Oui, je rentre de Besançon, le voyage dans le 9 places m’a tué surtout que j’étais le conducteur. Du coup pour ce soir je simplifie pour vite aller me coucher.
I was on a train…
Photo faite sur le chemin de retour des vacances à travers la vitre d’un train. Je suis retombé dessus et je me suis rappelé que je l’aimais beaucoup pour des raisons que je ne parviens pas à expliquer.
Dimanche prochain, normalement, il y aura du neuf car j’ai pas mal de films à développer et un pont pour avoir le temps de le faire.
Peut-être même l’envie d’en refaire dans la foulée ! 😆
Prépar hatifs
Tendres souvenirs…
Archive du mercredi 3 mai 2006
Cher Francis,
La journée d’aujourd’hui a été marquée par de nombreuses choses.
En premier lieu j’ai eu droit à un retour inattendu, celui de tous les philosophes qui m’avaient été présentés lors de mes années de lycée. Ils me sont tous tombés dessus à commencer par Descartes avec son cogito puis Rousseau puis Kant… Ces grand hommes se sont rappelés à mon bon souvenir par le biais d’un génial cours philosophique sur la place du sujet dans la relation éducative.
Cela m’a fait chaud au cœur d’avoir des nouvelles d’eux par une autre personne, mais je dois avouer que mon plaisir a été plus grand encore à la fin du cours quand ils m’ont lâchés. En effet tels des cousins qui viennent nous voir tous les 5 ans, ces grands esprits s’installent chez nous et deviennent si envahissants que l’on est au final plus heureux de les voir repartir que de les accueillir.
Mais le vrai événement marquant de la journée a été pour moi le fait d’être invité dans l’heure de midi par des collègues de promos à visiter l’appartement qu’ils occupent en collocation.
Sachant qu’ils liront ces lignes, je tiens à leur présenter mes excuses vis à vis du fait que j’aurai dû leur dire ce que je vais écrire avant de te le confier à toi, mon cher Francis.
Le fait d’être invité à visiter leur lieu de vie commun a été pour moi un grand plaisir et ce dès l’annonce de leur intention. En effet par ce geste, mes collègues me témoignaient une attention particulière très touchante qui semblait dire que malgré ma conduite souvent exubérante et troublante, ils acceptaient tout de même de tenter de créer des liens entre nous.
Une fois arrivé à l’appartement avec cette joyeuse bande, je compris que la gentillesse de mes hôtes ne se résumait pas à cette simple attention. En effet, inviter quelqu’un chez soi n’est pas un acte anodin.
Ouvrir sa porte à l’autre est bien au contraire un acte fort qui demande à celui qui le pose de renoncer à une partie de son intimité et de prendre le risque de laisser les lieux qu’il habite parler de lui quitte à être jugé par un visiteur crétin. Les lieux que nous habitons parlent de nous très fort, surtout lorsque comme dans le cas de l’appartement de mes collègues, ils sont investis par les personnes qui y résident.
C’est donc un très bel acte de confiance.
Je remercie donc à cette occasion tous ceux qui m’ont accueillis et qui m’accueilleront chez eux. Merci donc aux trois joyeux compères dont le lieu de vie m’a ému par sa chaleur. Je ne vais pas tout te raconter de cette visite afin de préserver l’intimité des ces personnes. Je vais juste te parler de deux murs recouverts de petits cadres en bois de couleurs différentes sur lesquels sont écris à la manière de grandes citations de personnages illustres, des phrases prononcées par leurs collègues de promo.
J’ai ainsi passé de longues minutes à lire les traits d’humour souvent involontaires de mes comparses avant de me rendre compte que moi aussi j’étais à l’honneur sur ce tableau si drôle et si insolite. J’ai vraiment été touché par ce geste plein de complicité. L’esprit de promo que je croyais mort était là sous mes yeux…
Sinon j’ai tenté de passer la journée à boire de l’eau, ce liquide dans lequel on se noie et qui fait rouiller… Je dois dire que j’ai bien eu du mal à finir ma bouteille…
Pour moi ça va être coton de devenir hydrophile. ( Je vous paye le cadre ?)
En repartant vers la gare l’esprit encore chaviré par ces petits événements, je découvris le long de mon parcours que des boulangers avaient mis au point une fête du pain. J’en profitait pour acheter quelques croissants et bretzels encore tièdes et pour poser une question existentielle au professionnel très jovial qui me servait.
Et oui Francis, j’ai encore osé poser la question du pourquoi les petits pains sont recouverts de sucre. Après avoir compris à ma physionomie que ce n’était pas une plainte mais une vraie question, ce brave homme eu un moment de silence avant de me déclarer avec un fort accent alsacien:
– Ben parce que c’est bon, pardi !
D’un seul coup cette question à la con qui me hantait depuis des années disparaissait annihilée par cette réponse pleine de bon sens qui lui était apportée. La logique de cet homme m’avait montré qu’à force de chercher des raisons d’être et des significations pour toute chose et pour tout acte, je commençais de perdre de vue l’essentiel.
Comme quoi les philosophes ne sont pas que dans les livres
Pêcheur de rêves
Premier, mais…
Ce jour de premier mai j’étais le premier au pub pour vérifier si il était ouvert avant de revenir pour m’installer afin de déguster une dernière fois un de ces fabuleux fish and chips.
Mais je me suis mis au comptoir, c’est la place des hommes seuls qui ne supportent pas les regards des gens en terrasse quand ils rentrent dans la salle.
Et là cela sera la dernière fois que j’irai ce mois-ci car entre mes dépenses et les soucis à plus ou moins long terme, mon plaisir de dégustation s’en retrouve gâché.
Ce soir…
Ce soir j’aurai pu te parler des deux concerts auxquels j’ai assisté la nuit dernière. Te dire que le premier n’était pas assez mélodique pour être à mon goût mais que le second a été tout l’inverse et que j’ai vécu des moments incroyables comme par exemple le moment où le bassiste d’un des groupes a sauté dans la foule en continuant de jouer alors qu’autour de lui une nuée de mecs bien vénères tourbillonnaient en se rentrant dedans. Je pourrais te raconter plein d’autres moments comme ça et te dire qu’au final je suis triste de ne pouvoir garder comme souvenir que ce genre d’image moche car mon téléphone est un modèle bas de gamme :
Mais non pas envie !
Ce soir je pourrais aussi te raconter que j’ai vu à ce double concert de métal des parents amener leurs jumelles roses (non pas pour voir de loin mais pour leur montrer la scène de tout près) :
J’aurai pu faire un article rigolo en imaginant la vie de ces gamines nourries au métal dès leur plus jeune age… A quoi ressemble leurs barbies, ce qui se passe quand les garçons les embêtent… Le genre de délire qui m’amuse bien… Mais non pas ça non plus…
Ce soir je pourrais aussi te parler de Mathieu, mon ami le luthier qui, toujours pendant ce double concert présentait dans le hall ses dernières créations avec sa femme :
Mais non, sinon je vais finir par vendre des choses pour lui demander de me fabriquer une basse selon mes envies !
Alors ce soir je pourrais aussi te parler de cet article trouvé dans le journal que j’ai lu ce matin en buvant mon café au bar tabac près de l’école :
Mais non, c’est trop débile comme histoire…
Je pourrais aussi te parler des enfants que j’accompagne qui après une pause de plusieurs semaines ne savent plus utiliser une paire de ciseaux :
Mais non, je ne veux pas les ostraciser, ça ne servirai à rien !
Ce soir je pourrais te raconter que j’ai vu ma tête sur la photo de classe et que je ressemble à un SDF hyper obèse, vieux et malade et que ça me donne envie de me pendre, mais non car je préfère oublier.
Alors au bout de tout ça je ne vais retenir qu’une seule chose pour cet article « perso » du jour c’est que ma collègue m’a glissé un mot gentil aujourd’hui en disant qu’elle reconnaissait que j’avais la capacité de gérer certains enfants du groupe d’une façon différente pour débloquer les choses tandis que elle de son coté arrivait à faire écouter d’autres enfants du groupe que moi je n’arrive pas à faire obéir. Bref nous sommes complémentaires et du coup le vieux SDF obèse et malade de la photo sert encore à quelque chose !
C’est là dessus que je veux finir !
Écrire ça et aussi me promettre à moi-même de changer de coupe de cheveux. Après tout je paye très cher une coiffeuse visagiste depuis mon enfance, elle saura donc me conseiller si j’abandonne mon idée débile de me laisser pousser les cheveux pour avoir un look métal. 😆
Rush…
Il est 17h30, je dois expliquer à ma mère que ce soir je vais à un concert et que avant je suis invité à manger. Je lui ai acheté de quoi manger mais ça va être compliqué de le faire passer, au propre comme au figuré, donc non pas d’article ce soir !
Springdays #10: Pinned in a hole for a day
Aujourd’hui c’est mon dernier jour de vacances, c’est aussi la journée mondiale du sténopé ou Pin Hole Camera. Mais bon, vu le temps j’ai du me battre très fort pour ne pas en faire un jour « pinned in a hole » (épinglé dans un trou), En clair, pour ne pas rester au chaud chez moi devant mes écrans.
Je suis donc sorti et j’ai fait 6 photos au format 6×12. Là je vais me reposer histoire de digérer et d’échapper au harcèlement de mon chat pour qui jouer n’est pas un passe temps mais une question de survie. Ce soir je compte bien développer en utilisant mon manchon de chargement, on verra bien ce que ça donne ! Ce qui est drôle dans la photo au sténopé c’est que l’on ne sait pas ce que l’on aura dans le cadre, en plus là en 6×12…
Voilà c’était encore bien rigolo comme délire et c’était encore une bien belle journée en dépit du temps exécrable. Demain on reprend le cours habituel des choses sauf si il se passe un truc mercredi qui va me donner l’envie de le partager !
Springdays #09 : Happy Hours
Aujourd’hui je me suis encore régalé au propre comme au figuré.
Une après midi avec les fans de cartes Pokémon pour tester mes connaissances et me rassurer en voyant des personnes bien plus crédibles que moi développer la même addiction pour ces bouts de carton.
En rentrant je découvre que mon voisin adoré a sauvé mon mirabellier ! Je suis à la fois honteux de ne pas avoir été là pour l’aider pour des raisons futiles de cartes Pokémon et très heureux et reconnaissant pour le service rendu.
Et là comme si ça ne suffisait pas au niveau du bonheur ressenti, une annonce sur Facebook m’informe que de 18h00 à 20h00 les bières sont à moitié prix au pub du village ! Je m’y rend avec un couple d’ami pour une bien sympathique soirée en poussant le vice jusqu’à commander un fish and chips artisanal d’une très haute qualité, un vrai rêve ! Le tout sous un beau ciel bleu en terrasse car après 8 jours le beau temps était de nouveau de retour.
Alors non, je n’ai pas abusé mais j’ai tout de même bien profité de cette bien belle journée. 😎











