La peur est de retour

Au fond de moi, je pense que j’ai toujours détesté cette période juste avant les fêtes de fin d’année moins que les fêtes de fin d’années elles-mêmes, mais tout de même.

La haine est une mauvaise conseillère me direz-vous ? Et bien non pas cette fois vu qu’il y a une semaine pile poil ma mère faisait comme une attaque devant moi.

Elle s’est figée tremblotante, la bave aux lèvres sans réagir à mes appels Cela a duré deux minutes et au bout au bout de 150 secondes elle était en train de m’engueuler car j’étais au téléphone avec le 15 en attendant que l’on me passe un médecin.

Ce dernier à qui j’ai expliqué ce qui c’était passé a entendu ma mère me gueuler dessus et du coup a dit qu’il n’y avait pas besoin d’envoyer une ambulance.

C’est étrange mais je rigolais presque avec lui comme pour exorciser cette nouvelle peur dont je venait d’être témoin.

Pendant presque deux minutes ma mère est devenue une coquille vide comme certaines personnes âgées qui étaient mes amis et qui eux n’ont pas eu la chance d’en revenir.

Aucune séquelle aucune rechute (sinon là je réclame le SAMU et j’insiste même si elle me hurle dessus) mais je reste terrifié, la nuit je me relève pour voir si tout va bien le matin avant de partir je vérifie encore…

Et bien sûr impossible de trouver un médecin. Je dois l’accompagner, elle ne peut y aller seule et du coup avec mon travail ça ne peut être que le soir et là bien sûr non pas de place avant fin décembre !!! Ce n’est pas grave elle a son prochain rendez-vous dans une douzaine de jours mais tout de même !

Notre région connaît deux genre de médecins, certains qui ne font que le minimum alors que les patients sont de plus en plus nombreux au fur et à mesure que se dessinent des nouveaux déserts médicaux, et quelques héros de la médecine qui font le double de travail et qui ont des cabinets ouverts sans rendez-vous pour les plus désespérés.

On dira ce que l’on veut mais je ne cautionne ni ni comprends plus de tels écarts entre les praticiens généralistes qui forment la base de notre système de santé.

Dommage je ne peux pas faire attendre ma mère trois heures dans un cabinet à 50km de chez elle. Du coup mon plan le meilleur possible c’est de bien la surveiller jusqu’à son prochain rendez-vous et au moindre signe inquiétant appeler le numéro d’urgence de nuit.

Je hais cette période de l’année, ah oui, je l’ai déjà écrit ça…

La chute

Cet après-midi lors d’une sortie pédagogique en forêt avec les enfants je suis tombé entraîné par mon poids dans une descente bien pentue et pleine de bouillasse.

Là j’ai de plus en plus mal au bars et au coude, je vais donc prendre une douche, mettre de la pommade et aller au lit.

On verra plus tard si j’ai le temps d’éditer ce message pour parler du sujet que je souhaitais aborder ce soir, mais là stop car chaque touche enfoncée me fait mal. 🙄

Bilan de ces 24 jours de congés

Et voilà, ce matin après une nuit gris clair, j’ai repris le travail en douceur avec notamment une séance de cinéma.

Reprendre le travail c’est comme remettre cette vieille paire de chaussures usées, on n’aime pas ça mais on s’y retrouve très vite.

Et puis en guise de bilan et bien une fois de plus je dois avouer que j’ai tout gâché avec des projets qui n’ont pas étés menés à bien, du travail qui n’a pas été fait et plus grave, un temps record devant mon petit écran d’ordinateur de table de nuit.

Ma prochaine quinzaine de vacances c’est dans 5 semaines. D’ici là je dois trouver un façon de m’auto-discipliner et si pour ça je dois me coller un programme strict et bien je le ferai.

Marre d’être le spectateur de ma propre vie ! 😡

Chère routine

Le matin à 5h50 très précise, mon chat qui doit savoir lire l’heure, me saute dessus pour me réveiller non pas pour m’éviter d’être en retard mais pour avoir son sachet de bouffe qui pue et puis une fois que je suis à table en train de boire mon café sans sucre, ses croquettes dentalife.

Je regarde si ma mère va bien, elle dort profondément.

Puis je prépare le petit déjeuner de ma mère et ses médicaments avec le bol renversé par dessus (pour pas que le chat joue avec voire pire) avant d’aller finir ma toilette en me peignant. En sortant de la salle de bain le chat sur mon lit attend pour me bouffer le bras avant de tirer la gueule comprenant que je pars au travail.

Il me regarde partir par la porte vitré d’un air mi-triste mi-accusateur.

Enfin c’est comme ça que je le vois.

Ma playlist métal ou les infos m’accompagnent sur la route pendant que je fais rugir le moteur de ma 208 VTI 120 chevaux. Les paysages forestiers font vite place à la ville, triste théâtre où je croise chaque jour les mêmes marionettes sans âmes qui comme moi jouent jour après jour le triste spectacle de leurs vies que j’imagine banales et sordides.

J’arrive au PMU vers l’école et je salue les habitués dont je fais à présent partie. Un café et un croissant que je savoure en disant quelques bêtises, ce lieu c’est mon sas pour respirer avant de plonger dans ce travail qui a cessé de me plaire.

Arrivée à la grille et là je commence déjà à reprendre les enfants qui font n’importe quoi, l’un d’entre eux toujours collé à moi me raconte des choses sans intérêt ou exagérées juste pour vérifier que je suis toujours là à son écoute. Je ne lui répond qu’à moitié pour ne pas qu’il m’investisse encore plus.

Et là c’est la journée de travail avec des temps seul et d’autres avec l’enseignante, ces moments qui étaient parfois si drôles et qui sont devenus angoissants voire désespérants. Je ne vais pas les détailler car chaque journée est différente et apporte son lot de peines et hélas très peu de bons moments.

Retour à la maison, le chat au balcon ses deux pattes avant posées sur la balustrade, vraiment bizarre ce chat c’est le premier qui fait ça… Il me miaule dessus pour me dire sans doute un « pas trop tôt ». Je vérifie mes mails, je m’occupe de mes responsabilités de modérateur de forum et autres puis je le sors en laisse avant de revenir vers cet cran pour écrire ces lignesavec le chat couché dans un bras ou sur mon dos.

Puis c’est le moment de faire hurler ma mère en l’obligeant à manger. Un combat quotidien dont je sors toujours vainqueur au prix de ruses et de pas mal d’usure.

Et après ?

Et bien au lit avec l’ordinateur portable sur la table de chevet qui me sert de berceuse. Je m’endors souvent avant 21h00 mais ma nuit est courte et agitée.

Et dans l’ombre le chat se prépare déjà à faire son saut de 5h50… 😆

Voilà cette bonne vieille routine exposée de la sorte peut paraître peu appétissante mais c’est tout ce que j’ai, alors au final je l’aime bien surtout que les week-ends je peux faire autre chose.

Régime sec

Jeudi cela fera deux semaines que je ne bois plus de bière. Un petit verre de Pontarlier le dimanche histoire de garder le moral mais pas plus. J’ai aussi arrêté de manger les plats cuisinés de la cantine car je pense qu’ils sont dangereux pour ma santé.

Du coup je me sens mieux, mon transit est devenu bien plus lent mais aussi plus « normal ». Je dors mieux aussi. Par contre, j’ai toujours cette fatigue qui me colle au corps mais c’est en grande partie de la fatigue nerveuses dues aux sollicitations multiples au travail et avec ma mère qui n’entend rien et qui parfois comme hier ne sait plus quel moment de la journée nous sommes.

Bref, mon régime sec m’aide bien et je n’ai aucune envie de boire de la bière ni un autre alcool. Je suis même prêt à aller voir les copains au bar en buvant une Carola en bouteille de verre cela ne me posera aucun souci.

Mais n’était-ce pas trop tard pour enfin adopter cette hygiène de vie ? Je me sens si fatigué et oppressé… Au travail je vois des pièges partout et comme me l’a dit ma collègue je suis presque devenu paranoïaque tellement de me méfie des autres.

Bref, je progresse dans un domaine et je régresse dans l’autre. Je suis comme une petite couverture cherchant à réchauffer un géant, si je couvre ses pieds ce sont ses épaules qui sont découvertes.

Bon, il ne va pas se plaindre, une petite couverture c’est déjà ça !

J’espère juste que mes collègues et les quelques amis qui me restent auront le même état d’esprit. 😀

La plus belle pour aller danser…

Incroyable ! c’est en voulant lui donner une mouche que j’ai effrayé la grosse argiope de ma jungl… euh de mon jardin, du coup elle s’est retournée et m’a montré ses belles couleurs. Je me suis traîné dans l’herbe mouillée avec le Lumix FZ45 pour ramener cette photo pourrie qui fait néanmoins mon bonheur.

Je pense que ce weekend je vais tenter de faire une photo en proxy avec le SL66 sur trépied et objectif inversé.

Mais bon je dois survivre à une épreuve, car demain je dois aller jusqu’à l’aéroport pour aller chercher des amis de ma sœur… Bah, même pas peur ! 😆