Tu le veux mon gosse ? Et bien…

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Voici un lundi bête un peu spécial et hélas bien trop parlant pour le travailleur social que je suis. C’est une histoire triste et choquante qui n’a rien de drôle.

L’histoire commence le 20 novembre 2017 dans un hôpital en Angleterre où une mère de famille son mari et ses enfants sont assis sur un canapé face à une femme policier et des travailleurs sociaux. Cette réunion a pour but d’informer cette mère des conséquences de maltraitance suspectée sur le plus grand de ses enfants. Bien que les faits ne soient pas vraiment établis, la justice et les travailleurs sociaux veulent placer le petit dernier, un bébé de 13 kilos.

Et c’est là en entendant le verdict que cette mère pète les plombs et balance son enfant sur la policière qui vient de lui signifier cette décision. Et quand j’écris balance,  il faut bien comprendre que le bébé a volé dans les airs. Dans un réflexe pour éviter que sa tête ne heurte celle du bébé, cette dernière jette sa tête en arrière. Ce geste de protection aura un prix très lourd pour cette policière elle-même maman, puisque ce faisant elle se coince un nerf dans sa colonne vertébrale ce qui risque de lui faire perdre l’usage de son bras gauche.

Pour éviter cela, cette policière a subit une opération qui lui laisse une cicatrice de 15 centimètres ainsi que de graves séquelles qui vont lui interdire d’exercer ses hobbies, se coiffer, s’habiller sans aide et même prendre sa propre fille dans ses bras.

Ce weekend la mère est donc passée en jugement pour son acte inqualifiable. Pendant l’audience son avocat raconte alors la vie très perturbée de cette femme (en photo ci dessus) : parent drogués qui n’ont pas voulu d’elle, placée en bas age, puis 39 lieux d’accueil successifs pour finir avec de multiples troubles qui vont de la dyslexie aux troubles de l’attachement. Du coup avec un tel récit et deux ans après les faits, le juge après maintes réflexions a décidé de prononcer une peine assortie d’un sursis ce qui fait que l’accusée est ressortie libre après l’audience.

Que retenir de tout ça ? (Mis à part le fait que quand on annonce une décision de justice lourde à une famille, on doit le faire dans un lieu approprié et s’assurer que les enfants ne soient pas vers eux.)

Et bien ce qu’il faut en retenir c’est que la misère engendre la misère que la violence subie par cette jeune mère s’est répercutée sur cette pauvre policière et que les enfants des deux femmes seront des victimes collatérales de toutes ces violences et de ces manques d’amour et transmettront surement des choses pas très sympa à leurs enfants et ainsi de suite.

C’est bien cher payé même pour un pays libéral qui veut économiser toujours plus dans le social, le judiciaire et partout ailleurs. L’attentat de Londres de ce weekend perpétré par un terroriste libéré pour faire des économies (raccourci grossier mais pertinent) en est un bon exemple.

Au final ce fait divers sordide loin d’être anecdotique nous montre les conséquences d’une certaine politique libérale décomplexée qui veut réaliser des économies dans les secteurs médico-sociaux qui soutiennent les plus faibles, une politique qui commence à fleurir également en France…

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