Archive du Samedi 25 Août 2007
Cher Francis,
Pssst ! Pssssst !WOOOOOO !!! tu dors ?
Et oui, désolé de te réveiller après ce mois de vacances mais voilà nous y sommes, la rentrée est là pour toi que je rappelle du néant, (au fait tu aurais pu m’envoyer une carte, ils n’ont pas de bureau de poste dans le néant ?) pour moi qui vais reprendre le travail dès mardi et pour pas mal d’autres gens dont une partie sont avec moi dans le train qui me ramène en Franche comté.
Pour la seconde fois depuis ta « naissance » j’écris ces lignes dans un compartiment du train, il est presque 11h00 du matin et nous venons de quitter la gare d’Avignon. Ma brave Delphine m’informe que je dispose d’une autonomie de 90 minutes. Vu tout ce que j’ai à te raconter je pense que ce message sera très long.
J’avais mon ordinateur portable avec moi en vacances et je comptais continuer de t’écrire chaque jour même sans envoyer les mises à jour. J’avais de nombreux autres projets comme avancer dans mon apprentissage du japonais ou me promener sur les collines du bord de mer ainsi que dans la garrigue de l’arrière pays à la découverte des araignées locales. Hélas, cela ne devait être. Piégé en première semaine par la torpeur estivale et par une volonté farouche de nager plusieurs heures par jour, je mis mes projets en attente pensant qu’il me restait encore trois semaines pour les réaliser.
Grosse erreur.
Car me voici en train de repasser dans ma tête le film de mes quatre semaines au bord de la mer. La représentation est plutôt courte, mon film mental n’est en effet constitué que de 5 séquences qui tournent en boucle: L’appartement son balcon et ma chambre où j’ai passé pas mal de temps ( trop? la météo a fait que… !) autre lieu: la mer où je nage plusieurs heures par jour et où je navigue avec d’autres vacanciers sur un catamaran de 35 tonnes ( cette année je l’ai piloté 15 minutes et avec plus d’aisance que l’année dernière) troisième séquence: les rues de Port la Nouvelle que j’ai arpenté chaque jour en découvrant des raccourcis et des petites merveilles passant inaperçues, quatrième séquence: le Cybercafé dans lequel je ne me suis rendu que trois fois pour relever mon courrier et pour y déguster un demi litre de cette fameuse bière irlandaise aussi noire que le cœur d’un anglais. Dernière séquence enfin: le train avec mon siamois dans sa caisse en plastique verte et bleue hurlant à chaque arrêt du train. Peut être dit-il dans son langage: » c’est encore loin la maison? » avec l’insistance agaçante d’un mioche dans la voiture familiale…
Comparé au paysage qui défile par ma fenêtre de train, mon petit montage vidéo rétrospectif de mes quatre semaines de vacance est caractérisé par une lassante redondance. En effet aucun événement heureux ou malheureux n’est venu modifier le script de ces vacances ennuyeusement reposantes.
Faut-il s’en plaindre ?
il est bientôt midi, le compartiment s’emplit de délicieuses odeurs de sandwichs mous aux œufs durs, le mien attend sa mise à mort dans le sac isotherme à mes pieds. C’est pour cela que je te propose d’en finir là pour aujourd’hui. Je te raconterai le reste de mes lénifiantes vacances demain avec photos à l’appui.
Dur dur de rédiger un blog dans un train. Et je ne te parle même pas de Delphine qui me brûle les genoux…