Les hasards qui n’en sont pas

Archive du Samedi 15 octobre 2005

  Cher Francis,

       En premier lieu j’aimerai te dire que je suis bien reposé quoique fourbu… le travail du jardin m’a occupé toute la journée ramasser couper tailler… et je hais les haies !!!

Il y a de cela quelques jours je parlais avec une personne de mon opinion concernant notre destin d’êtres humains. Je lui disais qu’au fond les grandes lignes étaient tracées et qu’il n’y avait plus qu’à se laisser porter. Cette fatalité de nos devenirs ne se limite pas selon moi à la somme effrayante des déterminismes qui forment un véritable carcan autour de nos existences. 

En fait une autre partie de notre destin semble être déterminé par une volonté d’ordre surnaturel ou au choix par une accumulation curieusement stratégique de hasards.

 Un fait de vie plutôt banal est encore venu me le confirmer aujourd’hui.

Ce matin alors que je me battais vaillamment contre les végétaux de mon jardin qui m’avaient fait croire, les lâches, qu’ils étaient domestiqués, le téléphone se mit à sonner. C’était la voisine d’en face qui appelait pour que je l’aide à faire sortir un oiseau de sa maison sans le blesser. Il faut dire que je suis un peu considéré comme étant le docteur Klein du quartier ceci expliquant cela. Après avoir capturé et relâché le stupide volatile je commençai de parler de choses et d’autres avec cette dame. En abordant le sujet qui me tracasse le plus en ce moment, trouver un stage de seconde année, elle me proposa de but en blanc de me faire profiter du soutien d’une personne très haut placé afin de faire aboutir mes recherches. Elle me parla aussi d’une structure que je ne connaissait pas encore et qui correspondait tout à fait à mon profil et à mes objectifs de stage.

Ainsi c’est peut-être grâce à un simple moineau que je vais trouver un bon stage de seconde année qui aura peut être d’autres conséquences dans ma vie.

Dit comme cela je trouve cette histoire presque effrayante…

16 ans plus tard, je relis cet article avec un petit froid dans le dos. Ce stage avait été une vraie plaie, un parcours du combattant pour moi ainsi que la découverte d’un horrible secteur du médico-social. Ce n’était donc pas un oiseau de bonne augure…

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