Un dictionnaire pas comme les autres

C’est l’été et pour les plus chanceux c’est donc le moment de partir en vacances, certains en pays anglophone. Et même si l’on maîtrise un peu l’anglais, si l’on veut aller plus loin dans la rigolade et le délire, il est de bon ton de connaître un peu d’argot.

Si tel est votre désir, ou si comme moi vous aimez découvrir des expressions fleuries, le site urban dictionary est fait pour vous !

Il s’agit d’un site collaboratif c’est à dire qu’il est alimenté par les propositions des internautes, ce qui permet de découvrir une très grande palette d’expressions argotiques, une réserve intarissable d’injures et aussi des pratiques à faire rougir un marin habitué aux bordels les plus sordides…

Pour ma part je l’utilise quand de passage sur un réseau social, je découvre une expression imagée dont je ne connais pas le sens. J’ouvre donc ce site pour faire une recherche et ce que je découvre alors est parfois comme dire… désarçonnant ! Mais bon il en faut beaucoup pour m’impressionner et je compte bien continuer d’étudier cette partie ultra vivante de cette langue que j’aime tant.

Bon, demain on entre dans le mode vacances du blog, huitième été sans partir… 😥

Les journées d’activités

Les enfants que nous accompagnons et qui sont donc en situation de handicap mental, enfin plus ou moins, ont une autre malchance, c’est de n’avoir que la moitié des vacances scolaires. C’est donc un peu la double peine pour eux.

Mais au niveau de l’équipe nous tentons de leur proposer des activités différentes et à l’extérieur. Ce sont un peu des défis… Jeudi le défi était de survivre à un atelier cuisine que j’animais, hier lundi écrire un court métrage le matin et le tourner l’après midi et enfin aujourd’hui une journée de pêche avec pour défi de réussir à pêcher au moins un poisson par personne. (J’en ai pêché 5 de ces petits poissons justes bons à être rejetés à l’eau). Mais qu’importe cette activité est très positive pour les enfants qui y trouvent des tas de réponses à leurs difficultés.

Ces trois journées qui se sont très bien passées m’ont redonné de la motivation et l’envie de refaire encore mieux pour les prochaines journées d’activité (au fait c’est moi qui a inventé cette désignation, avant on disait « les vacances »). Bref moyennant un peu de folie et en pensant aux vacances qui arrivent demain à midi, le moral reprend du poil de la bête ! La preuve la photo du jour, aussi stupide que débile.

Pièges à touristes

Vous connaissez toutes et tous l’expression « Piège à touristes » qui désigne une attraction de qualité ou non qui n’a pour but que de récupérer la manne financière des touristes en vacances. Mais voici qu’un artiste de rue a décidé de revisiter le concept mais cette fois au premier degré.

Oui vous l’avez compris, en ce moment sur la côte d’azur, l’artiste de rue « TooLate » qui à l’instar de Bansky cache son visage et son identité, a décidé de dénoncer les ravages que le tourisme de masse cause à l’environnement du littoral en utilisant des tapettes géantes destinées à capturer les touristes.

Sur Instagram, il se fend d’un mode d’emploi pour le piège à touriste parfait : « placer le piège dans une zone infectée par les touristes (le bord de mer par exemple), fixer un appât sur la partie droite de la tapette : cornets de glace, gaufres au sucre, produits locaux… Attendre que le nuisible se fasse piéger et pour finir : profiter d’une ville propre sans pollution et sans déchets ! »

TooLate est un habitué des provocations et des coups d’éclat sur la Côte d’Azur. L’année dernière il avait exposé sur la Promenade des Anglais un paquet de cigarettes géant, rempli de 10.000 mégots ramassés sur la plage.

Le souci avec tout cela c’est que son oeuvre fait rire plus qu’elle ne dérange, les touristes rigolent, se photographient et se filment vers les tapettes à touristes sans comprendre le message qui est derrière. De toute façon c’était perdu d’avance, leurs cerveaux sont en vacances…

Irrésistible !

Cela faisait des mois que je rêvais de manger une fondue avec des amis en suivant une formule très particulière proposée au village. Hélas cela ne s’est pas fait faute de places. De plus le gars qui proposait cette prestation a décidé de tout arrêter.

J’étais donc là frustré et rêvant de fromage suisse fondu lorsqu’une dame de passage chez mon dealer de gras local m’a rappelé mercredi dernier que son restaurant pour lequel elle ne fait aucune publicité proposait des fondues et que le samedi midi il n’y avait presque pas de monde. C’est juste parfait; j’aime la fondue et je déteste les gens.

Du coup même si aujourd’hui il fait 37 degrés je suis allé manger une fondue suisse moitié moitié précédée d’une bière fraîche. C’est à cette occasion que j’ai découvert une nouvelle façon de déguster ce plat que je pensais pourtant bien connaître : On plonge le pain dans le verre de Kirsch avant de le plonger dans le fromage fondu. Ca change tout et ça permet de bien mieux digérer ! Ils sont forts ces suisses… 😯

Archive détonnante

Archive du vendredi 14 juillet 2008

Cher Francis,

       Ce matin mon sommeil a été interrompu non pas par le scintillant soleil d’été mais par des explosions répétées. Après m’être rappelé que je ne vivais pas à Beyrouth, je me rendis compte que ce vacarme avait un lien étroit avec la date du jour.

14 juillet. Fête nationale. A l’origine de tout cela un épisode de la révolution française, la prise de la bastille, où de nombreuses personnes étaient enfermées par lettre de cachet. Un symbole du pouvoir arbitraire en somme…

Le plus drôle dans tout cela reste sans doute l’identité du véritable instigateur de cet événement. En effet ce célèbre personnage évacué de la bastille le 12 juillet 1789 avait passé sa journée du 11 à hurler par sa fenêtre à l’aide d’un seau en fer transformé en porte-voix que les embastillés étaient torturés par leurs geôliers… 

Ce personnage pour qui j’ai un grand respect n’est autre que le Marquis de Sade.

Sinon, ce rappel annuel de la révolution française est aussi pour moi l’occasion de me faire réfléchir sur le concept de révolution, de comprendre qu’à l’occasion de tels épisodes historiques les masses sont manipulées par une petite partie de la population qui finit par leur confisquer leur révolution pour leurs profits particuliers. Le pouvoir ne fait que changer de mains en causant de nombreuses morts. Les petites gens continuent de souffrir mais espèrent des jours meilleurs tout en comptant les quelques pièces et petits avantages sociaux que l’on a bien voulu leur donner pour ne pas qu’ils retournent dans la rue.

Enfin le 14 juillet est aussi pour moi l’occasion de me livrer à des gamineries pyrotechniques.

Ce sera la photo de dimanche.

Bon je te laisse chanter la marseillaise, n’oublies pas de faire comme ma grand-mère qui rajoutait systématiquement « tas de cochons » à la fin de notre belliqueux hymne national.

Il faut dire qu’elle l’avait entendu dans deux guerres successives cette sanglante chanson, de quoi la dégoûter de cette sordide mélopée… 

En attendant l’orage

Aujourd’hui a été une journée très éprouvante au travail (car oui je ne suis toujours pas en vacances). J’avais préparé une sortie photo avec les jeunes et cela s’est transformé en bagarre avec un des jeunes (le crocodile dundee) s’est fait rétamé par un autre plus grand et vexé, est parti en courant vers la route. J’ai eu pile poil le temps de le rattraper car non, il ne s’arrêtait pas ce petit con!

Une fois que je lui choppe le poignet gentiment et que je l’ai rassuré, il accepte de rejoindre le groupe et se calme, mais bon l’alerte a été chaude et moi j’étais au bout de ma vie. La température était vers les 35 degrés et courir avec mon poids et cette canicule ça m’a achevé. Du coup nous avons passé le reste de la journée dans l’établissement, bien qu’il ne soit pas climatisé, ça restait mieux que de transpirer dans les parcs. Parcs dans lesquels je ne voulais plus risquer les les emmener vu le comportement du matin.

Puis aller chez le vétérinaire car oui monsieur Valentin siamois de 19 ans ne veut plus manger et a de nouveau besoin d’être perfusé. Ce sera jeudi à 17h30, les copains du boulot qui voulaient faire la fête vont encore gueuler, mais voilà mon chat passe avant eux.

Et tout ça dans un contexte d’alerte maximale aux orages…

Donc après avoir dépensé des milliers d’euros pour ma 309 et ne voulant pas risquer que ma 208 soit détruite par l’orage je suis donc rentré vers les 18h00 pour tenter de finir le rangement du garage mais en vain. C’est donc là que mon amie Patricia est arrivée et que j’ai osé lui demander de prendre Toshiyuki pour cette nuit. Un grand merci à elle et à Erik son mari d’avoir accepté, je peux donc maintenant dormir tranquille même si il tombe des balles de golf, mes deux voitures sont dans des garages.

Alors oui, tranquille pour les voitures, mais pas pour mon avenir.

Aujourd’hui a été un test éprouvant, à 50 ans j’ai eu beaucoup de mal à gérer un groupe de 6 ados. Mon poids, la chaleur et ma fatigue n’ont pas aidé mais bon je remarque que je vieillis et que je n’ai plus vraiment envie de faire des miracles pour ces temps de vacances où je dois travailler pour justifier mon salaire quitte à appliquer une double peine aux enfants. Tu es en situation de handicap : tu as la moitié de tes vacances.

Et je dois tenir jusqu’à 70 ans comme ça… Dernier échelon de revalorisation de mon salaire à 62 ans… Je pense très sincèrement que je vais mourir au travail.

Pas de jaloux !

Après l’histoire larmoyante de Scooter, le chien le plus moche du monde racontée lundi dernier, je me dois de rétablir l’équilibre avec une autre histoire larmoyante pour cette fois le clan adverse, celui des chats.

Je vous présente ainsi Macaroni, un chaton mutant vu qu’il est polydactyle c’est à dire né avec 6 doigts (et oui les chats ont des doigts aux pattes il faut vous y faire) au lieu de 5.

À cause de ses 6 doigts par patte et de l’espace réduit qu’il avait dans le ventre de sa mère, Macaroni est né avec des tendons contractés. C’est la raison pour laquelle ses pattes avant étaient tordues après sa naissance. Comme Jacqueline, présidente de l’association Friends for Life Rescue Network l’explique, « les pattes restent coincées dans la même position pendant le développement et doivent être étirées au fil des semaines pour les aider à grandir correctement ». Les pattes de Macaroni étaient effectivement courbées vers l’intérieur, ce qui aurait empêché le chaton de marcher correctement et même de pétrir avec ses pattes avant comme tous les autres chats le font. Jacqueline l’a donc récupéré quand il avait seulement 4 jours pour s’en occuper intensivement.

Dès le début, Jacqueline a commencé par un programme spécifique de kinésithérapie pour détendre ses tendons. Après chaque biberon, soit à quelques heures d’intervalle, la volontaire massait et étirait les pattes du chaton. Progressivement, les tendons se relâchaient et l’état du chaton s’améliorait. Macaroni a même commencé à montrer sa personnalité. Le chaton roux joueur, câlin, curieux et intrépide n’a pas tardé à vouloir partir en exploration du haut de ses grosses pattes tordues et sa démarche chancelante.

La prochaine étape de la réhabilitation était la pose d’attelles pour aider Macaroni à positionner ses pattes avant sous lui. « Ses pattes sont juste un peu têtues, alors les attelles sont faites pendant quelques jours pour l’aider à franchir le seuil de mettre ses pattes sous lui. Au fur et à mesure qu’il grandit, son poids finira de redresser le reste », ajoute Jacqueline. Les attelles combinées à la kinésithérapie ont été particulièrement efficaces. Aujourd’hui, Macaroni va beaucoup mieux et cherche même une nouvelle famille d’accueil en attendant d’être prêt pour son adoption.