Précipitations

Ce matin je suis parti avec un peu de retard et j’ai tant couru que j’ai oublié de prendre mes lunettes. C’était ma précipitation.

Plus tard dans la journée je me suis rué dans un magasin pour acheter sans réfléchir une paire de lunette loupe de lecture à 14 euros. C’était ma seconde précipitation.

Cet après midi je me suis encore dépêché pour régler pas mal de soucis avant l’heure d’une réunion supplémentaire qu’on nous a collé ce soir, j’ai au final pas fait grand chose, c’était ma troisième précipitation.

Entre temps le soleil est parti et il s’est mis à pleuvoir et a ramené le froid c’était ses précipitations.

Puis pendant la réunion nous avons parlé de choses et d’autres avant de bâcler l’organisation des activités du mercredi matin c’était notre précipitation.

Au final je peux dire que oui aujourd’hui je l’ai bien vérifié et c’est vrai : la précipitation n’a rien de bon !

Je veux des vacances, vite !!!

Retard à l’allumage

Hier soir je suis allé consulter mon médecin avec la certitude revenir avec une ordonnance pour mes injections mais hélas cela ne s’est bien sûr pas du tout passé comme prévu !

La spécialiste consultée loin de chez moi et à grand frais n’a pas envoyé de bilan de notre rencontre à mon médecin traitant, autant dire que pour l’instant c’est comme si je n’avais rien fait.

Mais qu’importe je commence mon régime sans bière sans sucre et sans gras et je vais aussi chercher de quoi faire une activité physique douce, je peux donc attendre encore un peu avant les piqûres.

Par contre j’ai parlé à ce médecin remplaçant du fait que je m’endors en fin de journée. Elle a tout de suite pensé et cette fois je crois que c’est hélas vrai, que je fais des apnées du sommeil.

Car oui mon sommeil est très léger je me réveille 3 à 4 fois la nuit, sans sensation d’étouffement mais bon…

L’apnée du sommeil serait donc probable chez moi car ma graisse abdominale m’empêche de bien respirer, du coup mon sommeil aussi long soit-il n’est pas réparateur et je me réveille fatigué.

Je ne fais plus de rêves depuis longtemps c’est donc bien que je n’ai plus accès au sommeil profond.

Encore un autre souci que je dois à ma trop forte surcharge pondérale.

Bon et bien là je vais devoir m’occuper de ça aussi en retournant chez le médecin le plus vite possible, ma sœur et son mari sont passés par là je sais que cela va être compliqué.

Ce serait si bien de juste perdre du poids pour régler tous ces soucis…

Hélas j’ai bien peur de ne pas pouvoir le faire assez vite avant d’être victime d’un accident de la route du à un endormissement au volant à 17h00…

Mais sinon non, je m’accroche, le moral reste bon !

Bis repetita

Jadis, il m’était simple, voire plaisant de rédiger ce billet.

Je laissais courir mes doigts sur le clavier et les mots coulaient de ma tête jusqu’au bout de mes doigts sans que je me pose la question de me censurer ou non.

A présent je dois faire attention de ne pas choquer, de ne pas inquiéter, bref je ne suis plus du tout libre.

Du coup les mardis perdent de leur saveur, je m’ennuie avec moi-même, je suis devenu un triste sire qui parle de choses basiques et consensuelles. Après tout c’est mieux que de refaire le monde comme un poivrot accoudé au bar.

Bon, quitte à faire et bien donnons des nouvelles.

Lundi j’espère que le médecin que je vais consulter pour renouveler le traitement de ma mère me fera l’ordonnance pour les injections de WEGOVY (sémaglutide), une substance que je vais m’injecter chaque semaine pour m’aider dans un régime hypocalorique que je vais commencer.

C’est 300 euros par mois, pas remboursé. Du coup là je suis sûr d’arrêter la bière car je n’aurai de toute façon plus d’argent pour en acheter. 😆

Mais voilà, si je veux retrouver une qualité de vie correcte et si je veux être opérationnel sur mon lieu de travail je n’ai plus le choix, je dois fondre. C’est tout. C’est ce que j’expliquais la semaine dernière.

Même pas envie de profiter de ces derniers jours pour boire. Non, juste envie de commencer ce régime le plus vite possible.

Retrouver le goût de l’eau

Retrouver le goût de la vie.

Rentrée difficile

Lorsque j’étais jeune et que j’accompagnais des enfants avec plus de potentiels que de difficultés, ces journées d’activités (c’est moi qui a inventé ce terme pour désigner les jours où l’on travaille avec les enfants sans les enseignantes qui sont en vacances), bref ces journées étaient une merveille pour petits et grands.

Maintenant avec la fatigue et les crises constantes des enfants, ces jours sont tout sauf agréables.

C’est pour ça et suite à une petite blessure de ma mère que j’ai soignée, que je vais me coucher tout de suite en espérant qu’Internet marche assez longtemps pour envoyer ce billet.

Ce soir trop crevé pour relever que cette année nouvel an chinois, Ramadan et carême commencent tous le même jour.

Mon lit, vite !!!

A coté

Ce soir mes collègues fêtent le départ en retraite de celle qui aura été ma directrice adjointe pendant pas mal d’années.

Moi je suis rentré car je dois m’occuper de ma mère qui se couche de plus en plus tôt car elle a froid et aussi parce que les dernières semaines ont été plus qu’éprouvantes pour moi.

Je n’aurai jamais pensé qu’un jour ce travail qui me définissait et qui me rendait si heureux allait devenir la source de tant de souffrances et d’incompréhensions mutuelles. Mais voilà, le public change brutalement, le travail aussi et je découvre que jusqu’ici j’avais été, sans doute involontairement, protégé de cette mutation puisque contrairement à mes collègues j’avais toujours travaillé avec les grands, les hauts niveaux, des enfants que l’on peut envoyer jouer avec d’autres enfants de leur âge sans s’inquiéter.

Mais fort heureusement pour moi ce temps va bientôt toucher à sa fin puisqu’à la rentrée prochaine je serai sur le groupe des enfants présentant des troubles autistiques mais toujours dans la même école primaire.

Avec un tel public il est interdit de se louper, chaque faux pas peut déclencher une angoisse, un mal être, une crise. C’est donc une école de la rigueur.

C’est donc ma chance de prouver que je suis éducateur, c’est à dire en capacité de changer de public et de faire un travail à la fois très sérieux mais aussi et avant tout guidé par un respect et un attachement au bien-être de chaque personne enfant et adulte qui travaillera avec moi.

Et pour arriver à faire tout cela et bien il va me falloir commencer par perdre beaucoup de poids pour être au mieux de ma forme et renvoyer une image plus saine et rassurante de ma personne et de mon état de santé.

Vaste programme, non ?

Mais qu’importe, avec un peu d’aide et de soutien je suis sûr d’y arriver. D’ailleurs, ai-je le choix ? 🙄

Une semaine en enfer

Vu que dans un moment de panique, j’ai eu l’idée stupide de proposer de changer de groupe, ma direction m’a annoncé jeudi soir que j’allais passer la semaine sur le groupe des enfants les plus en difficulté.

C’est ainsi que je vis en ce moment une semaine très éprouvante où je ne suis pas seulement face à mes angoisses de licenciement mais aussi face à des difficultés d’un niveau que je n’aurai pas imaginé, face à des enfants sans langage oral et avec des interactions très limitées qui ne comprennent pas qui je suis et enfin face à des collègues de longue date qui me regardent d’un air dubitatif.

Écrire ces lignes ce soir m’aide à remettre de l’ordre dans tout ça. Une discussion franche et sincère qui aurai du être faite de longue date avec ma collègue a aussi permis de crever de beaux abcès. J’espère que les efforts que je vais faire une fois rentré sur mon groupe et quelques bonnes volontés suffiront pour que la nouvelle chef de service trouve une solution à ma situation dans les derniers mois qui nous séparent de juillet.

Messages

Ces temps derniers et surtout ce weekend j’ai passé beaucoup de temps à regarder des animes et des séries et au cœur de ces multiples histoires, j’ai capté pas mal de messages qui ont résonné en moi comme si ils m’étaient adressés.

J’ai par exemple une citation du créateur de Star Trek, Gene Roddenberry qui dit en substance : « Nous sommes tous des extraterrestres sur une planète étrange. Nous passons la plus grande partie de notre vie à tendre la main et à essayer de communiquer. Si, pendant toute notre vie, nous pouvions tendre la main et communiquer avec seulement deux personnes, nous sommes en effet très chanceux. »

Mais celle qui m’a le plus marqué c’est celle balancée au cœur d’un animé japonais, je ne sais même plus lequel, qui disait que beaucoup de personnes cherchent toute leurs vies pour quoi ils sont vraiment faits sans jamais parvenir à le découvrir.

Et là je me suis dit que oui, c’est bien ça l’histoire de ma vie.

Je suis entré par hasard dans le social, j’y suis resté car c’était sympa et moralement gratifiant. A présent c’est moins le cas mais j’y reste car je suis bien trop vieux pour me reconvertir.

Et surtout car j’ai peur, cette peur qui a été au centre de ma vie depuis mon plus jeune age évoluant des peurs enfantines aux angoisses de séparation puis devenant une peur chronique du changement et de l’inconnu.

Alors qui suis-je vraiment ?

Et bien je ne le saurai jamais et je pense qu’au fond c’est bien mieux ainsi car cela m’évitera de faire un deuil impossible. 🙄

Tout perdre ?

Ces derniers mois j’ai perdu énormément de choses et de repères dans ma petite vie que j’aimais bien. Une fois de plus ces choses qui disparaissent de mon existence ne sont pas du tout remplacées par des nouveautés.

Non elles ont disparu laissant un vide énorme derrière elles.

Plus de bar tabac le matin pour boire un café et discuter avec les habitués, mort de ma coiffeuse qui s’occupait de mes cheveux depuis plus de 30 ans et dimanche soirée d’dieu au pub du village qui sera encore ouvert mais sans personnel pour servir ou cuisiner et surtout sans concerts, ça c’est clair…

Alors je pourrais me dire que voilà tout est fichu et me laisser aller…

Mais non, je préfère me dire qu’en fait la fin de ces plaisirs qui étaient néfastes à mon corps (je parle des bars) va entraîner un changement intéressant : je vais avoir plus de temps et plus d’argent.

Du coup prendre des cours de chant ? Passer plus de temps à travailler ma musique ?

Pas mal de possibilités !

Voilà qui me laisse rêveur.

Après la tempête

Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu’elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d’une chose: une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même.
Tel est le sens de cette tempête.

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage

Rien de plus à ajouter, Murakami San a tout dit pour moi.

Du coup je peux aller dormir d’un sommeil devenu plus léger depuis hier en sortant de la médecine du travail.

Oui je vais mieux mais ce n’est que le début de la route, de ma transformation.