Mon prochain achat

Dans quelques semaines je vais retrouver mon petit univers de travail et je vais lancer de nouvelles choses dont notamment un autre projet musical qui cette fois va prendre la forme d’une chanson que j’ai écrite et composée pour que les enfants puissent la chanter et pour deux voire trois d’entre eux la jouer avec les instruments. Je n’en dirai pas plus car je vais écrire une version « adulte » de la chanson et m’amuser à l’enregistrer pour la partager.

Mais que cela soit pour mes projets au travail ou pour mon plaisir personnel, le fait de ne pas avoir de batteur et de ne rien connaitre à cet instrument est un réel désavantage, un manque permanent.

C’est donc pour cela que je vais tenter d’acheter un petit bijou de technologie qui répond parfaitement à mes besoins. Il va sans dire que je vais encore devoir vendre du matériel pour y arriver mais les bénéfices en terme de nouvelles possibilités, de renforcement de mes apprentissages et tout simplement de plaisir compenseront plus que généreusement la perte de matériel que je n’utilise pas. 😎

Revanche chocolatée

Voici quelques temps que je me fais moins hurler dessus quand je fais de la pâtisserie chez moi. Du coup j’ai eu comme ambition de faire des gâteaux d’anniversaire au chocolat pour les anniversaires des enfants que j’accompagne. 😎

J’ai regardé testé et compilé des dizaines de vidéos techniques sur You Tube avec des vrais pâtissiers professionnels pour tenter de faire quelque chose d’acceptable et voici ce que cela a donné :

  • Le premier gâteau pas mal mais génoise trop compacte
  • Le second gâteau génoise au top mais accident idiot (confusion entre sucre et sel, et oui ça n’arrive pas que dans les animes et mangas) 😆 Donc poubelle
  • Et aujourd’hui la revanche sur cette stupidité de ma part, la création d’un gâteau que j’ai inventé en m’inspirant de certains pralinés Lindt:
Oui la photo est pourrie, pas trouvé mieux désolé.

Voici donc ma création du jour, un gâteau facile et complexe à la fois et surtout un dessert dont on ne prend qu’une part, je l’ai nommé le décadent. 😈

Bon alors oui c’est encore un peu brouillon ce n’est que mon troisième gâteau, mais j’en suis fier car bien que trop nourrissant il est très savoureux car il met en place une alliance entre le chocolat pâtissier au lait et les amandes que j’ai caramélisées moi-même. 😀

Et voici grosso modo la recette du monstre pour dix personnes voire plus….

  • Prendre 7 œufs les sortir du frigo pour qu’ils ne soient pas froids, les casser dans un récipient et peser. Pour la suite on va dire que cela fait 400 grammes.
  • Préparer un moule à génoise rond et haut en le beurrant et le farinant, réserver.
  • Lancer le four en chaleur tournante 180 degrés.
  • Là ça devient physique car il faut battre avec le fouet électrique à pleine puissance le mélange 7 œufs plus 200 gr de sucre en poudre pendant sept minutes jusqu’à qu’il blanchisse et triple de volume, alors oui c’est crevant.
  • Prendre 200 gramme de farine (spéciale gâteau du super U) ou 100gr farine et 100 gr maïzena tamiser dans la préparation.
  • Et là le moment critique : incorporer la farine avec une spatule mais sans mélanger pour ne pas faire baisser le mélange. Il faut donc faire un mouvement de bas en haut très délicatement.
  • Une fois cela fait, mettre la pâte dans le moule à génoise et enfourner.
  • Pendant la cuisson préparer la ganache en prenant 500gr de chocolat, briser un petits morceaux et mettre dans un saladier. Couper 80gr de beurre en petit cubes.
  • Faire chauffer 30cl de crème liquide entière, dès qu’elle frémit la retirer et la verser sur le chocolat, laisser infuser.
  • Mélanger, doucement jusqu’à avoir un mélange lisse et ajouter le beurre en morceau.
  • Réserver au frigo, la ganache va se solidifier.
  • Prendre une poêle la mettre au feu sans rien dedans puis déposer des amandes effilées, mélanger doucement lorsqu’elles brunissent ajouter le sucre en poudre, et mélanger encore une minute pour que le caramel se forme.
  • Assembler le gâteau et le remettre au frais.
  • Oublier son régime !!! 😈

L’évolution en marche

Dans la série des scoops inutiles, voici qu’en Australie les cacatoès à crête sulfurée, une espèce d’oiseaux invasive qui prolifère dans ce pays qui leur convient bien, bref voici que ces volatiles ont appris à ouvrir les poubelles.

Ce qui est intéressant et passionne les scientifique c’est que pour la première fois la preuve est faite que des oiseaux peuvent enseigner à d’autres des comportements complexes.

C’est ainsi que tous ces jolis cacatoès vont mériter leur nom vu qu’ils vont se nourrir dans les poubelles pleines de m….

Bref, encore un lundi pour rien…

Mais c’est mieux que de ne rien faire, non ? :mrgreen:

Repas de famille

Je ne sais as comment ça va tourner ni même si je ne risque pas de faire un coma éthylique pour transformer ce repas de famille en trépas de famille, alors je vais tenter de publier avant minuit mais si c’est pas me cas c’est que ça aura bien déraillé ! 😆

EDIt : il est 21h50, la famille est partie et moi je vais bien. :mrgreen:

J’espère que ma strat aussi vu qu’elle est tombée à plat sur le sol… 😯 Non ce n’étais pas une bonne idée de la mettre sur les genoux de ma petite nièce de 6 ans surtout qu’il y avait la copie à 90 euros juste derrière….

Les grognasses en archive

Archive du lundi 23 juillet 2007

Cher Francis,

       Mes petits ennuis de santé aussi risibles que bénins m’ont amené à fréquenter plusieurs fois la pharmacie de mon village. Ce commerce est le seul de son genre pour tout le plateau. Cela explique qu’aujourd’hui encore, face à l’impressionnante file d’attente, j’ai du faire une fois de plus la queue dehors. Qu’importe il faisait beau. A l’intérieur par contre ce n’est pas vraiment la même chose.

Les deux grognasses qui tiennent les guichets ne sont pas du tout souriantes sauf lorsqu’elles servent leurs amies grognasses, et dans ce cas il vaut mieux être patient et tolérant car nous avons droit à de longs récits de leurs vies de grognasses. Après avoir pris congé de leurs amies elles redeviennent sombres, froides et distante en appelant d’un ton parfois courroucé le client suivant qui parfois hésite, assommé après avoir entendu la conversation entre les grognasses.

Et là pas de sourire, pas de petit service… Rien ! Surtout lorsque l’on a mon physique et ma réputation… ohhh j’ai le cœur brisé de penser que je ne pourrai jamais sortir avec une pharmacienne grognasse… Ah… ça vient de passer…

Au guichet à coté de moi, une femme qui ne me reconnaît pas mais que moi je connais bien. Elle est venue avec sa mère pour une ordonnance. Là encore les grognasses dans toute leur splendeur parlent à voix haute pour que chacune des 8 personnes attendant leur tour, ne perdent pas une miette des ennuis de santé de la pauvre cliente qui bien que femme n’a pas la chance d’appartenir au clan très fermé des grognasses.

C’est comme ça que j’ai appris avec sans doute le reste du village que cette femme d’une famille bien connue bien connue dans le village était enceinte et avait des problèmes liés à sa grossesse…

Il faut croire que pendant leurs formations les grognasses ont une dispense de cours de d’éthique professionnelle… Dans un village comme le notre où tout le monde connaît tout le monde et où le sport local le plus apprécié est le colportage de ragots, la discrétion est importante surtout dans ce lieu où une part importante de la vie privée des personnes est révélée. Le patron conscient de cela parle à voix basse et en se penchant vers son client qu’il s’agisse d’une prescription pour une angine ou pour expliquer la posologie du subutex. Mais pas ses vendeuses.

Ah, je les connais bien les grognasses de la pharmacie, pour elles mises à part leurs amies grognasses nous ne sommes que des paysans, des gens ignares qui n’ont pour but que de les embêter, ces pauvrettes venues de la ville…

Le mystère c’est pourquoi le pharmacien, un homme si gentil et si professionnel au demeurant a pu embaucher de telles grognasses. Le pauvre n’a pas du avoir le choix, ni ces grognasses qui ne pensaient pas se retrouver pharmaciennes dans un village.

Alors tout le monde grogne et c’est le client qui trinque.

Voilà qui me donne des idées pour leur jouer des tours pervers… Mais non, leur patron est un ami de longue date…

Je suis donc condamné à supporter ces grognasses condamnées à travailler dans un village de bouseux au service d’un patron condamné à supporter leurs incompétences et leur manque de respect des clients. 

Dommage que Sarkozy ait mis fin aux amnisties du 14 juillet…

14 ans plus tard les choses ont bien changé. Ces vendeuses sont parties ailleurs remplacées par des professionnelles aussi compétentes, intentionnées que sympas. En fait depuis quelques années j’adore aller dans la pharmacie du village qui sent si bon et j’adore encore plus rigoler avec les vendeuses qui sont bonnes clientes de mon humour bizarre voire parfois un peu noir. Bien sûr je ne fais ça que quand nous sommes seuls dans la boutique car après tout quand on va dans une pharmacie c’est que l’on est malade ou qu’un proche l’est. On n’est donc pas forcément enclin à rigoler. 😆

Sombre et intense

Voici une autre pépite de l’animation sur laquelle on pourrait écrire un mémoire tant le contenu artistique et symbolique est riche. Je l’ai regardé trois fois avant d’y poser une interprétation personnelle. Pour moi cette œuvre traite du rapport de l’homme à la technologie et à la science. Deux notions qu’il ne cesse de faire progresser en se coupant de la nature et en pensant qu’elles sont les clefs pour une auto-sublimation de la condition humaine. La réponse à cette hypothèse se trouve à la fin de ce court métrage d’une beauté absolue.

Orange amère

Lorsque je fouille dans mes souvenirs d’enfant, les premières vacances dont je me souviens étaient les vacances sous la tente avec ce sable qui entrait partout et pas mal d’angoisses la nuit.

Puis l’année de mon entrée en CM1, ma mère avait négocié avec ma maitresse pour que je commence l’année scolaire une semaine plus tard que mes camarades car son idée était de partir en vacances non pas avec mon père qui faisait souvent des crises de nerf mais avec ma sœur pour bien en profiter.

Ma mère et ma sœur avaient choisi Port la Nouvelle comme ville de plaisance et pour la première fois j’allais découvrir les vacances dans un bâtiment en dur, à vrai dire un petit studio meublé avec sa kitchenette.

Je pense ne jamais avoir été aussi heureux, la mer partout à moins de 100 mètres du studio, une immense cour pleine de jeux incroyables et des dizaines d’enfants avec lesquels je m’amusais beaucoup.

Les années passèrent et chaque année je revenais avec ma mère à Port a Nouvelle, mes séjours annuels dans cette ville du bord de mer était devenu plus que des vacances, c’était un vrai rituel obligé.

Et au niveau du rituel dans le rituel, la première chose que nous achetions une fois arrivé en bord de mer c’était un pot de confiture bonne maman à l’orange amère. Pourquoi ce fruit ? Et bien tout simplement parce que c’était la confiture la moins chère du magasin car même en vacances nous faisions attention à tout.

Manger des glaces à l’eau en regardant les bateaux ce n’était pas une chanson mais mon vécu.

Puis peu à peu l’envie de passer plus de temps en bord de mer nous tenta au point de passer minimum 4 semaines en été dans un autre studio plus grand plus luxueux. 2000 euros de location c’est cher mais on économisait toute l’année pour ça et on n’allait pas au restaurant et nous faisions la cuisine avec des produits sains locaux et peu chers. Une fois que j’ai décroché mon CDI c’était devenu encore plus facile de financer cette escapade annuelle.

Et toujours ce pot de confiture à l’orange amère.

Aujourd’hui cela va faire trois ans que je n’ai plus revu la mer, car ma mère n’a plus assez d’autonomie et de mobilité pour profiter de telles vacances. Je ne peux pas y aller de mon coté car je ne peux pas la laisser seul.

Donc adieu les longues baignades, les saveurs locales, les bruits du marché, le soleil, la chaleur, les photos, le labo sur le balcon au petit matin pour développer mes films à 20 degrés, adieu le plaisir d’observer la vie pathétique des gens sur la plage débordés par leurs gosses, adieu tout ça et bien plus…

Il ne me reste donc plus qu’une seule chose, c’est un bocal de confiture à l’orange amère que j’ai acheté hier pour me rappeler de tous ces bons souvenirs et aussi pour marquer l’arrivée de l’été.

J’aurai pu écrire de façon plus poétique en jouant sur mère, mer, amères mais bof pas vraiment envie…

Alors non je ne suis pas en mode déprime car en fait si j’y réfléchis bien, ce qui me manque le plus c’est la mer.

Mais voir la grande bleue profanée chaque année par les masses de vacanciers qui n’ont aucune éco-logique, observer les commerçants qui tels des parasites répugnants se nourrissent en suçant le sang des vacanciers à travers diverses arnaques institutionnalisées, constater chaque année de nouvelles dégradations dans le biotope marin, de nouvelles formes de pollution, se rendre compte que les locaux ne veulent pas communiquer même après avoir passé plus de trente ans chaque été chez eux, bref tout ceci et le reste fait qu’en fait je ne regrette pas tant que ça ces vacances à la mer surtout si c’est pour être le témoin impuissant de la mort programmée de mon amie la mer.

Si je pouvais trouver un endroit où nager vers chez moi en toute sécurité et loin des foules urbaines, ce serait juste parfait…

Mais bon, il ne faut pas rêver.