la belle rivière bleue

Cette semaine nous allons en Angleterre dans le coté de Somerset où la rivière Frome vient de subir une inquiétante pollution. voici la couleur qu’elle a depuis jeudi dernier :

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Alors pour l’instant la nouvelle est à classer dans insolite car on n’a pas encore trouvé d’animaux morts.

Reste que la cause de cette pollution demeurait mystérieuse mais il y a quelques heures l’agence de l’environnement a déclaré avoir identifié l’origine de la pollution et le responsable mais refuse de donner plus de détails.

Elle se contente de dire que cette pollution est contrôlée et que l’impact sur l’environnement sera limité.

Très rassurant…

Tuto en cas de panne d’inspiration

En photo quand on ne fait plus rien suite à une panne d’inspiration, la plupart des personnes vous disent que c’est normal qu’il faut attendre que ça revienne sans s’inquiéter. Ce you tubeur (Negative Feedback) a une autre façon de voir les choses. En cas de blocage créatif il se force à prendre un boitier et à se rendre dans un endroit qu’il ne connait pas ou très peu pour y exposer un film.

J’aime sa façon de voir les choses.

Mais est-ce que ça va aussi marcher pour contrer ma paresse légendaire ? 😈

Archive de réac…

Archive du samedi 9 aout 2008

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Cher Francis,

       C’est hier que se sont ouverts les jeux olympiques de Pékin sur fond de polémique. Cela n’empêche pas les français de regarder la cérémonie d’ouverture et d’espérer avec leur chauvinisme malsain, une récolte de médailles pour la France.

J’aurai beaucoup à dire sur les jeux Olympiques notamment sur les scandales financiers qui font l’apanage de cette manifestation des plus critiquable mais je laisse ce sujet de coté car j’ai besoin de trouver les chiffres et des sources fiables pour développer une argumentation rigoureuse.

Je ne voudrais pas que l’on pense que c’est mon sentiment anti-sportif qui dictera ces lignes…

Alors en attendant mon retour à un plein accès à Internet et à la presse écrite de qualité, je vais m’intéresser au sentiment anti-chinois que manifeste mes compatriotes.

Il est en effet de bon ton de manifester en public sa désapprobation vis à vis des Jo de Pékin. Que cela soit en société, dans les conversations ou sur sa voiture comme le montre ma photo ci-dessus, de nombreuses personnes fustigent la tenue des jeux dans un pays  non démocratique.

Le sentiment anti-chinois, entretenu par une volonté de réaction  vis à vis des pouvoirs publics faisant preuve vis à vis de la Chine d’un attentisme intéressé, ne cesse d’enfler, dopé par les premiers échecs des athlètes français.

Bien loin de m’enthousiasmer, ce phénomène fait naître en moi des réflexions que j’exprimerai sous forme de réserves.

En premier lieu je tiens à souligner que coller des affiches sur sa voiture ou hurler  « Tibet libre ! » dans un restaurant chinois ne fait avancer en rien la cause des tibétains. De telles manœuvres aussi improductives qu’absurdes ne peuvent être interprétées que comme des actes égoïstes visant à faire un nom à leurs auteurs. A une époque où les braillements chevrotants et stéréotypés passent pour des chansons magnifiques et la bouffe au micro-onde pour un raffinement culinaire, la lâcheté imbécile est cultivée en art de vivre. Mais la mode n’excuse pas tout, et encore moins le fait de faire passer pour du militantisme ces pitoyables et au fond très lâches coups de gueule.

Lorsque l’on veut s’opposer à quelque chose, il convient tout d’abord de comprendre la situation dans laquelle on désire s’impliquer. La question du Tibet ne peut se résumer aux raccourcis faits par une certaine presse. J’avoue ne pas y comprendre grand chose si ce n’est que la situation est très complexe vu que le Dalaï Lama lui-même rappelle sans cesse qu’il ne réclame ni ne désire l’indépendance du Tibet et ce, malgré les témoignages et les images des violentes répressions en pleine recrudescence avant les jeux olympiques.

Ma dernière réserve prend la forme d’un conseil; quitte à s’enflammer pour une cause valorisante mais cette fois en en maîtrisant les tenants et aboutissants, il existe en Europe ( oui pas loin en plus ! )  un pays gouverné par une ploutocratie arrogante qui vient de décider qu’à l’avenir les directeurs des chaînes de services publics de télévision et de radios seraient nommés par l’exécutif. Un pays classé 35ème pour la liberté de la presse par l’ONG reporters sans frontières, un État où peu à peu, au gré des fusions et rachats, la presse libre disparaît au profit de grands groupes de presse contrôlés par de puissants magnats en lien direct avec l’industrie et le pouvoir en place. Un pays condamné de très nombreuses fois par des associations de défense des droits de l’homme et de l’environnement…

J’arrête ma liste ici car je pense que tu as compris que cet État ultra-libéral et à dérive dictatoriale c’est le nôtre, la france, qui dans le cas présent est si salie qu’elle n’ose même plus arborer sa majuscule.

Mais c’est vrai qu’à l’heure actuelle s’opposer de façon visible et concrète aux autorités de son propre pays ferait de toi un gauchiste révolutionnaire voire un terroriste alors que beugler sur la Chine fait de toi le héros du quartier…

En conclusion, si tu parviens à comprendre ce qui se passe au Tibet et si tu désires t’impliquer dans une démarche véritablement militante et potentiellement plus efficace, je te conseille d’adhérer à Amnesty International. C’est sûr c’est moins glamour et tendance mais si tu le fais, c’est que tu as compris l’essence même du militantisme authentique ; la volonté de changer les choses efficacement et durablement sans désir particulier de se mettre soi-même en avant. 

Kaze no stigma

Encore une série que j’ai beaucoup apprécié par son originalité tout d’abord (des humains dotés de pouvoirs sur l’air le feu…) et pour la richesse des personnage qui se révèlent plus complexes d’épisodes en épisode, les thématiques quasi freudiennes (opposition père/fils) j’aimais aussi la chanson du générique, la violence très graphique… Bref, à l’époque pour moi c’était banco ! 😆

Depuis en veillisant mes gouts ont un peu changé, mais revoir le premier épisode qui met en place l’intrigue de cette série et réentendre le générique me pousserai là encore à me repasser toute la série.Mais non pas aujourd’hui j’ai tant de choses à faire !

Voici les trois premiers épisodes sous titré français sur cette chaine You Tube.

Colore le monde…

En préparant le sujet d’aujourd’hui j’avais la chanson « Colore » des innocents en tête « Colore le monde… ». Car oui aujourd’hui je vais vous présenter une application en ligne des plus bluffante puisqu’elle vous permet de coloriser vos photos en noir et blanc et de télécharger le résultat. Il s’agit de https://colourise.sg/ un logiciel en ligne réalisé par des singapouriens qui ont appris à l’ordinateur à décrypter une photo pour trouver les bonnes teintes par observation des niveaux de gris et par apprentissage.

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Mais au lieu de faire des longs discours techniques que je ne maitrise pas tout à fait d’ailleurs, je préfère vous montrer un exemple, la transformation d’un de mes portrait argentique sur film HP5 (du vrai noir et blanc donc) en photo couleur.

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Alors oui, on voit quelques défauts quelques erreurs d’interprétation et aussi un rendu assez spécial de la peau sans doute du au fait que ce logiciel est fait pour des asiatiques avec des teintes de peaux différentes, mais bon c’est tout de même bluffant non ? 😯

La culture de la souffrance

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L’autre soir en passant devant la TV allumée pour la seule personne de la maison qui la regarde (et ce n’est pas moi) j’entends une fois de plus que le journal TV du soir consacre ses premières minutes aux embouteillages sur la route des vacances. J’entends plus que je n’écoute, quand soudain un commentaire du journaliste retient mon attention :

« Les vacances ça se mérite »

En clair; en plus du tarif de la location et de la galère du transport, le prix à payer pour profiter de vacances serait de rester coincés dans des embouteillages.

Ayant moi-même été pris plusieurs fois dans des embouteillages sur la route des vacances, je ne peux accepter cela et les dernières fois où je suis parti, je me suis arrangé quitte à payer plus cher pour avoir une route plus dégagée.

Mais force m’est de constater que tout le système autour des vacances est réglé pour créer le plus d’embouteillages possible à commencer par la système de location des appartements et autres formes de villégiature qui sont le plus souvent du lundi au samedi. Pourquoi ne pas avoir des offres de locations du mercredi au mercredi ? Et bien peut-être parce que de façon plus ou moins inconsciente, notre culture nous pousse à ériger un type ou un autre de souffrance comme paiement nécessaire d’une forme de plaisir.

Alors vous allez sans doute penser que j’écris n’importe quoi et je vais donc devoir développer un peu…

Notre culture est basé sur le travail, il est socialement bien vu de montrer que l’on souffre que notre travail est compliqué et qu’il nous fait souffrir en étant toujours dans la plainte et la surenchère. A l’opposé quelqu’un qui affirme que son métier est une source d’épanouissement et de plaisir est tout de suite regardé en biais ou décrédibilisé. Le mot travail a d’ailleurs été construit sur la base d’un mot latin « tripalium » qui désigne un instrument de torture à trois pieux, plus tard l’utilisation du mot « travailleur » se traduit plus comme celui qui torture mais cela n’abuse personne puisque le travailleur ayant progressé au niveau de son statut et acquis certaines libertés, le fait pour lui de continuer de travailler de son plein gré se traduit par le fait que c’est lui-même qu’il torture pour justement satisfaire cette culture de la souffrance.

Alors oui notre logiciel immuable et masochiste semble ériger la souffrance comme la preuve d’une valeur de l’individu qui l’affronte, la gère et en sort grandit ( le fameux Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort de Nietzsche) Et la raison de cela est je suis désolé de le dire et de l’affirmer, le religion.

Car oui même si notre société semble de plus en plus éloignée de la religion et du concept de Dieu avec un athéisme en constante progression, il n’en est pas moins que notre culture judéo-chrétienne est marquée par l’image forte du Christ en croix qui a souffert pour la rédemption de l’humanité avant de rejoindre son père. Cette scène iconique de la Bible est devenue un symbole fort, un repère pour donner du sens puis légitimer le fait que nos existences de mortels doivent s’accommoder de cette souffrance multiforme. Saint Paul ( c’est à dire les diverses personnes qui ont écrit des textes sous son nom dans la bible) va plus loin en accordant des mérites à la souffrance comme celui de permettre à l’homme qui l’expérimente de rester humble. Bref la religion chrétienne est basée sur la souffrance, la privation et corrélativement sur le renoncement aux plaisirs faciles de la vie qui obtenus sans souffrance sont forcément mauvais… Ben voyons… 🙄 c’est aussi cette logique qui a fait que la religion chrétienne a interdit le prêt à usure c’est à dire le fait de prêter son argent et d’en tirer des intérêts et ainsi de s’enrichir sans travailler donc sans souffrir.

Ainsi même sans avoir été au caté et même en étant le plus virulent des athées, notre inconscient reste façonné par cette culture judéo-chrétienne. Du coup concrètement si les choses sont trop faciles, si on obtient ce que l’on veut sans efforts ni souffrances, cela nous semble non mérité et nous fait parfois culpabiliser, c’est à dire regretter de ne pas avoir eu notre part de souffrance légitimiste.

Quand un ouvrier réalise un travail dont il est satisfait, il ne dira jamais  » Ah j’ai bien aimé travailler sur ce projet et j’apprécie le résultat de mon travail » Mais plutôt : « Ah j’en ai bavé c’est pour ça que le résultat est bon, je me suis donné de la peine ». Et pourtant il ne va pas à l’église…

Dans ma campagne plus qu’ailleurs, un ouvrier qui travaille de ses mains est toujours plus valorisé qu’une personne qui exerce un travail plus intellectuel et ce pour la même raison, quand on travaille avec ses bras on souffre beaucoup plus pour toucher son salaire et l’on est donc plus conforme à cette culture de la souffrance.

Parfois je me demande comment les choses se passent dans les sociétés non imprégnées de cette culture de la souffrance… Les valeurs sont sans doute très différentes et surement dans le bon sens.

En attendant de la découvrir je me force à penser régulièrement à l’existence de cette culture de la souffrance dans mon inconscient chaque fois que je me reproche en mon fort intérieur d’être trop heureux dans mon travail ou d’avoir fait quelque chose sans efforts. Cela m’aide à prendre de la distance, à ne pas culpabiliser et enfin et surtout, à prendre les bonnes décisions pour ne pas suivre les troupeaux masochistes sur les routes ou ailleurs. Faites donc de même !