Dororo

Cette semaine je vous présente Dororo, un anime plus que récent vu qu’il est encore en cours de diffusion au Japon. Je n’ai même pas vu tous les derniers épisodes faute de temps.

Il s’agit de la énième adaptation en anime du manga culte du célébrissime Osamu Tesuka (et oui le créateur, entre autres, du robot Astro).

Ce manga conte l’histoire de Hyakkimaru, jeune homme dont 48 parties du corps sont offertes à 48 démons au moment de sa naissance. Son père a en effet conclu un pacte avec eux afin d’acquérir des pouvoirs. Il délaisse ainsi sans scrupules son fils qui ressemble à un petit bout de viande haché et qui est abandonné par sa nourrice dans une barque sur une rivière dans le plus pur style Moïse. C’est alors qu’un médecin prothésiste va le trouver et se rendant compte qu’il reste de la vie en lui, va remplacer les parties manquantes du corps de Hyakkimaru par des prothèses, dont certaines s’avèrent être des armes (par exemple, ses faux bras cachent des sabres).

Comme la vue, l’ouïe et ses autres sens lui ont été dérobés, le jeune homme développe des sens surnaturels qui lui permettent de se défendre face aux démons. À chaque fois qu’il bat l’un d’eux, il récupère une des parties manquantes de son corps.

Dororo est le nom du personnage secondaire, un gamin qui vit de menus larçins et de petites escroqueries et qui va faire sa rencontre dès le premier épisode avant de le suivre dans sa quête à travers le Japon médiéval.

J’aime beaucoup cette série pour son coté très sombre et assumé et ce thème des prothèses en lien direct avec le thème des cyborgs. En clair on s’interroge sur la réalité de la nature humaine et sur les limites entre la chair et la technologie. Peut-on encore être considéré comme humain avec un corps cybernétique? Et tout ça dans un Japon médiéval peuplé de démons malfaisants et effrayants.

Le premier épisode pour vous y faire gouter à vous aussi… 🙄

 

Koufuku Graffiti

L’anime tourne autour du personnage de Ryô Machiko, une jeune fille qui après le décès de sa grand mère, habite seule et doit subvenir à ses besoins. Par chance sa grand mère lui a enseigné la cuisine et Ryô est devenue très talentueuse. Comme dans beaucoup d’animés,  la jeune fille va bientôt être entourée d’un groupe d’amies toutes séduites par ses incroyables talents culinaires. 😎

C’est notamment l’arrivée de sa cousine Kirin Morino, qui va lui faire comprendre la base de la cuisine, une règle universelle bien que non culinaire : un plat n’est bon que lorsqu’on le partage avec des personnes avec qui ont est lié.

C’est sans doute ce moment qui a fait que j’ai regardé les douze épisodes de cet animé et que je le regarde encore assez souvent car oui j’en suis convaincu, un plat de pâtes à l’eau partagé entre potes est plus délicieux qu’un plat sophistiqué dégusté seul… 🙄

Autre point positif de cet anime, les réactions des personnages lorsqu’ils goutent aux plats restent acceptables, on ne part pas dans les délires de certains autres animes culinaires où gouter des aliments provoque des explosions. Par contre certaines réactions sont proches d’un érotisme borderline comme l’explique la vidéo qui illustre cet article.

Koufuku Graffiti a aussi et surtout le mérite de mettre en scène une cuisine japonaise ordinaire, à quelques exceptions près les plats présentés sont tous issus de recettes familiales simples sur le papier mais très complexes pour ceux qui ne maitrise pas les bases de la cuisine japonaise, et oui j’ai essayé c’est pour ça que je peux dire qu’il faut pratiquer de façon régulière pour y arriver.  Bref cet anime est à conseiller pour ceux qui aiment les animes un peu lents, et qui montrent des tranches de vie liées à la cuisine. Alors si ça vous intéresse et bien;  itadakimasu !!! 😋

 

Toradora; la plus belle histoire d’amour

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Je fais partie de ces fans d’anime qui bien qu’étant des mecs, sont capables de regarder des animes dont les intrigues tournent autour des relations amoureuses. Bien qu’étant un homme frustré par l’absence de romantisme dans ma vie, j’ai ainsi été bouleversé par certains animes shoujo. Celui qui m’a le plus chamboulé au point de me faire pleurer c’est bien sûr Toradora.

Ryuuji Takasu est un élève japonais qui vient de rentrer en seconde année de lycée et qui vit seul avec sa mère. Il aimerait être un simple lycéen ordinaire, mais il est doté d’un défaut : ses yeux intimidants. À cause de son air patibulaire, des rumeurs stupides n’arrêtent pas de circuler sur lui, notamment le fait qu’il frapperait quiconque oserait le bousculer et qu’il serait prêt à tuer, alors qu’en vérité c’est un jeune homme sensible tout ce qu’il y a de plus recommandable…

À cause de ça, il rencontre des difficultés énormes à se faire des amis, et le plus lourd à supporter étant bien entendu l’absence de relation amoureuse. Par chance, il se trouve dans la même classe que son meilleur ami Yūsaku Kitamura, et son coup de cœur la jolie Minori Kushieda… Joie de courte durée puisqu’il va littéralement tomber sur la tsundere locale, Taiga Aisaka (surnommée le tigre de poche à cause de sa petite taille et de son agressivité). Ci-dessous la vidéo de la rencontre entre Ryuuji et Taiga :

Ryuuji va découvrir que Taiga est amoureuse de son meilleur ami Yusaku Kitamura. C’est alors le début d’une relation sulfureuse entre Ryuuji et cette tsundere qui profitera de lui et en fera son homme de ménage et accessoirement un punching-ball tout en  le garde près de lui afin de se rapprocher de Kitamura, tandis que Ryuji espère en faire de même avec l’énergique et non moins étrange Kushieda.

Cette relation amoureuse complexe évolue au fil des épisodes, Ryuuji toujours aux petits soins pour Taiga commence à la regarder d’une façon différente et Taiga, abandonnée par ses parents dans une cage dorée, se lie très fort à Ryuuji qui est toujours là pour elle même dans les moments les plus embarrassants comme par exemple l’épisode où Ryuuji passe une nuit à coudre des coussins dans le maillot de bain de Taiga complexée par sa petite poitrine. Cette séquence tendre et très drôle débouche sur le tournant de l’anime. En chahutant des amis de Ryuuji le font couler au fond de la piscine et c’est Taïga qui sait à peine nager qui va le secourir et alors que le prof tente d’aider Ryuuji à reprendre conscience, elle empêche tout le monde d’approcher en hurlant et en pleurant. « N’approchez pas Ryuuji est à moi !!! »  Et c’est là que moi aussi j’ai pleuré très fort. Cette séquence marque en effet la transformation d’une relation d’interdépendance en vraie relation amoureuse et le reste de la série va aller bien plus loin dans ce sens avec des moments d’une incroyable intensité.

Donc oui après toutes les horreurs que j’ai écrites cette semaine sur l’amour, je suis bien obligé de reconnaitre que du fait de ma très grande sensibilité, je suis tout de même très fleur bleue…  😆

Bon on termine sur le générique d’ouverture, le premier qui est le plus rigolo, le second étant bien plus sombre et annonciateur des troubles à venir.

Oups…

bed

Décidément les jeudis c’est compliqué de tenir ce blog surtout quand je passe au pub pour découvrir les nouveaux brassins du copain. Du coup pour ce soir et bien c’est encore une fois Joker. De toute façon les animes ça n’attire pas grand monde, en même temps c’est normal, j’ai des gouts atypiques. 😆

Anime Photo#3 : Speed Grapher

Il existe des animes qui marquent de façon profonde et durable. Speed Grapher fait partie de ceux-ci.

C’était en 2005 j’attendais avec impatience ce nouvel anime dont j’avais vu des teasers montrant une violence graphique très intéressante. J’étais loin de me douter que cet anime était en fait une œuvre très aboutie qui allait me hanter encore longtemps…

Cet anime se déroule  dans un monde dystopique mais hélas bien trop proche du nôtre. Tatsumi Saiga, ancien photographe de guerre, enquête sur une organisation ayant peut-être un lien avec un carnage, perpétré quelques jours plus tôt, durant lequel cinq politiciens s’opposant à une loi sur la pharmaceutique ont été tués. Il infiltre pour cela dans un club secret réservé à l’élite appelé Roppongi Club. Il est découvert alors qu’il tente de photographier la « déesse » de ce club, une jeune fille de 15 ans appelée Kagura. Alors qu’il est sur le point d’être tué, il reçoit un baiser de Kagura qui lui donne le pouvoir de détruire tout ce qu’il photographie. Il découvre alors que les fluides corporels de Kagura (sa salive par exemple) confèrent à ceux qui les absorbent d’étranges pouvoirs en rapport avec leurs plus secrets désirs ou obsessions. D’où l’assiduité des membres du club qui n’attendent qu’une chose : recevoir le baiser de la « déesse ». Cette série met donc en scène un homme caoutchouc, une croqueuse de diamant au sens propre et tant d’autres monstres aussi immoraux que fascinants. Saiga va alors tenter de délivrer Kagura du club et de la firme qui le manage, une grande entreprise pharmaceutique appelée Tennōzu Group. Il est pris en chasse par les agents de la firme dirigés par un dénommé Suitengu et les plus redoutables membres du club, armés de leurs pouvoirs.

Alors oui, le pouvoir que va acquérir Saiga est bien sûr une métaphore du pouvoir de la presse et plus particulièrement du photojournalisme qui permet de dévoiler la corruption et les autres scandales mais l’intérêt de cet anime ne se limite pas à cela. En dehors des monstres pervers transformés par Kagura, les « méchants » de cette œuvre se révèlent être bien plus complexes que  prévu et la découverte de leurs vrais motivations à la fin de la série est tout bonnement hallucinante. Cet anime a aussi le don de montrer le lien entre le pouvoir et la corruption et d’illustrer la nature profondément inégalitaire de nos sociétés modernes, où les riches monopolisent les ressources et s’adonnent à leurs vices en étant protégés par les pouvoirs publics qu’ils contrôlent, tandis que les autres tentent de s’en tirer laborieusement avec leurs moyens limités.

Ce qui fait de cet anime une œuvre profondément choquante ce n’est donc pas cette belle violence graphique mais bien la violence symbolique de l’oppression des nations par un groupe de privilégiés amoraux et au dessus de toutes les lois. Bref une image assez juste de nos sociétés modernes, non ? 👿

Aie…

Dur de faire un article sur un anime quand je rentre bien imbibé du pub après une journée de merde. Je vais donc me coucher et remettre ça à la semaine prochaine, de toute façon cette rubrique est celle qui a le moins de visites c’est à dire zéro. 😆

bed

Joker

Je rentre seulement du travail avec une réunion coup de poing qui me donne le tournis donc du coup pas le temps ni le courage de me lancer dans la présentation de l’anime lié à la photo numéro 3 : « speed grapher » qui va demander un gros travail d’explication.

Ah et oui pour mémo c’est aujourd’hui que ma mère a explosé le parechoc avant et le phare avant passager de sa Ligier… Du coup pour ce soir c’est le joker.

bed

Et contrairement à ce que laisse penser l’illustration, je ne vais pas me coucher mais préparer mon travail pour demain.