Archive de webmaster

Archive du mercredi 14 Juin 2006

Cher Francis,

       En rentrant tout à l’heure je me suis installé derrière ma machine pour commencer à taper un nouveau chapitre de mon monologue quotidien. Comme d’habitude mon premier réflexe a été de vérifier les nouveaux messages.

En constatant que ma boite était presque pleine j’ai décidé de faire le tri parmi mes anciens messages. C’est ainsi que je les ai repassé en revue.

Il y a les messages d’arnaque genre le prince du Congo veut vous donner des millions si vous lui ouvrez un compte en banque… le terme technique est phishing, mais peu importe le nom c’est une arnaque poilante lorsque l’on est informé mais désastreuse pour les personnes qui s’y laissent piéger.

En continuant le tri je me suis rendu compte que plus de 80% des messages que j’ai reçu ces trois dernières années ont un rapport avec mon travail sur les araignées. Mon site sur ces sympathiques bébêtes est très bien référencé, si tu tapes le nom d’une araignée dans Google je suis toujours le premier site indiqué. Ce travail que j’essaie de faire avec le plus de professionnalisme est souvent boudé ou contesté par mes proches. Cependant bien plus qu’un site sur une passion, ces pages représentent un vrai service public.

En effet bon nombre d’arachnophobes m’ont demandé des conseils pour éviter de rencontrer mes amies ou pour tenter de gagner du terrain sur leur phobie, beaucoup d’enfants (période c’est moche ça fait peur aux filles et ça dégoutte maman alors j’aime trop ça)  m’envoient des petits messages très touchants pour me demander des conseils ou des informations, une fois j’ai même tapé une lettre pour expliquer aux parents d’élèves d’une école maternelle de Béziers que les araignées ne pondaient pas d’œufs sous la peau des enfants et qu’il ne fallait pas raser les arbres de la cour de récréation où elles vivent…

Bon il y a aussi une tripotée de malades mentaux hystériques au sens psychiatrique précis du terme qui me racontent que leurs enfants se font piquer (une araignée ne pique pas mais mord) pendant la nuit et qu’ils sont tout enflés et qu’à force ils deviennent déformés… Alors là j’ai rit pendant au moins une heure et j’ai eu beaucoup de mal à prendre mon clavier pour aider cette personne…

Je fais de mon mieux pour éveiller les visiteurs de mes pages sur l’utilité et la non dangerosité des araignées. Je rêve d’aller plus loin dans mes recherches, de voyager et de rencontrer plus de scientifiques pour avancer dans mes connaissances.

J’en ai un grand besoin car comme chaque créateur de site Internet, je suis responsable des savoirs que je mets à la disposition des personnes. Cette responsabilité va plus loin que la grammaire et la syntaxe. En effet je dois veiller à ne pas faire d’erreurs et à éviter de créer des hystéries en rapportant des détails sur certaines araignées dangereuses.

Mais sur ce dernier point je n’ai pas été très bon…

Et oui Francis, là encore j’ai des progrès à faire…  

Archive théâtrale

Archive du mercredi 31 mai 2006

Cher Francis,

       La journée a été fructueuse pour notre petite troupe de théâtre. Cependant le matin le travail était difficile et comme à l’accoutumée les garçons se mettaient à chanter en cœur cette chanson étrange chaque fois qu’ils s’ennuyaient. « Quand pourrais-je… » Cela avait pour effet de me faire rire très fort, j’aimerai connaître les paroles pour la chanter avec eux… Mais en attendant leur numéro met beaucoup de bonne humeur dans notre travail et est vraiment une soupape de sécurité pour nous autres pauvres étudiants éreintés par ce long travail fastidieux.

A midi je me suis installé sur un sofa avec quelques camarades afin de terminer mon plat japonais et boire un coup avec Jack D. Tout à coup une chaleur immense m’a envahi ainsi qu’un puissant sentiment de bien-être. Nous étions en train de papoter dans l’obscurité quasi totale tels des rockers avant un concert. Des volutes de fumée masquaient les contours flous de nos silhouettes… Une vraie alcôve… J’aurai voulu rester sur ce canapé toute la journée mais bon le devoir nous appelait moi, jack et mes camarades.

C’est alors qu’à la reprise quelque chose de magique s’est produit, tout le monde s’est mis à jouer avec plus de cœur et de conviction, comme si quelque part nous retrouvions notre plaisir de la découverte de nos textes et de nos personnages. Il y a eu ainsi beaucoup d’émotions et de rires avant que nous nous séparions jugeant avoir tous bien progressé lors de cette journée.

La magie n’était pas due à Jack, en fait si nous avons été si bons cet après midi c’est tout simplement parce que tout le monde travaille beaucoup son texte et se laisse envahir par son personnage. Le résultat est visible. J’espère que comme moi mes camarades trouvent du plaisir à jouer cette pièce.

Alors voilà Francis, j’espère juste que nous seront encore meilleurs pour vendredi soir, et ce sans Jack. Je commence à redouter la fin de cette activité, le vide sera atroce…

Internet réparé et archive

Archive du lundi 17 mai 2010

Vérifier ses sources…

         En me promenant en ville j’ai vu cette voiture de la police municipale et d’un seul coup mon regard a été attiré par cet avis de recherche collé au tableau de bord…

J’ai hurlé de rire en reconnaissant la photo.

Cet avis transmis par e-mail à cet agent de police n’est qu’un gros canular lancé aux USA en novembre 2007 pour faire une blague à une fille. Cette dernière est d’ailleurs devenue malgré elle une vraie star mondiale suite à la transmission dans toutes les langues de cet avis de recherche bidon.

La preuve est ici : http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=63553 regardez la photo en médaillon et comparez avec celle prise dans la voiture et vous verrez bien qu’il s’agit de cet avis de recherche bidon, un canular des plus célèbres sur Internet.

Ma première réaction a été de sourire puis je me suis demandé si j’allais essayer d’expliquer ça aux agents de la police municipale. Ce n’est peut être pas une bonne idée, ils risqueraient de le prendre mal.

Au fond ça fait tout de même un peu peur de voir que des agents de la force publique se laissent influencer par Internet et négligent de vérifier leurs sources. Coller un email sur un tableau de bord ça ne fait pas non plus très pro.

Et s’il ne s’agit pas d’une initiative personnelle et que l’e-mail a été transmis par la voie hiérarchique pour affichage officiel dans les voitures de patrouille, et bien là c’est encore plus inquiétant !

Contrôler l’information pour ne pas qu’elle nous contrôle… Ils n’ont apparemment pas lu mon blog ! ^^

Tendres souvenirs…

Archive du mercredi 3 mai 2006

Cher Francis,

       La journée d’aujourd’hui a été marquée par de nombreuses choses.

En premier lieu j’ai eu droit à un retour inattendu, celui de tous les philosophes qui m’avaient été présentés lors de mes années de lycée. Ils me sont tous tombés dessus à commencer par Descartes avec son cogito puis Rousseau puis Kant… Ces grand hommes se sont rappelés à mon bon souvenir par le biais d’un génial cours philosophique sur la place du sujet dans la relation éducative.

Cela m’a fait chaud au cœur d’avoir des nouvelles d’eux par une autre personne, mais je dois avouer que mon plaisir a été plus grand encore à la fin du cours quand ils m’ont lâchés. En effet tels des cousins qui viennent nous voir tous les 5 ans, ces grands esprits s’installent chez nous et deviennent si envahissants que l’on est au final plus heureux de les voir repartir que de les accueillir.

Mais le vrai événement marquant de la journée a été pour moi le fait d’être invité dans l’heure de midi par des collègues de promos à visiter l’appartement qu’ils occupent en collocation.

Sachant qu’ils liront ces lignes, je tiens à leur présenter mes excuses vis à vis du fait que j’aurai dû leur dire ce que je vais écrire avant de te le confier à toi, mon cher Francis. 

Le fait d’être invité à visiter leur lieu de vie commun a été pour moi un grand plaisir et ce dès l’annonce de leur intention. En effet par ce geste, mes collègues me témoignaient une attention particulière très touchante qui semblait dire que malgré ma conduite souvent exubérante et troublante, ils acceptaient tout de même de tenter de créer des liens entre nous.

Une fois arrivé à l’appartement avec cette joyeuse bande, je compris que la gentillesse de mes hôtes ne se résumait pas à cette simple attention. En effet, inviter quelqu’un chez soi n’est pas un acte anodin. 

Ouvrir sa porte à l’autre est bien au contraire un acte fort qui demande à celui qui le pose de renoncer à une partie de son intimité et de prendre le risque de laisser les lieux qu’il habite parler de lui quitte à être jugé par un visiteur crétin. Les lieux que nous habitons parlent de nous très fort, surtout lorsque comme dans le cas de l’appartement de mes collègues, ils sont investis par les personnes qui y résident.

C’est donc un très bel acte de confiance.

Je remercie donc à cette occasion tous ceux qui m’ont accueillis et qui m’accueilleront chez eux. Merci donc aux trois joyeux compères dont le lieu de vie m’a ému par sa chaleur. Je ne vais pas tout te raconter de cette visite afin de préserver l’intimité des ces personnes. Je vais juste te parler de deux murs recouverts de petits cadres en bois de couleurs différentes sur lesquels sont écris à la manière de grandes citations de personnages illustres, des phrases prononcées par leurs collègues de promo. 

J’ai ainsi passé de longues minutes à lire les traits d’humour souvent involontaires de mes comparses avant de me rendre compte que moi aussi j’étais à l’honneur sur ce tableau si drôle et si insolite.  J’ai vraiment été touché par ce geste plein de complicité. L’esprit de promo que je croyais mort était là sous mes yeux…

Sinon j’ai tenté de passer la journée à boire de l’eau, ce liquide dans lequel on se noie et qui fait rouiller… Je dois dire que j’ai bien eu du mal à finir ma bouteille…

Pour moi ça va être coton de devenir hydrophile.   ( Je vous paye le cadre ?)

En repartant vers la gare l’esprit encore chaviré par ces petits événements, je découvris le long de mon parcours que des boulangers avaient mis au point une fête du pain. J’en profitait pour acheter quelques croissants et bretzels encore tièdes et pour poser une question existentielle au professionnel très jovial qui me servait. 

Et oui Francis, j’ai encore osé poser la question du pourquoi les petits pains sont recouverts de sucre. Après avoir compris à ma physionomie que ce n’était pas une plainte mais une vraie question, ce brave homme eu un moment de silence avant de me déclarer avec un fort accent alsacien:

– Ben parce que c’est bon, pardi ! 

D’un seul coup cette question à la con qui me hantait depuis des années disparaissait annihilée par cette réponse pleine de bon sens qui lui était apportée. La logique de cet homme m’avait montré qu’à force de chercher des raisons d’être et des significations pour toute chose et pour tout acte, je commençais de perdre de vue l’essentiel.

Comme quoi les philosophes ne sont pas que dans les livres

La frustration en archives

Archive du mercredi 29 mars 2006

18 ans plus tard c’est le même sentiment qui est à l’œuvre, un constat d’impuissance et de non progression. Par contre demain il y a de bonnes chances que je mette un terme à mes leçons de basse du samedi car vu qu’en musique comme ailleurs je n’arrive à rien, autant récupérer mes week-ends, surtout avec le travail qui va commencer au dehors…