Souvenirs de mer…

J’ai encore un peu de mal à réaliser que je n’irai plus jamais en vacances à la mer, du coup relire ce que j’écrivais il y a dix ans pile poil me fait un drôle d’effet… 😥

Archive du dimanche 2 août 2009

En guise de pardon

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Ce matin je me suis levé très tôt pour me promener sur la plage histoire de constater l’étendue des  dégâts de la veille. Je savais bien que je risquais de voir diverses choses échouées sur le sable mais de là à trouver de si beaux coquillages…

Mes neveu et nièce de 10 et 11 ans n’ont pas été vraiment impressionnés, ils semblent s’en taper le coquillage des coquillages. 

Pour les impressionner il faudrait que la mer rejette des jeux de PSP…

Le titre c’est une façon de dire que la mer offre des coquillage comme si elle voulait se faire pardonner de ses excès de la veille, c’est à dire une violente tempête drapeau rouge et des drame humains). J’avais vu un gamin se faire réanimer et trois jours plus tard un nageur inconscient et refusant d’obtempérer était convoqué devant la justice…

Distractions

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Étymologiquement, avoir des distractions, se divertir, signifie se détourner de quelque chose. En clair nous nous divertissons pour penser à autre chose.

Cette autre chose c’est un peu la somme de ce dont je parle que trop souvent (la planète qui meurt, la société au bord de l’effondrement, la peur de perdre mon emploi, la peur de la précarité, la mort et toutes les joyeusetés de ce genre).

On comprend donc que le divertissement n’est pas un simple passe-temps mais un réel moyen de survivre sans se laisser aller au désespoir.

Et si en plus de ça on peut en même temps produire des choses qui apporte du plaisir à soit et aux autres, alors là c’est encore mieux !

Alors pourquoi est-ce que je suis encore devant cet écran au lieu de prendre mon dispendieux matériel photo pour aller faire de la prise de vue ?

Et bien sans doute parce que lorsque l’on est trop lucide ou angoissé selon les points de vue, on n’arrive plus à se distraire et on reste en boucle sur des thèmes morbides et auto-destructeurs, en clair une voie toute tracée vers la dépression.

C’est pour ça qu’après avoir envoyé cet article, je vais lâcher mon ordinateur pour la journée et que je vais me forcer à me distraire pour de vrai. Mercredi et jeudi ce sera la virée en Saône et Loire alors j’espère que j’aurai des occasions de faire des photos pour justement sortir du grand marasme.

Stupidité encore…

Je déteste les téléphones portables qui servent à faire croire aux gens qu’ils sont reliés alors qu’ils ne sont que connectés, tout en créant de multiples dépendances et dans le fond peu de réels progrès (avant les portables on savait très bien se débrouiller pour passer des appels).

Je déteste encore plus les applications photo qui donnent des résultats débiles juste bons à faire rire les gosses et les ados attardés qui forment le gros de leur marché.

Et l’actualité vient de me donner raison.

Hamy Haehl, qui travaillait dans la petite enfance avant de devenir photographe professionnelle à Shelbyville Indianna, USA, utilise son expérience auprès des nouveaux nés pour faire des photos originales et sympathiques, elle donne même des cours en ligne pour partager ses connaissances photographiques et pédiatriques.

Jusque là tout va bien, sauf que la semaine dernière elle s’est mise à utiliser la fameuse application « face swap » pour coller le visage d’un adulte (le sien ?) aux bébés.

Forcément, elle a trouvé ça si drôle qu’elle a bien sûr posté (avec l’autorisation des parents, heureusement) quelques-unes de ses créations sur les réseaux sociaux.

Voici un exemple soft de son délire :

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Çà la fait rire tant mieux, moi je trouve que c’est juste horrible et surtout stupide.

Vu ce qui attend ces bébés dans le monde au bord du gouffre que nous leur laissons, il serait peut-être de bon ton de ne pas les ridiculiser dès leur naissance. C’est mon ressenti lorsque je vois une photographe s’égarer à ce point.

Mais si vous ça vous fait marrer voici le reste de ses œuvres sur sa page facebook.

Mein Nachbar Erik

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Aero Ektar 180mm 2,5 Yellow dot, Graflex Pacemaker modifiée, plan film diapo développé par erreur avec de la chimie noir et blanc. Scan de tirage argentique sur papier RC avec mon Priox 4×5.

Pendant la seconde guerre mondiale, les américains utilisaient des objectifs spéciaux pour la photo aérienne, c’étaient les Aero-Ektar. A la fin de la guerre on les trouvait pour quelques dollars, et dans les années 80 pour quelques dizaines de dollars.

Jusqu’au jour où un photographe s’est amusé à en coller un derrière sa Graflex  Pacemaker 4×5… C’était David Burnett qui n’avait sans doute pas conscience que le fait de faire des photos pendant les jeux olympiques de Londres en 2012 avec ce matériel allait créer une mode et un attrait immense chez les amateurs de photographie argentique.

La particularité de cet objectif mis à part sa radioactivité c’est bien sûr sa grande ouverture de 2,5 très rare dans le monde du grand format et qui permet de créer des flous incroyables.

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Il y a de ça plusieurs années je m’étais amusé à photographier mon voisin Erik avec ce matériel que j’avais obtenu grâce à l’aide d’amis  de mon forum (Autrement je n’aurai pas pu l’acheter faute de moyens car de nos jours suite à un effet de mode, un kit Aero Ektar plus Graflex coûte plus de 1000 euros).

Un ami m’avait prêté 500 euros pour acheter la Graflex et un autre avait réparé un Aero Ektar que j’avais trouvé à 200 euros sur Ebay.

J’avais fait la photo sur un plan film diapo que j’avais développé sans faire exprès avec de la chimie noir et blanc, ce portrait est donc un vrai miracle.

J’ai bien envie de re-chopper mon voisin pour refaire son portrait mais cette fois en 8×10… :mrgreen: