Archive de rentrée

Archive du lundi 28 août 2006

Cher Francis,

       Je viens de passer une bonne journée. J’ai redécouvert que l’une des choses agréable du travail réside dans le fait de pouvoir côtoyer d’autres personnes et parfois passer de bons moments conviviaux.

Pour la première fois depuis que je travaille j’ai été heureux de reprendre le collier. Je n’ai que de bonnes nouvelles et de bonnes choses à te raconter sur cette nouvelle année qui s’annonce très prometteuse.

Cependant ce n’est pas vraiment la vocation de cet espace d’expression dont j’essaie de varier les sujets. Je t’évoquerai donc ce qui se passe autour de mon travail de façon très occasionnelle, sauf si l’actualité m’en empêche…

Pour ce soir j’arrête ici, je suis mort de fatigue.

14 ans plus tard je viens de passer la pire rentrée de toute ma vie. La menace de la COVID-19 n’en est que très partiellement la cause car c’est en fait un autre genre de virus qui a dévoré les entrailles de ce lieu où il y a deux ans encore je me sentais très bien. La petite structure familiale et chaleureuse s’est mutée en monstre froid où le niveau de communication entre les personnes est devenu inversement proportionnel au nombre de professionnelles (que des femmes) qui sillonnent les couloirs. Et moi dans tous ça restant moi-même, je souffre le martyr car je ne peux plus délirer ni même plaisanter.

Alors entre ce climat austère et le poids des années qui commencent à peser sur ma carcasse, je me demande comment je vais faire pour atteindre la retraite si les maladies et les accidents ne me tuent pas avant..

Et bien sans doute en comprenant que mon lieu de travail n’est plus que ça, un lieu de travail où j’aurai des rapports distants et limités avec mes collègues, où je fermerai ma gueule en réunion vu que de toute façon je serai forcément contredit.

Fini l’argent mis dans mon travail, je garde mes sous, je fais mon travail sans plus et je ne lance plus de projets ambitieux.

Et du coup pour m’épanouir et bien je chercherai ailleurs. Reste à savoir où. La musique me semble une bonne option mais je dois me reprendre car là je suis en baisse de motivations. Normal, après tous ces changements parfois difficiles se retrouver en pleine crise face à une mutation aussi profonde que déshumanisante ça a de quoi casser le moral du plus résilient des travailleurs sociaux. 🙄

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