Les photos de la semaine

Car oui cette fois trois choses à montrer car la semaine a été riche…

Mercredi au pub j’ai enfin goûté à un plat de junk food mondialement connu : les corn dog (une saucisse de hot hog frite dans de la pate à beignet). C’était magique !

Jeudi les enfants ont trouvé une jeune corneille tombée du nid et j’ai tenté de m’en occuper en suivant les prescriptions de la LPO que j’ai joint par téléphone. Il fallait la placer le plus haut possible dans l’arbre pour qu’elle reprenne contact avec ses parents… Je changerai la photo (là c’est avec le zoom de mon téléphone bas de gamme) dès que j’aurai retrouvé le Nikon D300 car j’ai fait des photos rigolotes avec cet oiseau que j’ai ramené dans la salle éducative pour le calmer avant de lui faire un nid avec une cagette et de le l’y déposer…

Et là je rentre du zoo de Mulhouse que j’ai revu dans le cadre de mon travail car oui c’était ma seconde journée de « répit » avec 4 enfants et une collègue. Des tas d’enclos vides, des animaux de moins en moins nombreux et une tristesse emprunte de lassitude qui se lit sur le visage de ce petit primate que j’ai photographié.

Karaoke

J’ai toujours trouvé cette activité ringarde et populiste mais hier soir après une semaine horrible au boulot accompagnée comme d’habitude d’un cortège de remises en cause, j’avais vraiment besoin de sortir et de voir des gens pour prendre de la distance vis à vis de mon travail.

Et puis, pour être franc, ça faisait un moment que j’avais envie de tester cette activité, et du coup je dois avouer que j’ai été très agréablement surpris.

Le karaoke au pub s’est révélé être une expérience de socialisation transgénérationnelle où les enfants, les jeunes, les adultes, les anciens, se lancent et chantent et allant parfois jusqu’à animer la salle en invitant le public à les suivre. Entre les vrais talents et les gens qui chantent faux avec ou sans alcool pour les désinhiber et qui s’en moquent, il y a de quoi expérimenter toute une palette de sensations et tout ça entre amis. Un grand merci à Fred de m’avoir invité et d’avoir fait la photo de l’article d’aujourd’hui. (Mon portable n’avait plus de batterie pour ramener une photo de cette soirée).

Et moi dans tout ça ?

Et bien j’ai chanté trois fois, Loosing my religion de R.E.M , une chanson dont je ne me souviens plus et enfin Nights in white Satin des moody blues. Les gens disent que c’était bien, mais je sais très bien que j’ai été mauvais. Mais qu’importe, j’ai chanté sans être sous l’emprise de l’alcool (deux bières de 8h00 à 01h30) mais juste sous l’emprise de l’envie de passer un bon moment et je ne regrette rien. Bien au contraire, je commence à me demander si je ne dois pas prendre des cours de chant histoire d’acquérir des techniques pour progresser dans cet art histoire d’en tirer encore plus de plaisir. 🙂

With a big help from my friends

Il est un peu plus de 20h00 et je ne réalise toujours pas mon bonheur. Mon ami Fred a rendu l’impossible réel ! Mon terrain est enfin nettoyé, le pré avec des pissenlit géants est redevenu une pelouse que j’aurai à cœur de tondre de façon régulière pour ne plus jamais me faire avoir. 🙄

Alors merci à toi Fred qui a travaillé très dur deux jours de suite pour rendre ce miracle possible et merci aussi à mes gentils voisins (qui me lisent aussi ) et qui m’ont autorisé à jeter branches et herbes coupées au fond de leur immense terrain. 😀

Et sinon oui, dans le fond vous voyez que les haies ont été colonisées par du sureau. J’attends la fin de la période de nidification (ces haies sont pleines de nids) et aussi une dernière récolte de ces baies pour raser tout cela et installer des parois en piquets histoire de pouvoir profiter de mon terrain pendant cet été ! 😎

Léo l’escargot sauvé du frigo

C’est avec beaucoup de plaisir que hier matin pendant l’atelier cuisine nous avons découvert un escargot dans le sachet d’épinards.

Le pauvre gastéropodes semblait mort suite à l’asphyxie et à l’hypothermie mais après l’avoir délivré, je l’ai réchauffé avec de l’eau à peine tiède puis je l’ai mis dans un coin histoire de voir si il allait reprendre vie.

Et ça a marché pour la joie de la moitié des enfants et les cris d’angoisses de l’autre moitié qui semblait découvrir l’existence d’une autre forme de vie…

J’ai mis ce survivant dans le jardin de l’école.

Il aura sa chance surtout avec toute la pluie qui va tomber à partir de lundi. 😎

Marty

Parfois je fais des choses bizarres comme emmener mon chat au restaurant car je trouve ça drôle.

Et parfois mes idioties se révèlent être génératrices de choses positives come cela s’est passé hier.

Au moment où nous nous apprêtions à monter dans nos voitures pour rentrer chez nous, un chien errant (genre border collie mais pas sûr) a manqué se faire renverser deux fois devant nos yeux.

Ma collègue et moi ayant en commun l’amour des bêtes, décidâmes de lui venir en aide et cela n’a été possible que parce que mon délire du chat au resto et ma profonde fainéantise ont fait que la laisse du chat était encore dans la voiture.

Nous avons donc attrapé le chien, un gentil chien très bien dressé qui s’est laissé capturer et mettre en laisse sans protester avant de faire le tour du quartier. cela n’ayant rien donné nous avons fini par aller chez une vétérinaire qui a scanné la puce du chien (ouf, il en avait une) et nous a donné l’adresse de ses maîtres.

La soirée aurait donc pu se terminer en méga happy end, mais hélas nous avons découvert que le père de la propriétaire du chien qui est censé le garder, le laisse se balader dans le quartier et le frappe.

Je lui ai fait une mise en garde en lui rappelant qu’il était responsable si le chien commettait un dommage mais il s’en moque complètement et s’est même amusé à relâcher l’animal devant nos yeux en rigolant. Il nous a à peine remercié pour notre peine. Un sale type qui n’en a rien à faire de rien, c’est sans doute culturel…

Et sinon, oui, le chien a un nom, c’est Marty…

Merci Patrice

Le petit déjeuner royal de hier, vendredi matin. Souvenir de cette formule spéciale anniversaire proposée par Patrice qui tient le bar tabac où je vais déjeuner le matin avant de commencer le travail.

Mon petit plaisir coupable…

Pas de pain au chocolat car c’était vendredi saint mais un chocolat chaud pour calmer ces aigreurs d’estomac qui me dérangent depuis trois jours.

N’importe quoi

Aujourd’hui j’ai travaillé avec une collègue pour offrir une journée de loisirs à des enfants que nous accompagnons. L’expérience a été très riche mais aussi très lourde en enseignements sur les soucis des enfants que nous accompagnons.

Ce soir après avoir eu la petite Gisèle (prénom changé) collée à moi et refusant de retourner vers sa mère qui la néglige un peu, je me dis que la vie c’est vraiment n’importe quoi à l’image de cette assiette que je me suis faite au Flunch à midi.

Je ne sais pas si j’aurai pu être un meilleur père pour Gisèle que les hommes qui se sont liés à sa mère avant et je n’ai pas envie de sortir avec sa mère pour le vérifier. Je me sens juste triste, inutile et impuissant devant une souffrance évoquée tant de fois en travail d’équipe mais ressentie dans mon cœur pour la première fois.

Rester professionnel en gérant ses affects c’est pas simple du tout.

Mais plus le temps passe, mieux j’y arrive, et ça ne me rassure pas vraiment car j’ai l’impression de perdre une part de mon humanité. 😥