Je pige pas les pigeons…

Et je ne pige encore moins les personnes qui mettent des sommes folles pour les acquérir. Hier en Belgique, dans la ville de Knesselare, un pigeon de compétition âgé de deux ans et répondant au nom de « new Kim » a été vendu aux enchères en ligne (COVID oblige) à 1,6 million d’euros ! 😯 (3200 euros le gramme de pigeon ! Et bien avec ça on va pas mettre n’importe quels petits poix !) 😈

Ce prix de vente est un nouveau record historique, l’année dernière les meilleures ventes n’avaient pas dépassé les 1,30 million d’euros.

Alors oui, New Kim a été sacrée meilleur jeune oiseau de Belgique après une course en 2018 et a été mise à la retraite très jeune pour pouvoir être mise en vente. Elle va pondre des œufs jusqu’à ses dix ans, cela promet donc pas mal de futurs champion et championnes.

Mais tout de même, pour payer un tel prix pour un oiseau si commun aussi spécial soit-il, il faut vraiment avoir les moyens et être passionné.

Mais si l’on est rien de tout ça, on peut aussi se dire après avoir remporté cette enchère que l’on s’est fait pigeonner. :mrgreen:

Archive de galère

Archive du mardi 13 novembre 2007

Cher Francis,

« Galère » Ce mot est souvent employé ces temps derniers afin de décrire les difficultés entraînées par le mouvement de grève reconductible qui démarre ce soir. Le mot revient ces jours-ci en boucle, dans les journaux, à la télé, sous la plume et dans la bouche des grotesques pitres qui prétendent nous informer.
Les grèves sont des « galères », nous disent-ils, et nous ne faisons plus guère attention à ce que véhicule ce terme. La raison du recours à l’usage du mot, « galère », est de nous suggérer que les grévistes sont de sinistres gardes-chiourmes, qui vont sous le fouet nous enchaîner à nos bancs de nage. Cette affirmation est encore enrichie par d’autres termes comme « pris en otage »

Tout est fait sur le plan des médias pour organiser un authentique procès d’intention aux grévistes afin de les décrédibiliser aux yeux de l’opinion publique.(Salauds de grévistes: les journaleux couchés n’ont pas fini de leur faire payer l’instinct de liberté qui, par contraste, révèle si crûment leur propre soumission aux pouvoirs qui les tiennent.) Ce soir encore au journal télévisé, l’information autour de la grève montrait de façon évidente la compromission des médias. Sur près de 20 minutes de reportages liés à ce sujet , seules quatre minutes étaient consacrées aux revendications des conducteurs grévistes et à l’exposition rapide de leurs griefs. Ce sujet passé au début des séquences fut tout de suite suivi par des vociférations d’usagers organisés pour certain d’entre eux en associations! 

Face à ces ires, qui je dois l’admettre sont parfois bien légitimes,  le téléspectateur a vite fait d’oublier ce que le cheminot vient de dire il y a un quart d’heure sur le danger de mettre des plus de 55 ans aux commandes des trains. Je ne suis pas dupe, là encore il y a pas mal de mauvaise foi. Néanmoins j’aurai voulu que le journal télévisé de ce soir montre des usagers solidaires avec les grévistes. J’ose encore penser que dans ce pays il reste encore des personnes pour qui cette grève sera l’occasion de freiner les ambitions d’un gouvernement ultra-libéral qui ne s’arrêtera pas à cette réforme. Des gens qui supportent (à tous les sens du terme) la grève et sa « galère » .

En bref des gens qui se résignent être éclaboussés voire à ramer un peu pour éviter que le bateau tout entier ne coule. Il faut dire que lorsqu’un bateau sombre, plus on est au fond de la cale, moins on a de chances de s’en sortir et que chemin faisant, le bateau France ne cesse de vider son pont.

Treize ans plus tard, après les gilets jaunes (qui vont sans doute revenir en force après la crise sanitaire), ce texte est plus que jamais d’actualité dans un pays où les inégalités vont encore se creuser (le pont qui se vide et les cales qui se remplissent) suite aux conséquences économiques du virus. Je m’attends ainsi à des gestes désespérés, à des conflits violents et au final au vote populiste (en mode crétin plus) le tout suivi d’un éventuel conflit civil. C’est bien ça le drame de l’histoire humaine, les progrès sociaux ne peuvent se faire qu’au prix de violences et de sang versé. Après tout c’est normal, nous ne sommes que des animaux psychotiques… 🙄

Les gens normaux n’ont rien d’extraordinaire…

En Angleterre, l’association CHILDLINE propose un service d’information et de soutien destiné aux enfants et adolescents qui souffrent de divers troubles allant du stress des cycles divorce/recomposition familiale à des cas avérés de violences subies. (Je vais aller l’éplucher car les contenus sont très riches et peuvent hélas être utiles dans mon travail).

Cette semaine cette association s’est fait remarquer en mettant en ligne un spot de pub sur un thème aussi positif que génial ; C’est normal de se sentir différent.

Ce court métrage d’animation est très court, sans paroles et très beau, du coup j’ai pensé que cela serait très bien pour ce jeudi animé. Enjoy ! :mrgreen: Et n’oubliez pas mon mantra : Les gens normaux n’ont rien d’extraordinaire… Ce sont ceux qui sont positivement différents qui font la beauté de ce monde.

Artiste d’un jour

Si il y a bien une chose pour laquelle je n’ai aucun talent et très peu de motivations c’est bien le dessin. Au travail, lorsque les enfants me demandent de leur dessiner quelque chose, ils finissent par se moquer de moi en découvrant que mon niveau en arts plastique est en dessous du leur.

Tant mieux ça les met de bonne humeur ! Quant à moi, vu que j’ai fait le deuil d’une carrière artistique, je ne me formalise pas de leurs gentilles moqueries et cela ne m’empêche pas de continuer à gribouiller mécaniquement sur mes feuilles et cahiers pendant les sempiternelles et inutiles réunions professionnelles. 😈

Mais aujourd’hui tout change (ou presque) car je viens de découvrir dans un annuaire des sites webs inutiles, un site qui permet à chacun de créer des dessins plus ou moins abstraits en mode symétrique façon test de Rorschach. (oui il faut essayer pour comprendre). Le site fonctionne avec un panneau de commande qui permet d’utiliser plusieurs couleurs et de les mélanger tout en activant ou désactivant les réglages de création symétriques et autres. Enfin lorsque votre œuvre est terminée, vous pouvez la télécharger au format PNG dans une définition assez grande pour faire un tirage A4 ou un fond d’écran.

J’ai bien sûr testé ce site, il est gratuit sans inscriptions, pas de pièges ni de risques, c’est juste une expérience sympa.

Ce que j’ai fait avec ? Et bien pas grand chose car comme je l’ai dit plus haut j’ai fait le deuil de ma carrière de dessinateur. Mais bon c’était tout de même rigolo de faire ce gribouillis psychédélique ! 😆

Je le montrerai demain aux enfants, je suis sûr qu’ils vont adorer. 😀

En attendant si vous aussi vous voulez jouer avec ce bidule, c’est ici que ça se passe : http://weavesilk.com/

Polémique féline…

Aujourd’hui j’ai bien bossé avec les enfants et mes collègues en proposant entre autres une activité manuelle à base d’écureuil avec une chanson stupide que j’ai inventé. Bref j’étais un peu foufou et ce soir, les nouvelles entendues à la radio sur les promesse d’un vaccin contre le corona efficace à 90% me rendent encore plus enthousiaste. Du coup j’ai eu envie de partager avec vous un truc bien stupide.

Voici un indice, regardez bien ce chat :

Non ne cherchez pas, là encore c’est impossible de deviner ce que je vais vous sortir ce soir. Car oui mon sujet du jour c’est un site Internet où les gens postent des photos de chats qui ressemblent à Hitler. : http://www.catsthatlooklikehitler.com/cgi-bin/seigany.pl?faq.html

La démarche est plutôt débile (faible) mais en même temps ça change des productions « Crazy Cat Ladies » et puis les réactions du public ont le mérite de poser un débat intéressant sur ce genre d’humour et ses suites.

Car hélas ce site a engendré pas mal de conséquences dont certaines très regrettables pour les chats du site et tout particulièrement pour l’un d’entre eux qui a été estropié par des abrutis prenant ce délire au premier degré.

Pour le reste le site tente de répondre aux personnes qui sont offusquées par ce délire et à celles qui sont un peu trop enthousiastes pour y participer.

Au final on peut se dire qu’une fois de plus l’adage est prouvé et que l’on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Mais nous pouvons être aussi en droit de se poser la question de la nécessité de ce genre de site surtout en l’espèce. L’effet comique est presque nul et les nuisances sont elles bien présentes. Mais pourquoi avoir présenté ça ce soir ? Peut-être pour voir si quelqu’un trouve cela drôle ? 🙄

D’une peur à l’autre…

Nos vies d’être humains semble jalonnée de peurs. Au delà des phobies et autres peurs du même genre, ces peurs se succèdent et nous façonnent. La première peur est sans doute celle de notre venue au monde. Quitter le ventre protecteur de la mère et découvrir un monde immense et effrayant qui nous accueille avec une fessée pour déclencher notre premier souffle est un traumatisme dont nous ne pouvons heureusement pas nous souvenir. Par la suite, avant même d’avoir accès au langage la peur de la séparation fait que nous pleurons et hurlons lorsque nous sommes seul(e)s. Puis vient le temps des peurs imaginaires enfantines, les animaux dangereux au sens proverbial, les fantômes, les monstres sous le lit ou dans le placard.

En grandissant encore un peu on arrive aux peurs plus existentielles comme la peur de grandir, la peur de changer (puberté), la peur d’être trop différent(e), la peur de ne pas plaire avec son corps et son esprit, la peur de ne pas être accepté(e)s ou reconnu(e)s, la peur de vivre seul…

A l’age adulte avec les responsabilités qui nous tombent dessus c’est la peur de ne pas trouver de travail, la peur de le perdre, la peur de ne pas être à la hauteur dans sa vie professionnelle ou dans sa vie de couple ou dans sa vie de famille…

Plus loin encore c’est la peur de vieillir, la peur de la maladie, la peur des incertitudes la peur de l’après pour soi et nos proches, et in fine lorsque nous nous rapprochons de notre dernier souffle, la pire des peurs, celle d’avoir gâché sa vie de la faute en partie de ces peurs qui nous ont empêché d’oser vivre.

C’est en repensant à cette succession de peurs avec lesquelles j’ai encore pas mal de choses à régler que j’ai choisi la photo d’aujourd’hui.

Elle date de l’été 2019. Des experts embauchés par la ville étaient passés dans ma salle de classe pour faire des mesures de polluants atmosphériques dangereux et cancérigènes, les fameux gaz Formaldehydes.

Les résultats étaient assez inquiétants pour ma salle et pour celle du prof d’à coté et j’avais demandé des explications et des analyses complémentaires avant une éventuelle intervention de dépollution. J’étais stressé et inquiet pour les enfants et pour moi-même et j’avais envisagé d’acheter une machine extrêmement coûteuse pour purifier l’air.

Aujourd’hui en revoyant cette photo, j’ai presque le sourire. J’aimerai tant revenir à cette époque ! Ce danger chimique bien réel s’il avait été clairement établi (ce qui heureusement n’a pas été le cas) était cantonné à quelques pièces et aurait put être évité par de simples mesures d’aération et de dépollution. C’est hélas tout le contraire pour la peur acteulle que je partage avec vous. Oui je parle bien sûr de ce fichu virus qui est de plus en plus incontrôlable et imprévisible de jour en jour. 😦