Désert affectif

J’ai fait cet auto portrait sur le perron de l’établissement hier à 11h30 juste après avoir dit au revoir à ma bassiste, une gamine de 12 ans que j’ai accompagnée pendant 5 ans. Je m’étais promis de ne pas pleurer de rester digne mais non, nous avons chialé tous les deux. Il faut dire que ça fait du bien de se sentir humain.

Et maintenant ?

Et bien maintenant c’est le début de la traversée du désert. Cinq semaines de vacances sans voir personne. Mais ça ne me fait pas peur car en dehors des moments où je dis adieu à un enfant avec lequel j’ai travaillé pendant des années, je ne ressens pas la solitude. J’ai aussi beaucoup de choses à faire à la maison pour gérer divers soucis et si j’ai le temps des projets personnels à concrétiser.

Comme quoi traverser un désert cela peut être une bonne expérience.

Car les déserts sont comme les tempêtes, lorsqu’on les traverse on met du temps à accepter que l’on leur a survécu et dès que l’on en sort on ressent non pas de la joie mais une profonde tristesse, un sentiment de perte. Mais ce qui est mort en nous ce n’est que notre ancien moi devenu aussi inutile que la mue du serpent. S’adapter ou mourir, telle est la loi des animaux des déserts affectifs et autres.

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