Bilans en cours

Chaque année à la même période, je m’active pour terminer mes bilans de fin d’année. C’est un écrit professionnel très dense qui expose d’une part où j’en suis par rapport au projet de l’enfant et qui d’autre part parle de comment s’est passé l’année avant de donner des éléments qui serviront à construire le nouveau projet avec les parents en septembre.

Je dois faire attention à ma façon d’écrire, rester accessible, aller à l’essentiel et surtout m’adapter aux parents à qui sont destinés ces écrits en prenant en compte leur niveau d’étude et leurs susceptibilité. Je dois aussi, et ça c’est nouveau, mettre l’accent sur le travail qui reste à faire pour que les difficultés de l’enfant soient bien prises en compte par les autorités qui vont lire nos écrits et donner une note à l’enfant qui pourra l’aider à trouver une place ailleurs plus tard. Trop positiver c’est prendre le risque de leur faire décrocher une faible note qui risque de les obliger à rester bloqués chez nous jusqu’à très tard dans leurs vies.

C’était déjà pas simple mais voilà qu’en plus nous découvrons au fur et à mesure les enfants avec lesquels nous allons devoir travailler l’année prochaine, des enfants en très grande difficulté dont deux enfants autistes sans langage en attente de bilan officiel.

Du coup je n’arrive plus à fermer l’œil de la nuit car je me rends compte que nous allons avoir un groupe ingérable avec d’un coté un sous groupe d’enfants autistes, un public avec lequel nous allons devoir nous former à des méthodes complexes d’accompagnement et de l’autre un groupe d’enfants avec des troubles du comportement accompagnés de violences qui vont finir de nous user.

Fini les rires, les projets sympas, les activités photos et tout ce que j’aimais faire dans mon travail, il ne reste plus que des tâches usantes et répétitives qui vont me saper le moral et la santé. Je vais donc bien profiter de mes vacances en bord de mer, enfin si je peux… 🙄

Le retour de mon ex

Je n’ai jamais et je ne serai jamais engagé dans une histoire d’amour, mais je crois savoir que dans ce monde qui m’est aussi étranger et incompréhensible de celui des pygmées de Nouvelle Papouasie, les « EX » ont leur importance, surtout lorsqu’elles font leur retour.

Je raconte cela en préambule car vendredi après un coup de main d’un ami que je remercie encore, une de mes EX qui a sans doute été celle dont la présence m’a le plus porté dans la vie, est revenue dans ma vie et a rallumé le feu de la passion.

Et non, une fois de plus je ne parle ni de femme ni d’amour mais d’art et de passion et en l’occurrence de la plus grande, la plus belle et la plus bénéfique des passions artistique que je n’ai jamais rencontré dans ma vie, celle de la musique.

Car oui j’ai été invité par des amis à jouer de la musique avec eux et encore plus bizarrement encore, j’ai été invité à joindre un petit groupe éphémère pour y jouer de la basse.

La première fois j’ai fuis. Je savais qu’elle n’était pas loin chez le copain à m’attendre, mais je me suis claquemuré il faut dire que c’était l’anniversaire de la mort du père ça n’a pas aidé… Après ces deux ans de séparation entre elle et moi, j’avais peur de la regarder de nouveau en face, j’avais peur qu’elle me rejette, qu’elle me reproche de l’avoir quitté et qu’elle me crache à la figure, je craignais de décevoir un ami proche et mes autres amis. Mais voilà, vu que mon pote m’encourageait très fort et par peur de le décevoir encore plus pour ne pas avoir essayé, je me suis lancé et vendredi soir je me suis pointé à la répétition du groupe sans illusions mais avec tout de même l’envie de faire de mon mieux.

Après une dizaine de minute marquées par de gros couacs, j’ai peu à peu discerné les contours d’une présence près de moi, une force que je n’avais plus ressenti depuis longtemps, une puissance générée par le batteur, le guitariste et la chanteuse qui me regardais avec un sourire d’encouragement. Alors oui les premières mesure sont été laborieuses mais peu à peu mes oreilles et mes doigts se sont déliés.

Car oui, Dame Musique a bon cœur et pardonne toujours ceux qui reviennent dans ses bras, du coup après deux trois tentatives, j’ai même fini par sentir un peu de groove dans ma ligne de basse.

J’étais déjà au septième ciel lorsque mon ami a dit devant les autres musiciens « Avec la basse ça change tout ». Là, c’était l’exultation !

Je reste un débutant mais entendre que même à mon petit niveau j’apporte quelque chose aux autres me donne envie d’aller plus loin, de me surpasser et je l’espère, d’arriver à un résultat bénéfique pour tous moi y compris.

Et c’est justement ce genre de retour et d’encouragement qui fait que l’on fait des efforts dans ce que l’on débute. En musique le fait de faire des heures et des heures de cours pour au final jouer tout seul chez moi n’était pas du tout motivant et m’a mené à tout arrêter, mais me lancer dans une aventure avec d’autres et tenter de me montrer à la hauteur des échéances, voilà un défi positif et stimulant qui change tout !

J’aimerai tant avoir ces mots, ces encouragements, cette magie pour me remotiver dans tous les autres aspects de ma vie ! Mais bon c’est peut-être valable que pour la musique ?

En attendant, c’est sûr, la musique reste la pire des ex car si elle a un jour compté pour toi, tu auras beau t’éloigner d’elle, tôt ou tard tu finiras par comprendre (comme les innocents dans ce clip) que « sous chaque pluie que tu traverses, sous chaque ciel à la renverse, dans chacun de tes gestes, elle ne te quitte pas, elle ne te quitte pas. » 😎

Lost in dissatisfaction

Ce soir au moment de prendre mon clavier je n’ai que des choses désagréables en tête, ce gamin arrivé sur le groupe qui m’insulte et me menace en jouant sur son handicap et que je ne peux même pas sanctionner faute de sanctions possibles et adaptées.

Ce matin je vois que la parodie de fête foraine s’installe sur la place du village, j’aimais tant la grande fête de mon enfance mais là il n’y a plus que trois forains qui viennent arnaquer les néo ruraux et leur superfétatoire progéniture. Chaque année ces pourritures de forains en solde viennent pourrir mes beaux souvenirs d’enfance et ça me met les nerfs en boule.

Plus tard dans le mois ce sera les hippies campeurs d’un festival de musique reggae et associé, où les gens vont pour le drogue et le sexe et non pour écouter cette pseudo musique sans âme, qui viendront perturber la circulation et salir les rives du fleuve avec leurs déchets. Je les méprise.

Toute cette amertume s’entasse en moi et se transforme en haine pure, des sentiments très noirs que je mets en capsule et que je stocke très loin dans un bocal en espérant finir par l’oublier, noyé dans le bordel qu’est ma tête.

Il n’en faudra pas beaucoup pour que je craque, un mot mal placé pourrait faire l’affaire. Vous êtes prévenus !

Dures journées

Je viens de lire un SMS de ma collègue qui m’envoie ce soir une photo d’un verre de rosé en me disant que notre travail va la rendre alcoolique.

C’est hélas une des conséquences possibles de cet emploi autrefois si plaisant mais devenu si infernal faute à l’évolution des publics accueillis.

Enfin évolution, pas vraiment justement puisque les enfants qui nous sont confiés relèvent de problématiques de plus en plus lourdes, complexes et multifactorielles.

Du coup nous mettons plus de temps à gérer les angoisses, les conflits et les provocations qu’à dispenser les enseignements éducatifs et pédagogiques.

Et les choses ne vont pas s’améliorer, loin de là.

Notre direction nous a prévenu, nos autorités de tutelle nous privent désormais de tout droit de regard sur les enfants qui sont confiés à l’établissement, nous devons accepter tout le monde et ils ne veulent pas savoir si notre structure et son projet est adapté ou non vu que c’est à nous de nous adapter.

C’est ça le sens de la loi de 2005 qui en moins de 20 ans a envoyé, et ça c’est une bonne chose, tous les enfants présentant une déficience moyenne à l’école dans des dispositifs de l’éducation nationale. Du coup, mécaniquement, ce sont d’autres enfants qui sont arrivés dans les établissements, des enfants qui jusque là n’avaient pas de solutions et qui présentent des problématiques complexes comme je l’expliquait plus haut. Des problématiques qui se mélangent mal et qui au final créent un groupe ingérable comme celui que nous avons en ce moment.

Alors que faire ? En venir à la conclusion que l’école n’est pas un milieu adapté pour ces enfants et retourner à l’établissement ?

Franchement je ne voudrais pas en arriver là, mais bon si l’avenir est aussi noir que ce que l’on nous promet, nous n’aurons peut-être pas le choix…

Mais ce sera un beau gâchis.

Ces choses qu’on ne dit pas aux gens

Les jours passent l’un après l’autre et aujourd’hui c’était la journée mondiale des abeilles. Cette année cette journée mondiale se passe dans un contexte bizarre vu qu’en France un sénateur Laurent veut réintroduire progressivement les néo néonicotinoïdes qui avaient interdits en 2018 après que l’on ai prouvé le danger pour les consommateurs, les fermiers qui les manipulent et l’environnement (notamment pour les abeilles). Son discours repose sur l’idée de protéger la production française en évitant d’importer des autres pays et en produisant français avec un modèle agricole destructeur reposant sur des traitement chimiques intensifs. Mais la vraie raison ça personne n’en parle mais elle a sans doute à voir avec les liens de cette personne avec les lobbys des chimistes. Ses anciens postes de président régional du groupe laitier Sodiaal (coopérative majeure du secteur laitier français) et de membre du conseil de surveillance de Candia le place au cœur des enjeux économiques de l’agro-industrie et en font un ami de ces vendeurs de chimie qui vont s’enrichir en détruisant la nature, la sécurité des paysans et au bout de tout ça notre santé à nous tous. Ces monstres froids peuvent tout détruire, ils n’ont en général pas d’enfants mais des bunkers cachés et suréquipés d’où ils nous regarderont crever en rigolant et en buvant leur champagne.

Il faut travailler de plus en plus longtemps avant d’avoir droit à une retraite, on nous dit que c’est normal vu que nous vivons plus longtemps, mais vivre comment ? A une époque où notre nourriture, notre eau et notre air sont empoisonnés, bien veinards seront ceux qui vivront leurs retraites sans la passer à faire des analyses et des opérations, ou pas car il n’y a plus assez de médecins pour garantir notre santé. Mais non dans les débats cette idée n’a jamais été exprimée.

Hier on apprenait que l’état a menti pour protéger les intérêts financiers du groupe Nestlé pris en flagrant délit de falsification des analyses et de filtration interdite de leurs eaux censées être naturelles. Mais bon Nestlé, groupe avide de gros bénéfices, a surexploité les nappes de la marque Perrier et avec les pesticides très présents dont la saturation s’est mécaniquement élevée a été obligé de traiter en cachette. La question que personne ne pose c’est qui dans le gouvernement a caché tout ça et qu’est-ce que cette personne ou ce groupe de personnes a gagné en contrepartie.

Aujourd’hui on parle de la fraude fiscale de grande envergure qui est organisée par de vrais criminels très structurés. On parle des descentes des services du FISC épaulés par les brigades du G.I.G.N mais personne ne va parler de ce que tout le monde sait : dans ces délinquants voire criminels qui font de l’évasion fiscale à des niveaux connus mais juste incroyables, combien sont des politiciens contre lesquels le FISC et ses services spéciaux ne peuvent s’attaquer ?

On voudrait que tout le monde passe aux véhicules électriques. Mais personne ne rappelle que la voiture électrique ne fait qu’exporter la pollution qui sera supportée par les pays pauvres et que la rareté des terres rares et autres composants rend impossible la généralisation des véhicule électrique et mettant en tensions ses substances vont déclencher pas mal de guerres et de « libération » de pays « opprimés ». La surconsommation des téléphones portables et des produits high Tech a aussi le même effet géopolitique. Je n’aimerai pas devoir aller me battre au front en sachant que je fais ça pour que Isabelle puisse envoyer un selfie avec une filtre chien à ses copines et surtout pour enrichir les vendeurs de téléphones qui ne cessent d’innover pour que le bon peuple achète le dernier modèle qui bien souvent est un marqueur social.

Je pourrais continuer comme ça toute la soirée, mais bon, là ça suffit. Je ne pense pas exagérer vu les informations officielles et venant de sources vérifiées qui sont tombées ces derniers jours.

Alors oui j’ai la rage, rage de voir que le bon peuple ne s’étonne plus de rien et ne proteste plus étouffé par les minimas sociaux et la télé-réalité, version moderne « du pain et des jeux » de l’époque romaine. J’espère juste que l’on va aller au bout du modèle romain en tombant dans la décadence et en disparaissant au profit d’invasion que j’espère pas trop barbares, faut pas exagérer non plus ! 😆

Pas sage à l’heure d’été

Plus que trois jours de travail avant de pouvoir vivre 23 jours de congés plus ou moins mérités.

Je vais avoir pas mal de bonnes choses qui vont arriver mais je dois aussi avouer que j’ai du faire des choix au risque de vexer voire de blesser des amis.

C’est le cas de cet ami qui m’avait acheté une place pour un concert de métal et qui voulait m’y accompagner. En réalisant que cela tombait jeudi en même temps qu’un autre rendez-vous plus plaisant pour moi et moins stressant par rapport à la gestion de ma mère âgée, j’ai décidé de le laisser en plan.

Le pire c’est qu’il a une mobilité réduite et ne pourra donc pas non plus en profiter lui-même sauf si il trouve une âme charitable pour prendre mes place (mon ticket et mon rôle).

Alors oui je dois l’avouer je suis un vrai salopard sur ce coup là et je comprendrai qu’il me laisse tomber à jamais.

Mais voilà c’est aussi une des conséquences de l’électrochoc de la visite à la médecine du travail, le médecin m’a bien fait comprendre de cesser de prendre soin des autres et de penser à moi.

Les concerts d’artistes que j’aime plus ou moins sont de vraies tortures pour moi car je dois rester debout, le bruit et la foule sont aussi pour moi de vraies épreuves et tout ça pour dire « j’y étais ? » Non, très peu pour moi.

Me voici donc devenu un vrai salopard égoïste en plus de mes autres défauts.

Bon je vais tenter de me racheter mais ça va peser sur ma conscience car j’ai fauté, je n’ai pas dit depuis le début que je ne voulais pas y aller car je me fais du souci en lissant ma mère la nuit, c’était pourtant pas si dur à dire…

Mais quand vais-je enfin apprendre à être sincère avec mes proches ?

Jamais, je crois…

Positiver

Ces jours-ci le travail redevient compliqué avec des enfants sans cesse en crise et sans cesse en train de se taper dessus. Du coup je respire et je me calme mais je m’entends beaucoup crier et ça je n’aime pas ça car ça ne sert à rien sinon à me faire passer pour un mauvais éducateur et à me fatiguer les nerfs.

C’est important pour moi de l’écrire pour y repenser ces prochains jours.

Mais les prochains jours devraient être aussi très agréables puisque beaucoup de bonnes choses se profilent dans un futur proche et plus lointain, et cela me fait du bien car du coup je me remets à attendre avec joie et impatience les jours prochains. 😯

  • Demain ce sera la remise de la médaille du travail avec petits fours et petit chèque, ce sera sans doute la photo de la semaine.
  • Vendredi c’est le carnaval de l’école avec je l’espère mon déguisement que j’attends encore.
  • Vendredi 18 avril jusqu’au lundi 12 mai ce sont mes vacances de printemps que j’ai bricolé avec des jours fériés et mes jours d’ancienneté.
  • Pendant ces 23 jours de congés je vais vivre de très bons moments comme l’anniversaire de mon pote Fred, le concert d’une formation américaine qui vient au pub le 21 avril, un karaoke et d’autres concerts!!!
  • Je serai aussi invité en Suisse voisine par un copain forumeur que je connais dans la vie réelle vu que cela fait trois fois que nous nous rencontrons, il me propose de manger une fondue et de faire une manifestation hippique en Suisse ainsi que de visiter de très belles villes de ce pays que j’aime tant.
  • A mon retour de congé je n’aurai plus que 7 semaines à faire à l’école avant d’arriver aux vacances d’été et à mes trois semaines en bord de mer.
  • Le 13 septembre ce sera la célébration des 40 ans de la 309 avec Toshiyuki au musée Peugeot à Sochaux !

Voilà, ce ne sont que les choses qui me viennent à l’esprit , j’en ai sans doute oublié, mais 7 bonnes choses à venir ! C’est inespéré, voire inédit dans ma vie.

Bref, ça me donne presque envie de chanter avec les inciters qui je le rappelle viennent dans le coin le 21 de ce mois !!!

Au final je dois tout de même rester lucide, quand l’avenir se charge de bonnes choses, il faut se rappeler que comme le chantait si bien Léo Ferré, que le bonheur ce n’est pas grand chose, ce n’est que du chagrin qui se repose. Alors il ne faut surtout pas le réveiller ! 😆

Tiens, c’est sympa ça de mettre de la musique entre mes maux et mes mots… 🙄

Le jour de mes 52 ans

Ce jour là je vais vite l’oublier, entre les soucis pour rouler avec les routes fermées et les enfants qui se battent comme des chiffonniers ivres avec des troubles du comportement, j’ai passé avec mes collègues une journée horrible.

Mais bon ce matin il y a eu un moment de plaisir.

Et oui, ce matin j’ai fêté mon anniversaire au bar tabac vers l’école avec les habitués du matin et les patrons. C’est sans doute très bête mais impossible de le faire ailleurs et surtout au travail à cause des enfants. 🙄