Archive footballistique

Archive du Vendredi 9 Juin 2006

Cher Francis,

       Et voilà. une fois de plus c’est reparti! des milliers de cloches ont sonné outre-rhin le début de cette grande fête planétaire. Il faut s’en faire une raison, le mondial est de retour.

Il est vrai qu’il est beau de voir de nombreux pays se rassembler pour participer à cette noble activité sportive. L’engouement des fans dans le monde entier et la part de rêve procurée par l’événement sont aussi de très belles choses.

D’ailleurs le président bolivien s’est battu pour que les matchs soient diffusés sur des chaînes non payantes afin que tout le monde puisse les voir. Quel noble sentiment…

Mais en y réfléchissant un peu plus sérieusement, nous nous rendons compte que cette volonté de mettre l’accent sur cette manifestation sportive mondiale n’est pas forcément inspirée par de nobles sentiments. En effet, cet événement est suivi dans le monde avec une telle ardeur que le reste de l’actualité passe au second plan. Les crises économiques, sociales, environnementales sont ainsi oubliées par les médias et ainsi les hommes pendant que les caméras se focalisent sur 22 bonhommes courant chaque jour après un bout de caoutchouc pendant 90 minutes. le mondial divertit dans le sens étymologique, c’est à dire qu’il fait diversion. C’est sans doute de ce coté qu’il faut chercher une explication à la gentillesse de ce président bolivien.

Et chez nous? n’est-ce pas la même chose ? cette grande messe du foot ne permet-elle pas aux pouvoirs publics de faire oublier les crises et les débats de société actuels ?

Et oui Francis c’est la COUPE DU MONDE qui fait que l’on se COUPE DU MONDE.

Je pourrai encore râler des lignes et des lignes sur l’argent qui pourrit encore plus ce sport, de ces droits de diffusions T.V qui se chiffrent en milliards de dollars, de l’industrie, des inégalités qu’il génère, des paris, des matchs truqués, des pubs qui exploitent les images des footballeurs… Mais je suis las de râler…

Alors que reste-t-il de tout cela? 

Un jeu avec 22 mecs en shorts qui dans certains cas acceptent de laisser leurs talents et le hasard déterminer l’issue de la partie engagée. Et c’est peut-être par respect pour ces joueurs que je regarderai sans doute quelques matchs.

Pour cette raison ainsi que pour le plaisir de voir l’équipe de France se faire ridiculiser une fois de plus.

Concernant la destruction du barrage hydroélectrique de Kakhovka…

Ma cousine ukrainienne m’a envoyé le texte suivant traduit par ses soins, qui a pour mérite de donner la juste mesure de la catastrophe provoqué par ce nouvel acte de guerre :

Laissez-moi vous expliquer un peu. C’est une catastrophe mondiale.

Je vois que tout le monde ne comprend pas pleinement à quel point cette catastrophe écologique, économique et sociale est terrible.

Ceci n’est pas une inondation, L’EAU n’ira nulle part, elle ne deviendra plus rien.

Une centaine de colonies sont menacées d’inondations, dont beaucoup que nous allons PERDRE POUR TOUJOURS.

Les maisons, les rues de ces colonies seront complètement inondées sur le toit et quelques-unes au-dessus.

Il y aura une rivière à la place des villages et des villes.

▪️C’est pourquoi nous avons déjà et aurons des milliers de familles dans les semaines à venir qui bien que vivant dans cette région naguère très riche ont littéralement tout perdu. Absolument tout.

Les dégâts écologiques de cette attaque terroriste seront difficiles à évaluer du moins dans un avenir proche.

Imaginez juste la quantité de substances dangereuses et toxiques, déchets, déchets ou traitement des égouts, carburants et lubrifiants, stations-service, cimetières que l’eau va absorber..

Plus le réservoir kakhovs ʹke, était au niveau le plus bas, en clair c’était une boue concentrée de produits chimiques dans lequel on trouve toutes les impuretés, les métaux lourds, la poussière radioactive de la catastrophe de Tchernobyl et d’autres de pollution incontrôlée.

Et maintenant, toute cette boue qui est allongée au fond depuis des décennies remonte les champs d’inondation et les colonies en amont.

▪️Prochainement, ce mélange toxique qui balaie tout sur son passage – se produit principalement dans la mer Noire et en partie dans la mer d’Azov et tout cela devient un problème mondial.

🔺 de l’autre côté des populations catastrophiques qui se trouvent juste sur la rive du réservoir kakhovs ʹkogo.

Chaque heure, le niveau d’eau tombe de plusieurs mètres et dans quelques jours, une fois que la mer de Kakhov se transformera en marais de Kakhova, laissant des centaines de milliers d’hectares de terres arables et de fermes individuelles sans eau technique ni irrigation.

Les eaux souterraines de ces endroits sont trop profondes et chaque mètre du niveau du réservoir Kakhovsky a affecté l’approvisionnement en eau douce dans cette zone trop sèche.

Il m’est difficile d’imaginer ce qui va se passer quand le réservoir de Kakhov disparaîtra.

🔻 Encore une fois, à nu des millions d’hectares de coktail toxique et polluée au fond du réservoir, qui finira par s’assécher et par répandre la poussière pas des milliers de kilomètres carrés.

On n’imagine même pas à 1% les conséquences de l’écocide en lien avec ce crime de guerre d’un pays terroriste.

Combien de ressources naturelles perdues, pour des milliers d’espèces d’animaux et d’oiseaux.

La plupart ne pourront plus jamais être restaurées.

Le réservoir qui sert de réservoir de refroidissement pour la centrale nucléaire de Zaporizhzhia est directement alimenté par le réservoir de Kakhovsky, respectivement une perte catastrophique d’eau dans l’un entraînera la déshydratation d’un autre, ce qui mettra plus tard en danger une autre catastrophe à la centrale nucléaire dans la région temporairement occupée Godar de l’énergie.

🛑 Je pense que maintenant personne ne doute que les ordures du Kremlin sont sans emploi et veulent juste démontrer à quel point ils sont tous sans emploi.

Personnellement, je ne peux pas éviter que les Russes mènent délibérément à l’accident de la centrale nucléaire d’Enerhodar.

Juste parce qu’ils ne se soucient pas des « prominemment rutskiye lands ».

⬅️ Il y a deux options :

-Un autre « geste de bonne volonté » est en cours de préparation et ces gars essaient juste d’arrêter la pression des forces armées, de gagner du temps et comme c’était le cas sur d’autres terres abandonnées détruisent toutes les infrastructures avant de se retirer.

Si oui, qu’y a-t-il en Crimée ? Il n’y aura plus d’eau bientôt. Tu vas gratter de là aussi ??

– ou c’est une démonstration du niveau de chômage du bunker sous-Führer et du chantage en menaçant de créer une catastrophe à la centrale nucléaire de Zaporizhzhia.

🇺🇦 mais l’option nous n’avons en fait qu’un seul ennemi Аba šti.

Dans toutes les directions et directions. En première ligne.

Il ne s’agit pas d’Ibiza à Odessa, mais d’officiers militaires, de centres de bénévolat.

N’achetez pas de nouvelles voitures et des bons d’achat dans des stations balnéaires étrangères mais de l’équipement pour les militaires et les civils !

Réveille-toi et viens dans l’obscurité.

Motivision

Comme je le racontais à mon amie Patricia que je salue et que je remercie pour ce petit apéro rosé pamplemousse, j’ai été frappé hier par une vision. 😯

Je me suis imaginé sur la terrasse de la maison enfin désherbées avec les arbres morts remplacés par des cloisons. J’étais confortablement assis dans un salon de jardin et je commençais mon septième été sans vacances, sans la mer, sans rien mais avec enfin la possibilité de pouvoir profiter de l’extérieur sans avoir à supporter le regard de certains voisins.

Sur la table il y aurait des livres, des partitions, une guitare pas trop loin…. Bon d’accord quelques bouteilles aussi histoire de compenser. 😆

Alors oui, pour y arriver il va me falloir pas mal de temps d’énergie voire même quelques miracles…

Mais qui sait ? Si j’y arrive, le bénéfice pour ma santé physique et mentale sera si grand que j’arriverai presque à oublier à quel point la mer me manque… 😥

Paragraphica ou « l’avenir » de la photo

Parfois entre copains photographes on se demande quelle sera la prochaine évolution de la photo. Après l’abandon par le grand public du film puis de l’appareil photo numérique au profit du smartphone, la photo a connu de gros chamboulements et ça ne devait pas s’arrêter là, tout le monde en était conscient.

Mais de là à imaginer un truc comme Paragaphica… 😯

Paragraphica pour faire simple est un projet en cours de développement qui repose sur l’utilisation d’un appareil sans capteur ou sur une idée encore plus folle, faire de la photo sans appareil.

Oui vous avez bien lu, et vous ne comprenez pas, c’est normal. En fait,l’idée de ce projet dément c’est de s’appuyer sur l’utilisation d’une intelligence artificielle qui va géolocaliser l’utilisateur et utiliser les base de données photographiques, l’heure et les bulletins météos de l’emplacement où il se trouve pour synthétiser ces informations et générer une photo.

Vous voulez bien sûr voir à quoi ça ressemble ? Et bien voilà : Notez que l’appareil a aussi pour fonction de créer un texte de présentation de son travail.

D’autant plus que comme Bjørn Karmann l’explique sur son site, « la photo qui en résulte n’est pas un simple instantané, mais un reflet complexe et nuancé de l’endroit où vous vous trouvez. » Selon l’inventeur, les photos générées parviennent même à capturer « certaines ambiances et émotions de l’endroit, mais d’une manière étrange, car les photos ne ressemblent jamais » à l’endroit où est pris le cliché.

Paragraphica peut donc fonctionner sans aucun matériel mais seulement avec de simples données de géolocalisation.

Mais sur les photos plus haut vous pouvez voir Paragraphica fonctionner avec un boîtier qui a un viseur et un écran sur lequel on peut lire le texte qui accompagnera la « photo ».

Pour ne pas trop dérouter les futurs utilisateurs et pour que cela ressemble à un peu plus fortement à un appareil photo, Bjørn Karmann a pris soin d’ajouter trois molettes qui permettent de contrôler les données et les paramètres de l’IA.

La première molette permet, un peu à la manière d’une longueur focale d’un objectif optique, de contrôler le rayon (en mètres) de la zone dans laquelle l’appareil photo recherche des lieux et des données. Quant à la seconde molette, elle permet de gérer du bruit nécessaire au processus de diffusion de l’image générée par IA. Et avec la troisième molette, l’utilisateur pourra amplifier ou amoindrir la précision de l’intelligence artificielle sur son suivi du prompt. En clair, plus la valeur est élevée, plus la photo sera nette et précise.

Toutes ces options permettent de donner une vision plus personnelle aux photos, comme on peut le faire sur un appareil photo traditionnel. Mais malgré cette approche qui se veut classique, Paragraphica est, selon Bjørn Karmann, « une façon d’appréhender le monde qui nous entoure, qui ne se limite pas à la seule perception visuelle ».

Bon, vous avez vraiment besoins que j’exprime mon avis sur la question ? 😆

Je n’écrirai qu’une seule chose, cet exemple insolite et choquant de l’utilisation d’une IA pour créer une photo oublie ce qu’est l’acte photographique et vient le désacraliser tout en privant « l’IAgraphe » ou « AIgrafe » pour faire plus américain (ce sera sûrement le nom de ces personnages qui travailleront avec des IA plutôt qu’avec leurs propres regards) du plaisir et de la fierté de faire naître une image fidèle non pas à des données mais à son ressenti au moment T. Alors oui vous l’avez compris, une fois de plus le futur, et son cortège de modernités ne sont pas forcément gages de progrès bien au contraire… 😥

Un bien vieux monsieur…

Le vieux tracteur du père machin… L’engin tourne encore comme une horloge et rend de bien fiers services. Pour l’occasion je l’ai photographié avec la chambre 8×10 sur du plan film Ektar 100 en lumière tombante. Vu que le plan film était bien périmé j’ai utilisé de la chimie bien fatiguée mais le résultat semble correct, non ?

SINAR P2 8X10, Plan film Ektar 100 8X10, Apo Ronar 360mm à F22.

Lorsque l’on peut éviter la frustration…

Mise en situation.

Vous êtes chez le coiffeur et vous devez attendre votre tour et que l’artiste capillaire vous restitue votre génitrice bien coiffée. Vous n’avez pas prévu de livre et vous n’avez personne a « texter » en utilisant votre téléphone.

Après avoir lu plusieurs fois les mauvaises nouvelles locales, vous décidez alors de faire les mots fléchés mais vous avez un peu de mal et le moment de partir arrive avant la fin de votre quête de synonymes.

Alors, que faire ? Piquer le journal comme le français moyen ? Pas question ! Mendier pour avoir la dernière page et frustrer les gens qui veulent lire le journal ? Encore moins !

Du coup il ne reste qu’une seule solution. Laquelle ?

Et bien utiliser son téléphone portable pour photographier la page et la continuer tranquillement chez soi en remplissant et gommant les erreurs en utilisant un logiciel de retouche d’image gratuit et performant comme photo filtre.

C’est débile, je le sais bien, mais bon si je peux éviter ce genre de petites frustrations (ne pas pouvoir finir un mot fléchés) sans trop de nuisances, je n’hésite pas ! 😆 Ah et sinon je l’ai terminé trente minutes après avoir publié cet article. La preuve…

Archives de jours difficiles

Archive du Samedi  2 juin 2007

Cher Francis,

       Le sommet de ma montagne de désespoir se dessine enfin à l’horizon. Comme un noyé j’ai touché le fond et lancé un vif coup de pied pour faire remonter mon corps de mort-vivant  vers la surface.

Hier soir je suis allé dépanner un ordinateur comme je le fais si souvent. J’ai bien discuté de mes malheurs avec le gentil couple chez qui j’ai installé une superbe et puissante machine. Ils m’ont bien aidé à y voir plus clair. 

Le nouveau office de chez Billou il est très beau aussi…

La matinée s’est passée de façon étrange, j’ai emmené ma mère dans un magasin pour qu’elle choisisse un habit qui lui plaise et que je le lui paye pour la fête des mères. Par la suite nous sommes allés faire les courses. J’ai acheté des pieuvres pour essayer de faire des takoyaki, une recette de beignets aux poulpes japonaise mais vu que je n’ai pas réussis à trouver les ingrédients j’ai fait des tempuras avec mes bestioles. Le résultat doit se balader entre les toilettes et la poubelle… Trop caoutchouteux pour être croqués.

 La cuisine est sinistrée et ma mère ne me crie presque pas dessus.

Atmosphère étrange.

La chose la plus importante de la journée c’est que le facteur m’a amené une grosses enveloppe qui contenait des dessins des enfants de l’école où je travaille et une lettre d’encouragement de la part de mes collègues. 

J’en ai chialé… Il me manquent tous tellement… Merci Sylvaine et Martine et tous les autres qui ont signé et qui peut être lisent cette lettre.

Oui, vous me manquez beaucoup et je veux vous dire que je me battrai jusqu’au bout pour valider au moins l’autre moitié de mon DE et qui sait, réaliser un miracle. Mon mémoire est bon, enfin si mon maître de mémoire et mes correcteurs l’ont vraiment lu. Mon livret est excellent et parler, ça, ça ne m’a jamais fait peur. Ce qui est étrange quand on y pense car dans une prestation orale ce qui est dit est dit et ne peut être effacé comme sur une feuille.

Je pourrai changer de travail car j’ai assez de diplômes et je suis capable de faire beaucoup de choses ( je dis ça mais…), mais c’est avec vous que j’ai envie de continuer à travailler. J’ai sacrifié beaucoup trop de choses depuis bientôt neuf ans que j’ai choisi ce travail, en premier lieu mes propres intérêts, pour tout perdre à cause d’une nuit sans sommeil la veille d’un examen. J’ai honte, tant pis pour la honte. J’ai peur tant pis pour la peur. J’ai confiance pour la suite, tant mieux !

Hier soir, chez les gens, j’ai ri de ce qui m’étais arrivé à l’examen. Mes facultés de résilience sont phénoménales…

Je t’écris d’une île bordée seulement de terre, je t’écris d’une île où l’on accoste pas. 

Plus fier, je me suis connu plus fier, quand Robinson c’était toi…

Je vais plutôt bien, je pense toujours à la mort, je vois loin, je vous aime fort.

Bon, la suite on la connaît c’est l’obtention de mon diplôme et la suite de ma « carrière » avec un travail qui ne cesse de changer, parfois en bien ! 🙄