Moi, moche, méchant

190301

Cette semaine je ressors ce que j’avais écrit le premier mars 2010.

Lundi 1er mars 2010

Résolutions de mars

A partir de demain je vais tenter de changer pas mal de choses.

Je ne laisserai plus les autres décider pour moi et si je ne peux pas faire entendre mon opinion je travaillerai seul.

Je cesserai de perdre mon temps libre à rattraper les bêtises des autres sous couvert du fait que cela profite aux enfants.

J’apprendrai à dire non.

Je me mettrai une bonne fois dans la tête que dans la vie on ne peut compter que sur soi et que l’autre est toujours à priori et sous réserve de preuves contraires, un ennemi.

Ce soir j’ai la rage.

Mais j’ai envie d’une seule chose, c’est qu’elle dure et qu’elle me rende agressif et revendicatif comme à chaque printemps en période de rut.

Mars attacks !

Alors aujourd’hui, neuf ans plus tard donc, je suis tout de même revenu sur cette terrible tirade. Je fais beaucoup plus confiance aux autres et même quand je travaille seul, je m’arrange toujours pour être en lien avec le reste de l’équipe en rendant compte de ce que j’ai fait ou tente de faire.

Par contre j’ai bien fait de ressortir cet extrait car cette rage paranoïaque de l’époque peut être aujourd’hui recyclée en agressivité positive, c’est à dire en une volonté claire et constante de me faire respecter, moi et mon travail, à l’aulne de mon engagement et des sacrifices que je fais constamment sur mon lieu de travail en vivant avec une passion sans cesse renouvelée ma fonction d’éducateur.

Et surtout ne pas me faire railler et surtout marginaliser (le vieux de l’équipe) par ceux qui me méprisent par rapport à mon physique non conforme ou pour d’autres raisons qui m’échappent. Alors oui je continuerai de taper du poing sur la table au sens propre chaque fois que je sentirai que cela est justifié. 😈

Oisiveté…

Cette semaine je remets en ligne ce que j’ai écrit le vendredi 22 février 2008, c’est le compte rendu de vacances oisives comme celles qui commencent aujourd’hui.

Vendredi 22 février 2008

190222

Cher Francis,

Rien, oui rien ! Je n’ai rien fait de ce que j’avais prévu de faire pendant cette semaine de congé ! J’ai encore perdu trop de temps devant mes écrans pour faire autre chose comme par exemple, soyons fous, lire un livre.

Si je te racontes ça ce soir c’est pour avoir honte, en effet lorsque l’on est seul et que son oisiveté reste un secret bien gardé, le sentiment de honte ne peut être ressenti.

L’oisiveté est la mère de tous les vices dit-on. Je veux bien le croire! Mais question vices je connais déjà de loin toute la famille et je ne pense pas que mon inactivité m’en rapproche.

Afin de rompre avec ce sentiment d’oisiveté, je me suis mis à ranger mes affaires. j’ai ainsi passé des heures à fabriquer des jaquettes pour mes DVD d’animes japonais en vidant les réservoirs d’encre de mon imprimante.

J’ai aussi fait le ménage dans mes courriels, j’ai vidé ceux qui ne m’étaient pas utiles en sauvegardant les fichiers joints. C’est de là que je tire cette photo que je te propose ce soir; un jacuzzi pour poulet envoyé par Shandor mon ami hongrois.

Une photo étrangement drôle qui illustre bien l’oisiveté, qui était le thème de ce billet qui je te l’accorde, est pour le moins… oisif !

Éros et thanatos

190215

Pour cette semaine, voici donc une remise en ligne de ce que j’écrivais le mercredi 15 février 2006, c’est à dire il y a 13 ans :

Mercredi 15 février 2006

Cher Francis,

Comme je l’écrivais hier, je ne crois pas en l’amour. Cependant ce qui est intéressant à remarquer c’est la relation entre ce sentiment et celui que l’on lui oppose; la haine.

Détester quelqu’un c’est lui montrer qu’il ne nous est pas indifférent. La haine comme l’amour sont deux sentiments dénotant une forte intentionnalité. L’amour vient souvent lorsque l’on reconnaît de façon consciente une partie de nous dans autrui, plus tard lorsque l’on se rend compte que d’une part on ne peut s’approprier cette parcelle manquante et que d’autre part elle n’est pas vraiment celle que nous recherchions, et bien à ce moment le sentiment d’amour commence à perdre sa force.

Dans le mécanisme de la haine, ce qui se passe c’est que l’on voit de façon inconsciente un aspect de l’autre qui ressemble à un aspect de nous même que nous refusons de reconnaître. Ainsi de grandes relations d’amitié ou amoureuses peuvent se bâtir sur une relation de haine si les personnes dépassent le conflit afin de se découvrir eux-même en découvrant la raison de leur haine envers l’autre.

Voilà Francis, tu as compris que plus tu déteste quelqu’un , plus en fait tu est intéressé par lui… Dans le cas contraire il te serait tout bonnement indifférent.

Aujourd’hui encore je continue de dire cela aux enfants et aux jeunes de sexes opposés qui se chamaillent, ça les calme vite fait. Pas besoin d’avoir fait philo pour comprendre les méandres du phénomène Éros/Thanatos : Je t’aime ou je veux te détruire. En dehors de ces deux cas, tu n’existes pas pour moi.

Finalement on n’est pas loin de la philosophie du chien : Ce que tu peux pas bouffer (tuer) ou baiser (aimer) et bien  pisse dessus ! 😈

Le pitre de service

Cette semaine je déterre ce que j’ai écrit le 8 février 2008, il y a 11 ans donc…

Encore de l’introspection, flûte ! 😆

Vendredi 8 février 2008

Cher Francis,

       Je suis un éducateur spécialisé. Ce matin notre chef de service a demandé à rencontrer les éducateurs spécialisés par rapport à une situation difficile. Nous sommes en quelque sorte les oies blanches de la basse cour, ceux qui de par leur formation, font autorité.(En théorie)

Avec mes deux collègues du même niveau hiérarchique, nous sommes appelés vers plus en plus de responsabilités. C’est l’un de nous trois qui par exemple doit s’occuper d’une petite fille qui arrive dans quelques semaines car son cas est très lourd.  

Alors voilà, je suis dans la cour des grands. Je dois donc devenir plus sérieux, plus organisé, plus méthodique et surtout plus crédible en arrêtant mes idioties sur mon lieu de travail.

Mais ce soir, avant de partir, j’ai accroché une peluche de Babar sur le mur en lui mettant un masque de grenouille et j’ai trouvé ça hilarant. Les enfants apprécieront sans doute aussi…

Je ne changerai donc pas si facilement que ça ! Voilà qui me rassure…

190208

Je me trompais car onze ans plus tard, et bien oui j’ai changé. Je ne fais plus de blagues car je suis devenu moi même un sujet de blagues. Ma directrice m’a envoyé le mot « vieux garçon » pendant une réunion à trois reprises en riant très fort.

Je n’ai plus droit au respect, je suis juste un vieux dinosaure qui a oublié de monter en grade, d’évoluer du reptile à l’oiseau pour devenir un rapace.

Mais je m’en fous, je continue à avoir le même plaisir à travailler avec les enfants et je pense faire du bon boulot même si on ne le dira jamais à un « vieux ». J’ai été le premier à bosser avec les instits, j’ai été le seul à monter des projets d’exposition publiques pour valoriser le travail des enfants, je n’ai jamais compté mes heures, mais voilà les mecs plus jeunes avec leur grandes gueules et leur mentalité de ne pas donner une minute de leur temps libre pour leur travail, ont la cote alors que moi je suis devenu « has been ».

A force de me demander pourquoi,  j’ai commencé à soupçonner que c’est mon physique et mon statut qui pose problème. Je suis un anormal chez ces pères et mères de famille amincis par une consommation exagéré de tabac. Alors que faire ? perdre trente kilos ? Me trouver une femme qui va me rendre malheureux et lui faire des enfants qui souffriront dans ce monde à venir très sombre ?

Très peu pour moi, je resterai un « vieux gars » car c’est mon choix assumé et parce que que je le sais bien, au travail comme dans le reste de ma  vie, je n’ai pas le droit au bonheur.

Vile ville…

Cette semaine je déterre ce que j’avais écrit il y a de cela 11 ans et tiens, c’était aussi un vendredi… Il s’agit d’un texte bizarre bourré de métaphores maladroites mais qu’importe, même après toutes ces années j’assume tout ! 😆

Vendredi 1er février 2008

190201

Cher Francis,

       Ce matin au volant de ma voiture je suis passé comme chaque jour dans le petit village qui sur mon parcours vers mon lieu de travail fait frontière entre le monde rural et le monstre urbain. Cette commune est perchée en haut d’une route très pentue qui à elle seule explique que nous disons « je descends en ville » chaque fois que nous prenons cette direction.

Il était 7h30, les premières lueurs de l’aube naissante exhumaient des entrailles du ciel éteint une masse sombre et inquiétante ; la ville. Tel un animal feignant la mort, elle gisait sur la vallée en contrebas des Vosges.

Ses lueurs électriques lui donnaient  des allures de feu de camp mal éteint. Comme un vilain tas de cendres abandonné à la hâte par des campeurs négligents, la ville menaçante semblait n’attendre qu’un souffle pour laisser ses braises redonner vie à des flammes dévastatrices.

Je déteste la ville, son air putréfié m’empoisonne chaque jour un peu plus et je crains qu’un jour je ne finisse par pâtir des prémices de son auto-annihilation. J’aimerai tant devenir richissime pour ne plus y aller et rester sur ma verte montagne sylvestre.

Mais je dois hélas continuer à m’y rendre 5 jours par semaine en me préparant mentalement à l’affronter. Aucun vent de révolte ne soufflera jamais assez fort sur mes braises métaphoriques pour la détruire ou l’embellir. Le fort vent d’hiver qui hurle en ce moment n’amènera même pas assez de neige pour la cacher l’espace de quelques jours sous un voile de pureté blanche…

Tel le fumier, la ville est une pourriture puante en décomposition qui reste cependant nécessaire afin de cultiver le jardin de nos ambitions professionnelles. C’est pour cela que pour toute la durée des longues années d’épandage qu’il me reste encore à vivre, je continuerai à utiliser une pelle avec un très long manche et que je refermerai soigneusement le sac chaque soir avant de le ranger le temps d’une nuit réparatrice dans le grenier de mon oubli.

Tenir un blog; apologie du dérisoire

190125

Cette semaine pour mon archive, je déterre ce que j’ai écris il y a 11 ans, donc le 25 janvier 2008. J’ai écrit un premier blog quotidien de 2006 à 2010 avant de le reprendre il y a un peu plus de cent jours et ce que j’ai écrit il y a onze ans est encore plus vrai aujourd’hui, sauf qu’à présent les fidèles qui me suivent se comptent sur la main gauche de Django Reinhardt. 🙄

Vendredi 25 janvier 2008

Cher Francis,

       Hier soir avant de rejoindre Morphée, je me suis mis à fabriquer vite fait une vingtaine de cartes de visites. Sur ces petits rectangles de papier photo, figurent mon pseudonyme, mes qualifications principales, mon numéro de téléphone portable, mon courriel Gmail et va savoir pourquoi, l’adresse de ce site.

Pourquoi ai-je fini par céder aux demandes de certains et certaines de mes collègues qui m’ont demandé l’adresse de mon site? Comme je te l’ai déjà expliqué si ce blog est muni d’un compteur ce n’est que pour être sûr que son audience reste limitée. Il est vrai que je suis content d’avoir atteint les 5 chiffres. Cependant ce triomphe numéraire ne s’explique pas par une hausse de la fréquentation des ces pages mais uniquement par la fidélité des quelques personnes qui les lisent et à qui je pense souvent lorsque je rédige mon billet. Un grand merci à vous tous !

Lorsque l’on est invité chez des gens et que l’on manifeste sincèrement ou de façon feinte et calculée le fait que le plat servi était délicieux, on se trouve souvent à dire : ohhh il faudra que vous me donniez la recette !!!

Alors quand un collègue de travail parle de son blog, de la même manière on peut dire : ohhh il faudra que tu me donne l’adresse !

Que cela soit pour un blog ou pour une recette de cuisine, donner les informations demandées n’a que peu de conséquence. On ne tentera pas de reproduire la recette (trop dure) et on ne visitera pas le blog ( pas le temps). Cela a par contre pour avantage d’interrompre poliment la réitération des demandes en faisant un geste de confiance qui au fond est un vrai pari.

Près de trois ans de ma vie sont dans ces pages avec mes fautes, mes coups de gueule, mon style bancal… Alors va savoir comment mes collègues invités à lire ce blog vont réagir ? ou ne pas réagir d’ailleurs!

Ce blog compte une trentaine de pages, mon site dans sa globalité est constitué de 197 pages (je viens de les compter avec précision). Avant que je déménage le site, mes pages étaient consultées en moyenne 450 fois par jours. Cela ne se répercutait pas sur le compteur car les visiteurs tombaient sur des pages isolées du reste du site et n’avaient pas le réflexe d’examiner l’adresse pour remonter à l’index. Aujourd’hui quelques mois après mon changement d’adresse les moteurs de recherche, Google en tête recommencent à examiner le contenu de mes pages et m’envoient des visiteurs (le compteur général visible de moi seul vient de m’indiquer que mes pages ont été vues 76 fois aujourd’hui) Il me suffirai donc de mettre en bas de chaque page un lien vers la première page du site pour augmenter les visites. Je pourrai aussi signaler ce blog aux annuaires spécialisés.

Mais je ne le ferai pas.

Je désire continuer à écrire pour moi et pour mon noyau dur de lecteurs pour que ces pages continuent d’être ce qu’elles sont c’est à dire un journal intime ouvert aux personnes envers pour qui j’ai une grande amitié et une profonde confiance, ceux là même qui ne me jugeront pas sur mes écrits ni sur leurs défauts mais en se basant sur ce qu’ils ont appris de moi en dehors de ces pages.

Car 197 pages c’est pas mal pour un site mais c’est un peu court pour résumer un être humain fut-il celui qu’il les écrivit !

Happy days…

Aujourd’hui je suis arrivé au travail pour découvrir qu’on avait pas besoin de moi (enfants malades, adultes en trop) et que je pouvais repartir pour dépenser un jour d’ancienneté que l’on me devait.

C’est donc un week-end de trois jours qui est devant moi avec en plus de ça un beau soleil qui brille sur la campagne glacée. 😀

Alors pour l’archive du jour, je déterre ce que j’ai écrit le vendredi 18 janvier 2008, il y a 11 ans jour pour jour donc… Je m’étais amusé à raconter une journée ordinaire… 😎

190118
Cher Francis,

Pour ce soir je viens d’avoir une idée un peu bancale; raconter ma journée bien ordinaire pour tenter d’y trouver les moments de bonheur qui s’y sont glissés. Bon allons-y…

6h45 : Le réveil sonne. Alors que je tente de me rappeler quel jour nous sommes, mon siamois fait irruption dans ma chambre en hurlant pour réclamer ses croquettes. je lui en donne une poignée avant de me réfugier dans la salle de bain pour échapper à ses pleurs. Une demie-heure plus tard, je sors fin prêt et enfin réveillé. Je passe vers la cafetière pour constater une fois de plus que je n’ai pas le temps de m’en faire couler un. Sur le plan de travail, tel un ornement, mon siamois me regarde. Il a terminé sa poignée de croquettes et recommence à geindre, le voici qui soudain change sa voix pour tenter de trouver le ton juste qui provoquera mon apitoiement pour que je craque et que je lui donne une dose de nourriture. Ses efforts plein de malice me font sourire, je lui accorde cette petite faveur avant de lui donner une caresse d’au revoir en bas de l’escalier.

7h40 : Je ferme la porte derrière moi, mon siamois me guette par la vitre fenêtre de la salle du bas. Il doit me haïr car chaque matin je sors avant lui. Je me dirige vers l’allée du garage retire la housse pour découvrir que ma vieille 309 s’est transformée en une rutilante GTI rouge. Je finis de me réveiller (il vaut mieux avant de prendre le volant) puis je réalise que j’ai sorti la GTI la veille afin de lui faire faire tâter un peu le bitume avant le printemps. Je soupire avant de me concentrer puis je tourne la clef du démarreur, ma vieille amie toussote un peu mais lance son moteur. Je quitte mon village endormi en pensant à tous les voisins que je réveille gratuitement avec mes bruyantes voitures chaque matin. J’espère qu’ils me sont reconnaissants. 😈 Sur la route je refais connaissance avec ma rouge, son tempérament fougueux sa direction assistée, ses hoquets. Dans une ligne droite je dépasse d’un seul coup trois voiture à une vitesse restant relativement raisonnable, pas de gel mais juste de la pluie… Alors flûte, rouler à 70 !!!  Au volant je parle à ma belle plus pour moi que pour elle, en effet, vu qu’elle n’est qu’une machine, elle s’en fout un peu de mes états d’âme.

8h10 : J’arrive devant mon lieu de travail, je fais un très joli créneau pour garer ma belle. Mes collègues arrivent tous en même temps le sourire aux lèvres, ah oui, forcément c’est vendredi ! Ils se rendent compte que pour moi aussi c’est une belle journée qui commence et que je suis content d’avoir retrouvé mes 130 chevaux. Pour plaisanter je fais un gros bisou sur la carrosserie humide de ma rutilante 309 GTI ce geste provoque quelques rires. Nous entrons dans l’établissement, je salue au passage mon ancien collègue devenu chef de service qui m’adresse en retour un sourire complice. Nous entrons en salle de pause et je m’assois du même coté de la table qu’à mon habitude. Nous commençons à parler de cinéma avec un collègue, j’observe du coin de l’œil les réactions effarouchées de certaines de mes collègues lorsque nous évoquons les films violents en riant. Le café arrive. Là encore c’est une horreur c’est du « réveille les morts » concentré !!! Les regards se tournent vers moi et une de mes collègues m’accuse en riant :  » c’est toi qui a fait le café ?  » Je ris de me voir identifié comme étant un mauvais faiseur de café.

8H25 : J’entre dans mon temps de travail. Notre chef de service arrive et prend la parole sur un ton très sérieux et formel comme si il devait annoncer une catastrophe alors qu’il ne fait que donner les informations basiques pour la journée. Lorsqu’il commence à parler je le coupe en disant « L’établissement va fermer » et en lui faisant remarquer son ton solennel. là encore quelques rires… Nous débattons avec lui de nos problèmes vis à vis des dossiers à remplir. Redevenu sérieux j’évoque la dangerosité de cette clef usb qui se ballade avec tous les dossiers sous format word dessus, concerné il me promet d’y réfléchir.

11 ans plus tard…

Aujourd’hui, 11 ans plus tard, ma GTI est vendue, trop de soucis mécaniques et mon autre 309 et encore au garage, j’ai donné un ultimatum au garagiste qui doit me la rendre le 2 février prochain. Je conduis ma 208 VTI 120 chevaux confortable et fiable mais un peu ennuyeuse ainsi que tout sauf sportive.

Le travail a bien changé lui aussi, et moi avec lui. Je ne balance plus de vannes et la plupart du temps je pars au boulot avec une boule au ventre en me demandant ce qui va m’arriver.

Donc oui, je regrette un peu ces happy days même si d’un autre coté je suis heureux aujourd’hui d’accompagner les enfants dans une école et non plus dans un établissement et je compte aussi aller toujours plus loin pour qu’ils aient accès à tous leurs droits de futurs citoyens et ce, au delà de l’école.