Au rebus mais en 8×10 !

C’était le weekend dernier. Je voulais tester la chambre 8×10 prêtée par un ami suisse et du coup j’ai profité de la présence d’un copain pour le faire et pour mettre en scène cette photo un peu décalée. J’avais rassemblé des tas de trucs à balancer à la déchetterie et du coup j’ai étalé le tout pour simuler un tas d’ordure dans une rue avec moi dedans.

Le but était bien sûr avant tout de tester les performances d’un plan film de 25cm sur 20 cm, histoire de voir le niveau de détail c’est à dire la quantité d’informations que l’on peut récupérer sur ce support.

C’est bien sûr le copain qui a déclenché ce qui m’a permis de garder la pose.

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Alors oui en 800pixels on se dit bof…

Mais si on regarde la photo sur un fichier trois fois plus grand (ce qui représente encore qu’une petite partie de la taille réelle du fichier) et bien on peut voir ça :

Cliquer ici pour voir la version XXXL

 

Sinon voici ma tête à 100% du fichier :

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Alors lorsque l’on se rend compte de l’espace qu’occupe ma tête sur le plan film et que l’on voit ce rendu assez détaillé alors même que je n’ai pas accentué et que je scanne sur un scanner V700 grand public sans mise au point, et bien on peut se dire que oui, le format 8×10 ouvre des possibilités fascinantes ! 😎

Cette semaine il va pleuvoir tous les jours sauf mardi alors pour la prise de vue c’est loupé, je vais donc me préparer pour mes prochaines photos en 8×10 en faisant du repérage et en trouvant deux autres châssis, objets hélas très chers.

A suivre…

Un vieux projet

C’était il y a deux semaines, un ami m’avait proposé de m’emmener en Suisse pour assister aux nuits de la photo. Sur le chemin je lui parle d’une voiture enterrée dans un terrain par un entrepreneur local. Cela fait des années que je me dis que je vais aller la photographier, mais à chaque fois je trouve un prétexte pour ne pas le faire (la circulation, le fait que c’est un terrain privé…) 🙄

Je fais donc part de tout ça à cet ami qui a alors une réaction inattendue. Il me dit en substance : « Bon, c’est aujourd’hui que vous allez la faire cette photo, vous avez un de vos appareil avec vous, alors on y va tout de suite avant d’aller en Suisse ! » 😯

Alors un grand merci à lui pour m’avoir secoué un peu, car oui j’ai parfois besoin d’un bon coup de pied au cul pour enfin me bouger et concrétiser mes projets… 😀

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Photo prise le samedi 16 février 2019 avec mon Rolleiflex de 1945 sur HP5 développée à l’ilfotec HC 1+47. Scan V700, niveaux et Vignettage avec Photoshop car ça colle bien avec le sujet.

En version XXL : cliquer ici

Deux semaines entre la prise de vue et le développement, c’est aussi assez rare pour moi, d’ordinaire c’est plus mais là j’étais trop pressé de voir le résultat. Au final je suis très content de cette photo, au point d’envisager une bonne séance de tirage pour la faire vivre sur papier photo en faisant chanter le grain sous l’agrandisseur. Le vignettage en ajoutant des secondes sur les bords sera aussi bien plus joli et nuancé.

Et sinon non, le 6×6 était l’outil parfait pour cette photo relativement discretement et rapidement, la chambre n’aurait entrainé que des complications et j’aurai été obligé de demander une autorisation qui m’aurait été refusée, forcément.

Aero Ektar, plus on est flous…

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Il y a de cela quelques années, tous ceux qui comme moi découvraient le portrait grand format, rêvaient d’avoir une chambre de presse et surtout de trouver un Aero Ektar. Les Aero Ektar sont des objectifs à très grande ouverture conçus pour la photo aérienne et ont surtout été utilisés pendant la seconde guerre mondiale. Dans les années 80 on les achetait pour quelques dollars jusqu’à ce qu’un américain, David Burnett ait l’idée de monter un Aero 178mm sur une chambre de presse pour un usage très particulier; utiliser la bascule pour créer un effet de flou/netteté qui miniaturise les objets dans la zone de netteté. Ses photos ont eu un tel succès que la cote des Aero s’est envolée. Aujourd’hui même si la mode est un peu retombée, pour avoir un Aero 178mm 2,5 monté sur planchette pour une chambre de presse, il faut débourser près de 1000 euros, et encore si on en trouve un, car ils se font rares. C’est vraiment très exagéré pour cet objectif sans obturateur et qu’on ne trouve jamais en très bon état, mais ça illustre bien le coté irrationnel et influençable des amateurs du petit monde de l’argentique.

En ce qui me concerne, j’ai eu le bonheur de trouver ma chambre de presse Pacemaker refaite à neuf par un spécialiste anglais et mon Aero Ektar qui a été démonté, nettoyé et révisé par un ami. Le portrait de ma mère ci dessus est un exemple de ce que je fais avec. Ce portrait a été pris à grande ouverture (2,5) et j’ai aussi basculé pour renforcer le flou et placer la zone de netteté sur les yeux et une partie du nez. On arrive ainsi à ce résultat vraiment unique car vaporeux.

Et pour mieux voir ce que ça donne, voici comme d’habitude la version XXL : cliquer ici

 

M et Mme Lapin

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Rollei SL66, Sonnar 150mm F8 , HP5, ilfotec HC 1+47 et scan maison sur V700

Histoire de finir cette semaine Saint Valentin, je me suis amusé à retrouver cette photo dans mes archives. Ces peluches de grande taille sont mes modèles pour mes idées rigolotes et aussi pour tester le matériel grand format. Car oui, eux ils savent tenir la pose ! 😆

A voir au format XXL en cliquant ici

La bêtise humaine

Dans ce blog, je consacre les vendredis à la réédition des contenus de mon ancien blog. Ce matin, au moment de choisir la photo du dimanche et alors que je constatais qu’une fois de plus le travail et le froid dans le labo m’avaient dissuadé de développer de nouveaux films, j’ai eu l’idée de ressortir une de mes vieilles photos. 💡

C’était à Strasbourg à l’automne 2008, je faisais ma première sortie photo avec des personnes rencontrées sur mon forum et qui allaient devenir des amis. Nous étions dans les rues dans cette magnifique ville, moi avec un SRT 303 et quelques objectifs dont son 135mm, les autres avec des moyens formats (Kiev88, Mamiya RB67…) lorsque tout à coup, du haut d’un pont  je remarquai une scène absurde qui se déroulait sur la berge en contrebas. Sans réfléchir j’armai puis je déclenchai. Et ça a donné ça :

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Aucun montage ni mise en scène, c’est bien un type qui tente de toucher un cygne tandis que sa frêle copine l’empêche de tomber dans l’Ill qui est bien froide à cette époque. Heureusement rien de la sorte n’est arrivé et les deux zigotos (zigoti ? 😆 ) ont cessé leurs idioties avant de reprendre leur balade.

Sur la même photo un comportement triplement inconscient. Tomber dans l’eau se noyer emporté par le courant et paralysé par l’eau froide, entrainer sa copine à subir le même sort et aussi déclencher un réflexe de survie chez le cygne qui est un animal qui n’aime pas vraiment se faire toucher et qui a beaucoup de force surtout dans ses ailes.

Reste que je suis content de cette photo, qui n’a pas été très acclamée à l’époque, mais qui reste pour moi un bon souvenir lié à un gros coup de chance qui m’a permis de faire cette modeste tentative de photojournalisme. 😎

Le phare, encore… Mais cette fois en diapo 13×18

Lorsque l’on commence l’argentique, chaque petite étape que l’on franchit est un événement riche en émotions. Développer son premier film en noir et blanc, développer son premier film 120, son premier film couleur puis ses premiers plans films…

Hélas plus on en fait, plus cela perd de sa magie, le travail au labo finit même parfois par devenir mécanique, redondant, voire ennuyeux.

Par contre développer un film diapo ça c’est autre chose. Lorsque l’on sort son film ou plan film du dernier bain et qu’on le contemple à la lumière, l’image apparait tout de suite visible à nos yeux sans avoir besoin de passer par un agrandisseur ou un scanner et un écran d’ordinateur. Ma photo est là comme le jour de la prise de vue avec ses couleurs chatoyantes et sa belle lumière qui semble illuminer la pièce. La diapo c’est comme une parcelle du passé arraché à notre souvenir pour être fixée sur film.

Alors ça oui, on ne peut pas s’en lasser surtout quand on peut le faire dans des formats de 13×18 cm.

Les mauvaises nouvelles du coté de Tetenal me font craindre le pire, mais qu’importe. Si il faut stocker de la chimie j’en stockerai.

Ceci dit, cette semaine je présente une fois de plus une photo du phare de Port la Nouvelle que je ne reverrai peut-être plus jamais vu que je n’irai plus en vacances pour des raisons pratiques et une perte d’intérêt croissante.

J’ai pris cette photo sur la jetée avec ma Sinar Norma 13×18. Beaucoup de gens m’ont photographié en plein travail avec leurs portables et quelques un ont osé s’approcher pour discuter, j’ai fait le prof… Mais bon qu’importe, je n’étais pas là pour eux…

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Sinar Norma 13×18, Super Angulon MC 120mm à F22, Plan film Astia 13×18 développé et scanné maison.

Et pour voir cette photo en version XXL et bien il suffit de cliquer ici.