Le treizième enfant

Comme vous le savez peut-être, je fais partie d’une équipe qui accompagne 12 enfants en situation de handicap mental dans une école primaire.

Du coup lorsque cette école nous demande de l’aide pour trouver une solution pour aider un enfant d’une classe ordinaire qui rencontre de grandes difficultés, nous nous sentons obligés de dire oui.

Aujourd’hui c’était un peu Disneyland pour sa première séance avec nous, en même temps il a 6 ans et demi…Mais j’ai vu de beaux moments et des relations entre enfants très mignonnes. C’était une belle rencontre.

Je rentre je promène mon chat et je vais chercher un burger pour nourrir ma mère et la journée devient encore plus bizarre !

Bon, il est 20h30 je rentre fin beurré du camion de burgers, il va falloir que je fasse le tri, je reprends demain car là le chat me bouffe les pieds ! 😆

Une nouvelle ère ?

J’ai résolu mes soucis avec ma cousine ukrainienne. Le fait de ne plus avoir à payer sa ligne fait que je ne suis plus du tout en lien avec elle et son fils. Juste retour des choses puisqu’ils m’ont ignoré/toisé/méprisé.

Du coup après avoir accompli cette formalité devant témoin et avec enregistrement vidéo à l’appui, je me suis senti comme libre.

Mais libre au point de partir sur l’autoroute avec un pneu à plat, comme quoi mes pulsions de mort restent bien présentes.

Par contre le 26 octobre je vais aller voir une ophtalmologiste pour la première fois de ma vie. Je vais peut-être finir par comprendre le sens de ces cauchemars récurrents sur ma vue.

Et si ce simple rendez-vous pour mes yeux était le début d’une reprise en main de ma santé ?

J’ai envie d’y croire !

Et pour cette semaine j’arrête là histoire de rester positif !

A l’Est rien de nouveau, ou presque…

Cela fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles de ma famille ukrainienne qui s’était réfugiée en France chez moi puis dans deux appartements vu que mes deux cousines étaient devenues sœur ennemies.

L’une, celle dont je suis le plus proche est repartie vivre en Ukraine avec ses deux enfants et ne me donne plus de nouvelles refusant de répondre à mes messages sur Facebook. L’autre quant à elle, est restée dans une ville à 12km de chez moi et ne me donne plus aucune nouvelle non plus depuis que j’ai cessé de lui acheter des choses après avoir compris à quel point elle me méprisait et se moquait de moi. Je me souviens être allé une fois chez elle soit-disant pour passer la journée avec son grand adolescent (car elle était absente et ne voulait pas le laisser seule) et la trouver en train de se cacher sur le balcon, son but étant de me filer son gosse pour qu’il me pousse à lui payer un chargeur rapide pour son I phone. Je lui ai acheté beaucoup de choses à sa demande, aspirateur, sèche cheveux, cigarettes, courses… Puis le jour où je l’ai trouvée en train de se cacher sur le balcon j’ai compris qu’elle se moquait de moi, enfin de nous, ma famille l’ayant elle aussi beaucoup aidé.

J’avais tout de même accepté de continuer de payer sa connexion Internet pour être tranquille mais je ne l’étais pas sachant que c’était mon nom qui était sur la ligne. Vu qu’elle ne donne pas de nouvelles j’ai téléphoné aux responsables de la paroisse qui la loge elle et son fils et voici qu’ils m’annoncent qu’elle partage la ligne Internet que j’ai payé avec une autre famille ukrainienne logée à coté sans bien sûr m’en avoir parlé.

J’ai donc perdu toute confiance et j’ai résilié l’abonnement, j’ai tenté de la feinter pour récupérer ma box à l’amiable lui faisant croire qu’elle était en panne mais elle a téléphoné au magasin et a appris que la ligne était résiliée.

Je lui explique pourquoi je l’ai fait et elle me répond avec un SMS très long très bien écrit mais très cruel et égoïste. Elle me reproche d’oublier que sa famille m’a payé des vacances en Ukraine en 1995 et que je pouvais bien aider un proche en difficulté dans un pays à l’étranger et que cela allait peser sur ma conscience et que la vie allait me « récompenser ».

Oui, Poutine n’est pas le seul à savoir mettre la faute sur les autres. Alors j’aurai pu répondre que d’une part l’abonnement que j’ai payé pendant 20 mois, est passé à 32 euros au bout de 12 mois(fin de la période de remise) que je dois payer 59 euros de frais de technicien pour la résiliation et que si je regarde sa page Facebook où elle se balade dans toute l’Europe avec l’argent donné par la France au volant de sa voiture de luxe, elle ne semble pas trop en difficulté comparé à moi qui vit seul avec une mère âgée et dépendante et qui n’a pas eu de vacances depuis bientôt 9 ans.

Quant à la « dette » qu’elle invoque, elle a été réglée par les milliers d’euros que j’ai déboursé en achats divers pour mes cousines et les sacrifices que j’ai du faire pour leur bien être comme dormir sur un divan en bas. On peut aussi mentionner ce que mon frère a fait pour s’assurer qu’elle arrivent en sécurité en France et aussi et avant tout les trois mois et plus où nous avons accueilli ma cousine chez moi pour qu’elle apprenne le français.

Mais non je ne vais pas lui envoyer ça à la figure, elle n’en vaut pas la peine, d’ailleurs elle a accepté de me rendre la box, je ne sais pas à quelle heure cela se fera demain mais j’irai accompagné, je n’entrerai pas chez elle, je resterai dehors et je serai en alerte. Je pense même filmer tout ça.

Alors oui chers lecteurs, sache que dans notre pays, il existe en ce moment des personnes venues d’Ukraine avec leurs voitures (contrairement aux réfugiés vraiment dans le besoin qui sont venus par bus). Ces personnes ont beaucoup d’argent mais profitent de la situation et de l’incapacité de la France à vérifié leur patrimoine, pour profiter de nos impôts en étant logés et souvent nourris gratuitement. J’ai vu mes cousines consulter des réseaux sociaux écrit en russe et en ukrainien où on leur donne toutes les combines pour profiter des l’aide publique française. Vous en avez sans doute vers chez vous, surtout si vous êtes dans le sud, là où il fait bon vivre, ces grosses voitures immatriculées UA…

Mais ces escrocs et profiteurs ne doivent pas nous faire oublier que dans notre pays nous avons aussi des vrais réfugiés ukrainiens qui ont vu la guerre, qui ont souffert et qui travaillent dur pour se débrouiller et se reconstruire une vie. Ces personnes dignes et méritantes sont en majorité reparties en Ukraine par sentiment national (comme ma cousine) sauf dans des cas où hélas cela n’est pas possible, mais si ils restent, ils ne se pavanent pas sur les réseaux sociaux en étalant un luxe peu compatible avec leur condition de réfugiés.

Les soldats ukrainiens revenant en permission deviennent fous lorsqu’ils voient le comportement de certaines de ces personnes qui jouent les touristes à l’étranger pendant que eux ils souffrent et parfois sacrifient leurs vies.

Mais voilà, on ne parlera pas de ça aux infos, les abus de certaines et certains de ces « réfugiés » restera un tabou bien français. Je n’ai même pas trouvé d’articles sur ces abus sur Internet, comme quoi ce sombre secret est bien gardé et connu que de ceux qui comme moi ont été témoins de ces tromperies.

Le tabou va donc en rester un, mais peut-être pas si longtemps encore… 🙄

L’humiliation

C’était à 12h20 aujourd’hui. Je demande aux enfants de ranger les raquettes et les ballons avant d’aller « manger » à la « cantine ». Si vous vous demandez pourquoi je mets ces deux mots entre parenthèses c’est que vous n’avez jamais mangé à la cantine ces jours-ci.

Mais je ne parlerai pas de ça aujourd’hui, je reprends donc mon récit.

Un des enfants, coutumier du fait, vient m’annoncer qu’il a envoyé le volant dans le petit pin puis la raquette aussi car il l’a lancée pour tenter de faire tomber le volant. L’enfant qui présente des troubles psychiques assez envahissants, n’est pas bien du tout. Je décide donc de récupérer le volant et la raquette.

Pour ce faire je dois monter sur un banc de forme hexagonale qui entoure le petit arbre. Je mets un pied sur le banc mais je n’ai aucune prise pour tirer mon poids afin de pouvoir lever l’autre pied, le gamin n’est pas bien donc je force et là je me sens tomber.

Je passe en mode gros tas de merde bien souple et du coup je tombe sans trop me faire mal, par contre, dans ma chute, mon bras frotte le tronc de l’arbre sur près de deux mètres et je me retrouve coincé dans une cage hexagonale traversée par le petit pin. Je n’ai donc aucune prise pour m’en sortir.

Tout cela s’est passé devant la salle des profs et ils ont bien mis dix minutes pour que l’un d’entre eux comprenne et sortent pour essayer de m’aider. Ils ont du bien rire.

Mais bon j’ai préféré demander l’aide d’un animateur qui a mon gabarit mais des muscles en plus, du coup avec son aide je suis vite sorti de ma machine de torture.

Les gens font semblant de s’inquiéter pour moi et mes petites blessures mais je sais que derrière mon dos ils ont bien rigolé et que certains certaines se sont dit « Bien fait pour ce gros sac à merde ».

Ce soir plus que d’habitude, j’en ai marre de mon physique mais je ne suis toujours pas motivé pour passer sur le billard pour me faire couper un bout d’estomac.

Du moins pas pour le moment…

Ugo, chat volant

Aujourd’hui mon chat con a décidé de ne pas attendre que je monte vers lui (il faut dire que j’étais en train de parler d’un sujet grave avec mes voisins) me voyant discuter sans m’occuper de lui, ma chère boule de poils sans papiers et en solde, désirant bouffer ou se promener, a décidé de sauter du haut du balcon pour me rejoindre plus vite. Il a ainsi fait un vol de deux mètres cinquante et est tombé souplement en mode ninja sans se blesser.

Car oui, les chatons ne sont pas lourds et une chute de deux mètres cinquante niveau vélocité terminale, ils savent gérer ça… ça doit faire du 7 kilos à l’atterrissage pas de quoi avoir mal si on est un jeune chat bien souple.

Le problème c’est que maintenant qu’il a compris le truc, il va recommencer. Je dois donc mettre un grillage en urgence car il n’est pas prêt pour aller seul dehors, il est très craintif, la castration et les secondes doses de vaccins c’est lundi alors pas le choix, je vais devoir grillager le balcon même si la reine mère le refuse…

Mon amie et voisine m’a donné une bonne idée pour la suite, lui faire un système pour qu’il puisse remonter par le balcon, cela évitera à ma mère âgée de monter et descendre l’escalier. C’est une idée à creuser !

Aujourd’hui ça parle de chat car le reste de l’actu n’est pas très sympa. Voisin gravement malade hospitalisé avec un pronostic très défavorable, climat familial agressif, boulot pas simple… Du coup le chat était un bien meilleur sujet. Merci donc à mon chaton d’avoir fait ce beau saut de diversion! 🙄

Rentrée déclassée

Lundi a donc été la date du retour dans cette école primaire de quartier. Au bout de deux jours mes impressions sont mitigées. Moins de contacts avec les enseignants de l’école, et quelques rapports un peu tendus, des enfants que j’aimais bien car ils venaient jouer avec les enfants de notre groupe, qui ont déménagé et qui du coup ne sont plus là… 😥

Bref, comme le dit si bien le proverbe irlandais que je comprends de plus en plus au fur et à mesure que je vieillis : « On ne rentre jamais à la maison ».

Mais bon, pas de quoi s’alarmer pour autant. J’ai des nouveaux projets sympas et porteurs de sens à mener avec les enfants qui sont très motivés, mes collègues ne m’ont pas encore étranglé et à la maison je dois faire l’éducation de mon chaton tout en veillant sur ma mère.

Jeudi je vais rencontrer un éventuel nouveau prof pour la basse et si ça ne marche pas je vais tenter de bosser avec un autre prof dans une autre ville plus loin.

Et si la musique ne marche pas, je me remettrai au tir à l’arc. Oui je sais ce n’est pas une bonne idée car ça va me déséquilibrer encore plus, mais j’en ai très envie.

Enfin, tout faire ce qui est possible pour que cette nouvelle année scolaire qui commence m’apporte enfin des choses nouvelles.

Sinon ce soir je me suis arrêté boire une bière dans un café près de l’école avec ma collègue et amie et c’était vraiment très agréable. Seul soucis ce bar vend des boosters de cartes Pokemon! 😆 Bref, c’est une année différente qui commence alors je vais me laisser surprendre et ne pas forcement attendre le pire. 🙄

Bilan…

Et bien si je dois évoquer le bilan de ces 36 jours de vacances et bien je dois dire que je n’ai réussi à faire qu’une seule chose : dénicher et acquérir un nouveau chat siamois pour retrouver mon équilibre. Pour le reste entre les aléas climatiques, ma paresse et ma tendance à procrastiner, il n’y a eu pas grand chose de fait. Je ne peux même pas dire que je me suis reposé car j’ai beaucoup trop regardé les écrans…

La honte…

Mais là les choses bougent, je suis motivé pour relancer des projets au travail et au niveau personnel car mon moral et mon optimisme à court terme sont de retour. Cette semaine je teste des nouvelles activités avec les enfants et je vais bientôt rencontrer un nouveau prof de musique qui je l’espère va me faire bosser sans pitié.

Mais en attendant j’ai oublié un rendez-vous chez le dentiste ce soir et je me suis fait gronder comme un gosse quand je me suis pointé là bas avec 30 minutes de retard suite à leur appel téléphonique.

La honte, je vous dis… 😆

Les journées d’activités

Les enfants que nous accompagnons et qui sont donc en situation de handicap mental, enfin plus ou moins, ont une autre malchance, c’est de n’avoir que la moitié des vacances scolaires. C’est donc un peu la double peine pour eux.

Mais au niveau de l’équipe nous tentons de leur proposer des activités différentes et à l’extérieur. Ce sont un peu des défis… Jeudi le défi était de survivre à un atelier cuisine que j’animais, hier lundi écrire un court métrage le matin et le tourner l’après midi et enfin aujourd’hui une journée de pêche avec pour défi de réussir à pêcher au moins un poisson par personne. (J’en ai pêché 5 de ces petits poissons justes bons à être rejetés à l’eau). Mais qu’importe cette activité est très positive pour les enfants qui y trouvent des tas de réponses à leurs difficultés.

Ces trois journées qui se sont très bien passées m’ont redonné de la motivation et l’envie de refaire encore mieux pour les prochaines journées d’activité (au fait c’est moi qui a inventé cette désignation, avant on disait « les vacances »). Bref moyennant un peu de folie et en pensant aux vacances qui arrivent demain à midi, le moral reprend du poil de la bête ! La preuve la photo du jour, aussi stupide que débile.

En attendant l’orage

Aujourd’hui a été une journée très éprouvante au travail (car oui je ne suis toujours pas en vacances). J’avais préparé une sortie photo avec les jeunes et cela s’est transformé en bagarre avec un des jeunes (le crocodile dundee) s’est fait rétamé par un autre plus grand et vexé, est parti en courant vers la route. J’ai eu pile poil le temps de le rattraper car non, il ne s’arrêtait pas ce petit con!

Une fois que je lui choppe le poignet gentiment et que je l’ai rassuré, il accepte de rejoindre le groupe et se calme, mais bon l’alerte a été chaude et moi j’étais au bout de ma vie. La température était vers les 35 degrés et courir avec mon poids et cette canicule ça m’a achevé. Du coup nous avons passé le reste de la journée dans l’établissement, bien qu’il ne soit pas climatisé, ça restait mieux que de transpirer dans les parcs. Parcs dans lesquels je ne voulais plus risquer les les emmener vu le comportement du matin.

Puis aller chez le vétérinaire car oui monsieur Valentin siamois de 19 ans ne veut plus manger et a de nouveau besoin d’être perfusé. Ce sera jeudi à 17h30, les copains du boulot qui voulaient faire la fête vont encore gueuler, mais voilà mon chat passe avant eux.

Et tout ça dans un contexte d’alerte maximale aux orages…

Donc après avoir dépensé des milliers d’euros pour ma 309 et ne voulant pas risquer que ma 208 soit détruite par l’orage je suis donc rentré vers les 18h00 pour tenter de finir le rangement du garage mais en vain. C’est donc là que mon amie Patricia est arrivée et que j’ai osé lui demander de prendre Toshiyuki pour cette nuit. Un grand merci à elle et à Erik son mari d’avoir accepté, je peux donc maintenant dormir tranquille même si il tombe des balles de golf, mes deux voitures sont dans des garages.

Alors oui, tranquille pour les voitures, mais pas pour mon avenir.

Aujourd’hui a été un test éprouvant, à 50 ans j’ai eu beaucoup de mal à gérer un groupe de 6 ados. Mon poids, la chaleur et ma fatigue n’ont pas aidé mais bon je remarque que je vieillis et que je n’ai plus vraiment envie de faire des miracles pour ces temps de vacances où je dois travailler pour justifier mon salaire quitte à appliquer une double peine aux enfants. Tu es en situation de handicap : tu as la moitié de tes vacances.

Et je dois tenir jusqu’à 70 ans comme ça… Dernier échelon de revalorisation de mon salaire à 62 ans… Je pense très sincèrement que je vais mourir au travail.

Sentiments contrastés

Tout comme bon nombre d’entre vous, j’ai été choqué en visionnant la vidéo de la mort du jeune. J’ai senti une colère monter en moi comme lorsque j’avais vu « La haine » de Kassovitz. Je me rangeais donc à 100% du coté des indignés sans pour autant cautionner les émeutes qui n’ont fait qu’utiliser ce drame pour justifier des vols des destructions et surtout un concours entre gosses pour savoir quel quartier est le plus chaud en France.

Mais lundi en arrivant dans l’école où je travaille, j’ai vu les traces d’un incendie de voiture qui va tuer deux arbres qui ont eu le malheur d’être plantés de chaque coté de ce véhicule abandonné (et ce malgré les démarches de plusieurs personnes qui avaient demandé à la fourrière de l’enlever). J’étais donc déjà bien triste pour les arbres mais en arrivant dans la cour et en apprenant que des jeunes du quartier ont tenté de brûler l’école ce weekend en entassant des poubelles aspergées d’essence contre l’entrée principale, j’ai ressenti une énorme colère. Bravo au gardien qui les a fait fuir.

Là ce n’est pas un marchand de mort (de tabac) ou un revendeur de produits que je hais (téléphones portables accessoires de sport…) ni un brave commerçant que je ne connais pas ou un équipement dans une ville lointaine qui a été visé. Non, ici c’est une école qui a failli y passer, le cœur du quartier, mon école bordel !!!

Du coup j’ai été d’une humeur massacrante toute la journée et très sévère avec les jeunes que j’accompagne, des jeunes issus de l’immigration à qui je dois rappeler chaque jour qu’ils sont français avant tout. Non tu n’es pas arabe, ce mot ne veut rien dire, les gens qui habitent en Arabie Saoudite sont les saoudiens… Tu es français avec des origines algériennes du coté de ta mère et marocaines du coté de ton père. Je répète ça chaque jour mais en vain… C’est pas grave le métier d’éducateur n’a rien de magique, il faut apprendre à persévérer et à continuer d’y croire.

J’ai donc été très sévère avec certains de ces enfants qui ont été témoins directs ce weekend de la destruction d’une partie des équipements collectifs de leur quartier. Car oui, ils ont été impressionnés mais pas dans le bon sens, certains du fait du handicap, du jeune âge ou des deux combinés étaient très excités par toute cette violence qu’ils trouvaient cool et justifiée. Aujourd’hui encore, pendant une sortie, un des plus jeunes a mimé le geste d’un salopard qui met le feu à une poubelle. Là j’ai laissé ma collègue enseignante reprendre car j’avais déjà tenté plusieurs fois de raisonner ce jeune garçon, en vain… ma colère était très grande pour que je reprenne avec lui avec des mots calmes, posés et mesurés.

Chez chaque personne à commencer par celle qui dit le contraire se cache une forme ou une autre de racisme, pour ma part je pense que tous les être humains sont égaux en droit peu importe leur sexe, leur religion ou leur origine ethnique mais après ce weekend je commence à repenser très fort à certains aspects culturels du monde maghrébin avec lesquels j’ai beaucoup de difficulté.

Mais je dois oublier ces pensées qui pourraient m’entraîner sur un terrain glissant m’éloignant de mes convictions et valeurs.

Tant que je ne serai pas une victime directe de ces violences hypocrites ça devrait le faire…