Encore un anime bien déprimant…

Cette fois on va faire un peu dans le folklore japonais avec un personnage récurrent, celui du faucheur, le shinigami (dieu de la mort) qui vient prendre les vies. Et bien sûr, vu que ce n’est pas assez déprimant on trouve plein de violence morale et psychologique, la maladie, la maltraitance… Encore trop gai alors on ajoute de la tristesse ainsi que de la solitude à commencer par celles de cette pauvre et pourtant si mignonne shinigami.

Aux tréfonds de l’horreur…

Lucy, une diclonius (mutante aux pouvoirs très dangereux, créée par les humains), est gardée dans un laboratoire de haute sécurité dans lequel des études sont réalisées sur ces êtres surhumains. Suite à un accident, elle parvient à s’échapper en tuant sauvagement toute personne entravant son chemin. Une fois à l’extérieur du bâtiment, un sniper réussit à la toucher en pleine tête et la fait tomber dans la mer. (source : Animeka)

Ce soir je vous parle donc rapidement de l’anime Elfen Lied, c’est un peu dommage car il mériterait une vraie analyse mais ce soir mon temps est limité et revoir le premier épisode m’a redonné un certain malaise.

Car oui cet anime est très violent.

La violence ne réside pas dans le générique du début avec ce chant en latin sur des représentations agressives  et inquiétantes des personnages de l’anime sous forme de tableau de Klimt, cette violence n’est pas non plus dans la scène d’ouverture qui est une vraie boucherie.

Non, la violence de cet Anime se trouve dans les thèmes abordés sans ménagements avec des scènes horribles (mise à mort du chiot d’une petite fille, viol… )

Alors non c’était trop pour moi, aujourd’hui encore je n’arrive pas à regarder de nouveau cet anime si noir et désespérant sur la condition humaine. Les éléments fantastiques ne sont pas assez présents et développés pour équilibrer cette violence psychologique réelle et contemporaine que je tolère très mal alors que je suis tout à fait à l’aise avec la violence graphique ou absurde.

Si mlagré tout vous en voulez un échantillon et bien c’est ci dessous mais il faut avoir un compte You Tube pour regarder car oui, limite d’age oblige…

Et si vous vous demandez ce que veulent dire les paroles en latin de la chanson d’ouverture et bien voici une traduction :

Lys

La bouche du juste murmure la sagesse,
Et sa langue prononce le jugement.

Qu’il soit béni, lui qui supporte la tentation,
Et après avoir été testé, il recevra la couronne de la vie.

Seigneur, source de bonté.
Seigneur, feu divin, aie pitié.

Ô si sacrée, si sereine,
Si bienveillante, si agréable est cette vierge qui croit.
Ô si sacré, si serein,
Si bienveillant, si agréable,
Ô lys de pureté.

Seigneur, source de bonté.
Seigneur, feu divin, aie pitié.

Ô si sacré, si serein,
Si bienveillant, si agréable,
Ô lys de pureté.

La pureté de l’ange exterminateur… Brrrr…

Sayonara Zetsubo Sensei

Lorsque j’ai découvert la première saison de cet anime, j’ai tout de suite compris que j’étais face à une œuvre très différente de ce que je regardais à l’époque. Le fait de débuter le premier épisode par une citation de Stendhal n’était en effet pas très habituel dans les animes.

Puis arrivent les premières images avec cette lycéenne qui découvre un homme pendu à un cerisier, scène hélas trop emblématique d’un certain Japon…

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Très vite les événements s’enchainent, la jeune fille saute sur le pendu et tire de toutes ses forces jusqu’à ce que la corde se casse. Le pendu qui n’est autre que le personnage principal de la série, se relève alors en hurlant : Et si j’étais mort ?  phrase qui se traduit à la fois comme « pourquoi tu ne me laisse pas mourir » et ‘tu aurais pu me tuer ».

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Le ton est donné, on est dans la comédie, la caricature très noire qui fait que cet anime sera diffusé très tard le soir au Japon.

Le nom de cette série pourrait se traduire par « au revoir professeur désespoir » Le personnage principal, le professeur Itoshi Nozomu a en effet le désespoir qui lui colle à la peau vu que son nom écrit de façon horizontale fait que deux kanji se touchent et forment le kanji « zetsubou » c’est à dire « désespoir ». Son caractère est d’ailleurs en accord avec cette émotion vu qu’il surréagit à chaque chose négative  en hurlant que cela le fait désespérer dans une mise en scène qui devient un gimmick de la série. Au passage vous remarquerez l’étrange ressemblance entre ce personnage et le mien (Watanuki Kimihiro) que j’endosse pour illustrer mon blog…  Hasard ? vous savez ce que je pense des hasards, il suffit de lire la bannière du blog.  :mrgreen:

L’histoire commence lorsque Itoshi Nozomu tente de se suicider le jour où il doit prendre en main une nouvelle classe. Par la suite il découvre que Fuura La jeune fille qui l’a sauvé, est en fait l’une de ses élèves et que sa classe est composée de personnages très étranges vu que chacune et chacun représente un des problèmes de la société nippone. On a ainsi une hikikimori, une stalker, une réfugiée, une américaine qui ne cherche qu’à coller des procès, une réfugiée, une accroc aux sms qui ne parle que par ce biais, une victime de violence domestique… La liste s’étend sur plus de vingt personnages qui sont à plus de 90% des jeunes filles car oui on est tout de même dans une configuration harem avec des lycéennes qui tombent amoureuses de leur jeune professeur un peu étrange et très inquiétant lorsqu’il vient la plupart du temps malgré lui résoudre leurs problèmes.

Alors oui on rigole beaucoup surtout dans les premiers épisodes avec par exemple la délire sur la confusion entre une hikikomori et un zachiki warashi, mais il serait vraiment très américain de résumer cet anime à l’humour qui le parcoure car le panorama qu’il nous offre sur le Japon moderne est d’une richesse incroyable et chaque rire apporte une série d’interrogations voire de réflexions.

Cet anime est aussi et avant tout une œuvre d’une très grande liberté non seulement dans les thèmes abordés mais aussi sur le forme puisque ses créateurs ne s’interdisent rien. A ce titre, je me souviens d’un épisode hallucinant où le style de l’animation change toute les trente secondes. 😯 Il va de soit que les références à la culture anime et geek sont aussi très présentes et parfois désopilantes.

J’apprécie aussi énormément le fait que le pessimisme constant du professeur soit contrebalancé par la présence de Fuura l’ultra optimiste et très rigolote jeune fille qui vient toujours nuancer les propos de son prof.

Après la scène de la pendaison ratée on lit en substance sur l’écran « Itoshi Nozomu ne voit que les choses du coté sombre, Fuura ne voit les choses que de façon optimiste, une rencontre qui n’aurait jamais du avoir lieu » Et bien en fait, je suis bien content que cela ne soit pas le cas ! Et je vais d’ailleurs de ce pas me repasser la première saison. 😀