Ce matin je suis donc allé en consultation auprès d’une généraliste qui remplace mon médecin traitant.
C’était la première fois que je la rencontrais et j’ai été on va dire un peu surpris de voir une femme avec un IMC proche du mien et des chevilles aussi enflées. Elle avait un look très punk avec des énormes tatouages très visible sur son torse décolleté et des boucles d’oreilles énormes et lourdes qui faisaient un trou dans chaque lobe assez gros pour y introduire un bic 4 couleur.
Je lui ai demandé de me faire ma lettre de recommendation pour mon entrée au service obésité de Besançon et je lui ai parlé de mes soucis liés à mon poids, c’est à dire mes chevilles enflées qui suintent la lymphe et le sang et mes endormissements.
En réponse j’ai obtenu une lettre pour faire un bilan des apnées du sommeil et un bon pour reprendre de nouveaux bas à varices.
Mais le plus important avec ce rendez-vous, c’est ce qu’elle m’a dit sur la chirurgie bariatrique.
Je lui parlais de me volonté de me faire « sleever » et là elle me dit qu’elle même l’a fait il y a moins de 5 ans et qu’elle avait tout repris très vite.
Alors vu que c’est tout de même un médecin, là je me pose des questions ! 🙄
Ce qu’il faut comprendre, c’est que le sleeve n’est pas une solution miracle. Beaucoup d’échecs viennent justement du fait qu’il est perçu comme une solution « clés en main » pour perdre du poids, alors que ce n’est qu’une aide artificielle, pas un remède miracle.
Dans un premier temps, une alimentation stricte est indispensable. Il faut aussi comprendre que c’est une forme d’addiction, qui n’est pas forcément psychologique mais physiologique. Même si ton cerveau est d’accord, ton corps, lui, ne l’est pas forcément.
De mon côté, j’ai dû supprimer totalement le sel, la charcuterie, le pain, les barbecues, les apéros et les soirées entre potes , et je me suis retrouvé seul. Parce que passer une soirée au milieu de gens qui mangent et boivent sans contrainte, ça ne fait qu’accentuer le sentiment de solitude. J’ai donc coupé les ponts volontairement, à contre-cœur, mais c’était pour mon bien.
J’avoue avoir fait quelques entorses de temps à autre. Mais attention, pas toutes les semaines, juste par moments .
Il faut les accepter et ne pas les prendre pour un échec !
Il faut simplement en être conscient, et ne pas les renouveler sous prétexte d’une excuse bidon. Tu ne peux pas tout contrôler en permanence, et si tu craques, ce n’est pas un drame en soi, ça fait partie du « jeu ».
Le but, c’est que tu sois conscient et que tu acceptes ces « micro-échecs » qui n’en sont pas vraiment.
Il faut juste que tu les gardes en tête, en te disant que ce n’était pas terrible, mais que ce n’était pas la fin du monde non plus. « La frustration conduit inévitablement à l’échec ! «
Accepte d’avoir quelques faiblesses passagères . Nous ne sommes pas parfaits, continue ton chemin, à ton rythme. Et ne mise pas sur la rapidité, le corps déteste ça ! Ne te focalise pas dessus, mais garde un œil permanent (ou plutôt lucide) sur l’alimentation.
Accepte les écarts s’ils ne sont pas réguliers, ça fait partie de « l’apprentissage ». Il faut simplement et honnêtement les reconnaître, les accepter, sans les reproduire, ou en essayant de ne pas les reproduire trop souvent (le moins possible).
De par ton travail, tu sais que l’on obtient des résultats par la répétition, et pas par la sanction ou la réprimande brutale. C’est exactement pareil.
J’ai perdu 50 kg en quelques années (2 ou 3, c’était fluctuant) , sans forcer (sauf les premiers mois), en faisant quelques entorses occasionnelles comme je l’ai dit plus haut, et maintenant je me permets de manger ce que je veux (j’ai réintroduit petit à petit tout ce que j’aimais), mais en gardant à l’esprit de ne pas tomber dans le piège de ne « bouffer que de la merde » à chaque repas.
Je mange ce qui me fait envie… mais pas deux assiettes comme je le faisais avant. Mon cerveau et mon estomac ont appris à apprécier la « bonne bouffe » sans pour autant avoir besoin de se gaver.
Ce n’est pas la recette miracle, nous sommes tous différents, il n’y a que la discipline, la volonté, la régularité (avec ses écarts) qui changent … Le corps (hormis quelques exceptions médicales ou physiologiques… je ne suis pas médecin) réagis de la même façon.
Le plus compliqué c’est de choper ton cerveau par le col, de lui mettre des baffes jusqu’à ce qu’il accepte qu’il ne soit pas le seul a faire la loi 😁😅
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