Toshiyuki : l’heureux dénouement
C’est le samedi 30 décembre 2006 qu’entrait dans ma vie Toshiyuki, ma seconde 309 GT. Payée 300 euros (6 billets de 50 euros) et entretenue à peu de frais, elle aura été ma loyale compagne pendant plus de 15 ans jusqu’à ce que la corrosion et l’étanchéité du moteur ne me pousse à la confier à un garagiste du coin qui l’avait gardée pendant plus de trois ans (le virus n’excusant pas tout), pour me la rendre avec les travaux non terminés.
Du coup, ne trouvant aucune aide nulle part, j’avais enfin obtenu l’aide inespérée d’un copain qui travaille dans un garage en Suisse voisine. Un petit garage spécialisé dans les « oldtimers » comme on les appelle. C’est donc lui qui a terminé tout le travail en moins de deux mois et qui a réussi à faire passer le contrôle technique à ma vieille compagne. Il a par ailleurs attiré mon attention sur les erreurs grossières commises par le garagiste (mauvaises bougies toute différentes, mauvais montage d’un disque, faisceau de fil coupé par l’alternateur car non remis en place par un collier de serrage…).
Mais voilà, après 5 ans de travaux ici et là et plusieurs milliers d’euros, ma chère 309, ma Toshiyuki est de nouveau dans mon garage avec une carte grise sur laquelle un sticker annonce que le prochain contrôle technique se fera en 2028 ! (Car oui je l’ai passée en véhicule de collection). Ma voiture est donc tout à fait en état mais pour plus de sécurité je vais demander à mon copain de faire refaire le maître cylindre et le master vac. On ne rigole pas avec les freins sur cette voiture capable de clouer au sol pas mal de voitures modernes au feu rouge. (105ch pour 950kg).
Bon, ça c’est la partie mécanique, mais cette voiture c’est juste tellement plus. Ma 309 GT a été ma première voiture et j’ai passé plus de dix ans à en retrouver une autre qui a pris la relève depuis donc bientôt 17 ans. Elle a toujours été là pour moi et ne m’a jamais laissé tomber.
Ce n’est pas une voiture, c’est juste une part de moi-même que j’ai retrouvée hier soir. Vous pensez peut-être que j’exagère mais pourtant vous le verrez, beaucoup de choses vont changer dans ma vie maintenant que je suis de nouveau moi à 309% 😆
La N en archive
Archive du lundi 7 juillet 2008
Cher Francis,
Cette fois c’est marre !
J’avais essayé de faire l’autruche mais une semaine après sa libération ,l’Ingrid continue de monopoliser les médias et de faire sangloter les chaumières avec son histoire.
Cette femme colombienne née à Bogota que l’on avait donné pour morte, ressort avec des résultats d’examens tout à fait satisfaisants. Au lieu d’exterminer les Farcs, on devrait leur demander de monter un club de remise en forme !
Cette politicienne pour qui tous les médias se sont rassemblés et pour qui des associations se sont crées dans toute la France est avant tout une richissime rombière ancienne de science Pô et amie des puissants au pouvoir, d’où cet attentisme particulier des autorités.
Le phénomène Ingrid n’est rien de plus qu’une industrie bien rodée faisant le jeu des médias en jouant sur les sentiments larmoyants des ménagères férues de culture Paris-Match. A l’heure où plus d’une centaine de français sont détenus dans le monde pour des raisons souvent injustes, avoir fait tout ça pour une riche politicienne et continuer à l’encenser est tout simplement indigne et irrespectueux. Société de l’image où le simple fait de passer à la TV fait de nous des héros et ce, peu importe nos actes.
Sur Internet dans les forums pas mal de monde manifeste son agacement face à cette histoire pitoyable vendue par les médias, hélas il n’est pas de bon ton de dire du mal de cette héroïne dont le seul mérite aura été de nous faire chier pendant six ans.
Le pire dans tout ça c’est qu’elle retourne dans son pays la semaine prochaine tout en prétendant de pas vouloir se présenter pour les élections de 2009 en Colombie.
Ben voyons…
Si elle se fait encore chopper et que l’on repart pour les violons et les bons sentiments, je créerai mon comité anti-Ingrid ! Chiche !
Long mais fascinant
Surveillance aérienne
Un copain m’a fait découvrir ce site impressionnant qui permet de surveiller en temps réel le traffic aérien en récupérant même les détails de tous les appareils dotés d’un transpondeur.
C’est le cas pour presque tous les avions y compris les avions de tourisme. On peut ainsi savoir quel est l’avion qui passe dans le ciel au dessus de nous, où il va, voire sa photo. On peut admirer le gros trou au dessus de l’Ukraine. On peut aussi hélas constater la densité du traffic aérien…
Mais bon ça reste un beau jouet que je partage avec vous, c’est ici.
Sentiments contrastés
Tout comme bon nombre d’entre vous, j’ai été choqué en visionnant la vidéo de la mort du jeune. J’ai senti une colère monter en moi comme lorsque j’avais vu « La haine » de Kassovitz. Je me rangeais donc à 100% du coté des indignés sans pour autant cautionner les émeutes qui n’ont fait qu’utiliser ce drame pour justifier des vols des destructions et surtout un concours entre gosses pour savoir quel quartier est le plus chaud en France.
Mais lundi en arrivant dans l’école où je travaille, j’ai vu les traces d’un incendie de voiture qui va tuer deux arbres qui ont eu le malheur d’être plantés de chaque coté de ce véhicule abandonné (et ce malgré les démarches de plusieurs personnes qui avaient demandé à la fourrière de l’enlever). J’étais donc déjà bien triste pour les arbres mais en arrivant dans la cour et en apprenant que des jeunes du quartier ont tenté de brûler l’école ce weekend en entassant des poubelles aspergées d’essence contre l’entrée principale, j’ai ressenti une énorme colère. Bravo au gardien qui les a fait fuir.
Là ce n’est pas un marchand de mort (de tabac) ou un revendeur de produits que je hais (téléphones portables accessoires de sport…) ni un brave commerçant que je ne connais pas ou un équipement dans une ville lointaine qui a été visé. Non, ici c’est une école qui a failli y passer, le cœur du quartier, mon école bordel !!!
Du coup j’ai été d’une humeur massacrante toute la journée et très sévère avec les jeunes que j’accompagne, des jeunes issus de l’immigration à qui je dois rappeler chaque jour qu’ils sont français avant tout. Non tu n’es pas arabe, ce mot ne veut rien dire, les gens qui habitent en Arabie Saoudite sont les saoudiens… Tu es français avec des origines algériennes du coté de ta mère et marocaines du coté de ton père. Je répète ça chaque jour mais en vain… C’est pas grave le métier d’éducateur n’a rien de magique, il faut apprendre à persévérer et à continuer d’y croire.
J’ai donc été très sévère avec certains de ces enfants qui ont été témoins directs ce weekend de la destruction d’une partie des équipements collectifs de leur quartier. Car oui, ils ont été impressionnés mais pas dans le bon sens, certains du fait du handicap, du jeune âge ou des deux combinés étaient très excités par toute cette violence qu’ils trouvaient cool et justifiée. Aujourd’hui encore, pendant une sortie, un des plus jeunes a mimé le geste d’un salopard qui met le feu à une poubelle. Là j’ai laissé ma collègue enseignante reprendre car j’avais déjà tenté plusieurs fois de raisonner ce jeune garçon, en vain… ma colère était très grande pour que je reprenne avec lui avec des mots calmes, posés et mesurés.
Chez chaque personne à commencer par celle qui dit le contraire se cache une forme ou une autre de racisme, pour ma part je pense que tous les être humains sont égaux en droit peu importe leur sexe, leur religion ou leur origine ethnique mais après ce weekend je commence à repenser très fort à certains aspects culturels du monde maghrébin avec lesquels j’ai beaucoup de difficulté.
Mais je dois oublier ces pensées qui pourraient m’entraîner sur un terrain glissant m’éloignant de mes convictions et valeurs.
Tant que je ne serai pas une victime directe de ces violences hypocrites ça devrait le faire…
Scooter, le chien le plus laid de la terre.
Cela fait bientôt 50 ans qu’une compétition très spéciale est organisé en marge du festival Sonoma-Marin à Petaluma en Californie. Il s’agit ni plus ni moins que de l’élection du chien le plus laid du monde.
La semaine dernière à l’occasion de l’édition 2023, c’est un chien de la race des chiens chinois à crête qui a gagné cette distinction dont il n’a que faire. Il n’y avait pas de quoi faire un article surtout après une journée pourrie comme celle que je viens de passer, mais voilà son histoire est tout de même peu commune et montre que ce pauvre animal a eu bien de la chance dans sa petite vie de chien moche…
Ah oui mais d’abord sa photo :
Scooter est un chien âgé de 7 ans appartenant à une race déjà pas vraiment séduisante pour la plupart des gens qui aiment les chiens, mais en plus le pauvre animal est né avec les pattes arrières inversées, Le bout de ses deux pattes arrières ne fait pas face à l’avant mais pointe vers l’arrière ce qui fait que le pauvre chien marche sur ses deux pattes avant et lorsqu’il est fatigué s’assoit sur son derrière en utilisant ses pattes arrières comme trépieds. Ce problème a été en partie résolu par le récent achat d’un fauteuil roulant qui met son arrière train sur roulettes ce qui lui permet de retrouver plus de mobilité.
Vous voyez aussi sa langue qui pend de façon si inquiétante que l’on s’attend à ce qu’elle tombe d’une seconde à l’autre. Scooter est aussi presque chauve en plus d’être nu…
Il faut dire que Scooter revient de loin et à de quoi être traumatisé. Amené chez un vétérinaire de Tucson en Arizona par un éleveur désirant le faire euthanasier à cause de son infirmité, Scooter a été sauvé par un bénévole d’une association de protection des animaux qui non seulement a empêché Scooter d’aller au paradis des chiens mais lui a aussi trouvé un foyer aimant.
Car ce chien aussi moche soit-il est un vrai trésor d’affection. Catherine Liang, une des juges du concours, a déclaré au New York Times : « De la manière la plus mignonne qui soit, il me fait penser à un hippopotame poilu.
Alors bravo Scooter d’avoir rendu le moche beau et tendance et longue vie à toi ! 😀
Le jour ou je suis devenu alpiniste…
… En montant sur la plateforme de la Faux-d’Enson à Roche-d’Or en Suisse. Au sommet de la structure d’une hauteur vertigineuse 😆 se trouve un QR code à valider pour faire la totalité des sommets alpins. J’étais donc bien devenu un alpiniste, non ?
Eurockéennes 2023, mon bilan
Cette année j’avais décidé de retourner aux festival des Eurockéennes après avoir méthodiquement séché chaque édition pendant plus de dix ans. Tout ça car il y avait le groupe des Wetleg une formation emmenée par deux jeunes filles distillant un rock aussi simple que rythmé et dont le premier album était sorti pile poil à la fin du confinement. C’était donc pour moi et je le pense vu leur succès, pour beaucoup d’autres personnes, la bande originale du retour à la vie, un hymne à la joie pop rock.
Il y avait aussi un groupe de métal avec une chanteuse ukrainienne que je me faisais une joie de découvrir.
Et il y avait surtout Sigur Ros, un groupe islandais dont la musique aussi planante que magique créé des ambiances qui me transporte dans ce pays nimbé de mystères….
Je me suis donc rendu au festival après une journée de travail sans passer par la case pot de retraite de la collègue avec qui j’ai travaillé pendant plus de 20 ans. Sortir de l’autoroute, traverser une dizaine de petits villages pendant presque une heure puis arriver sur un immense parking, laisser ma voiture, faire plusieurs kilomètres à pied pour arriver à la navette et enfin arriver aux grilles du festival.
C’est ici qu’après avoir fait passer à ma grande surprise mon Fujica ST801 et son 135mm 2,5, un gros reflex métallique planqué dans mon K-way roulé en boule, c’est donc ici écrivais-je que commence mon étonnement.
Ce festival est devenu une grande foire commerciale où des tas d’acteurs économiques sans aucun rapport avec la musique vendent de façon décomplexée leurs produits et services. Le prix des consommation est quand à lui effarant.
Le concert des Wetleg commence pile poil au moment où je sors d’une queue de 30 minutes pour acheter une bière H diluée à l’eau vendue à un prix indécent. J’entre sur le coté de la scène avec mon appareil photo autour du cou et je me fraye un passage au premier rang en poussant doucement les gens en mode autiste. Ca marche nickel car un mec de 160kilos qui transpire ça fait son petit effet. 👿
Et là je m’éclate et je hurle les chansons tout en sautant comme un malade. Mais c’est vers le fin du concert que je remarque que derrière moi les gens se poussent se battent comme dans un festival métal, je comprends alors le visage inquiet de la chanteuse du groupe. Elle n’est pas radieuse souriante et ne rie pas comme dans les autres concerts que j’ai vu sur You Tube. Du coup ma bonne humeur retombe un peu… Le concert se termine je reste comme hagard accroché à la barrière devant la scène et là le batteur revenu ranger son matériel me regarde et me lance une de ses baguettes. Je le remercie en lui disant qu’il pouvait compter sur moi pour continuer à suivre le groupe. J’ai envie de lui dire plus de choses mais il n’a même pas écouté ce que je lui avait dit au départ et est reparti en loge. Lui aussi doit en avoir gros sur la patate, le son était pourri… Dans ma main sa baguette usée et pleine d’échardes après un seul concert, me pique les doigts et me cause une sensation d’inconfort.
Je discute avec un gars un peu jaloux de mon cadeau, il se prépare à regarder Sigur Ros, Je décide de me réhydrater et d’aller voir Jinjer le groupe de métal. Arrivé sur la scène de la plage, je suis terrassé par le nombre de personnes qui sont devant la scène et par le niveau sonore des enceintes. Ce n’est pas mon prmeier concert de métal et je suis toujours devant, mais là on a l’impression d’être dans un tremblement de terre ! Je commence à fendre la foule pour me rapprocher mais non j’abandonne car mes oreilles en prennent vraiment trop et je n’ai pas envie qu’elles s’usent comme mes yeux. Je décide donc de retourner à la scène « greenhouse » voir le gars avec qui je parlais de Sigur Ros. Mais avant cela je passe aux toilettes et une fois de plus des gens me demandent de les prendre en photo. Ils ont mon contact Facebook et vont être déçus du résultat vu que sans mes lunettes, incapable de faire la mise au point précise exigée par les 135mm, les photos seront sûrement floues..
C’est alors qu’après de longs instants passés à discuter avec le gars qui me dit être un artificer de Strasbourg qui s’est reconverti dans le spectacle avec drones, le concert démarre enfin. A ma droite un type qui est un fan hardcore du groupe. Il filmera tout le spectacle avec son téléphone. Au bout d’un moment je ne peux m’empêcher de lui dire : « Mais lâche ton téléphone et profite du concert » Et lui de me répondre qu’il arrive à faire les deux. Il voyage dans toute l’Europe pour suivre le groupe… 😯 Le concert se poursuit mais je le savoure de moins en moins, j’ai mal partout, l’orage est au dessus de nous je me fais du souci pour mon retour, pour ma mère qui doit m’attendre sans dormir… A la fin du concert le chanteur leader entrer dans un grand solo avec sa guitare dont il joue en utilisant un archet qui perd de nombreux crins. Arrivé au bout de son morceau et après avoir tenu la note hyper longtemps, il laisse tomber sa guitare à terre et semble comme terrassé. Il sort de la scène en titubant comme un ivrogne. Il est à bout de forces.
Il est 23h00, je vais mettre plus d’une heure à retourner à ma voiture en boitant puis encore près d’une heure à retrouver mon chemin dans le sens inverse en tentant de me souvenir du nom des villages que j’ai traversé à l’aller, les gendarmes à qui j’ai demandé conseil n’étant pas du coin donc incapables de me donner des conseils.
J’arrive enfin sur l’autoroute, je suis très fatigué, je bois une cannette de Monster pour trouver mes dernières forces. Je parviens à me coucher à 2h00 du matin. 4 heures plus tard je me lève et je pars au travail. La journée sera horrible avec notamment le spectacle de l’école qui est un vrai enfer avec des gamins en crise et une chanson loupée, malgré une grosse préparation, les enfants ont cédé au stress…
Hier j’ai donc fait mon bilan des eurocks et tout ce que j’en retire c’est certes de bons souvenirs et une fierté d’y être allé seul mais aussi pas mal de souffrance de d’incompréhensions. Le festival n’est plus ce qu’il était au niveau de la programmation le mauvais rap est majoritaire, les comportements sont débiles, la marchandisation vraiment trop exagérée. Les premières éditions avec leur programmation pop rock et les pubs discrètes étaient si belles et réussies… Mais bon, je reconnais aussi que mon poids et ma relative vieillesse jouent un rôle dans ce constat…
C’est pour cela que ce matin j’ai contacté le copain pour lui demander de revendre ma place.
Car non au bout de tout ça et de toute cette souffrance et fatigue amplifiées par ma journée pourrie de hier, je n’ai pas envie d’y retourner aujourd’hui samedi voir Gojira, un concert qui sur le papier se termine à 1h45. La dernière semaine à l’école sera bien assez dure sans ça, je dois prendre mes responsabilités. Mon billet a été vendu en moins de trois minutes, je n’aurai pas perdu d’argent.
Au bout de tout ça aucun regret. J’ai les bons souvenirs de jeudi même si ils sont un peu ternis par ce que j’expose plus haut. J’aurai aussi des photos floues et bien sûr la baguette du batteur des Wet leg ! Je suis donc content et comme libéré ! 😀
Chuis mort suite aux eurock
Rentrer à 1h15 se coucher à 2h00 puis se lever à 6h00 passer une journée merdique. Non l’archive ça sera demain matin quand je serai enfin réveillé…
EDITION : Nous sommes samedi, j’ai fait le point et rédigé le long article du jour. Je peux alors éditer ce message avec cette archive photographique qui date de 14 ans.







