Summer Holiday #6 : Après la pluie…

Hier j’ai longuement parlé avec une éleveuse de siamois et orientaux qui m’a aidé à mieux comprendre les évolutions et les nouveaux standards de la race et des races voisines. J’ai aussi beaucoup pleuré en lui parlant de mon défunt compagnon. Bref, mon chat était un siamois seal point, et 19 ans plus tard ils ne sont plus trop à la mode, les gens préfèrent d’autres robes et d’autres races plus proches et plus rondes comme les thaïs par exemple.

J’ai aussi reçu un coup de téléphone d’une amie qui est à présent une ancienne collègue vu qu’elle a eu la chance de partir en retraite, cela m’a bien aidé aussi. Dans le monde réel je prévois d’aller voir mon copain mécano demain vers 16h00, c’est le seul qui a répondu à mes appels à l’aide.

Et je continue à chercher les élevages de siamois dans toute la France en utilisant des tas de ressources mais pas les petites annonces car c’est le repère des escrocs.

Pendant ce temps là les herbes folles courent en riant sur les pavés autour de ma maison, j’ai supprimé les arbres qui poussaient dans l’allée mais je dois encore arracher des tas d’autres herbes. Mais ça bloque, je n’y arrive pas. J’ai envie de me mettre dans mon lit roulé en boule et d’attendre que l’été passe.

C’est ça la dépression ?

Peut-être mais vu que je n’ai pas le temps de jouer à ça je me secoue et je lâche le clavier.

Il est 15h00 heure de mettre les bouchées doubles dehors.

Summer Holiday #5 : Orages

La maison est toujours aussi morte, ma mère et moi nous ne nous parlons pas noyés chacun dans notre chagrin mais ayant tous deux une façon différente de le gérer.

Et c’est dans ce contexte que l’orage s’est pointé, enfin pas un orage mais bien des orages qui tournent et retournent autour de la maison. Je pense à mon pauvre Valentin dans la terre, lui qui détestait l’eau le voilà bien servi, mais bon j’espère que de là où il se trouve à présent il s’en moque un peu.

Du coup je pleure un peu moins, je n’arrive pas beaucoup à manger et je n’arrive pas encore à me mettre à travailler ou à faire de la musique. Après le dimanche en famille de hier, je me suis rendu compte que j’avais besoin de contacts humains pour sortir la tête de l’eau. J’ai donc envoyé deux S.O.S un au copain mécano et un autre à mon ancien prof de guitare pour tenter de les retrouver pour mettre mes doigts dans de la graisse ou sur des cordes.

Je tente aussi de chercher un nouveau compagnon car je sais que seul un nouveau siamois pourra aider cette nouvelle blessure à guérir même si quelque part je culpabilise de faire une telle démarche. J’espère que Valentin comprendra que je ne peux pas vivre sans la présence d’un des membres de sa famille de félins.

Et j’espère le retrouver avec tous les chats que j’aurai tendrement aimé dans le prochain monde lorsque j’en aurai fini de souffrir ici-bas.

Summer Holiday #4 : Dimanche en famille

Aujourd’hui je pleure toujours par moment et là le simple fait de l’écrire sur le clavier suffit à embuer mes lunettes. Mais aujourd’hui mes deux sœurs sont venues pour passer l’après midi avec nous, c’était plutôt sympa et ça m’a fait du bien.

J’envisage même des choses un peu folles comme aller à Cannes passer une semaine dans une location proche de la mer et passer par un élevage de siamois que j’ai repéré pour m’y choisir un nouveau compagnon.

La moitié de la famille n’est pas très emballée par mon projet, l’autre moitié m’offre son aide pour le concrétiser. Ma mère aimerai elle aussi revoir la grande bleu puis le grand bleu dans les yeux d’un nouveau chaton siamois… 🙄

Summer Holiday #2 : Un nouveau trauma

De retour du vétérinaire mon chat a commencé à montrer des signes de plus en plus inquiétants. Incapable de boire, de manger puis de bouger. La nuit a été horrible je n’ai pas dormi du tout et je l’ai veillé comme j’ai pu. J’ai aussi du nettoyer des flaques d’excréments liquides et nauséabonds.

A 3h30 ce matin j’ai envoyé un SMS à mon copain pour annuler notre sortie à Besançon.

J’ai dormi un peu et voyant la souffrance de mon pauvre compagnon j’ai contacté le vétérinaire. Je vais donc l’accompagner pour son dernier voyage tout à l’heure.

Ce soir ce chat qui a vécu avec moi pendant 19 ans et qui était le seul être qui me faisait des câlins va donc mourir.

Encore un traumatisme à gérer, cet été s’annonce comme le plus difficile de mes étés… 😥

Summer Holiday #1

Et voilà, ce sont les vacances ! Alors tout d’abord bon anniversaire à ma collègue , l’une des trois femmes au monde capables de me supporter. 😆

Ce matin pour le second jour de suite mon chat regarde sa gamelle comme si il avait oublié comment faire pour manger et pour boire. Il demande à sortir et a vaiment un comportement bizarre. Bref, je dois avoir un chalzheimer !

Du coup retour chez le véto ce matin pour une révision ( perfusion d’eau salée et injection d’anti nauséeux) et je vais aussi reprendre le gavage à la seringue.

Mais bon demain je me prends une journée de répit puisque je vais passer la journée à Besançon avec le copain histoire de l’aider pour un RDV paramédical et de se faire un road trip pour tenter de revivre un peu notre jeunesse…

Du coup pour ce premier jour je vais arrêter là et préparer mon excursion.

Extra holidays #11 : Territoire perdu

Plus le temps passe, plus je me rends compte que j’ai de plus en plus de choses en commun avec mon vieux siamois âgé de 19 ans. Je compense avec la bouffe, je n’aime plus trop être seul et si je pouvais passer la vie dans mon lit je le ferai volontiers.

Mais une autre similitude dans nos expériences de vie vient de se révéler à moi, nous avons tous les deux perdu notre territoire.

Mon chat n’ose plus sortir de la maison ou alors 30 secondes car des autres chats plus jeunes se sont appropriés notre jardin et n’attendent qu’une chose : le chopper pour lui foutre une raclée histoire de bien lui faire comprendre qu’il doit rester à la maison et que mon jardin n’est plus son territoire.

De mon coté aujourd’hui j’ai voulu ressortir la tondeuse pour tenter de lancer une nouvelle offensive contre la forêt vierge qui me sert de pelouse mais l’arrivée de trois bonhommes demeurant dans la maison d’à coté m’a dissuadé. Ils s’installent sur l’immense terrasse qu’ils ont bâti contre mon jardin, le fait qu’ils soient en hauteur les rends encore plus présents, j’ai l’impression qu’ils sont chez moi. J’ai beau baisser la tête, faire comme si ils n’existaient pas, je sens leurs regards, leurs jugements. Je les imagine même penser des trucs du genre : « Tiens voilà le gros tas d’à coté qui va essayer de tondre sa forêt vierge avec sa petite tondeuse électrique, mais quel con ce type, en plus lui il ne travaille pas en Suisse, il n’a pas de bonne femme… Mais quel looser… »

Et du coup je fais comme mon chat je rentre à la maison la queue entre mes jambes.

Je ne supporte plus ce vis à vis, les palettes mises à la hate aujourd’hui par ces voisins avec qui je n’ai jamais échangé un mot, ne suffisent pas à calmer mon malaise. J’imagine peut-être les choses mais l’absence total d’échanges entre eux et moi et les regards qu’ils me lancent ne peuvent que me pousser à envisager de leur part un mépris de classe et de culture. J’aimerai avoir assez d’argent pour faire un mur de trois mètres pour pouvoir enfin profiter à nouveau de mon jardin.

Cela n’est hélas pas possible, du coup une seule solution : travailler le mercredi après midi. Et maintenant ? Et bien rien de spécial, je vais retourner trier le bazar dans mon garage… 😥