La vie rêvée des chats

Pour cette dernière présentation d’anime de l’année 2018, je voudrais vous faire découvrir Nyan Koi une série qui m’avait beaucoup fait rigoler à sa sortie en 2009. Et oui cet anime a bientôt dix ans mais il n’a pas vieilli du tout.

Cet anime de 24 épisodes met en scène un lycéen du nom de Kosaka Junpei. Sa vie est ordinaire jusqu’au jour où en shootant dans une canette il décapite une statue et déclenche une malédiction très spéciale.

Junpei devient capable de comprendre les chats et leurs conversations plutôt futiles et doit venir à leur aide sous peine de se transformer lui même en chat si il manque à ses devoirs en leur rendant 100 services. Ajoutons que vu que Junpei est allergique aux chats,  cette transformation lui serai fatal.

Le pitch peut sembler très limité mais le rythme de l’anime et les gags qui s ‘enchainent en font un très bon cru. Bon il y a forcément du fan service avec notamment cette intrigue en forme de harem vu que bien entendu une demi douzaine de filles vont s’éprendre du héro, mais bon on a l’habitude et du coup on ne s’en formalise plus.

Les animes c’est comme la musique, le cinéma ou n’importe quelle autre forme d’art, il est bon d’en avoir une grande palette et de ne pas culpabiliser de céder à la tentation du pur divertissement. Dans ce genre, Nyan Koi fait très fort !

Noragami, un dieu pitoyable ?

Au japon il existe encore de multiples temples plus ou moins isolés des villes et villages dédiés à de très nombreuses divinités issues à la fois des traditions religieuses et du folklore local. Chose intéressante, ces divinités et les autres êtres surnaturels qui évoluent avec eux de l’autre coté de notre réalité, naissent, vivent et cherchent à progresser dans leur status à travers les actions des humains auxquels ils apportent aussi bien le bien que le mal.

Dans le Japon d’aujourd’hui, Yato un petit dieu de la guerre, ambitionne de devenir un grand dieu vénéré par les foules. Pour concrétiser son projet il cherche à financer la construction de son temple en rendant des petits services aux humains pour 5 yen c’est à dire 4 de nos centimes (au Japon la tradition veut que l’on donne des pièces de 5 yens aux dieux). Yato s’habille en survêtement avec une vieille écharpe, et ne rechigne pas à chercher des animaux perdus ou à faire de la plomberie voire du ménage pour gagner ses pièces de 5 yens.

Mais parfois il combats les esprits qui s’attaquent aux humains, ces ayakashi (toujours pas de « s » aux noms japonais) ne peuvent être vaincus que si il utilise un autre esprit qui accepte d’entrer à son service. Ces serviteurs nommés shinki ( le kanji de ce mot se lit trésor sacré) sont à l’origine des personnes mortes jeunes et dont les âmes non corrompues par le pêché peut être utilisées par les dieux qui les transforment alors le temps d’un combat en armes.

Une fois tout cela posé on arrive à comprendre un peu mieux cet anime très soigné et divertissant qu’est Noragami. La première saison diffusée en hiver 2014 débute avec la rencontre fortuite de Yato le petit dieu fauché avec Hiyori une lycéenne qui n’est pas tout à fait humaine puisqu’elle voit les créature de l’autre coté.

C’est en voulant sauver Yato des roues d’un camion que Hiyori va dissocier pour la première fois son âme de son corps. D’abord effrayée par ce pouvoir elle va vite s’en amuser avant de réaliser le danger de sa condition. C’est alors qu’elle va donner 5 yens à Yato pour qu’il la soigne. Cependant Yato vient de se faire plaquer par son shinki, Hiyori va donc commencer par lui chercher un nouveau shinki.

J’arrête là pour ne pas gâcher la découverte de cet anime de qualité dont la première saison est visible en intégralité en VO STFR sur You Tube. Je voudrais juste souligner la qualité de l’opening, une chanson du groupe hello sleepwalkers (salut les somnambules) une des chansons d’anime que j’aime le plus. Cliquer ici pour l’entendre.

Nisekoï

C’est en donnant un titre à ma photo du dimanche que je me suis souvenu de cet anime que j’aime beaucoup et dont j’attends la troisième saison. 😎

Flashback : un petit garçon et une petite fille s’échangent une promesse d’amour éternel et une clef qui ouvre un pendentif en faisant le projet de se retrouver lorsqu’ils seront plus grands pour se marier.

Retour à notre époque, Raku Ichijô le petit garçon a grandit , il s’occupe de nourrir les hommes qui travaillent pour son père un grand chef Yakuza en leur faisant la cuisine avec une passion et un talent qui évoque celui de ce bon vieux Kimihiro Watanuki. Ce jeune homme fréquente un lycée où il va faire une rencontre violente avec une jeune fille Chitoge Kirisaki qui est la fille du chef du clan yakuza adverse. La rencontre est vraiment violente car Chitose a un caractère de tsundere très développé.

cependant les deux chefs yakuza voulant mettre fin aux conflits entre leurs deux clans demandent à leurs deux enfants de faire semblant de sortir ensemble d’où le nom de la série « Nisekoï » faux amour. Cette situation donnera lieu a des cascades de quiproquos et à des situations vraiment tordantes pour le plus grand plaisir des fans de la série.

Peu à peu la relation entre Raku et Chitose évolue et commence à tourner à la relation amoureuse non simulée mais c’est là qu’arrivent en mode Harem toute une série d’autres filles qui tout comme Chitose ont des chances d’être la jeune fille de la prophétie.

La saison 3 avec son dénouement et la vraie identité de l’amour de jeunesse de Raku vient de finir sa publication au Japon mais je ne vais pas la lire je préfère avoir la réponse avec l’anime et sa saison trois que j’attends de pied ferme.

J’ai vraiment adoré Nisekoï pour  le rythme et l’humour de cette série et aussi pour la richesse des personnages qui passent leurs temps à se mentir à eux-même. Je ne me souviens pas avoir autant rigolé et attendu avec fébrilité l’épisode suivant d’une série. Certains épisodes sont aussi très forts en sentiments avec des personnages si liés les uns aux autres qu’ils vont très loin pour venir en aide à leurs amis, l’épisode mettant en scène la mère de Chitose et Raku qui outrepasse sa position pour l’aider à se rapprocher de sa fille est une pure merveille.

Nisekoï est un anime très bien écrit et très riche et son adaptation en anime fait honneur au travail des mangaka donc oui, encore une série à regarder sans tarder ! 😎

La terreur à nos portes

Oui cette terreur au sens historique d’un des pires moments de la révolution française, et bien cette sensation de peur et d’un changement radical gagné dans la violence et la mort, l’animation japonaise l’a mise en scène il y a de ça deux ans avec l’anime Zankyou no terror:

Cet anime commence avec l’explosion d’une bombe à Tokyo, les auteurs de cet attentat sont deux jeunes qui se font appeler sphinx et qui vont alors commencer de jouer avec la population tout en défiant la police avec des énigmes mythologiques.

On se rend compte très vite que ces deux jeunes garçons ne sont pas de simples terroristes et que leur but n’est pas de détruire ou blesser mais seulement d’attirer l’attention dans un but bien précis que l’on découvre au fil des épisodes.L’animation est superbe, la musique somptueuse et le suspens grandissant font que l’on enchaine les 11 épisodes en une journée si on une journée de libre bien sûr.

Au delà du divertissement et du suspens on note aussi le coté très politique de cette œuvre. On retrouve forcément l’évocation de l’humiliation du Japon après la seconde guerre mondiale, l’occupation américaine qui au fil des années est devenue une conspiration des pouvoirs occultes étasuniens contre le peuple japonais, bref dans les animes et dans les films asiatiques les USA sont dénoncés comme responsables de machinations occultes et inhumaines.

Cependant dans cet anime on ne retrouve pas ce parfum de révisionnisme qui cherche à minimiser les horreurs commises par les japonais pendant la seconde guerre mondiale, heureusement d’ailleurs.

Enfin il faut signaler que cet anime est signé par un grand nom de l’animation japonaise Watanabe ShiniChiro qui a réalisé entre autres choses « Cowboy Bebop » qui pour moi est l’anime ultime. J’en parlerai un jour mais là ça fera un énorme article… 😎

Seki-Kun un voisin gênant

Rappelez-vous les heures de classes notamment pendant les cours les moins intéressants. Nous cherchions toujours à être au fond de la classe pour faire autre chose afin de tuer le temps.

Dans l’anime Tonari no Seki Kun (Mon voisin Seki), Yokoï, une jeune fille studieuse, se retrouve assise (au Japon l’attribution des pupitres dans une salle de classe se fait par tirage au sort deux à trois fois par an) à coté de Seki, un jeune garçon qui s’ennuie si fort en classe qu’il est capable de faire des choses incroyables pour se passer le temps. 😯

Chaque épisode suit le même modèle ou presque : Seki Kun fait quelque chose d’hallucinant au fond de la classe qui capte l’attention de Yokoï qui pense (ça y est, il recommence à faire des trucs bizarres ça va mal se finir). Très vite Seki Kun fait des choses de plus en plus démentielles dans la plus grande discrétion jusqu’à capter l’attention de Yokoï qui finit par se prendre au jeu, réagir mais bien moins discrètement et par se faire gronder par le prof !

Alors oui cet anime n’a pas grand chose à proposer, son format est très court (moins de 8 minutes) et la trame est assez répétitive.

Cependant son coté burlesque et déjanté capte très vitre l’attention, on se prend à se demander mais que va donc inventer Seki Kun cette fois-ci ? 🙂

Les animes répondent à différents besoins et pour différents publics, celui-ci est un pur divertissement sans aucune prétention mais qui permet de se changer les idées en moins de 8 minutes.

Que demander de plus ? 😎

 

 

Mushishi, un anime contemplatif

Lorsque comme moi on consomme un très grand nombre d’animes japonais avec de l’action, de la violence graphique ou non et des contenus axés sur le divertissements voire le fan service, on est content de trouver une oasis qui permet d’accéder à la partie zen de l’animation japonaise.

Lorsque j’ai découvert Mushishi, un anime avec un rythme très lent, et une richesse extraordinaire, je me suis ressourcé tout en éprouvant un bien être hallucinant.

Cette série en deux saisons et un film « live » (bientôt une troisième saison) se déroule dans un univers japonais d’avant l’ère Meiji où un genre de médecin ambulant un Mushishi vient régler les problèmes créés par les Mushi (toujours pas de « s » aux mots japonais) c’est à dire des créatures qui évoluent à la frontière entre notre monde et l’au delà. En japonais le mot mushi est assez proche du mot anglais « bug » c’est un terme générique qui se raccroche un peu à notre mot à nous : « bestioles » mais avec une acception bien plus riche car ce mot désigne aussi bien la petitesse de la créature que le fait qu’elle nous échappe, qu’elle soit inconnue. Dans cet anime, les personnages sont complexes et le rythme de l’anime fait que l’on met du temps à comprendre leurs motivations.

Pour les gens sans sensibilité et qui recherchent les animes qui bougent, Mushishi c’est ça :

Mais pour moi Mushishi c’est ça :

Regarder Mushishi et l’apprécier c’est une porte ouverte à la contemplation avec ces paysages magnifiquement rendus par un dessin très pictural et avec une musique dépouillée et pleine de silences qui distillent des émotions bouleversantes. Cet anime force également la réflexion sur la nature humaine et son lien avec le reste de la création. Chaque épisode est comme un tableau vivant, un hommage à notre mère nature avec parfois un discours alarmant qui renvoie aux préoccupations écologiques actuelles.

Car oui je l’avoue, certains épisodes m’ont amené la larme à l’œil. Les mushi,  êtres surnaturels, primitifs et donc inconscients de leur influence sur les être vivants provoquent souvent des drames humains poignants même lorsque, et c’est le cas dans quelques épisodes, les hommes tentent de vivre avec eux en symbiose. Par le biais de ce thème fantastique, c’est toute la beauté et la fragilité de la condition humaine ainsi que son conflit avec la nature qui sont mis en avant de façon vertigineuse.

Bref chaque épisode de Mushishi est à couper le souffle avec une réalisation d’un niveau encore inégalé, un anime rare qui fait partie des œuvres qui vous transforment pour le meilleur.

Alors si vous êtes capable de regarder le ciel et d’imaginer des choses dans les nuages, si vous aimez écouter le vent et si vous avez un lien fort avec la nature, cet anime est fait pour vous et vous procurera un bien-être intense et sans cesse renouvelé.

C’est malin, en écrivant ces lignes je ressens l’envie de revoir les 48 épisodes… 😆

K-On !

La semaine étant très orientée musique, continuons sur cette lancée avec les jeudis animés. A ce titre, ce qui est bien avec les animes japonais c’est que l’on peut en trouver sur tous les thèmes ou presque.

C’est donc bien naturellement que l’on trouve un très grand nombre d’Anime consacrés à la musique et ce dans de multiples registres.

Cependant les codes du shonen font que bien souvent ces animes sont exagérés et mettent ainsi en place des progressions fantaisistes ou parsèment le récit d’événements improbables.

Mais il y a des exceptions ! Dans cet univers quasi fantaisiste, K-On ! vient apporter une immense fraicheur en racontant en toute simplicité les petites histoires au quotidien de quatre filles qui font de la musique pop dans leur collège. Cet anime va donc suivre les péripéties musicales de quatre-cinq copines(Mio, Yui, Tsumugi, Ritsu et Azusa qui débarque dans la seconde saison de l’anime. Ici pas de miracles ni de grandes attentes, elles rêvent juste de passer au festival Budokan et non de signer sur un gros label. Pas non plus de rencontres avec des stars ou de situations dramatiques. Non ce sont juste quatre jeunes filles un peu fofolles et superficielles qui ont du mal à s’auto-discipliner et qui au fond préfèrent manger du gâteau ensemble que répéter.

Bref un anime bien ancré dans le réel et qui apporte une bonne dose de bonheur à tous ceux qui comme moi pratiquent la musique sans grande assiduité mais avec conviction et l’envie de se faire avant tout plaisir.

A ce titre j’ai beaucoup aimé les premiers épisodes où la plus jeune des filles, Yui,  choisit d’apprendre à jouer de la guitare et cherche à acheter son premier instrument. Au lieu de rendre cela possible avec la fortune de la jeune fille riche du groupe (et oui , il faut bien garder au moins un des poncifs du genre) c’est tout le groupe qui se met à faire des petits boulots pour lui permettre de financer son instrument. Du réel parfum guimauve, un « fluffly fluffy time » qui est le titre de l’une des chansons du groupe.

D’un autre coté cet anime tend à faire des jeunes filles des personnages asexués vu que aucun épisode n’évoque ouvertement la vie affective de ces collégiennes. Ce choix est assumé par les scénaristes mais du coup, là c’est clair, on s’éloigne du réel. C’est peut-être la faiblesse de cet anime qui reste tout de même un très bon divertissement. On se prend à s’attacher à ces filles un peu fofolles et superficielles dans le bon sens du terme c’est à dire qu’elles ne se prennent pas la tête et vivent leurs passions à fond. 😎

Cet anime a connu deux saison et un anime long métrage. Hélas je n’ai pas trouvé de lien vers un épisode complet seulement le générique de fin…