Archive de victime du G.A.S

Archive du samedi 29 novembre 2008

Et oui à cette époque j’étais dans une période propice au G.A.S (Gear Acquisition Syndrom) c’est à dire que j’achetais beaucoup de boîtiers différents pour alimenter ma passion et ma motivation pour la photo argentique. Par la suite j’ai beaucoup revendu surtout pour financer le grand format mais il n’en reste pas moins que j’ai parfois une petite rechute comme ce soir où je me suis acheté un petit point and shoot à 30 euros. Du coup entre tous mes articles rédigés un 29 novembre, celui du 29 novembre 2008 m’a semblé être le meilleur pour illustrer ce jour !

Archive de crise de nerfs

Scanne nerfs, la suite…

Archive du samedi 15 novembre 2008

Plus je fais de tentatives avec ce scanner, plus je me rends compte que son optique doit être encrassée. Cette photo d’arbre aurait put être très belle si une teinte marron-grise ne venait pas colorer le ciel notamment entre les branches de l’arbre. Cet objet a passé des années dans un garage, alors ça ne m’étonnerai pas que sa lentille soit recouverte d’une pellicule de saletés

Un démontage nettoyage de la bestiole s’impose donc. Il me faut persévérer car la qualité optique est bien là, malgré cette sale teinte.

Ca, les écrits et les mauvaises nouvelles des impôts…Chouette weekend !

Archive bidon

Archive du dimanche 11 octobre 2009

Aujourd’hui j’ai eu le plaisir de participer à un grand évènement du club-photo auquel je me suis inscrit. Cette association avait fait venir un artiste photographe qui compose ses clichés en mettant en scène des bidons de laits qui positionnés d’une certaine façon, font penser à des bonhommes. Si on fait un petit effort d’imagination, les trous forment des yeux et l’espace entre le bouchon et le bidon évoque une bouche.

Je me suis bien amusé, j’ai fait plein de photos dehors et dans un studio impressionnant et j’ai beaucoup discuté avec des gens qui sont aussi passionnés et fêlés que moi, voire plus pour certains. Peu d’entre eux font de la photo argentique mais même ceux qui font du numérique me proposent leur aide. Un type de Besançon m’a même laissé essayer son blad !

En bref, un dimanche inoubliable ! Vive les bidons !

Archive horticole

Archive du dimanche 27 septembre 2009

Au cœur de la nuit, séance photo improvisée

Ce matin vers une heure, alors que j’allais me coucher, je sens une odeur très forte qui vient de la salle de bain, et oui, la fameuse plante grasse était en train de faire éclore la fleur qu’elle avait péniblement fabriqué pendant plus d’une semaine.

Vu l’état d’épuisement de la plante et l’obstination de ma mère qui refuse de la rempoter, je me dit que c’est sans doute pour moi la dernière occasion de la photographier en argentique. J’improvise donc un petit studio photo dans la salle de bain en scotchant la tige sur la vitre et en tentant de fabriquer un éclairage.

J’utilise une lampe de chevet sur laquelle je monte une ampoule de 200 W. Je dois faire vite, je n’ai  qu’une heure avant que la fleur ne se flétrisse et fane.

Histoire d’avoir une trace et de patienter jusqu’au développement, j’ai fait une photo bâclée et sans texture avec mon téléphone , cela m’aide aussi à vérifier mon éclairage.

Voilà ce que ça a donné :

Je suis impatient de faire développer la pellicule pour voir si j’ai réussi la version argentique.

Archive sidérante (ou pas)

Archive du jeudi 13 septembre 2007

Cher Francis,       
Les maisons de la presse sont des endroits incroyables où l’on peut apprendre des tonnes de choses étonnantes. Rien qu’en lisant les couvertures des magazines on découvre de grands secrets du genre « Sarkozy est l’ami des patrons » ou alors des informations fondamentales sur la vie faussement privée des abrutis décérébrés de la TV-réalité. Pourtant en m’y rendant cet après midi afin de me fournir ma dose mensuelle de bd américaine, j’étais loin de me douter qu’un autre grand mystère de la vie allait m’y être dévoilé. Et pourtant… Alors que je faisais la queue parmi ce que je croyais être d’autres clients tout aussi ordinaires que moi, une voix s’éleva vers la caisse;  – Ahhhhhh moi j’vous l’dit madame, mon cousin qui est paysan il dit que cette année l’hiver sera rude car ses cochons qu’il élève là haut ont déjà plein de poils tout durs !!! Je fus comme abasourdi par la force de cette prophétie reposant sur de telles bases scientifiques incontestables. A présent je sais ce qu’il me faut faire, afin d’économiser sur l’achat de pneus d’hiver je dois aller raser les cochons des paysans ! Merci O noble prophète de la maison de la presse ! Parfois on se sent tout petit…

Archive de référent

Aujourd’hui j’ai passé une très mauvaise journée avec pas mal de soucis matériel et organisationnels qui ont fait que je suis resté bloqué sans véhicule avec 5 enfants très énervés. Donc oui, journée pourrie… Du coup c’est avec un plaisir un peu coupable que je me replonge dans cette archive du 30 août 2006, histoire de retrouver un peu de cette joie qui m’habitais quand j’étais éducateur débutant et non diplômé.

Archive du mercredi 30 août 2006

Cher Francis,

       Aujourd’hui j’ai retrouvé une de mes fonctions professionnelle qui avait été mise en veille pendant une année, celle de référent.

Cette année je retrouve ce rôle auprès de cinq enfants. A ce titre je devrai remplir diverses tâches administratives comme remplir les dossiers et rédiger de nombreux écrits, mais je serai aussi l’interlocuteur privilégié des parents et des autres professionnels accompagnant ces enfants.

Mais tout cela n’est rien à coté de l’autre aspect de ce travail qui réside dans la relation particulière que le référent doit mettre en place entre lui et les enfants qui lui sont confiés. L’équipe des psys cherche à recréer ce que Freud appelle le transfert en trouvant pour chaque enfant le professionnel dont la personnalité et les qualités répondent au mieux à ses besoins même s’ils ne sont pas exprimés.

Lorsque l’équipe ne se trompe pas, le mécanisme du transfert permet à l’enfant de faire de grands progrès en vivant une relation affective de confiance avec un adulte sur lequel il bâtit de nombreuses projections.

Parfois c’est l’enfant lui-même qui choisit son référent en ignorant celui qui lui a été attribué et en investissant un autre adulte, parfois la relation ne prend pas et parfois c’est du coté du professionnel que les problèmes se posent.

En effet nous aussi nous avons nos manques, nos projections. C’est ainsi que lorsqu’un enfant nous renvoie des choses qui viennent remplir nos vides affectifs, nous pouvons tomber dans un contre transfert mal vécu qui peut déboucher sur une relation trop affective voire fusionnelle ce qui bien sûr est dommageable pour l’enfant et le professionnel.

Alors Francis, au début de cette nouvelle aventure je repense à tous ces éléments pratiques et théoriques afin d’être pour les enfants qui me sont confiés une aide efficace pour les aider à grandir et enfin à atteindre le but suprême que nous recherchons tous dans notre travail, apprendre à ne plus avoir besoin de nous…