Relativiser ses angoisses

Archive du vendredi 29 février 2008

200228

Cette façade grise et sale est celle de l’établissement dans lequel je travaille. En ce beau et rare 29 février, j’y ai passé une bonne journée puisque avec les enfants nous avons réussi à imprimer et à distribuer la seconde édition de notre magazine.

Hélas ce vendredi 29 février restera dans ma mémoire comme le jour où j’ai appris de mon directeur, de retour d’une importante réunion sur le sujet, que notre IMP sera fermé dans quelques années. La nouvelle n’est pas brutale, nous travaillons déjà dans ce sens depuis quelques années.

Le gouvernement donne en effet des directives pour accélérer l’intégration de tous les enfants à l’école ordinaire. Je ne veux pas discuter du bien fondé ou non de cette décision mais juste te parler de ce qu’elle m’évoque.

Je suis terrorisé à l’idée de la fermeture dans quelques années de la structure. Je ne suis pas le seul. Tout petit déjà, je redoutais le changement et je cherchais toujours à le fuir. Je repense encore aux lieux dans lesquels j’ai habité.

A présent ce sont eux qui m’habitent.

Cette peur du changement n’est pas une lâcheté de ma part ni même une crainte irrationnelle ou inspirée par une volonté de rester tranquillement avec les mêmes habitudes. La preuve, en restant au même endroit depuis 9 ans mon travail a déjà changé maintes fois.

Si j’ai peur de changer c’est juste parce que je me connais.

Je ne suis pas doué pour les relations humaines, il me faut beaucoup de temps pour me faire accepter et trouver mes marques au sein d’une équipe ou dans une nouvelle structure. Mon stage de seconde année a été un rappel de cette difficulté.

Alors sachant ça, je tremble déjà à l’idée de découvrir les nouveaux icebergs qui joncheront mon petit océan pacifié que j’ai mis tant d’années à atteindre. Comme quoi dans la vie rien n’est jamais donné et tout est à refaire.

C’est sans doute le prix à payer pour être vivant…

Douze ans plus tard, avec les incroyables changements survenus dans l’établissement et l’intégration en milieu scolaire ordinaire à laquelle je me dévoue depuis 2010, on ne parle plus de fermeture mais plus de conserver un rôle, une fonction dans l’accompagnement des enfants. Notre travail a ainsi été repensé et ce n’est pas pour me déplaire vu que ces changements font que l’on ne s’ennuie jamais tout en ayant la conviction d’œuvrer pour le bien des gamins et de la société toute entière. 😀

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