Alors comme ça c’est Noël…

181225

C’est le matin de Noël, il est sept heures et je suis descendu vers mon ordi pour écrire ce billet. Il fait froid car le chauffage ne s’est pas encore lancé, du coup je regrette d’être torse nu et en caleçon, surtout au moment d’ouvrir la porte fenêtre pour laisser son altesse le chat siamois inspecter son territoire.

Alors oui c’est Noël (ah le chauffage vient de démarrer) et alors ? Pour moi cela n’apporte rien si ce n’est le souvenir amer du temps où cette fête m’apportait un peu de joie passagère par le biais de jouets et d’un repas en famille.

Les repas en famille ont été eux remplacés par un repas de famille où ma fratrie et sa progéniture se réunissent par obligation et passent un après-midi à éviter les sujets qui fâchent tout en buvant du vin en jouant les sommeliers et en mangeant de la nourriture préparée au micro-onde en prétendant être des cuisiniers. Après quelques verres , ça ne parle que de travail avant que les conversations s’orientent toutes vers l’argent, c’est le moment pour moi de me barrer avec mes neveux avant que l’on me rappelle que je suis le plus pauvre de la famille et que mon boulot c’est de la merde.

Ce repas de famille est aussi et avant tout hanté par l’absence de Sarah ma nièce qui a choisi de nous quitter il y a trois ans de cela. Cette absence, qui se fait encore plus cruelle en période de fêtes vu qu’elle nous a quitté un 2 janvier, ajoute encore un malaise sur cette réunion de personnes qui au fond n’ont pas envie d’être ensemble.

Cette année la sœur qui ne veut rien donner a exigé que ce soit un Noël sans cadeaux. J’ai bien tenté de faire comprendre l’importance des cadeaux (donner pour rappeler les liens surtout dans une famille où l’on ne dit jamais je t’aime) et que l’on pouvait s’offrir des choses sans dépenser d’argent, mais non cela n’a convaincu personne.

Entre cette mauvaise ambiance, les tensions familiales et l’absence de cadeaux, ce Noël va être une fois de plus un très mauvais moment à passer.

Aujourd’hui je n’ai plus de surprises, plus de cadeaux depuis des années, même ma vieille mère me donne un billet de 50 euros et les bonnes années une boite de chocolat. Le fait de ne plus avoir de cadeaux est triste non pas à cause d’un manque matériel mais bien du fait du manque affectif que cela traduit.Car oui Noël c’est surtout et avant tout une fête qui rappelle aux personnes isolées ce qu’elles manquent sur le plan humain.

Alors comme chaque année, j’ai mes tactiques pour minimiser ce malaise et survivre à cette période dite des fêtes. Sur mon forum j’organise un échange de photos qui me permet d’envoyer et de recevoir des tirages surprise. En janvier quand mes comptes sont faits je m’offre quelque chose à moi-même histoire de me faire du bien.

Mentir aux autres, se mentir à soi-même, Noël ne fait que mettre au grand jour la misérable réalité de nos existences d’animaux psychotiques.

Puis viendra le jour où Noël ne sera pour moi qu’un jour comme les autres et où je serai totalement seul.

J’espère juste qu’à ce moment là je ne regretterai pas ces noëls foireux dont je viens de dresser le portrait. Ce blog est là pour éviter cela.

Hazy days

181218

Don’t know why I talked about this blog to some of my friends, but now I regret it, this space was meant to be a diary or at the most a bottle thrown at the sea. By giving away this adress, I lost my freedom to express freely what I have to tell to myself.

Guess what, I’m drunk. I had a beer, a large one and now I’m gazing at my screen wasting my time, biding my time watching nonsenses and reading bullshit informations.

For the upcoming two days I will stay home with no kids screaming and no team mates despising me. Gonna be nice so I start this with the eirie feeling brought by some good beer. Cheers !

Joker

Aujourd’hui journée de merde alors du coup je n’ai aucune envie de continuer de développer ma pensée surtout sur la nature humaine surtout après avoir joué à cache-cache pour échapper aux gilets jaunes. Rendez-vous la semaine prochaine. Là je vais me coucher car j’en ai plein la tête.

bed

Bis repetita

forge

A cette époque en France le peuple était divisé en trois groupes. le premier groupe était composé de nobles qui détenaient d’immenses richesses, gouvernaient, fixaient les lois et échappaient à la justice grâce à un statut particulier. A l’autre bout les plus pauvres vivotaient péniblement et supportaient des impôts et des taxes. Entre les deux, une bourgeoisie enrageait de ne pouvoir s’enrichir davantage.

La grogne montait chez le bon peuple français et des petits soulèvements éclataient sur tout le territoire.

Face à cette situation explosive, le souverain de l’époque tenta de calmer la révolte en proposant la rédaction de carnets de doléances. Hélas le bon peuple français ne se laissa pas faire et décida alors de s’en prendre à un symbole du pouvoir en place.

Et ce fut la prise de la Bastille me diriez-vous ?

Et bien non, car en fait je ne parle pas de 1789 ( les cahiers de doléance en 2018 c’est hélas réel comme l’impunité des plus riches malgré leurs méfaits exposés en détails dans la presse et les autres médias) mais de 2018 et c’est comme vous le savez, l’arc de triomphe qui a été la victime de cette colère.

Aujourd’hui je ne veux pas faire de politique et encore moins de politique je voudrais juste souligner la grande dichotomie propre aux humains qui imaginent dans leurs œuvres de fiction des sociétés égalitaires et qui dans la réalité ne parviennent même pas à mettre en place une vraie démocratie.

L’histoire ne fait que se répéter, les révolutions sont confisquées aux peuples qui les ont portées au prix d’immenses sacrifices et en 1789 comme en 2018 on se retrouve malgré quelques progrès sociaux face à des inégalités vertigineuses entre les personnes. Depuis une trentaine d’année, le modèle économique mondialisé vient fragiliser les plus faibles en polarisant l’emploi et en concentrant les richesses.

La raison de ce perpétuel échec est très claire pour moi, cela ne tient pas à l’économie ni à la sociologie ni à l’histoire, à le religion à la philosophie ou autre. Non le fait que l’humain soit condamné à échouer dans la création d ‘une société vraiment égalitaire s’explique de façon très simple : cette égalité personne n’en veut car elle est contraire à notre vraie nature. Car oui malgré toutes les histoires que nous pouvons nous raconter afin de nous mentir à nous-même, nous ne sommes que des animaux comme les autres mammifères mus par nos pulsions en lien direct avec nos instincts primaires.

J’ai déjà trop causé alors je développerai mon propos mardi prochain avec des sources théoriques afin d’étayer mon propos.

Entre routine et paresse

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Voici bientôt deux mois que j’écris chaque jour sur cet espace, mon domaine en .com dont je rêvais il y a de ça 20 ans alors que je développais mes premiers sites en HTML avec Frontpage. 🙄

Aujourd’hui ce rêve est devenu réalité ce qui devrait logiquement me pousser à m’investir à fond dans ce nouvel espace de jeu. La réalité est hélas toute autre, mon expression écrite a perdu de sa qualité (même si apparemment j’ai enfin appris à utiliser des ponctuations, désolé L.F Céline je quitte ta bande), je m’autocensure bien plus qu’avant pour ne pas que ce blog se mette au niveau des types qui refont le monde au comptoir (ça je le fais par autodérision, mais justement au comptoir du pub du village et non sur Internet) et surtout j’évite de parler de sujets sans m’être documenté avant.

Au final je me retrouve comme aujourd’hui avec des tas de choses à faire à la maison (développer mes films en retards) et sans avoir assez de temps pour lancer un sujet long et documenté évoquant, par exemple, ma vision éthologique de l’humanité et ce que j’entrevois de son avenir. (Spoiler inside) 😆

Reste donc ma volonté de m’accrocher à ma routine quotidienne d’écriture, motivé non pas par le besoin de satisfaire un public ( pas ou peu de visites -cf. capture d’écran ci dessus- car je ne fais rien, voire moins que rien pour rendre mon espace visible et attractif), mais par le plaisir simple et égoïste qui consiste à ordonner ma pensée en écrivant ces lignes.

Cet espace évoluera peut-être un jour en quelque chose d’intéressant mais pour l’instant, victime de ma paresse et de mon attachement à ma routine quotidienne, il demeure à un stade embryonnaire à l’image d’un petit marsupial dans sa poche qui grogne et remue en restant caché bien au chaud et à l’abri des regards. Et c’est très bien ainsi !  🙂

Chère solitude…

181120

Bien qu’étant de caractère jovial et ouvert, en capacité de converser de façon décomplexée avec tout un panel de personne, je cache un terrible secret;  Je n’aime pas la compagnie des autres.

J’adore être seul avec une personne mais quand un troisième larron arrive je me sens tout de suite négligé, rejeté. C’est comme si on me disait : je t’ai causé car il n’y avait que toi mais là il y a quelqu’un de plus intéressant que toi alors laisse moi tranquille.

C’est hélas bien vrai, j’ai une si mauvaise image de moi que j’analyse, dissèque tous les comportements humains autour de moi avant de les interpréter de façon à nourrir mon petit délire d’exclusion qui à chaque fois me pousse à repartir plus profond dans ma solitude.

Du coup au quotidien je n’ai que très peu d’amis vu que je n’arrive pas à les partager et que je ne supporte pas le fait de devoir évoluer dans des grands groupes où je serai forcément mis de coté.

J’écris « délire d’exclusion » mais en fait je devrais parler de mécanisme d’exclusion car la tendance répétée que j’ai à être marginalisé dans un groupe n’est pas un délire ni une exagération mais bien une réalité objective mise en lumière de façon répétée dans des accidents successifs tout au long de ma vie.

École, collège, lycée, fac, école de formation, travail, club photo, collectif, comptoir du bar… A chaque fois c’est la même chose, je finis par provoquer de façon plus ou moins inconsciente les événements qui me marginalisent.

Cela est devenu si courant et habituel que je n’arrive même plus à prendre du recul afin de savoir si c’est en tentant d’attirer l’attention sur moi que je me plante et que je me fais rejeter ou si mon dégout des autres me pousse à tout faire pour me faire rejeter afin de retourner à ma chère solitude.

Oui chère solitude ! Lorsque je suis seul, je n’ai pas de comptes à rendre,  c’est la liberté totale dans mes paroles et mes actes et surtout je ne suis plus face à l’autre pour me comparer à lui et l’envier à tort ou à raison.

Mais en attendant une éventuelle retraite ou je me retrancherai chez moi, je dois continuer à faire comme tous les autres, faire société alors qu’en fait je ne suis qu’un loup solitaire déguisé en chien de meute.

Le plus beau, le plus gros !

Hier c’était la visite médicale de la médecine du travail. Une fois de plus je me suis fait plaisir en racontant des tas de choses à l’infirmière qui m’a reçu et aussi en jouant un peu sur la séduction avec un discours optimiste de travailleur social passionné. 🙂

Cerise sur le gâteau, cette année je n’ai pas eu droit au couplet « il faut maigrir monsieur » 😡

Dommage car j’avais prévu de leur répondre ça 😆  :