Aujourd’hui c’était la journée mondiale des aidants familiaux, un métier qui n’en est pas un car même s’il demande du travail, des compétences et beaucoup de temps, il ne rapporte rien à ceux qui l’exercent. Non rien, ni reconnaissance ni salaire.
Et le plus bizarre c’est que la plupart du temps, les aidants eux-mêmes ne réclament rien et ne se plaignent pas car ils considèrent que ce qu’ils font est normal. On prépare les repas d’un parent qui vieillit, on accompagne un conjoint chez le médecin, on veille sur un enfant en situation de handicap, ou l’on passe vérifier quotidiennement qu’un voisin va bien.
Chaque jour en France entre 8 et 11 millions de personnes font ce qu’il faut, tout naturellement, sans réaliser qu’ils occupent un rôle à part entière qui les use physiquement et moralement. Cette absence de prise de conscience retarde souvent l’accès aux aides existantes.
Car oui, des aides existent mais elles sont mal connues et souvent difficiles à obtenir, j’ai moi-m^me renoncé face à la quantité et à la complexité des démarches.
Face à l’allongement de la vie et à la hausse des besoins de prise en charge, la solidarité ne peut plus reposer uniquement sur la bonne volonté de quelques personnes dévouées. C’est tout le système de soin et d’accompagnement qui doit aujourd’hui s’organiser pour faire véritablement équipe avec eux.
En attendant l’arrivée d’une société utopique, je reste sur les rangs ! 😎
Oui les aides existent , oui elles sont souvent difficiles a mettre en place , mais surtout que les aidants comprennent qu’ils sont sous la tyrannie involontaire des aidés.
Combien de familles que j’ai suivi abondaient dans le sens de l’aidé qui refusait catégoriquement et sans raison valable la venue d’une tiers personne……. même pour la télé alarme ….
Que cette aide se mette en place et on voyait l’aidé paniquer a l’annonce du remplacement de cette personne qui prenait quelques jours et qui était remplacé momentanément par une collègue.
Au bout de deux ou trois mois , c’est l’aidé qui se réjouissait de revoir telle ou telle personne venir chez elle.
Il faut que les aidants familiaux comprennent que ce n’est pas moins aimer un parent que de laisser un peu la place a ces personnes .L’aidé se retrouve avec une charge de travail physique et mentale bien moindre …… et surtout avec ce repos de ne pas tomber involontairement dans une maltraitance psychique envers l’aidé …… je l’ai vu .
Il faut que les aidés recommencent eux aussi à vivre , c’est bénéfique pour les deux parties
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