Saucisses en folie

Cette semaine j’ai presque honte de vous présenter une chaine You Tube dont le principe est ouvertement débile : choisir n’importe quel aliment voire d’autres choses, les écraser et les fourrer dans une machine pour en faire des saucisses qui sont cuites et « dégustées » sous forme de hotdog avant d’être notées. J’ai ainsi assisté à la naissance des saucisses au hamburger (emballage inclus), les saucisses à base d’air, les saucisses à la glace…

Pas besoin de vous préciser la nationalité du you tubeur de cette chaine.

En ce qui me concerne j’ai proposé il y a quelques jours la saucisse remplis de pâte à crêpe avec des morceaux de jambon. En attendant de voir ma proposition éventuellement retenue je vous laisse avec les saucisse au hamburger au poisson du mac do… 😈

BOUM !!!

Bon et bien voilà je suis mort et j’ai fait exploser la baraque dans la foulée !

C’est ce que j’aurai pu écrire car il y a moins de dix minutes une accumulation de gaz sous la nouvelle plaque de cuisson causée suite à mon raccord mal fait, a fini par exploser avec la flamme de la casserole du dessus. Ma mère était tout près et elle m’a raconté que c’était impressionnant.

Car oui, en dehors du meuble de rangement qui s’est ouvert et qui a expulsé de nombreux plats et ustensiles sur le sol de la cuisine, le four lui-même est sorti faire une balade: après la détonation je l’ai retrouvé au milieu de la cuisine !!! J’étais si paniqué que j’ai tout remis en place sans même penser à faire une photo. Les garnitures basses du meuble ont aussi volé dans la pièce et le tout avec des flammes, bref un spectacle son et lumière de type traumatisant.

Du coup trois choses à tirer de tout ça :

  • Nous sommes si blasés par les malheurs successifs qu’une explosion de plus ou de moins ne nous impressionne même plus.
  • Un grand merci à notre ange gardien, personne n’est blessé et même pas de dégâts matériels.
  • On ne rigole pas avec le gaz, je ne me sentais pas de le faire on m’y a forcé mais j’aurai du continuer à procrastiner. Car oui, le gaz c’est dangereux. Les explosions sont violentes et spectaculaires et du coup seuls des professionnels devraient être agréés pour installer une plaque de cuisson ou une autre machine fonctionnant au gaz. Les notices Darty on les oublie.

Mais enfin, je le redis… OUFFFFFF… Pas passé loin ce coup là… 😯

Bon plus qu’à trouver un installateur, un vrai cette fois-ci !

Re bêles !

Le 20 aout dernier, jeudi donc. La police de l’ile de Wight était appelée pour sécuriser une zone pendant que les artificiers faisaient exploser un mortier de la deuxième guerre mondiale découvert par des promeneurs. En revenant vers leur véhicule, les officiers découvrent qu’il a été saccagé, une caméra de surveillance eu vite fait de leur révéler l’identité des malfrats :

La presse et la police locale elle-même se sont régalés avec cette nouvelle, les jeux de mots sont parfois nuls comme tous ceux à base de cris de chèvre : « The kids behaving baaa-dly were of the four legged variety » Mais parfois franchement géniaux notamment celui du site Plymouth live qui relevant qu’avant le visionnage de la vidéo les jeunes du coin avaient été accusés, affirme je cite qu’« il faut cesser de faire de notre jeunesse locale un bouc émissaire ». 😆 Bouc émissaire se traduisant par scapegoat, le jeu de mot marche aussi bien en français qu’en anglais.

Du coup en fin de semaine dernière on a bien rigolé sur l’ile de Wight. Que ce soit dans la presse locale, sur le site de la police ou bien sur les sites d’informations, de nombreux commentaires ont ainsi tourné au concours de calembours instructif sur la place du mot « chèvre » dans les expressions locales.

Celui que j’ai inventé pour le titre de mon article n’est pas mal non plus, non ? :mrgreen:

Et dans tout ça le travail de l’unité d’élite de sa Majesté venu faire exploser avec succès un vieux mortier est passé inaperçu. Les pauvres… Je leur conseille de faire exploser une chèvre pour avoir à leur tour droit à quelques égards ! 😈

Archive photo

Archive du Jeudi 21 Août 2008

Cher Francis,  Aujourd’hui de retour une fois de plus de la boutique de mon photographe de plage, je te propose cette photo noir et blanc que j’ai prise sur la plage il y a trois jours.

Canon AE1 Program, Ilford FP4, FD 135 mm vitesse 250/1000, ouverture de 8.

Un peu d’amour et de tendresse dans ce monde de violences et de mensonges.

Douze années plus tard, cette photo continue de m’interpeller, je l’avais oubliée et le fait de la retrouver comme étant dans mes archives, le seul sujet d’intérêt d’un 21 août est un hasard troublant. Quoique le hasard vous savez ce que j’en pense c’est écrit en japonais sur la bannière de mon blog.. (Au passage code hexa : 07754d)

A l’époque je faisais beaucoup de 35mm et je m’étais mis en tête de photographier discrètement les gens sur la plage. Mon regard avait été attiré par cette scène somme toute banale quoique emprunte de tendresse mais ce n’est que plus tard que j’ai compris pourquoi. L’espace vide, le regard du garçon qui semble chercher quelqu’un.

Et oui nous sommes encore dans une photo bien symbolique sur l’absence du père, en résumé une photo qui vient encore interroger mon histoire personnelle.

L’homme qui aimait les monstres

Cet été j’ai passé beaucoup trop de temps sur le tube et cela en dehors de me faire perdre un temps précieux ne m’a servi qu’à une chose, découvrir de nouvelles chaines intéressantes ou ouvertement stupides. 🙄

La chaine que je présente aujourd’hui fait partie de la première catégorie, c’est celle de Will McDaniel, un anglais qui s’amuse avec des monstres qu’il fabrique et anime pour faire des sketchs à l’humour très british visibles sur sa chaine ouverte le 13 février 2008.

Sur IMDb il est crédité pour les effets spéciaux de deux courts métrages réalisés par Tom Ska, un autre you tubeur très connu pour ses dessins animés et dont l’humour aussi absurde que corrosif se marie très bien avec les créatures de Will McDaniel. J’ai ainsi regardé « big fat monster« et franchement je me suis régalé ! L’autre collaboration avec Tom Ska (the confession 3) est très marrante aussi mais ne contient pas de monstres juste quelques effets bien gores.

Ce que j’aime dans le travail de Will McDaniel en dehors de cet humour à base de nonsense et en général très noir, c’est ce flirt continuel avec les frontières de la folie. Certaines de ses vidéos peuvent être dérangeantes sur ce point. Nous sommes très proches de l’univers de Cronenberg mais l’humour et le sourire constant de Will viennent tempérer tout ça, du coup la chaine reste abordable pour un large public.

Je me sens vraiment proche de l’univers de ce créateur et cela me donne envie de devenir l’un de ses mécènes par le biais du système patreon. Surtout qu’il semble avoir fait une créature pour chacun de ses bienfaiteurs (on les voit à la fin de la vidéo dans le générique de remerciement).

Ceci écrit, histoire de vous faire découvrir le bonhomme, je vais le laisser vous présenter la créature qu’il a commandé sur sa boutique imaginaire pour faire face au confinement : the lock down buddy ! C’est juste énorme !!! 😯

Je vous laisse donc dans la meilleure compagnie possible celle des monstres pas forcement si gentils que ça mais très rigolos ! 😆

La vie des autres

Souvent dans ces pages je me plains de ma vie, de ma solitude réelle et existentielle et en général de tas de choses qui m’angoissent à plus ou moins courte échéance.

Forcément dans cet état d’esprit, j’ai tendance à regarder la vie des autres avec envie en me limitant à relever quelques points positifs pour décréter qu’elle est forcément meilleure que la mienne. Mais même en étant bien conscient que le bonheur n’existe pas et ce pour aucune personne, je ne m’attendais pas pour autant à trouver autant de souffrance dans la vie de personnes que j’estimais chanceuses.

Ces dernières semaines j’ai eu tant d’exemples de souffrances aussi profondes que cachées que cela me donne envie de parodier Shakespeare en écrivant : « montre-moi un homme heureux et je te montrerai une tragédie ».

Un des signe révélateur de malaises profonds chez les personnes qui cachent leurs souffrances c’est la consommation d’alcool. Face à une personne qui boit beaucoup, notre jugement est souvent biaisé. Si c’est un proche qui se prend des murges on en parle en rigolant avec lui et si c’est un inconnu avec ce qui semble être une vie de merde alors là nous pensons directement que nous sommes face à un alcoolique. Mais est-ce si simple?

Mon opinion sur la question renforcée par mes dernières observations est la suivante : chaque fois que l’on est face à une personne qui boit jusqu’à s’en rendre malade c’est que cette personne, et ce peu importe les signes extérieurs de bien-être et de vie équilibrée qu’elle manifeste, est en fait une personne qui n’est pas bien dans sa vie..

Alors oui le papy qui se bourre la gueule à un mariage, le copain marié père de famille avec une belle situation qui se prend de grosses murges à chaque fois qu’on boit avec lui, cette célébrité bien connue pour ces excès… Tous ont pour point commun de cacher de profondes souffrances que l’alcool vient révéler sans avoir besoin de leur délier la langue.

L’alcool consommé avec excès est comme une drogue, ses ravages à court, moyens et long terme sont un prix très lourd à payer pour quelques instants de détachement, de flottement. Ainsi pour vouloir payer ce prix pour si peu et risquer comme pour toutes les drogues de tomber en dépendance, il faut vraiment avoir une grosse souffrance en soi et penser que seul l’alcool peut l’effacer tout en sachant que ce n’est que de façon provisoire.

Les personnes porteuses de souffrances cachées et qui boivent de façon régulière pour tenter d’y échapper ont d’ailleurs mis au point certaines stratégies pour que leurs crises de dipsomanies (c’est le nom médico-psy de la murge) ne soient pas repérées comme révélatrices d’une détresse. Notre mentalité franchouillarde facilite bien les choses, entre copains on se raconte souvent les murges que l’on prend en rigolant de ces « exploits » mais ce n’est qu’entre de vrais amis que l’on peut s’interroger sur la raison qui nous a a poussé à tant boire. Pour les plus jeunes la dimension de défi est aussi bien présente, tester ses limites face à l’alcool approcher le coma éthylique pour en tirer de la gloire et parfois dans un groupe ritualiser l’usage de l’alcool pour en faire un rituel de passage dans une société qui n’en a quasiment plus…

Et moi dans tout ça ?

Mon corps de par ma corpulence et mon entrainement tolère assez bien l’alcool mais je n’ai aucune envie d’en boire lorsque je suis seul et quand je suis avec les autres je me fixe aussi des limites ce qui me permet de veiller à la sécurité des gens qui autour de moi continuent à boire. C’est très prétentieux mais c’est vrai, je l’ai encore testé la semaine dernière.  Je n’ai pas besoin de l’alcool pour conjurer les démons qui sont en moi, je les ai regardé en face depuis bien longtemps et depuis nous avons appris à faire bon ménage ensemble.

Cependant au moment de conclure ce billet hebdomadaire je vais écrire quelque chose de très horrible mais que ma sincérité m’interdit de cacher : découvrir les souffrances des personnes que j’enviais m’a procuré un incroyable soulagement. Je ne me plaindrai plus de ma vie de merde car je crois que tout autour de moi des tas de personnes que je pense être heureuses et équilibrées cachent en fait de profondes blessures d’autant plus lancinantes qu’elles s’interdisent de les verbaliser et restent ainsi seuls avec elles.

Au fond je l’aime bien ma petite vie de merde !  😈

Une bière au poil !

200817

la 8 août dernier, une brasserie d’Alberta au Canada a lancé sa nouvelle bière. Une IPA (c’est marrant à présent ils disent Hopped Pale Ale, donc va falloir dire HPA ?). Bon peu importe c’est une bière du genre de celle que j’aime bien, bien houblonnée et à base de houblons citrus pour un double effet rafraichissant.

Pour nommer cette bière ces brasseurs décident de lui trouver un nom exotique et en consultant un dictionnaire en ligne de maori, Ils choisissent le nom « huruhuru » ce qui selon ce « dictionnaire » veut dire « plume » en maori. Nommer cette bière plume a bien sûr pour but de souligner la légèreté de ce nouveau produit. 😎

Une fois le produit lancé, la brasserie communique à fond sur sa nouvelle bibine et c’est là que ça commence à devenir rigolo… 🙄

En réponse à la promotion de cette nouvelle bière sur Facebook, un vrai maori, Te Hamua Nikora, a dévoilé dans les commentaires la vraie signification du mot « huruhuru » dans le langage maori. Mauvaise nouvelle pour la brasserie, ce mot signifie en fait « poils pubiens »!  😆

Te Hamua Nikora insiste bien à propos sur un point important. Son peuple en a marre de voir son langage pillé et utilisé à tort et à travers juste parce qu’il est exotique pour le reste du monde. Les français devrait d’ailleurs dire la même chose aux japonais quand ils utilisent et déforment notre langue notamment dans le nom des magasins mais entre l’hommage à notre culture et le fait que cela nous fait beaucoup rire, nous laissons couler. Pour les maoris, le poids de l’histoire fait qu’ils sont bien plus susceptibles et je les comprends tout à fait.

La brasserie quand à elle, présente ses excuses et admet que la moindre des choses aurait été de demander l’avis d’un vrai maori au lieu de chercher un nom n’importe comment dans un dictionnaire et promet que son produit va changer de nom.

La morale de l’histoire ? Il faut éviter d’utiliser surtout de façon commerciale des mots dans un langage étranger que l’on ne connait pas car cela peut aller loin, jusqu’au fin fond de l’Océanie !