Archive de haine du Telethon

Archive du vendredi 8 décembre 2006

Cher Francis,

       Encore un pas de plus dans les ennuis. Aujourd’hui j’avais prévu de passer une journée agréable vers des personnes rencontrées sur Internet et c’est la grève des trains qui m’a empêché de le faire. 

La voiture est encore en panne, je ne sais pas si je vais pouvoir partir au travail lundi…

Et c’est le téléthon…

Chaque année cela m’énerve de voir mon village presque dortoir transformé pour un long week-end en lieu de vie convivial. On y vient avec les amis, en famille… Par contre quand on arrive seul et avec une capuche qui empêche de reconnaître tout de suite le Laurent qui fait le caté, l’accueil est plutôt froid. 

Marre de constater qu’une fois encore ce sont des initiatives des particuliers qui financent la recherche au lieu que ce soit l’état qui n’a jamais été aussi riche qui mette la main à la poche… Au contraire, l’opération lui rapporte de la TVA…

Marre de voir des gens du village qui ne s’engagent jamais dans la vie associative de notre village presque dortoir, revêtir pour l’occasion leurs plus beaux jogging achetés la veille à décathlon pour faire le tour de la place en trottinant pitoyablement. Ces abrutis pensent que comme il y a le mot Télé dans téléthon, leur chance de passer dans la petite lucarne s’en retrouve augmentée. Je les hais je les vomis… 

Marre aussi d’entendre certains catholiques s’énerver contre cette manifestation en critiquant l’usage des fonds qui va permettre de développer les recherches autour des embryons  et éventuellement augmenter les détections de grossesses à risque et donc au final d’avortement. Franchement handicap de naissance ou non, le monde qui attend les enfants qui naissent de nos jours est si désespérément condamné que si les bébés pouvaient le savoir eux-même ils s’étrangleraient avec leurs propres cordons ombilicaux dans le ventre de leurs mères.

De plus je préfère largement que l’on joue avec le génome humain plutôt qu’avec celui des êtres vivants plus dignes d’exister comme les limaces par exemple…

Quelle foutaise tout ça… La seule vraie maladie qui doit être éradiquée sur cette planète c’est l’espèce humaine.

Bon je suis allé faire un tour au télé thon avec ma capuche sur la tête. J »ai salué quelques cadres de la vie associative pour bien leur montrer que j’étais venu puis j’ai acheté une bière à deux euros histoire de participer à ce grand effort local et national de lutte contre la maladie des petits gnenfants.. Avec ce que touche l’état et le vendeur de bière, il ne restera de mes deux euros que près de 50 centimes. De quoi acheter une fraise tagada à un enfant malade… Wouha je suis fier de moi !!!

En plus la kro c’est dégueu !!!

Archive de catastrophe domestique

Alors là, franchement, celle-ci je l’avais complètement oubliée !!! Pauvre Bloody Mary, ma 309 GTI dont je me suis séparé car elle me faisait bien trop de misères…

Archive du vendredi 1er décembre 2006

Cher Francis,

       Les jours se succèdent et ne se ressemblent pas. Hier encore j’étais comme enivré de bonheur en pensant à toutes les petites réussites de la semaine. Je commençais moi aussi à ressentir quelque chose de l’ordre de l’espérance voire de la confiance…

Mais ce matin après que ma voiture se soit livrée à son caprice mensuel de non-démarrage, après avoir poussé ma poussive et pourpre poussette poussiéreuse hors de ma garage, la réalité de la précarité de ma situation m’est une fois de plus revenue en plein dans le nez.

En effet j’ai dû demander à ma mère de m’aider à pousser mon véhicule pour le sortir du garage,  je n’ai pas eu le réflexe assez rapide pour empêcher cette pauvre Bloody Mary de s’écraser contre le portail. Ce dernier s’est descellé du mur et a volé sur trois mètres dans la rue. La voiture quand à elle se retrouve avec un coffre entaillé comme si un biseau géant l’avait frappé. Demain je prends des photos ce sera la photo de la semaine.

Histoire de fou, une demie heure après le choc, la voiture redémarre au quart de tour.

Mais le pire mon cher Francis c’est que ce genre de mésaventure ne me choque même plus. Pour tout te dire j’en rigole comme un tordu… Suis-je devenu fou?

Sinon j’ai appris ce soir que mon garagiste s’apprête à déménager…

Et ça, c’est moins drôle…

Archive très bof…

Avec mon système de similitude de dates, je tombe parfois sur des archives sans valeur ni contenu… C’est le cas cette semaine avec l’archive du

Vendredi 24 Novembre 2006

Cher Francis, 

       La journée s’est terminée très tôt pour moi. En fait mon chef de service m’a demandé de partir dès la moitié de la matinée. Il faut dire que j’ai plus de 21 heures de travail supplémentaires que je dois rattraper. Je dois trop travailler… Je n’ai pourtant pas cette impression, le temps me manque pour régler certains détails, au final je ne puis que traiter le plus grave et le plus urgent.

Je me suis donc retrouvé chez moi dans l’heure de midi. Me voici après une journée passée à retourner mollement mon lopin de terre, assis devant l’ordinateur du bas (Dellia), une tasse de thé vert japonais fumant à coté de moi.(Le thé pas le japonais, si jamais un nippon fumait à coté de moi je lui dirai d’éteindre sa cigarette, non mais…)

Tout à l’heure, lorsque j’étais en train de bêcher le jardin, je profitai de ce temps plutôt tiède pour un mois de novembre. Soudain une nouvelle théorie à vingt centimes surgit dans mon esprit désorienté et privé de sommeil; ce long et chaud automne ne peut que désorienter les personnes qui comme moi sont proches de la nature.

En effet depuis quelques temps je ne sais plus en quelle saison je me trouve, est-ce le printemps? aurais-je manqué les fêtes de fin d’année ? 

Ce dérèglement ne se limite pas à amplifier ma désorientation mais agit aussi comme un anxiolytique, tiens je réalise le sens du mot anxiolytique en l’écrivant pour la première fois : changer en pierre (figer) l’angoisse… 

Cette longue anomie météorologique qui a fait voler en éclats mes repères temporels a donc effacé de mon esprit par la même occasion toutes les grandes échéances prochaines. 

Je vis donc au creux d’un instant figé, dans une parcelle d’éternité plongée dans un clair obscur perpétuel quoique parsemé de quelques brefs flashs de lumière.

Je suis peut-être mort et on ne me l’a pas dit pour ne pas me troubler…

Enfin j’espère me tromper car ce que l’on me présente comme étant la réalité présente n’a ni le goût de l’enfer ni celui du paradis, juste la saveur douce-amère de l’incertitude…

Je vais vite assommer mon cerveau que ces préoccupations anthropiques ont échaudé.

Quelques nipponeries suffiront à le faire revenir à son rythme normal, le concept de réalité peut attendre. Quitte à faire autant le laisser là où il est… Non Francis, pas dans les livres de philo! mais dans l’esprit de chacun. Là au moins il ne risque pas l’autodafé… quoique…

Archive de mercantilisme décomplexé

Archive du vendredi 17 novembre 2006

Cher Francis, 

            Aujourd’hui j’étais en congé, je prenais un jour de récupération. J’en ai donc profité pour faire des petites choses comme donner des papiers à la banque, chercher des nouvelles croquettes pour le chat, ou encore acheter un sac de 50 kilos de terreau et me trimballer avec cette lourde et encombrante charge sur le dos dans les rayons de la grande surface…

J’ai aussi saisi cette occasion pour me rendre au bureau de tabac afin de me procurer un magazine. Arrivé dans cette boutique au centre ville je remarque d’emblée plusieurs choses qui m’amusent énormément. 

Des dizaines d’individus font la queue pour s’acheter un ticket pour l’euro million. En effet, une somme énorme est mise en jeu ce soir et la publicité harcelante a poussé de très nombreuses personnes à croire en leur chance. Bon… tu sais ce que je pense du mot »hasard » dans l’expression jeu de hasard, alors pas besoin de revenir là dessus.

Autre chose très amusante, un rayon de location de DVD a été ouvert. Au dessus des boîtiers une affiche propose une photocopie couleur de la jaquette du DVD pour 1,50-. 

Le message est clair; louez  le DVD copiez-le et nous vous fournissons la jaquette pour moins de deux euros. Je fais remarquer cela au vendeur en lui signalant au passage que photocopier une jaquette est aussi un piratage des droits d’auteurs. Vexé ce dernier s’emporte avec une colère mesurée et prétend que ce n’est pas son système qui fait que les gens copient les DVD mais que c’est sur Internet que cela se passe. Bien sûr oui… En fait le brave homme ne fait que proposer une photo souvenir de la jaquette d’un film que l’on a aimé… Ce lascar me prend vraiment pour un abruti mais bon je laisse couler car j’ai peur qu’il me vire de son échoppe avant que j’ai eu le temps de terminer mon petit tour des nouveautés ainsi que mon achat de magazine.

Il me faudra un jour te parler de ces histoires de téléchargement, j’aurai beaucoup de choses à te raconter là dessus, alors il me faudra délayer mes propos sur une semaine entière…

Je trouve enfin mon magazine (au passage je n’ai pas encore eu le temps de lire). Content, je me dirige vers la caisse lorsque mes yeux  sont attirés par un objet posé au sol. 

Au premier regard je discerne un cube en plastique transparent sous blister, curieux je me demande quel est la nouvelle chose débile à collectionner sous ce format mercantile. 

Soudain en discernant ce qui se trouve dans la boite transparente, je sens la colère m’envahir. Ulcéré je me retiens de hurler ma haine, l’industrie du blister vient de franchir un pas de trop dans la scandaleuse commercialisation de masse. 

Dans cette petite boite se trouve une authentique mygale australienne. L’arachnide est certes mort et séché cependant il reste un cadavre d’être vivant.

Je pense aux profits derrière cette vente, une mygale séchée à moins de 7 euros voilà qui va intéresser pas mal d’adolescents stupides et d’enfants… Je pense aussi au nombre d’araignées massacrées dans ce trafic…

Mais avant tout je me demande où l’industrie du blister va enfin s’arrêter. La vente de cadavres d’insectes et d’arachnides pourrait déboucher sur la vente de spécimens vivants puis pourquoi pas la vente de cadavre humain sous blister… Genre: Votre squelette humain, chaque semaine chez votre marchand de journaux découvrez votre fascicule avec cette semaine le numéro 1 la vertèbre lombaire du petit éthiopien au prix incroyable de 3 euros !!!

Crois moi ou non Francis mais en tapant ces lignes je ne souris même pas de ce trait d’humour noir, je suis vraiment en colère contre le mercantilisme incontrôlé et ses effets dans notre quotidien. Il est vrai qu’en plus de cela ils ont osé toucher à un animal que je respecte plus mort que l’ensemble de ses tortionnaires vivants.

J’espère que les lois strictes existantes empêcheront encore longtemps la commercialisation de parties du corps humain. Mais pour combien de temps encore?

Sinon aujourd’hui j’ai réalisé un de mes vieux rêves, je me suis offert un grand blouson en cuir. Cet habit est si beau que j’oublie que je porte la peau d’un animal sur le dos… Bof pour une fois que ce n’est pas aux pieds…

Archive météo

En 2023 et encore plus dans les années à venir, la neige semble devenir peu à peu un rêve que l’on faisait lorsque nous étions jeunes. 😥 Mais bon, le réchauffement climatique peut aussi finir par nous amener des hivers très froids ! Nous serons peut-être surpris…

Archive d’un mec

Archive du lundi 13 octobre 2008

C’est l’histoire d’un mec…

C’est mercredi que doit sortir un film sur Coluche. Cependant l’arrivée sur les grands écrans de « Coluche l’histoire d’un mec », pourrait tout simplement ne pas avoir lieu. Ce film est au centre d’une polémique, la société Productions et Editions Paul Lederman ayant assigné en justice les producteurs pour qu’ils suppriment  le sous-titre « Histoire d’un mec« , qu’elle juge « contrefaisante« . Lederman, qui a produit les spectacles de Coluche détient les droits d’auteur sur ses sketches et leurs titres originaux, parmi lesquels celui de L’histoire d’un mec sur le pont de l’Alma, communément appelé Histoire d’un mec.

La justice doit rendre sa décision mercredi matin, si elle devait donner raison à Lederman, ceci signifierai la fin du film car il serait impossible pour les producteurs de refaire les affiches et le générique avant de redistribuer 500 copies corrigées. Lederman demande 150 000 euros de dommages-intérêts pour plagiat mais cela n’explique pas le pourquoi de son action en justice alors qu’il savait depuis plusieurs mois que le film portait ce titre. On raconte que cet homme qui se veut comme étant le dépositaire de la mémoire de Coluche, n’approuve pas la vision du film et cherche à le supprimer.

Mais ce n’est à mon avis qu’une partie de la vérité.

C’est en voyant le film ce soir en avant première que j’ai enfin compris la vraie raison de cette polémique. Coluche y est montré comme un loubard grossier, vulgaire, tricheur, menteur, pourri par l’argent, fumeur de joints sniffeur de cocaïne. Toute l’action se résume à la période où ce personnage antipathique entouré par toute une cour de débauché de son genre s’amuse à poser sa candidature aux présidentielles. Puis on le voit rattrapé par son délire et se rendre compte que les gens comptent vraiment sur lui. Réalisant qu’il ne pourra jamais les aider, Coluche met un terme à sa candidature non sans en être profondément bouleversé.

On est donc loin de l’icône du gentil Coluche humaniste fondateur des restaurant du cœur… Et le film est si bien fait que l’on a envie de croire à cette version de l’histoire surtout si, comme me le disait un ami présent lors de la représentation, on a lu des biographies sur ce personnage. Et c’est justement cela qui gène tant notre ami Lederman qui depuis des dizaines d’années se fait des fortunes avec les droits qu’il détient sur l’œuvre de Coluche. Si le film devait sortir et ternir l’image de ce comique, beaucoup de fans se détourneraient de lui et cesseraient d’acheter ses produits dérivés (livres, DVD, rediffusions de sketchs) ce qui équivaudrait à une grosse perte d’argent pour Lederman qui cherche à se faire passer comme gardien du temple alors qu’il n’est qu’un marchand du temple.

La dernière scène du film montre un Coluche trainant dans un parc en peignoir et croisant un clochard mangeant dans une poubelle  puis un bourgeois arrivant dans l’autre sens les bras chargés de paquets de boutiques de luxe. La scène se passe quelques mois après les élections de 1981 et l’arrivée de la gauche et illustre la désillusion des français dont la vie n’a fait qu’empirer…

C’est peut être à partir de là que Coluche est devenu celui que l’on aime et respecte. En secouant les politiques de façon plus constructive avec la fondation des restaurants du cœur. Enfin, jusqu’à ce que l’on fasse un autre film pour démonter aussi cette partie de son histoire.

Tout cela me laisse amer et désorienté alors qu’au fond je dois l’avouer, je déteste Coluche !

Archive de visite chez le véto

Archive du vendredi 6 Octobre 2006

Vendredi 6 Octobre

Cher Francis,

       Je ressors tout juste de chez le vétérinaire. Rien de grave, non, juste le rappel annuel des vaccins de mon siamois d’attaque. 

Là encore je m’en tire avec une note de 86 euros pour deux piqûres et deux cachets de vermifuge. C’est à cette occasion que je me rends compte que mon budget annuel chat suffirait à faire vivre une famille dans le tiers monde pendant plusieurs mois. Je crois bien t’avoir déjà confié ma honte sur ce point l’année dernière à la même époque.

Ainsi pour éviter de me répéter je vais aborder un autre aspect édifiant de cette séance annuelle chez le vétérinaire; l’ingéniosité mercantile de cette professionnelle.

Mon chat a été examiné sous toutes les coutures. L’expression semble taillée sur mesure (j’en rajoute) vu que c’est avec ses/sa griffe (encore une couche) que mon brave animal mit un terme aux très commerciales inquiétudes de son praticien attitré au moment où elle cherchait à lui enfoncer un thermomètre dans le derche… Je le comprends sur ce point là.

Alors que mon animal regagnait sa cage de transport en mode furtif et en émettant des feulements de grand fauve en colère, la dame se mit à peser mon chat avec une balance incorporée dans la table d’examen. L’engin soustrait le poids du panier permettant par la suite de déterminer le nombre de kilos de l’animal qui lui reste peinard dans sa cage. 

C’est là que le verdict est tombé: Votre chat est trop gros.  Il a prit 400 grammes depuis l’année dernière!!! Et voilà ma vétérinaire qui se transforme en nutritionniste en me harcelant de questions sur les habitudes alimentaires et sportives de mon brave matou. J’avais envie de lui demander si je devais contacter la Maison Départementale du Handicap afin de l’orienter dans une structure qualifiée pour accompagner les félins asiatiques domestiques en situation de surcharge pondérale, mais sur le moment je n’avais pas vraiment envie de rire.

Soudain devant mes réticences face à un nouveau changement de régime alimentaire de mon compagnon aux yeux bleus, j’entends le discours de ma brave vétérinaire se transformer une nouvelle fois; « Vous savez , il ne faut pas CULPABILISER parce que vous décidez de donner une nourriture riche en fibres à votre chat » 

Chouette, après la vétérinaire diététicienne, voici la vétérinaire psychologue qui insinue des choses sur ma relation avec mon chat (Je gave mon chat parce que moi j’ai été privé…). 

Alors mon bon Francis, tu dois te demander pourquoi les paroles de cette professionnelle suscitent mon ire. La réponse à ta question se trouve dans ses dernières recommandations de cette brave dame: « Vous devriez acheter une nourriture riche en fibres et avec un PH urinaire acide pour éviter les risques de sabloses (calculs).

Et voilà, tous ces gestes, ces préoccupations, ces questions et le reste n’avaient pas pour but d’aider mon siamois à retrouver sa taille Walt Disney mais à m’amener à acheter des croquettes vétérinaires à un prix exorbitant… En effet seule la nourriture d’une marque spécialisée dont elle est revendeuse agréée prétend contrôler parfaitement ces critères de composition. De plus je ne me vois pas tester le PH des souris qu’il bouffe à longueur de journée. Remarque ça serait marrant: 

– Ah tu as attrapé une souris, bon donne je vérifie… Désolé PH 6.8 ! pas assez acide ta souris, tu sais bien que tu ne dois ramener que des souris entre 6.4 et 6.6 !!!  Va en chercher une autre… Mon brave chat repartirai à la chasse me laissant sa souris au PH basique que j’enterrerai avec les autres… Et tiens, tant qu’à faire je planterai des hortensias sur mes cimetières à souris basiques pour avoir de jolies fleurs roses!

J’ajoute que non contente de tenter de me vendre son produit, ma vétérinaire me prend aussi pour un andouille. En effet même si après études je consent à changer le régime de mon chat, je pourrai trouver ce produit dans une animalerie à un prix bien plus compétitif…

Tout ça pour te dire mon cher Francis que ce soir j’ai vraiment la rage. Sur ce point mon chat a vraiment plus de chance que moi car lui au moins est vacciné.

Le deuil de l’omniscience en archive

Vendredi 29 septembre 2006

Cher Francis,

       Ce matin en me levant j’ai encore regardé une série de japoniaiseries. En entendant cette langue si familière qui reste pourtant encore si mystérieuse pour moi, j’ai souhaité ardemment arriver à trouver un jour le temps de l’étudier correctement.

Par la suite je suis descendu vers l’ordinateur du bas pour y travailler. Une fois de plus il m’a fallut le démarrer en deux fois vu que ma brave Dellia ne reconnaît plus son disque dur depuis son crash system d’il y a deux mois. Là encore j’ai souhaité très fort avoir le temps un jour d’étudier les profonds mystères des ordinateurs afin d’atteindre un niveau de connaissance matérielles et techniques plus haut que celui que j’ai actuellement.

Puis j’ai du me glisser derrière le volant pour faire des courses afin d’aider ma mère à préparer le repas de demain ( ma sœur fait une visite surprise). Une fois assis sur mon siège j’ai repensé à toutes les économies que je pourrais faire si je connaissais les bases de la mécanique auto.

Arrivé au supermarché, je dois choisir un vin rosé pour accompagner un plat salé sucré. A cet instant j’ai rêvé de connaître le monde des vins et d’avoir la capacité de choisir une bonne bouteille sans me tromper.

Puis en  me frayant un chemin vers le territoire mystique interdit des œufs et farines, je réalisais que depuis ce matin je ne faisais qu’espérer acquérir des savoirs aussi nombreux que variés. Je réalisais à ce moment que pour devenir japonais, informaticien, mécanicien et œnologue, il me faudrait bien plus de temps que celui dont je dispose sur ce plan de l’existence. Je repensais au petit bonhomme bleu dans le film des Beatles  » Yellow Submarine ». Le nowhere man. Ce petit être hirsute que les membres du groupe découvrent en train de lire des milliers de livres en même temps pour en ingurgiter leur contenu. Je l’entend encore hurler au bord de l’hystérie « so little time, to much to know » Si peu de temps (à vivre) et tant de choses à savoir (à apprendre).

J’entamais donc un travail de deuil de mon ambition d’omniscience. En arrivant dans le rayon DVD je vois un film dont le titre est  » un destin inachevé ». C’est bon j’ai compris le message! Je ne serais sans doute jamais quelqu’un capable de parler japonais pour choisir un bon vin après s’être rendu à la propriété avec une voiture réparée par mes soins dans mon garage ou se trouve aussi mon atelier informatique… Je resterai un destin inachevé essayant d’aller le plus loin possible dans mes quêtes multiples de connaissances variées avant que ne surgisse le grand silence.

Je ressassai ces pensées un peu tristes quand une voix me fit lever la tête. Dans ce supermarché bondé de personnes ayant toute eu la même idée de génie que moi, c’est à dire faire ses courses de midi à deux, une femme me demandait à moi de lui décrocher un habit rangé sur un cintre en hauteur. Pourquoi moi ? Il y a tant de gens autour de nous!. Cependant, c’est moi seul que la dame a choisit pour accomplir ce banal exploit ( joli oxymore tiens…). Cela m’arrive très souvent d’être sollicité par des inconnus qui ont aussi le chic pour lier spontanément des conversations avec moi. Je dois avoir une bonne tête qui inspire confiance.

C’est alors qu’une nouvelle révélation prend forme dans mon esprit bancal. Je ne serai jamais omniscient, mon destin sera sans doute banal et inachevé mais mon existence aussi chétive et fugace soit-elle, sera marquée par son indéniable unicité. Je suis un cocktail dégénéré de bonnes intentions, de folie, de forces et de faiblesse. Je ne serai sans doute pas grand chose puisque la peur m’a mené à renoncer à mon destin mais je serai moi. Et là pour être moi, j’ai tout le temps nécessaire…

Un voleur dans les archives !

Le voleur de monstres

Archive du mardi 22 septembre 2009

Chaque mois c’est la même histoire. Nous mettons nos encombrants que nous appelons « les monstres » dans la rue et toutes sortes de gens viennent les récupérer. Ces dernier temps, ces profiteurs ne prennent même plus le mal de se dissimuler à la faveur de la nuit et fouillent nos déchets en pleine journée pour prendre ce qu’ils peuvent revendre.

Juridiquement ce n’est pas du vol vu qu’en les mettant dans la rue ces objets cessent d’être nos propriétés et deviennent des objets en déshérence bien que nous en soyons toujours responsables le temps que les éboueurs les ramassent. 

Mais voir ce type fouiller dans mes affaires, inspecter mes objets et penser qu’il va sans doute par quelques circuits plus ou moins légaux se faire du pognon sur mon dos, ça, ça m’énerve prodigieusement.

Ce sale type a une plus belle voiture que la mienne et ne dois sans doute pas payer d’impôts.

La prochaine fois je le coince et je le photographie en argentique ! Chiche !

14 ans plus tard, je me rends compte que ma colère n’était en fait qu’une jalousie, car oui savoir que des personnes ont assez de talent pour s’enrichir avec les poubelles des autres, vient me questionner sur mes propres capacités et sur mon rapport à l’argent. 🙄