Souvenirs de vacances

Cette année pour la seconde fois de ma vie, je ne pars pas en vacances d’été et je suis bloqué au village. Cette situation devrait me rendre triste mais en fait pas tant que ça surtout quand je relis ce que j’écrivais il y a 11 ans alors que je prenais le train chargé comme un âne pour aller à la mer :

190726

Samedi 26 juillet 2008

Cher Francis, comment t’écrire mon désastre ? Jamais je n’avais autant joué de malchance pour un premier jour de vacances. 

Le train arrive à l’heure en gare de Port la Nouvelle, je dépose mon chargement en photo ci contre devant le mur de la gare et là je remarque l’absence de taxis. Je tente d’en contacter, aucun n’accepte de venir nous prendre. Forcément un si petit trajet n’est pas assez rentable pour eux.

Nous voici donc, moi ma mère et mon chat (ce dernier était dans son panier depuis vendredi soir), obligés d’attendre le premier bus de 9H30.

Plus de deux heures d’attente.

Arrivés à l’appartement vers 10H00, nous découvrons médusés qu’une femme occupe les lieux, la précédente locataire faisait encore le ménage en fumant de très malodorantes cigarettes dont la puanteur se fait encore sentir au moment où j’écris ces lignes.

Nous voici donc obligés d’attendre encore plusieurs heures avec un chat hystérique hurlant des sons improbables pour un chat. Ca amuse les passants moi beaucoup moins. La dame de ménage nous ouvre le placard des compteurs électriques, nous y mettons nos valises et nous partons avec le chat et mon ordinateur portable boire un café pour tenter de retrouver un peu de calme.

Puis nous fonçons à l’agence pour avoir une explication et nous apprenons que la remise des clefs ne se fait que l’après midi à trois heures et que c’était écrit dans le contrat. D’un autre coté même si ma mère l’avait vu, nous n’avions pas d’autres trains possibles.

Nous réussissons à négocier avec l’agence pour que les clefs nous soient remises dès la fin de l’état des lieux.

Vers 12H30 la fumeuse quitte les lieux et nous nous installons enfin.

Je vais au supermarché chercher le sable à chat, j’achète une bière de l’Om que je vide d’un seul coup avant d’aller me plonger dans l’eau fraîchement vivifiante de la grande bleue. 

Je me laisse porter par les vagues, je n’ai pas la force de nager, je ne réalise même pas que je suis enfin arrivé.

Mon rituel de retrouvailles avec la mer est ainsi perturbé me laissant dans un état de confusion qui lui aussi perdure.

Mais bon, je n’ai pas à me plaindre, je vais en vacances de surcroît un mois, par les temps qui courent c’est un grand privilège que je ne saurai dénigrer. J’ai juste écris ces lignes en guise de mémento pour l’année prochaine, au cas où …

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