plates de la plaine de Salisbury il y a environ 5 000 ans, le cercle de pierre central a quant à lui été érigé à la fin du néolithique vers 2 500 av.

« Stonehenge continue de captiver et de rassembler les gens pour célébrer les saisons, comme il le fait depuis des milliers d’années », a déclaré Nichola Tasker, directrice de Stonehenge chez English Heritage

« Il y avait une atmosphère merveilleuse du coucher au lever du soleil, et tout le monde a profité d’ une matinée très atmosphérique. »

Le cercle de pierre préhistorique de l’attraction est également situé sur des lignes telluriques – des alignements historiques entre des structures en pierre – que certains pensent avoir des pouvoirs mystiques.

Pour ma part, magie ou non, je trouve que ces rites joyeux et non religieux sont bien plus agréables et inclusifs que ce que la société moderne a à nous proposer. Danser et célébrer la lumière c’est bien mieux qu’une fête de la musique un peu ratée et arrosée de bière… 🙄

Les plus joyeuses des funérailles

La scène se passe le 14 juin dernier. Alors qu’une famille et des proches se rassemblent pour dire un dernier adieu à un membre défunt, le tic-toker David Baerten âgé de 45 ans.

L’émotion est grande, la tristesse bien réelle lorsque soudain un hélicoptère noir vient se poser sur le parking de l’église. Et là c’est le choc pour une grande partie des personnes présentes car voici qu’une équipe de caméraman et prise de son, sort de l’appareil suivie par… Le défunt lui même !

Et oui, David Baerten se demandait qui parmi ses proches tenait vraiment à lui et du coup a eu l’idée d’organiser ces fausses funérailles avec la complicité de sa femme et de ses enfants.

Le résultat a été fort en émotions. Je pense que seuls les vrais amis lui pardonneront ce stratagème qui reste avant tout une expérience traumatique.

Au final je me dis que la prochaine fois que son enterrement sera annoncé, et cette fois pour de vrai, il risque d’y avoir bien moins de monde aux funérailles. 🙄

Même pas drôle

Le monde est fou, le monde est débile, mais ce soir c’est mon monde qui est touché, du coup je n’ai pas vraiment envie de rigoler avec les idioties ici ou dans des lointains pays.

Ah par contre j’ai développé ma photo de dimanche dernier.

Si vous avez envie de la voir, elle doit être en ligne. Une photo d’un bien vieux monsieur toujours vaillant!

Paragraphica ou « l’avenir » de la photo

Parfois entre copains photographes on se demande quelle sera la prochaine évolution de la photo. Après l’abandon par le grand public du film puis de l’appareil photo numérique au profit du smartphone, la photo a connu de gros chamboulements et ça ne devait pas s’arrêter là, tout le monde en était conscient.

Mais de là à imaginer un truc comme Paragaphica… 😯

Paragraphica pour faire simple est un projet en cours de développement qui repose sur l’utilisation d’un appareil sans capteur ou sur une idée encore plus folle, faire de la photo sans appareil.

Oui vous avez bien lu, et vous ne comprenez pas, c’est normal. En fait,l’idée de ce projet dément c’est de s’appuyer sur l’utilisation d’une intelligence artificielle qui va géolocaliser l’utilisateur et utiliser les base de données photographiques, l’heure et les bulletins météos de l’emplacement où il se trouve pour synthétiser ces informations et générer une photo.

Vous voulez bien sûr voir à quoi ça ressemble ? Et bien voilà : Notez que l’appareil a aussi pour fonction de créer un texte de présentation de son travail.

D’autant plus que comme Bjørn Karmann l’explique sur son site, « la photo qui en résulte n’est pas un simple instantané, mais un reflet complexe et nuancé de l’endroit où vous vous trouvez. » Selon l’inventeur, les photos générées parviennent même à capturer « certaines ambiances et émotions de l’endroit, mais d’une manière étrange, car les photos ne ressemblent jamais » à l’endroit où est pris le cliché.

Paragraphica peut donc fonctionner sans aucun matériel mais seulement avec de simples données de géolocalisation.

Mais sur les photos plus haut vous pouvez voir Paragraphica fonctionner avec un boîtier qui a un viseur et un écran sur lequel on peut lire le texte qui accompagnera la « photo ».

Pour ne pas trop dérouter les futurs utilisateurs et pour que cela ressemble à un peu plus fortement à un appareil photo, Bjørn Karmann a pris soin d’ajouter trois molettes qui permettent de contrôler les données et les paramètres de l’IA.

La première molette permet, un peu à la manière d’une longueur focale d’un objectif optique, de contrôler le rayon (en mètres) de la zone dans laquelle l’appareil photo recherche des lieux et des données. Quant à la seconde molette, elle permet de gérer du bruit nécessaire au processus de diffusion de l’image générée par IA. Et avec la troisième molette, l’utilisateur pourra amplifier ou amoindrir la précision de l’intelligence artificielle sur son suivi du prompt. En clair, plus la valeur est élevée, plus la photo sera nette et précise.

Toutes ces options permettent de donner une vision plus personnelle aux photos, comme on peut le faire sur un appareil photo traditionnel. Mais malgré cette approche qui se veut classique, Paragraphica est, selon Bjørn Karmann, « une façon d’appréhender le monde qui nous entoure, qui ne se limite pas à la seule perception visuelle ».

Bon, vous avez vraiment besoins que j’exprime mon avis sur la question ? 😆

Je n’écrirai qu’une seule chose, cet exemple insolite et choquant de l’utilisation d’une IA pour créer une photo oublie ce qu’est l’acte photographique et vient le désacraliser tout en privant « l’IAgraphe » ou « AIgrafe » pour faire plus américain (ce sera sûrement le nom de ces personnages qui travailleront avec des IA plutôt qu’avec leurs propres regards) du plaisir et de la fierté de faire naître une image fidèle non pas à des données mais à son ressenti au moment T. Alors oui vous l’avez compris, une fois de plus le futur, et son cortège de modernités ne sont pas forcément gages de progrès bien au contraire… 😥

Une autre information débile…

Le livre des records, le fameux Guiness, promet une place dans son ouvrage à la ville qui réussira à rassembler le plus de personnes avec le même nom.

Pour l’instant la détentrice de ce record sans intérêt est Kupreski Kosci une ville Bosniaque qui en 2017 avait réussi à rassembler 2325 personnes prénommées Ivan.

Mais voici qu’une ville américaine au Texas se prépare pour tenter de dérober, ce record. Ce dimanche 21 mai à la fin de sa grande foire annuelle elle va tenter de rassemble le plus de Kyle possible. Pour aider cette ville à réaliser ce beau projet il faut s’appeler Kyle (les prénoms proches ne sont pas acceptés) et se rendre sur place.

L’appel est lancé ! Il leur faut des Kyle ! des petits des grands des vieux des jeunes des Kyle plein de Kyle !

Ah oui j’ai oublié de vous donner le nom de cette ville au Texas : c’est la ville de… Kyle ! 😆

Con comme une banane

Ce weekend dans un musée en Corée du sud, une oeuvre débile était exposée. Il s’agit d’une banane scotchée sur un mur. La banane est remplacée tous les 3 jours mais cela n’empêche pas ce chef d’œuvre d’avoir une valeur de 120 000 dollars.

Et c’est ce week-end qu’un étudiant a enlevé le scotch pour manger la banane car il avait trop faim. Il ne sera pas poursuivi, ce n’est qu’une banane qui allait être jetée.

Il y a des lundis comme ça où je regrette d’avoir eu l’idée de créer cette rubrique qui me pousse à désespérer de la race humaine dès le début de semaine… 😥

keskilsfoutentla ?

C’est hier dimanche 30 avril que s’est déroulé la dernière Keskonfoula, une course d’obstacle bien déjantée au sud de la ville de Rennes.

Les organisateurs avaient annoncé pour cette ultime édition une vraie apothéose et suite à cela 1400 coureuses et coureurs de toute la région sont venus pour participer à cette course d’obstacle en pleine nature longue de 10km et jalonnée par 35 épreuves (mur de bois, jump, tyroliennes, rivières à traverser, champ de boue…).

Les co-créatices Emmanuelle Denieul et Manuella Danet ont annoncé qu’après quatre éditions et « ne pouvant faire mieux » qu’il s’agissait de la « dernière Keskonfoula de l’histoire ». Avis aux nostalgiques ou à ceux qui n’auront jamais participé à cette course à obstacles, ils pourront toujours se rabattre sur la  Keskonflippela, déclinaison version halloween, où des zombies remplacent les obstacles.